Dring, dring, j’appelle la firme qui a émis ma carte de crédit, une institution financière ayant pignon sur rue au Québec. Le robot, en me faisant poireauter, me dit, comme chaque fois que j’appelle, qu’importe le jour où ou l’heure :
« Merci d’avoir appelé Grosse Compagnie de Carte de Crédit, cette période d’attente est bien involontaire de notre part… »
Involontaire ?
Involontaire ?
INVOLONTAIRE ?!
S’il était honnête, le robot dirait : « Comme vous le savez, toutes les entreprises haïssent recevoir des appels de leurs clients, ça coûte très cher de gérer ces appels. C’est pourquoi nous nous assurons de ne pas avoir trop de staff au téléphone. C’est pourquoi vous êtes en train de vivre une période d’attente que nous qualifierons, pour des motifs diplomatiques, d’involontaire… »
C’est ça l’ennui, avec les robots. On ne peut pas se fier à eux.
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