La Tour de Babel 2.0

La Tour de Babel 2.0 - Auteur
  • Isabel Authier

    Un blogue consacré aux plaisirs de la vie. Saveurs. Maison. Voyage. Culture. Et plus si affinités…
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    Mardi 13 août 2013 | Mise en ligne à 15h47 | Commenter Commentaires (7)

    Métier de chien

    2toutous

    Sur les boîtes postales de mon quartier, une nouvelle carte de visite est apparue récemment. En la voyant, la mâchoire m’a presque frôlé la bordure du trottoir.

    Voilà qu’un jeune homme — je devine son âge en me fiant à son prénom — offre ses services pour ramasser les excréments de chiens! La «Patrouille Pooper Scooper» est en action sur la rive-sud pour débarrasser les terrains de tous les oublis de Pitou. «Une cour propre? On s’en occupe!», clame le cueilleur de crottes.

    Bons tarifs, ramassage toutes saisons et satisfaction garantie. Avec la quantité de chiens qu’il y a dans les alentours, son avenir semble assuré.

    Mais cela me laisse immensément perplexe. Non pas sur la profession du garçon (j’admire son courage…), mais plutôt sur les gens qui font appel à ses services.

    Quand on décide d’avoir un chien en toute connaissance de cause, n’accepte-t-on pas de facto de ramasser ce qu’il nous laissera en cadeau? Comme on accepte de se lever aux aurores pour lui ouvrir la porte, ou qu’on consent à essuyer quelques pipis nerveux sur le plancher et à sacrifier une ou deux paires de chaussures pour qu’il se fasse les dents.

    On n’a rien pour rien.

    À une époque où tout le monde a l’air de courir après sa queue, l’important, c’est de maximiser son temps. On paye les autres pour laver nos vitres, faire notre ménage, préparer nos repas, quand ce n’est pas tondre notre gazon, entretenir nos plates-bandes ou faire notre épicerie. «On travaille tellement fort, on mérite de se faire gâter», entend-on à tout vent.

    Je me fais l’avocate du diable… N’y a-t-il pas un peu de paresse dans cette nouvelle façon d’aborder la vie? Si je me fie aux énormes cotes d’écoute de certaines émissions de télé, à toutes ces séries disponibles en rafale et aux stationnements de centres commerciaux toujours remplis, peut-être qu’on a plus de temps libre qu’on a tendance à le croire. Mais je dois me tromper…

    Bref, je suis de plus en plus certaine qu’il y a un marché pour tout. Que pourrais-je donc offrir aux gens débordés pour me faire un peu d’argent de poche? Faire leur vaisselle? Mettre leur linge sale dans la laveuse? Défaire leur lit au coucher? C’est décidé, je me lance en affaire! Bons tarifs et satisfaction garantie.

    photo tirée d’internet


    • LOL! Ils sont mignons les p’tits pitous…. mais je crie à la discrimination! Qui va venir changer la litière de mon minou? La voilà votre occasion de vous lancer en affaire :D

    • S’il pouvait venir faire un tour sur les terres Miner durant l’hiver, il pourrait sûrement remplir quelques sacs vert. Le premier 200 mètres est plutôt écoeurant. On a beau être dans le bois mais quand le ”cadeau” est en plein milieu du sentier il y tjrs bien un minimum de civisme à respecter. Surtout qu’il y a des sacs au début des sentiers…

    • Ce garcon devrait sousmissioner au gourvernement pour ramasser les crottes sur la voie publique. Juste a Verdun il ferait fortune. La derniere mode des propriétaire de chiens (a Verdun a tout le moins) est de ramasser les crottes de leurs chiens dans un sac plastique et d’ensuite jeter le sac par terre. Promener vous sur la piste cyclable qui longe le fleuve a Verdun, je vous jure qu’en cinq minutes vous trouverez 50 sacs. Vraiment répugnant.

    • En passant un tel service existe deja a Paris, les moto-crottes. De petits scooters équipé d’aspirateur. Il faut dire qu’a Paris c’est bien pire qu’ici. Sur toute les rues ( même sur les champs-élisées ) vous trouverez une crotte de chien au metre carré.

    • Ça crée de l’emploi! Oui on pourrait éliminer toutes ces jobines en les faisant soi-même. Mais si ça fait rouler l’économie et que par ricochet, ça fait diminuer la criminalité?

      Je travaille pour payer mon hypothèque donc toute l’équipe de la banque et de la construction. Pour faire mon épicerie. Donc tous ceux qui sont sur la chaîne alimentaire de la ferme à ma table. Pour m’habiller: ça fait vivre quelques personnes dans les pays sous-développés qui crèveraient de faim autrement. Pour payer ma voiture: je fais vivre plein de Coréens et de gens de l’automobile au Québec.

      Si la fantaisie me prenait de payer plein d’autre monde pour faire des travaux que je peux faire moi-même, mais que je ne veux pas faire, soit parce que je déteste ça ou par paresse, ben j’en fais vivre d’autres!

      Un tout jeune homme dans un fast-food m’a fait comprendre une chose. Je nettoyais toujours religieusement ma table avant de partir. Il m’a dit avec un beau sourire que si tout le monde faisait comme moi, il serait au chômage. Je ne ramasse plus le moindre plateau depuis ce jour.

      Bravo au jeune entrepreneur dont vous parlez dans votre billet. Il a le cœur de gagner sa vie au lieu de parasiter les autres. Encourageons-le.

    • Je trouve l’idée excellente et je n’aurais aucun scrupule à embaucher ce jeune homme parce que le temps que je n’aurais pas à consacrer au ramassage des affaires de mon pitou, je le passerais à jouer avec lui ou à l’emmener marcher.
      Au fond, si on peut confier à ceux qui demandent de le faire les tâches moins agréables de la vie, qu’ils en tirent un profit et que ça nous libère, il n’y a que des gagnants, non?

    • Moi, je paierais un psychologue animal pour enseigner à mon chien à faire ses crottes dans une litière.

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