La Tour de Babel 2.0

La Tour de Babel 2.0 - Auteur
  • Isabel Authier

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    Mardi 30 juillet 2013 | Mise en ligne à 12h46 | Commenter Commentaires (6)

    50 nuances, suite et (en)fin

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    Alors, Mesdames, comment s’est déroulée la lecture du troisième et dernier tome du sulfureux 50 nuances de Grey?

    Je dis Mesdames, car aucun homme n’a lu cette trilogie, n’est-ce pas? N’est-ce pas…

    En ce qui me concerne, je débordais de fierté devant mon instinct infaillible. N’avais-je pas prédit que la fin de cette histoire de Cendrillon irait comme suit: ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants? BINGO!

    Contrairement aux deux premiers livres de la trilogie, qui réussissaient à nous tenir en laisse contre notre volonté (appréciez ici le jeu de mots sado-maso), le dernier bouquin m’a laissée tout à fait indifférente. J’ai refermé le couvert comme on quitte le cinéma après un gros film blockbuster: sans réaction, sans émotion particulière, à part la sourde impression d’avoir perdu quelques précieuses heures de sa vie.

    Alors que se passe-t-il donc dans celui-là? Du sexe du matin au soir, une grossesse impromptue (hon!), quelques petits drames bien superficiels pour nous inquiéter un peu, des déchirements, des «renouements», des promesses éternelles…

    «Je suis à toi, tu es à moi, tu m’appartiens, je t’appartiens, je ne te quitterai jamais, je t’aimerai toujours», peuplent cette oeuvre romantique où la possession et la jalousie occupent une place de choix. Parlez-moi d’une relation saine et équilibrée.

    Et en finale — preuve que le bien triomphe toujours —, la magnifique Ana vient à bout des déviances de son prince des ténèbres, à force d’amour, de compromis et de bébés.

    Vous ne serez pas surpris d’apprendre que malgré l’enfer de sa petite enfance et ses profonds stigmates, malgré ses humeurs changeantes et son intransigeance crasse, Christian fait un mari et un papa absolument parfaits.

    Chez nous, dans la vraie vie, ses enfants seraient probablement pris en charge par la DPJ. Mais pas dans 50 nuances de Grey. Ce viendrait un peu briser la magie, disons.

    Si E.L. James lance un nouveau roman prochainement, rappelez-moi de passer mon tour.


    • Je n’ai pas lu le troisième car une copine qui m’avait prêté les deux premiers m’a dit que celui-ci était vraiment ennuyant; ils se mariaient et il ne se passait pas grand-chose. En fait, elle ne l’a pas fini et à vous lire ça m’enlève également le goût de le lire… Il y a une autre série dans le même genre mais d’une autre auteure, Bared to you (Dévoile-moi) et là-aussi ça finit par un mariage; cucul au possible! On est loin d’Histoire d’O et des romans d’Anaïs Nin ou de Régine Deforge…

    • Vous avez fini pas finir… Moi aussi j’ai eu de la difficulté à finir la trilogie. Qui après coup est assez insignifiante. Je voulais savoir exactement qu’est-ce qui était arrivé au beau Grey enfant mais l’auteur est tellement occupée à écrire qu’il est beau, fin, riche qu’on ne le sait qu’en parti.

      J’aime bien quand je vais dans un tout-inclus reluquer ce que les autres lisent, par cutiosité. La trilogie remportait haut la palme chez les femmes en avril dernier.

      À mon retour, j’ai commencé La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, livre que vous aviez parlé aussi. Beaucoup le lisait en vacances. Mettons que c’est à un autre stade, pas mal plus intéressant…

    • Malgré les apparences, 50 Shades of Grey est aussi subtil que la pornographie offerte aux hommes.

      Mais il y a une différence majeure: Une femme qui consomme de la pornographie est une femme libérée, ouverte, sage, pleine d’avenir, bouillonnante de fantasmes intéressants, aux commandes de sa propre sexualité, symbole vivant d’une féminité forte et indépendante.

      Un homme qui consomme de la porno est un salaud sexiste, machiste et violent, immature à l’extrême, avec de sérieux problèmes personnels, sociaux et mentaux.

      Si un homme vivrait avec une femme les expériences qui sont décrites dans 50 Shades of grey, il serait décrit comme un violent personnage avec des fantasmes malsains de domination.

    • ..Tout ce qu’il y a à retenir de cette prose logorrhéique, c’est que cela a marché et, comme le disent les anglophones: «The guy is laughing his way to the bank». Et je me demande s’il dit au moins «merci» ou bien s’il a le culot de penser qu’il a vraiment un talent autre que celui d’engranger du fric.

    • J’ai lu le 1er tome parce que Barbara Walters avait l’air d’en avoir des vapeurs. Je ne veux pas insulter miss Walters mais si ce gentil petit bouquin lui donne des chaleurs, je m’interroge sur l’intérêt de sa vie intime…

      Pornographique? Il y en a à qui ça ne prend vraiment pas grand’chose… L’éternel roman Harlequin glorifié: la nunuche qui rencontre le beau ténébreux, mystérieux, un vrai mâle dominant, ladite nunuche compréhensive et follement amoureuse malgré tout. Lui veut rester libre, elle rêve tout de même de le coincer et finit apparemment selon ce que je lis ici, par ferrer son poisson. Mariage, vécurent heureux, enfants….

      Bof!

    • Je les ai tous lu…. Puis ensuite, je me suis dit que j’ai VRAIMENT perdu mon temps… A part quelques extraits qui m’ont tout de même allumé un peu, il faut dire que ce n’est vraiment pas de la grande littérature…

      @nemo: La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est vraiment un TRÈS bon livre. Je l’ai beaucoup apprécié aussi.

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