La Tour de Babel 2.0

Vendredi 25 juillet 2014 | Mise en ligne à 10h13 | Commenter Commentaires (2)

Jay Tee!!!

Dites, comment on s’habille pour aller voir un spectacle de Justin Timberlake? Pas Justin Bieber, Linda, Justin Timberlake!

JT!

Je suis excitée comme une puce, mais je n’en ai plus l’âge ni l’allure. Et dans la mer de nymphettes dans laquelle je nagerai, j’aimerais bien ne pas trop détonner… Une femme a son orgueil.

Je l’adore, Justin, malgré ses paroles souvent banales et ses mouvements exagérément lubriques.

Je ne le trouve pas particulièrement joli non plus, mais quel performer extraordinaire. La quintessence de la «coolitude». Un naturel comme on dit, avec un puissant charisme et des jambes en caoutchouc. Ce jeune homme sait chanter, mais il sait surtout danser!

À la maison, une fois ou deux par année, on regarde le show que Timberlake a enregistré live au Madison Square Garden de New York en 2007. C’est plus fort que nous…

Devant cette explosion de musique, de danse et de lumière, rythmée au quart de tour, impossible de ne pas fredonner et bouger, en tentant — vainement — de l’imiter. On l’a pas pantoute, mais on tripe dans le salon comme deux nigauds.

C’était l’époque de FutureSex/LoveShow. Cette fois, le Centre Bell vibrera plutôt au son de la 20/20 Experience World Tour.

Les billets sont achetés depuis des lunes. Mais insatisfait de la qualité de son matériel, le chanteur/musicien/danseur/acteur avait préféré repousser sa tournée, l’an dernier, pour la peaufiner encore plus.

Prévu initialement le 31 octobre 2013 (moi qui comptais sur cette soirée d’Halloween pour me déguiser en ado), notre spectacle avait alors été remis au 25 juillet.

Après cette longue attente, on y est. Le son, ce soir et demain, sera probablement différent de ses tournées précédentes. Plus mûr, plus tranquille, plus expérimental, à l’image de ses deux derniers CD.

Bien franchement, je me croise plutôt les doigts pour qu’il nous balance à la figure tous ses anciens succès planétaires pour faire lever le toit de l’amphithéâtre.

Et s’il choisit d’interpréter Love Stoned/I Think She Knows, je m’évanouis.

En voici un aperçu… À la 5e minute, ça devient vraiment parfait.

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Quoi? Il n’y a pas que Jacques Brel et Félix Leclerc dans la vie. Faut bien s’amuser un peu!

photo PRNewsFoto/Live Nation

vidéo tirée de Youtube

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Jeudi 17 juillet 2014 | Mise en ligne à 19h38 | Commenter Commentaires (3)

Divines saucisses

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L’eau de la piscine frôlait les 84 °F, la sangria maison était parfaite et la bonne humeur régnait sur la terrasse.

Pour alimenter le barbecue, on m’avait suggéré de me ravitailler chez le saucissier William J. Walter. J’ai un peu honte d’avouer que je n’avais jamais mis les pieds dans cette petite boutique de la rue Principale à Granby. Je ne faisais que passer sans m’arrêter.

Il faut dire que mon esprit tordu associe trop souvent le mot saucisses avec malbouffe. Comme dans «trop de sel, trop de gras, trop d’agents de conservation et pas assez de vraie viande»…

Pourtant, chez William J. Walter, on est très très loin de la «frankfroute» pas mangeable.

En voulez-vous du goût, de la qualité et du choix? Pointez-vous dans l’une des trente et quelque succursales québécoises du saucissier.

Le commerce annonce plus de 50 variétés de saucisses fraîches et fumées. Lors de ma visite, ce n’était pas le cas. Mais il y en avait assez pour me faire hésiter longuement.

Toutes me semblaient succulentes, même la moins jolie, que j’ai quand même fini par acheter. «C’est ma plus populaire», avait clamé le sympathique patron de l’endroit. Fumée et débordante de fromage suisse, elle était, en effet, fort bonne.

Mais pour les autres convives, il a fallu faire des choix stratégiques. Pas trop excentriques pour plaire aux plus difficiles, mais assez spéciales pour sortir des sentiers battus.

J’ai finalement quitté le comptoir avec, dans mon petit sac, les variétés «érable et pacanes», «dinde, brie fondant et poires» et «pommes et bacon». Miam!

Il m’a semblé que tout le monde s’en est régalé.

La prochaine fois — car il y aura une prochaine fois — je succomberai probablement à «canard et herbes de Provence», «fromage de chèvre et mangue» et «lime et coriandre». Et je rêve déjà de goûter à «sanglier, bleuet et cidre de glace». A-t-on idée d’offrir des mélanges aussi originaux!

Et on me dit que le midi, on y sert d’excellents sandwichs européens…

La preuve qu’il n’est jamais trop tard pour découvrir une adresse pourtant déjà bien connue des amateurs de bonne chère. Mea culpa!

photo William J. Walter

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Mardi 8 juillet 2014 | Mise en ligne à 13h26 | Commenter Aucun commentaire

Fouiner à Burlington

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Il y a des villes qui possèdent un charme fou. Dès qu’on y met les pieds, on s’y sent bien, on se sent loin, et on y erre en égrenant doucement les heures.

Burlington me fait chaque fois cet effet. Et à juger par l’accent québécois qu’on entend abondamment à tous les coins de rue, nous sommes nombreux à partager cet intérêt pour la belle vermontoise.

J’entends déjà des mécontents me reprocher de promouvoir les États-Unis. C’est vrai qu’il y a d’innombrables belles municipalités au Québec. Mais on a parfois envie de se dépayser un peu, de sortir son passeport et de traverser la frontière, cheveux au vent. Impression de vacances assurée!

Dimanche matin, la météo était assez prometteuse pour sauter dans la voiture pour une petite virée, donc, à Burlington. De Granby, comptez environ 1h40 de route, ce qui laisse amplement le temps d’aller et revenir dans la même journée.

L’attente aux douanes est toutefois difficile à prédire… Mieux vaut la prendre en considération dans son horaire!

Ville universitaire, Burlington possède un beau campus, mais aussi de nombreuses et belles demeures anciennes, dont plusieurs servent de résidences étudiantes.

Les gens du milieu ont aussi eu la présence d’esprit de conserver les vieux bâtiments de briques du centre-ville pour en faire des condos et des appartements débordants de caractère. On adore.

Dans Church Street, la rue piétonne du centre-ville, l’ambiance est toujours animée, avec ses terrasses, cafés, boutiques et marchands ambulants. Les familles et les poussettes y défilent, des couples promènent leurs chiens sans se presser, des groupes d’amis prennent un verre au soleil… on ne s’ennuie pas sur cette artère achalandée.

Les habitués font un arrêt obligé à la chocolaterie Lake Champlain Chocolates, les amateurs de bon café ne passent jamais devant le kiosque du Blue Bird Coffee Stop sans se faire plaisir et les maniaques de dim sum font un détour pour trouver le chariot de rue de la vieille dame asiatique.

Les plus nostalgiques tourneront dans Bank Street pour casser la croûte chez Henry’s Diner. Même si la façade ne paie pas de mine, l’endroit est toujours plein. Bouffe typiquement américaine, banquettes en vinyle, tabourets chromés, enseigne au néon: le vintage à son meilleur.

Côté shopping, on fouine chez Homeport, une véritable caverne d’Ali Baba sur quatre étages, remplie de meubles, d’objets déco et d’accessoires pour la maison.

Mais le coup de coeur incontesté, c’est la boutique Saratoga Oil Company. Le concept est simple : on goûte à tout! Des huiles d’olive aux saveurs surprenantes, des vinaigres balsamiques aromatisés, du miel, des sels des mers d’ailleurs, tout est à la portée des visiteurs, qui ont les yeux ronds comme des 25 cents américains en se trempant les lèvres dans un vinaigre à l’expresso ou une huile infusée à l’orange sanguine. La beauté de la chose, c’est qu’on peut ensuite repartir avec un emballage rassemblant les trois produits qu’on a préférés.

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Il n’y a pourtant pas que Church Street à Burlington. Il fait bon se perdre dans les parcs et les rues avoisinantes, qui recèlent elles aussi des boutiques et des restaurants intéressants.

Pour un brunch tardif et différent, à l’ombre de la rue St-Paul, prenez place sur la terrasse du Blue Bird Tavern.

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Puis, descendez à pied jusqu’au magnifique lac Champlain, non loin de là. La marina et le quai joliment aménagés invitent à la flânerie. On passerait des heures étendus sous les arbres à admirer le paysage et à observer les manoeuvres des capitaines de week-end qui viennent accoster.

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On termine la journée près de l’eau, où les couchers de soleil sont dit-on magnifiques, où on retourne en ville pour un souper extérieur au son des musiciens de rue.

Dommage qu’il faille rentrer à la maison. On aurait bien allongé l’escapade un jour de plus…

photos tirées d’internet

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