La Tour de Babel 2.0

Lundi 15 décembre 2014 | Mise en ligne à 14h44 | Commenter Commentaires (5)

La crème de la crème

Crème pour la peau 15689537_ml

Le milieu de la cosmétologie est sans l’ombre d’un doute le domaine le plus perfide que je connaisse. On peut promettre absolument n’importe quoi aux gens — et aux femmes en particulier — sans aucune obligation de résultat. Jamais.

Si le plat qu’on vous sert au resto n’est pas mangeable, vous le retournez. Si votre nouvelle paire de jeans ne fait pas votre affaire, vous allez l’échanger. Avez-vous déjà rapporté un pot de crème vide en demandant d’être remboursée, car le produit n’avait pas tenu ses promesses? Un peu gênant.

Ne sont-elles pas mortes de rire, ces grandes et richissimes compagnies, qui font miroiter un teint éclaircie, des traits raffermis, des rides estompées, bref, une amélioration «visible» de la peau en XX semaines?

N’ont-elles pas le gros bout du bâton en sachant très bien que les clients n’auront pas l’audace de se faire rembourser un contenant bien entamé? Oh que oui.

Même chose pour les produits de maquillage. Une seule fois, j’ai osé retourner un mascara «super-méga-allongeant-pour-des-cils-fournis-et-recourbés-comme-jamais». Tout ce qu’il faisait, c’était des grumeaux. La commis de la pharmacie l’a repris sans trop s’obstiner. Victoire!

Ce marché me scandalise depuis des années. Ça m’est revenu, en fin de semaine, devant l’un des nombreux et clinquants comptoirs de cosmétiques chez La Baie. Des prix exorbitants, des dames pomponnées qui doivent à tout prix promouvoir l’efficacité de leurs produits et une horde de clients qui se font berner encore et encore.

Crèmes topique pour la cellulite, fluides réparateurs, baumes apaisants, sérums énergisants… que de mots vides pour décrire des produits souvent aussi vides. Tout est dans l’apparence du contenant, dans la réputation de la maison, dans la beauté des stars qui en font la promotion.

Tout est surtout dans la formidable supercherie qu’on nous sert, en montrant des photos truquées et photoshopées où la moindre ride et le moindre pore sont effacés. Comment peut-on moralement et légalement rire ainsi du public, et des femmes plus particulièrement?

Tout est aussi dans le vocabulaire utilisé. En empruntant des termes vaguement scientifiques ou exotiques — renouvellement cellulaire, acides de fruits, rétinol, collagène, algues de la Mer Morte — on vous fera croire que le miracle est imminent. Sans que votre peau n’y voit la moindre différence en bout de ligne.

Allons, avez-vous vraiment déjà vu votre épiderme transformé une fois arrivé au fond du pot? Pas moi.

Quelle gamique.

C’est pourtant la loi de la nature : votre enveloppe ridera et se flétrira inéluctablement, que vous ayez dépensé 200 $ ou 30 $ par petit pot de crème.

***

J’ai été d’une implacable rigueur pour hydrater ma peau. Dès l’âge de 16 ans, je me suis crémé le visage matin et soir. Et je peux compter sur les doigts d’une main les jours ou les nuits où j’ai failli à la tâche. Peu importe l’endroit ou l’heure, je ne me suis jamais endormie sans m’être démaquillée et hydratée.

J’ai une amie qui, elle, ne s’est jamais maquillée de sa vie. Même pas pour une soirée ou un mariage, rien. Et je ne crois pas qu’elle se soit embarrassée de crème non plus. Une naturelle jusqu’au bout des doigts. Vous savez quoi? Elle a l’air 10 ans plus jeune que moi.

Essayez d’y comprendre quelque chose.

J’ai songé à abandonner mes séances de badigeonnage, mais j’ai trop peur de ratatiner comme un raisin sec.

J’ai trouvé un compromis: cette année, je demande au père Noël un gros pot de Pond’s ou de Nivea. Ça se vend presque au litre, ces crèmes-là, et ça coûte presque rien. Ça ne sera sûrement pas pire que toutes les autres… mais sans l’impression de se faire duper.

***

Et si, par hasard, Mesdames, vous avez trouvé LA perle rare des produits de beauté, celle qui tient réellement ses promesses, partagez votre secret!

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Mardi 2 décembre 2014 | Mise en ligne à 16h31 | Commenter Un commentaire

Chaleureux chalet

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photo leverttendre.com

Ma mère célébrait son anniversaire récemment. Un chiffre rond que nous tenions à souligner en grand. Le hic, c’est que l’auguste dame n’aime pas le flafla et toute l’attention qui accompagnent généralement les fêtes. Trop humble, trop réservée.

Mais pas question que ce moment charnière de sa vie passe incognito. Oh que non. Il fallait lui faire une surprise à son goût.

C’est donc en toute intimité, avec sa garde rapprochée, que mère a été honorée. Dans un beau chalet moderne, entouré de forêt, notre petit clan a bien mangé, bien bu, assez bien dormi, joué à des jeux de société, marché dans les sentiers, fait du feu dans la cheminée, visionné des photos… En pyjama ou en mou, l’heure était au repos et à la tendresse.

Un soir, assise à la grande table de bois, à la lueur des bougies, entourée de son homme, ses enfants, sa bru, son gendre et son petit-fils adoré, la jubilaire a prononcé ces quatre mots bien sentis : «C’est du pur bonheur!»

À ce moment précis, on a vraiment eu l’impression d’être tombés en plein dans le mille.

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photo leverttendre.com

Si vous n’avez jamais tenté l’expérience de location d’un chalet, je ne saurais trop vous le recommander. Juste deux nuits pour ne pas diluer le plaisir, dans un chalet que vous aurez choisi avec soin pour éviter les mauvaises surprises — du genre tapis défraîchi, araignées dans les coins, odeurs d’humidité et décor des années 70.

Dans un environnement qui répond à vos goûts (près de l’eau, en montagne ou en plein bois), vous serez aux oiseaux, c’est certain.

Il n’y a rien de plus relaxant que petit-déjeuner en gang, tranquillement, en assignant un chef à la cuisson des oeufs, un autre aux rôties, sans oublier le barista pour préparer le café fumant. On y passerait facilement la journée.

Il est peut-être un peu tard pour Noël, mais toutes les occasions sont bonnes pour partager un week-end entre amis ou en famille.

Cela demande une bonne dose de planification, notamment pour les repas, mais le jeu en vaut amplement la chandelle.

Les sites de location de chalets sont nombreux, sans oublier les populaires Airbnb et HomeAway. Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses.

La beauté de la chose, c’est que partagée entre plusieurs convives, la facture devient tout à fait raisonnable.

C’est le plaisir que je vous souhaite.

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Mercredi 19 novembre 2014 | Mise en ligne à 13h34 | Commenter Un commentaire

Pause gourmande au resto Le Gourmet

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Ils sont de plus en plus rares, les restaurants qui survivent au passage du temps. Il est encore plus rare qu’ils y arrivent sans tambour ni trompette, sans publicité tapageuse, en faisant leur petite affaire loin des feux de la rampe.

Les habitués du restaurant Le Gourmet savent de quoi je parle. Ce bistro roule sa bosse depuis des années. Longtemps tapi dans la petite rue Saint-Joseph à Granby, l’établissement a un jour pris le pari de déménager ses pénates à Bromont. Même pas à Bromont en fait, à l’extérieur du village, dans un coin sombre, comme s’il voulait se faire encore plus discret…

Ne cherchez même pas Le Gourmet sur le web. Il n’y est pas. Pas de site, aucun menu affiché, juste quelques infos de base et des commentaires de clients.

Plus indépendant que ça…

Le Gourmet, c’est Louise au service et à la gestion, et Stéphane aux fourneaux.

Dans un univers culinaire où les chefs sont désormais traités comme des coqs en pâte, portés au rang de stars, avec leur sex-appeal et leurs tatouages à l’avenant, Stéphane Dostie détonne complètement. C’est dans sa cuisine qu’il est bien, efficace et effacé, loin du glamour gastronomique.

***

Je n’étais pas retournée au Gourmet depuis son arrivée à Bromont. Il était temps! En y entrant un récent samedi soir, j’ai adoré ce que j’ai vu. Les proprios ont transformé une bâtisse défraîchie en un cocon chaleureux, décloisonné, empreint de bon goût. Le feu dans l’âtre, les énormes lustres scintillants et l’éclairage feutré mettent illico la table à une belle soirée.

Il n’y a pas de menu à la carte au Gourmet. La formule table d’hôte tient sur une simple feuille, mais offre des viandes et un poisson pour plaire à tous.

Lors de notre passage, tout le monde autour de la table a semblé ravi de son choix. Amuse-bouche salé-sucré à base de chou kale, potage aux asperges à l’huile de truffe, poêlée d’escargots à l’ail rôti avec sa croquette de risotto aux champignons, jarret d’agneau, truite des Bobines, assiette terre et mer, magret de canard, tout était savoureux, joliment présenté et de grande qualité.

Au Gourmet, la tradition veut généralement qu’on termine le repas par une trilogie de desserts. Ce soir-là, on proposait trois petites portions délicieusement inspirées, dont une tartelette citrouille et fromage et un petit chou à la crème parfumée à la banane.

Bon, le service aurait parfois besoin d’un peu plus de légèreté. Les soirs de grand achalandage, la petite équipe a de la broue dans le toupet et on le sent. Mais l’ambiance et la nourriture font amplement oublier ces lacunes passagères.

Il faut compter une quarantaine de dollars par table d’hôte. La bonne nouvelle, c’est qu’on apporte son vin, ce qui limite considérablement l’addition.

Il faut absolument réserver, sous peine de passer en-dessous de la table. Le restaurant est ouvert seulement en soirée, du jeudi au dimanche.

Bref, Le Gourmet est un trésor qu’on revisite sans hésiter quand on a envie de se faire plaisir, sans se presser, en ne craignant jamais d’être déçu.

photo tripadvisor

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