
Quand l’invitation est arrivée, j’ai tout de suite eu envie d’y participer. Tourisme Au Coeur de la Montérégie conviait les médias à un rallye amical intitulé La chasse aux inédits. Un rallye dans des lieux originaux, avec des épreuves à réaliser, dans la belle campagne montérégienne en plus. L’hameçon était à l’eau et j’étais bien appâtée.
Par un beau jeudi matin, journalistes, blogueurs et représentants touristiques de Montréal et d’ailleurs avions donc rendez-vous au Bureau d’information touristique de Richelieu. De là, le groupe s’est éparpillé en voitures aux quatre coins du territoire. Par équipe de quatre, guidés par une représentante de Tourisme Au Coeur de la Montérégie, les participants visitaient quatre endroits typiques de la région.
J’étais jumelée à un journaliste pigiste et à deux joyeuses fonctionnaires du ministère du Tourisme. Mélanie, notre guide, nous a promenés de Richelieu à Saint-Paul-d’Abbotsford, puis à Rougemont et Marieville. Premier arrêt: le Coteau Saint-Paul où, au pied de la montagne, on produit du vin, des raisins de table, des pommes, des prunes, de la camerise et plus. Notre épreuve consistait à goûter cinq liqueurs à base de fruits et à trouver celle contenant de la prune. Nous avons tous échoué le test, car il n’y avait de prune dans rien, mais l’exercice matinal donnait le ton au reste de la journée!

Second stop, rang de la Montagne à Saint-Paul, au vignoble Les Petits cailloux, où Martin et Françoise produisent entre 10 000 et 15 000 bouteilles de vin par année. Là-bas, on nous a soumis à une dégustation à l’aveugle. Vous croyez qu’il est aisé de différencier les vins rouges des blancs ou des rosés? Bandez-vous les yeux, vous m’en reparlerez. Heureusement, ce sont les yeux bien ouverts que nous avons pu admirer le site exceptionnel que le couple a choisi pour s’établir. De toute beauté!

À la Vinaigrerie artisanale Pierre Gingras de Rougemont, on s’est tous fait prendre un peu. Oups, ce n’est plus du vin que nous goûtions, mais du vinaigre! Après s’être étouffés, la taille des gorgées a soudainement diminué. N’empêche que leur vinaigre vieilli dans des fûts de bourbon est bon en titi. Un autre bel arrêt à faire si vous passez dans ce coin de pays.

Quatrième destination: le Verger Trois pommes, toujours à Rougemont, où Benoît et sa conjointe se spécialisent dans les pommiers nains et les asperges, qu’ils vendent sur place, en plus d’une foule de fruits de saison, de produits cuisinés et d’ingénieuses «soupes en pot».

L’expédition a pris fin à la ferme Mi-Boulay de Marieville — un autre trésor à découvrir —, pour un repas 100 % local préparé pour nous par la chef Émilie C. Brochu, qui profitait de l’occasion pour lancer son nouveau livre Recettes et inspirations signées Emilie C. Brochu.
Le Coeur de la Montérégie regroupe les municipalités de Rougemont, Saint-Paul-d’Abbotsford, Marieville, Sainte-Angèle-de-Monnoir, Richelieu, Ange-Gardien, Saint-Mathias-sur-Richelieu et Saint-Césaire. On y trouve des petites routes sinueuses pour se balader au soleil et des paysages magnifiques, des petits kiosques de bois et des vergers à perte de vue.
Mais ce qui rend cette région si agréable, ce sont surtout ses artisans et ses producteurs qui aiment leur métier et qui ne demandent pas mieux que d’en jaser avec les gens qui s’arrêtent chez eux. Ce jour-là, j’ai visité cinq petits coins de paradis, mais la liste est longue, allant de la confiturière à la chocolatière, en bifurquant par le fabricant de savons, le verrier et même l’école de vol libre!
Une super belle idée de sortie de fin de semaine ou pour occuper une journée complète des prochaines vacances estivales.
Pour tout savoir, on tape www.tourismecoeurmonteregie.com
photos Isabel Authier