Nicolas Houle

Archive de la catégorie ‘Général’

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Québec aurait toutes les raisons du monde de s’emballer du passage de The Weeknd, le 31 mai, au Centre Vidéotron. Non seulement l’artiste est au sommet de sa popularité, mais il en serait à son tout premier spectacle en ville.

Mais l’engouement n’y est pas. À un peu plus d’un mois du spectacle, l’aréna est encore à moitié vide – voyez le graphique de la salle, en date du 25 avril. Ça prendrait un miracle, un single-surprise marquant ou des prix soudainement à la baisse pour que le public se mette à réagir…

Rappelons que les Red Hot Chili Peppers se sont trouvés un «conflit d’horaire» il n’y a pas si longtemps devant des ventes qui étaient similaires à celles de The Weeknd. Or les Californiens étaient venus au Festival d’été de Québec il y a moins d’un an – une visite qui en avait laissé plusieurs sur leur faim, d’ailleurs…

On verra si un miracle se produit – personne ne souhaite d’annulation, ça fait toujours mal – mais il semble écrit dans le ciel qu’on se dirige vers une annulation avec The Weeknd.

Comment expliquer le phénomène? Peut-être une certaine méfiance ou prudence du public. On se rappellera que lorsque Bruno Mars avait été annoncé au Festival d’été, plusieurs étaient relativement sceptiques – ils ont été conquis ensuite et son premier passage au Centre Vidéotron s’enligne pour être un vif succès : voyez ci-dessous à quel point il ne reste plus beaucoup de sièges libres…

Dans le cas de The Weeknd, le prix des billets n’est pas à négliger. Les moins chers se chiffrent à 71$, mais sont loin d’être bien placés. Pour des sièges décents, il faut être prêt à mettre entre 116$ et 143$. On a déjà vu plus cher, mais si vous êtes hésitants, mettons que ce n’est pas le genre de montant qui va vous convaincre…

Ce qu’il faut en conclure, c’est que devant la grande offre, le public tend à se tourner vers des valeurs sûres ou se contente de prendre des «risques» lorsque les prix sont abordables…

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Lundi 24 avril 2017 | Mise en ligne à 9h49 | Commenter Commentaires (8)

Roger Waters: un premier extrait ancré dans le passé

Ça fait longtemps, très longtemps, trop longtemps que Roger Waters a fait paraître un album de nouveau matériel.

Si on exclut l’opéra Ça Ira, il faut en effet remonter à l’excellent Amused To Death, en 1992, pour dénicher son précédent enregistrement de matériel original.

Le chanteur et bassiste avait bien fait paraître quelques pièces ici et là, dont la très belle Leaving Beirut, To Kill The Child ou encore Each Small Candle, mais rien pour faire un véritable album.

Or voilà qu’il lancera enfin Is This The Life We Really Want?, le 2 juin.

Jusqu’à maintenant, on n’avait pu entendre que de brefs extraits, mais vendredi une première chanson a fait surface, Smell The Roses.

Après autant d’années d’attente, j’ai du mal à ne pas être déçu, surtout que Waters a fait équipe avec Nigel Godrich (Radiohead). Je ne m’attendais pas à ce qu’il réinvente la roue, mais ça sent nettement trop le réchauffé à mon goût. Le canevas de base rappelle immédiatement la portion instrumentale de Echoes, après les deux premiers couplets (comparez avec le clip ci-dessous, à partir de 7 minutes), ce à quoi on aurait greffé une portion centrale avec des effets évoquant les albums du Floyd des années 70, qu’il s’agisse de Dark Side of The Moon, Wish You Were Here ou même Animals

Un premier extrait au parfum du passé, donc… Espérons que la suite sera davantage étonnante…

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Dimanche 23 avril 2017 | Mise en ligne à 10h02 | Commenter Aucun commentaire

Y étiez-vous? Pierre Flynn en vol solo, en 2004

Pierre Flynn à l'Autre caserne, en 2004, durant la tournée Vol solo - photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Pierre Flynn à l'Autre caserne, en 2004, durant la tournée Vol solo - photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Pierre Flynn n’est pas qu’un auteur, compositeur et interprète doué, il est aussi un fin orchestrateur, qui sait comment habiller sa musique. En 2004, cependant, il avait décidé d’opter pour l’épuration et de se mettre en danger pour amorcer Vol solo, une tournée qui a donné son nom à l’album du même nom.

C’est dans l’enceinte de la défunte Autre caserne, à Limoilou, que l’ex-Octobre avait donné rendez-vous à son public. Durant la journée, il avait tenté de faire la paix avec le piano sur lequel il devait jouer, ayant du mal à en tirer les sonorités qu’il voulait. Or le soir venu, aucun souci: le musicien avait fait pleinement résonner son instrument.

Même en oeuvrant seul derrière les touches d’ivoire et d’ébène, Flynn était parvenu à revoir son répertoire en donnant l’impression que le piano abritait, à lui seul, un orchestre: ouvrant avec l’ambitieuse Le Vent se lève, il avait évoqué chorales et violons. Durant le blues hypnotique qu’était devenu Sauver ma vie, on avait cru entendre de l’harmonica. Et pendant la démoniaque Jardins de Babylone, où il avait enfilé sa guitare électrique, c’est une batterie lourde qui retentissait d’on ne sait où, alors qu’il tapait simplement du pied.

La foule venue l’applaudir était prête à le suivre partout où il est allé, qu’il défende les compositions de son plus récent album -alors Mirador- ou qu’il farfouille dans les vieilles chansons d’Octobre.

Ce vertigineux Vol solo a été des plus réussis: les fans retenaient leur souffle dans les moments les plus intimes et ne s’empêchaient pas d’échapper des cris dans les segments les plus enlevés. Un véritable dialogue entre l’artiste et son public s’était donc installé, donnant des ailes à l’un et à l’autre.

Y étiez-vous?

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