Nicolas Houle

Archive de la catégorie ‘Général’

Samedi 30 avril 2016 | Mise en ligne à 9h38 | Commenter Un commentaire

Y étiez-vous? La magie Karkwatson, en 2008

Karwatson à l'oeuvre au Grand théâtre, en 2008 - Photo Le Soleil, Laetitia Deconinck

Karwatson à l'oeuvre au Grand théâtre, en 2008 - Photo Le Soleil, Laetitia Deconinck

Il n’est pas rare de voir des artistes se retrouver sur scène le temps d’un brève duo. Il est moins fréquent de voir des créateurs procéder à une véritable rencontre de leurs univers respectifs, comme l’ont fait Patrick Watson et Karkwa, le 12 juin 2008, au Grand théâtre.

À l’époque, Watson était en pleine ascension, mais n’avait pas encore lancé Wooden Arms. Karkwa, pour sa part, venait tout juste d’achever Le Volume du vent et semblait loin du hiatus actuel. Les deux formations avaient leur son, bien établis. Leurs fans, aussi. Et puisque personne n’avait songé à orchestrer cette rencontre pour une occasion spéciale, comme un festival, c’était à un événement purement artistique qu’on était convié.

Se pointant avec des coupes de rouge à la main, les musiciens ont pris place. La scène, pourtant grande, de la salle Louis-Fréchette paraissait soudainement petite tellement il y avait de l’équipement…

Très tôt, on a compris qu’on n’aurait pas Karkwa d’un côté et Watson de l’autre, avec d’occasionnels partages. Le répertoire rock aérien des premiers, plus mordant en concert, a fusionné avec celui planant du second pour créer quelque chose d’inédit.

Ce serait mentir de prétendre que tout était parfaitement arrimé. Par moment, on sentait les musiciens fouiller le territoire sonore afin d’y trouver leurs balises. Or quand tout le monde était au diapason, on avait des moments de parfaite symbiose qui élevaient les créations, déjà connues ou inédites, dans la stratosphère et nous faisaient dresser les poils sur les bras.

La voix de fausset de Watson, passée dans ses effets, s’enveloppait en spirale autour de celle de Cormier ; les guitares de Simon Angell flirtaient avec le jeu de clavier inventif de François Lafontaine, tandis que le monstre rythmique composé de Julien Sagot, Stéphane Bergeron et Robbie Kuster étendait ses tentacules dans maintes directions.

C’est du haut calibre, digne des meilleures formations d’art-rock internationales -n’ayons pas de le dire- qu’on a eu. La rumeur veut que ces concerts aient été enregistrés. On serait bien curieux d’y prêter l’oreille…

Y étiez-vous ?

Un commentaire  |  Commenter cet article






Vendredi 29 avril 2016 | Mise en ligne à 16h46 | Commenter Aucun commentaire

Rufus chez Shakespeare: dans toutes les directions

Rufus Wainwright joint sa voix aux différents hommages soulignant le 400e anniversaire de la mort de Shakespeare en proposant ses adaptations de 16 des 154 sonnets du grand dramaturge anglais.

Wainwright s’était déjà prêté à l’exercice à l’occasion de spectacles symphoniques, en plus d’avoir offert ses versions de trois sonnets sur l’album All Days Are Nights : Songs for Lulu.

Sur Take All My Loves, il propose un amalgame de textes narrés par plusieurs personnalités, dont Helen Bonham-Carter et William Shatner, de pièces classiques ou contemporaines, entonnées par la soprano Anna Prohaska, ainsi que de titres davantage pop, qu’il livre lui-même, avec sa sœur Martha ou encore Florence Welsh – sans doute la portion la plus réussie de cet album.

Les propositions ne sont pas dénuées d’intérêt, surtout lorsqu’elles sont prises séparément, mais l’ensemble de l’oeuvre nous égare dans une multitude de directions, avec une multitude de voix. On en ressort perplexe, persuadé qu’avec un effort d’unité et de cohérence, autre que les mots de Shakespeare, cette oeuvre aurait pu frapper très fort.

Aucun commentaire  |  Commenter cet article






Sur disque, la carrière d’Edward Sharpe & The Magnetic Zeros est aussi échevelée que la tête du leader, Alex Ebert : un premier album prometteur, sans être parfait, un second très réussi, un troisième décevant. Pour PersonA, le collectif aux allures hippies semble avoir pris l’exercice beaucoup plus au sérieux.

Là où les offrandes précédentes semblaient avoir été ficelées à la hâte, au risque que ça sonne brouillon, celle-ci a été mitonnée avec soin. Enregistré dans le studio qu’Ebert a acquis, en Nouvelle-Orléans, PersonA s’ouvre sur Hot Coals, qui déploie sa profondeur sur plus de sept minutes. La troupe se permet aussi avec Wake Up The Sun un titre ambitieux, sur fond jazzy évoquant Brubeck.

À travers ça sont insérées de belles vignettes folk, aux mélodies adroites et même un clin d’œil aux fanfares lousianaises (Free Stuff). Le collectif comptant pas moins d’une dizaine de membres sait se mettre au service des chansons de manière à ce qu’il n’y ait pas de surdose du côté des arrangements, mais plutôt une belle richesse de couches sonores, avec l’utilisation des guitares acoustique et électrique, de l’orgue, de la trompette ou des chœurs.

C’est tellement bien ficelé, qu’on en vient à oublier le départ de la chanteuse Jade Castrinos, sauf, peut-être sur No Love Like Yours, où sa voix aurait vraiment bien cadré auprès de celle d’Ebert…

Aucun commentaire  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    mai 2016
    D L Ma Me J V S
    « avr    
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    293031  
  • Archives