Nicolas Houle

Archive de la catégorie ‘Général’

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Le Festival d’été est déjà terminé. Et comme le veut la tradition, c’est l’heure du bilan.

Sur papier, ce 47e FEQ m’apparaissait des plus prometteurs. Et dans l’ensemble, ces promesses ont été tenues. Une très bonne dose de spectacles de qualité répartis dans diverses salles et selon différents genre.

Mon top 3 des meilleurs spectacles?

Queens of The Stone Age
Pas besoin de revenir longtemps là-dessus. Si vous avez lu mon entrée de blogue précédente ou si vous y étiez, vous savez déjà que tous les ingrédients étaient réunis pour un show parfait. Quel concert! Non seulement le meilleur de ceux que j’ai vus durant ce FEQ, et de loin, mais à ranger parmi les meilleurs dans l’histoire de l’événement.

St Vincent
Un autre concert remarquable, dans un tout autre environnement que celui des Plaines. Annie Clark, de son vrai nom, était non seulement en voix, mais elle mettait de l’avant son univers unique, avec un immense charisme et un jeu d’une grande précision.

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Jake Bugg
Avant le Festival, je disais lors de discussions musicales, qu’à mon sens, Jake Bugg aurait très bien pu être en tête d’affiche au Pigeonnier. Il l’a assurément prouvé. Le jeune artiste était en pleine maîtrise de son art et il ne fait que progresser de façon notable d’une performance à l’autre.

Mention aux Killers
Je sais que c’était pour une poignée d’élus, mais le show des Killers au Cabaret valait vraiment, vous vous en doutez, le détour. Un moment unique, où la foule et le band étaient au diapason…

Quelques observations…

Le fameux débat de la scène «manquante»
Est-ce qu’il faut vraiment une scène supplémentaire au FEQ? Bien franchement, ça m’étonne que, depuis le temps, le public n’ait pas encore appris à s’accommoder du Pigeonnier. C’est une fantastique scène extérieure propice à des moments magiques, avec un dénivelé naturel. Son format permet une excellente écoute et, règle générale, une bonne sono. Qu’on doive refuser des gens ne m’apparaît pas un grand drame. On est en festival: faut apprendre à arriver plus tôt. Il est vrai qu’une scène de 15 à 25 000 personnes pourrait être intéressante, mais on risquerait de nuire à la programmation des Plaines. Bref il y a un équilibre fragile à maintenir, même s’il peut y avoir des désagréments.

FEQ à deux vitesses
C’est peut-être un mal nécessaire, mais je m’inquiète de voir grossir la zone avant-scène. Désormais, le devant de la scène est vraiment séparé moitié du côté du public «ordinaire» et moitié pour ceux qui ont sorti les gros sous. Ça paraît quelque peu: on n’a pas toujours des fans mordus du côté de l’avant-scène et c’est un peu «malaisant» lorsqu’on voit qu’un côté est bien tassé et l’autre aéré… Faudrait trouver une manière de donner accès au devant de la scène à tous, comme à Bonnaroo, tout en maintenant un secteur pour ceux qui sont prêts à payer davantage.

Houblon
Ça peut paraître futile, mais je crois qu’il faut se parler de bière. Ces dernières années le Festival d’été a voulu travailler sur le côté «expérience» et «confort» des festivaliers. Au chapitre du houblon, le précieux commanditaire du festival devrait également faire sa part. Je suis persuadé qu’il se vendrait davantage de bière s’il y avait un minimum de choix offert aux festivaliers tout en restant dans la grande famille du commanditaire (qui détient, soit dit en passant, des microbrasseries). De la Dry ? Désolé, comme plusieurs, je préfère tout simplement passer mon tour.

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Heure d’arrivée
Suis étonné de voir à quel point les gens sont arrivés tard sur les sites cette année, malgré la qualité des premières parties. D’accord, on aurait préféré voir The Kills à l’Impérial, mais tout de même, c’était bel et bien Alison qu’on avait là, devant nos yeux et il n’y avait pas assez de monde pour l’apprécier…

Et, vous, à quoi ressemble votre top 3?

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Vendredi 11 juillet 2014 | Mise en ligne à 16h28 | Commenter Commentaires (5)

FEQ: les ingrédients du show parfait sur les Plaines

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Je ne vous le cacherai pas, la scène des plaines d’Abraham est loin d’être ma favorite au Festival d’été. Les immenses foules, où plusieurs jasent plutôt que d’écouter le show, les déplacements parfois pénibles, la difficulté à se dénicher un bon point de vue quand c’est très rempli, la sono parfois affectée par la météo venteuse, la distance entre fans et artistes… Voilà quelques irritants qui peuvent affecter l’expérience «spectacle». Ce n’est pas propre aux Plaines, c’est le lot des grands concerts extérieurs.

Cependant, si je préfère le côté «humain» du parc de la Francophonie et la dynamique que permettent des salles comme l’Impérial, il reste que certains artistes ne peuvent être vus que sur les plaines d’Abraham.

Et il y a des soirs, comme celui de jeudi, avec Queens of The Stone Age, The Kills et Brody Dalle, où j’oublie que je suis sur les Plaines tellement la magie est au rendez-vous.


Avec la bande de Josh Homme, tous les ingrédients du show parfait étaient réunis. Faisons un petit inventaire.

1) Du beau temps. Ni trop chaud, ni trop froid, de quoi endurer des heures et des heures de musique et, accessoirement, d’attente.

2) Une sono impeccable. Diable que ça sonnait bien! Chaque instrument du quintette était parfaitement défini.

3) Un groupe «tight» au possible. Le spectacle de QotSA était rodé au quart de tour. Pas de temps mort, pas de fausses notes, pas de temps manqué.

4) Une bonne communication avec la foule. Il faisait bon voir Josh Homme aussi émerveillé devant les Plaines. Pas de fausse attitude de rocker blasé. Il avait beaucoup de plaisir et il le transmettait aux fans.

5) Une excellente sélection de chansons. Il y avait des titres tirés d’un peu partout dans la discographie du band, y compris du récent …Like Clockwork et ils cohabitaient tous bien.

6) De la présence de scène, des éclairages recherchés et de la scénographie. Aller voir un spectacle, c’est aussi le regarder. QotSA occupait super bien l’espace et le jeu d’éclairage, la présence d’espèce de lampadaires stylisés, tout comme la disposition sur la scène étaient réussis.

7) Du monde en masse, mais pas trop. C’était une bonne foule qui avait couru au concert, mais on était pas au coude à coude, si bien qu’on n’avait pas à respirer les effluves de son voisinage ni à être distrait par ses sujets de conversation.

Au final, c’est assurément le meilleur spectacle que j’ai vu au FEQ cette année. Et c’est même parmi mes meilleurs à vie au Festival!

J’ai oublié des points? Faites-vos propositions qu’on complète.

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Mercredi 9 juillet 2014 | Mise en ligne à 17h07 | Commenter Commentaires (23)

FEQ: à quel âge mettriez-vous les artistes à la retraite?

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Il n’y a pas si longtemps, quand les rockeurs franchissaient le cap de la quarantaine, on se moquait d’eux en les traitant de vieux. Le phénomène s’est répété quand ils ont franchi l’âge réglementaire de la retraite. Par la suite, on s’est penché sur le cas des punks vieillissants, puis des rappeurs. Bientôt, ce sera sur celui des DJ.

Certains rockeurs comme Keith Richards ont cité en exemple les bluesmen et les jazzmen. Ils soulignaient que, tandis que chez ceux-ci âge et sagesse allaient de pair —donc qu’ils mûrissaient comme le bon vin—, les rockeurs vieillissants, eux, étaient tournés en dérision.

Aujourd’hui, les légendes attirent toujours les foules et les papys rockeurs sont légion. Toutefois, après une performance «malaisante» comme celle de B.B King au Festival de jazz de Montréal, il paraît évident que vient un temps où la retraite s’impose. Y compris pour les bluesmen.

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En discutant avec le collègue Eric Moreault, hier, on se posait la question pour John Mayall, qui s’est produit au Festival d’été, dans l’enceinte de l’Impérial, mardi. Le vénérable artiste a 80 chandelles (B.B. King en a 88) et pourtant l’heure de la retraite ne semble pas encore être arrivée pour lui. Il continue de se tirer fort bien d’affaires, comme en témoigne la critique de son passage en ville.

On s’en doute, Mayall n’est plus à son zénith. Plein d’artistes poursuivent leur route de manière on ne peut plus honorable après avoir été au pinacle de leur carrière.

Une question demeure: quand doivent-ils prendre leur retraite? Ou quand doit-on les convaincre de le faire? Car il n’y a pas un fil d’arrivée bien précis pour tous et chacun. Ce qui est certain, c’est qu’il ne faut pas attendre qu’il se retrouvent dans des situations aussi embarrassantes que celle de B.B. King pour comprendre qu’il est préférable de ne pas ternir la légende et de ne pas décevoir les fans.

Quels artistes mettriez-vous à la retraite? Ou quand jugez-vous qu’un de vos bands fétiche devrait se retirer?

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