Nicolas Houle

Archive de la catégorie ‘Général’

Mardi 24 mai 2016 | Mise en ligne à 8h48 | Commenter Un commentaire

The Monkees: la perle inattendue des vieux singes

En dépit de leurs réunions épisodiques, les Monkees avaient rarement visité les studios depuis 1968 tout en étant inspiré. Il y avait donc de quoi être sceptique devant cette nouvelle réunion, visant à célébrer les 50 ans de la formation.

Mais Micky Dolenz, Peter Tork et Michael Nesmith ont travaillé fort pour nous convaincre qu’ils avaient encore quelque chose à partager. Avec la complicité d’Adam Schlesinger (Fountains of Wayne) à la réalisation et d’une équipe d’auteurs-compositeurs tout étoile, les vétérans proposent avec Good Times un album ensoleillé qui porte bien son nom.

Le trio replonge sans la moindre gêne dans les sonorités des années 60, mettant à contribution des voix et des harmonies vocales qui ont franchement bien mûri. Ils s’approprient aussi bien la pop géniale d’Andy Partridge (You Bring The Summer) que la ballade à la manière Ben Gibbard (Me & Magdalena), le rock de Noel Gallagher et Paul Weller (Birth Of An Accidental Hipster) ou la signature de Rivers Cuomo (She Makes Me Laugh).

Même le défunt Davy Jones est présent à travers la reprise de Love To Love, de Neil Diamond. Il y a bien une ou deux baisses de régime —en particulier Little Girl, rare titre écrit, ironiquement, par un des Monkees (Tork) — mais rien pour gâcher le plaisir.

L’album paraît officiellement le 27 mai. Je vous laisse avec cette musique qui nous laisse espérer l’été et je m’éclipse pour une semaine.

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Vendredi 20 mai 2016 | Mise en ligne à 16h22 | Commenter Commentaires (4)

Y étiez-vous? Jeff Beck au FEQ, en 2009

Jeff Beck au Festival d'été, en 2009 - photo Le Soleil, Martin Martel

Jeff Beck au Festival d'été, en 2009 - photo Le Soleil, Martin Martel

Jeff Beck est l’un des premiers à avoir su s’imposer dans l’univers du rock avec une approche instrumentale, où sa guitare prenait le rôle de leader. S’il s’apprête à sortir un nouvel album, Loud Hailer, avec la complicité d’une voix féminine, c’est bel et bien sa six cordes qui était sous les projecteurs lorsqu’il s’est arrêté au Pigeonnier, le 9 juillet 2009.

À l’époque, Beck venait de sortir d’un long mutisme. Il s’était entouré de musiciens accomplis pour explorer l’ensemble de son répertoire : la jeune prodige australienne Tal Wilkenfeld à la basse –qu’on pourra voir au Festival d’été cette année-, du solide Vinnie Colaiuta derrière les fûts et de Jason Rebello aux claviers.

L’as britannique avait ébloui par ses sonorités uniques, ses solos virtuoses, son trémolo frénétique ou encore son jeu de guitare slide. Fait intéressant, lorsqu’on croyait avoir cerné ce qu’il avait à offrir, c’est la précision de son doigté, son aisance, la richesse de son vocabulaire ou encore sa justesse émotive qui nous laissait bouche bée, qu’il s’attaque au rock, au jazz, au blues ou au reggae.

On a eu une Pump musclée, une magnifique reprise de Cause We’ve Ended As Lovers, de Stevie Wonder, un Space Boogie du tonnerre et, en fin de programme, sa reprise terriblement habile de A Day in the Life, des Beatles.
Beck n’avait pas été particulièrement jasant au micro – ça n’a jamais été sa force – mais avec pareille éloquence sur son instrument, il n’y avait pas de quoi se plaindre. On peut dire que ce concert avait bien lancé le Festival d’été…

Y étiez-vous?

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Jeudi 19 mai 2016 | Mise en ligne à 11h27 | Commenter Commentaires (2)

Le remarquable envol folk d’Ego Death

PochetteEgoDeathWEB

Ego Death. Un nom qui sonne métal pour un projet qui ne l’est pas…

Le terme est utilisé dans différents cercles pour expliquer la transformation ou la quête de soi. Dans ce contexte, le nom apparaît bien choisi pour Joey Proteau, qu’on a connu au sein de la troupe indie rock Modern Primitive et qui opte ici dans une folk éthérée et introspective, au parfum sixties.

Le mini-album Grief, lancé cette semaine en format vinyle -et disponible depuis un certain temps en téléchargement- démontre que l’artiste de Québec est en plein contrôle de son nouvel univers, carburant en premier lieu aux guitares acoustiques, mais qui est loin d’être monolithique : on y trouve des ballades (Andreane), des titres plus dynamiques rehaussés de cordes (Troubles) et d’autres planants, avec section rythmique et guitares électriques (Lucid Dreams).

Côté influences, on peut songer à Nick Drake, à Bon Iver ou à Elliot Smith, or Proteau a une voix bien à lui, assurée et un rien nonchalante, qui défend ses cinq compositions avec abandon.

À souligner : la qualité de la réalisation de l’artiste avec Simon Pedneault, ainsi que la très belle pochette, illustrée par Mathieu Labrecque.

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