Nicolas Houle

Archive de la catégorie ‘Général’

Mardi 23 août 2016 | Mise en ligne à 12h01 | Commenter Commentaires (2)

Spam Me: si les pourriels pouvaient chanter

Les pourriels peuvent-ils être source de poésie et de musique? Voilà la question que s’est posée CE François Couture avec Spam Me. Le musicien, qui a aussi été journaliste musical, s’est en effet amusé à bâtir des environnements sonores et des musiques autour de courriels non sollicités qu’il a pu recevoir afin d’en tirer des chansons.

Improvisations bruitistes, enregistrements de terrain, rock progressif, rock in opposition ou post rock sont autant d’approches mises à contribution, en anglais ou en français.

Évidemment, ce n’est pas pour toutes les oreilles, mais c’est ficelé adroitement et, aussi complexes que puissent être certains passages, il y a une dose d’humour inhérente à ces spams (y compris l’inévitable «penis enlargement») qui vient décontracter le tout.

Magie rouge offre une très belle progression, si bien qu’on oublie entièrement le vide et l’absurdité du texte entonné. Idem avec la pièce-titre et ses diverses pistes vocales ou encore Moncier Uomo, qui met de l’avant le chant de Couture au service d’une mélodie complexe doublée à la guitare. Et comme Couture s’efforce de varier les propositions, Taxi Insurance s’échafaude avec la manipulation d’une bande sonore au magnétophone.

À cela il faut ajouter qu’il y a un bon équilibre entre segments éclatés et passages davantage structurés.

Une oeuvre inclassable, plus accessible qu’elle ne le paraît, et qui mérite qu’on s’y attarde.

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Lundi 22 août 2016 | Mise en ligne à 11h20 | Commenter Un commentaire

The Tragically Hip: des adieux pas comme les autres

Les albums de la rentrée commencent à faire leur apparition, d’importants spectacles viennent d’avoir lieu ou se profilent à l’horizon, bref, il est temps de remettre le blogue en route…

À quoi a ressemblé votre été musical? Au lendemain du Festival d’été, j’ai presque tout débranché. Je suis depuis quelque temps déjà en mode rattrapage et je profiterai des prochains jours pour m’attarder à quelques parutions d’albums.

Mais d’abord, quelques mots sur la fin de parcours des Tragically Hip.

Pendant que Céline Dion prenait d’assaut le Centre Vidéotron, samedi, à Québec, Gord Downie et les Hip offraient leur concert d’adieu dans leur ville natale de Kingston.

Des concerts d’adieu? La belle affaire! Dans l’univers du rock, les supposés adieux sont régulièrement marqués de retour. C’est même devenu, tristement, une manière de faire du fric ou de mousser des tournées…

Mais dans le cas de Hip, pas d’attrape. Avec le leader, Gord Downie, qui est atteint d’un cancer incurable au cerveau, cette ultime série de spectacles prenait une tournure unique et émotive. Voir un artiste faire son dernier tour de piste, car il se voit expulsé de sa vie à 52 ans n’a rien de banal… D’aucuns diront que c’était davantage les adieux de Downie que ceux du groupe, mais je doute que les Hip poursuivent par la suite. On verra, la décision leur appartient, mais ce serait étonnant.

Non seulement le modeste Rogers K-Rock Centre était rempli au maximum -notez la minuscule scène sur laquelle s’est produit le band- mais une foule imposante assistait à la retransmission à l’extérieur. Et à même à travers tous le pays: un peu plus de 4 millions selon les chiffres officiels.

Si, comme moi, vous avez eu la mauvaise idée de ne pas programmer votre enregistreur (j’étais en devoir au Centre Vidéotron), il y a moyen de se rattraper dans le Web, mais ce n’est pas simple – je vous propose quelques extraits ici.

Les Hip ont vraiment offert un concert généreux (une trentaine de titres) et, bien qu’avec une bonne dose de frissons, nullement mélodramatique. Downie, autant que ses comparses s’est pleinement donné, galvanisé par le public. Impossible de rester de marbre, toutefois, quand il a craqué durant Grace, Too ou lorsqu’on a vu les musiciens embrasser leur vieux complice en sortie de piste… Non, ce n’était pas des adieux comme les autres…

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Lundi 18 juillet 2016 | Mise en ligne à 22h04 | Commenter Commentaires (4)

FEQ: le bilan (et FEQ c’est ça…)


Le fil d’arrivée du 49e Festival d’été est maintenant franchi. Après une trentaine de spectacles et maintes entrevues, j’ai signé ici un bilan détaillé, réunissant mes diverses observations. L’organisation a aussi fait son bilan de cette année qui a très bien marché.

Pour conclure, je vous propose un retour sur les 5 spectacles qui m’ont le plus fait vibrer selon l’itinéraire que j’avais (d’où l’absence, par exemple, d’Half Moon Run, que j’aurais bien aimé voir), ainsi qu’un coup de gueule. Je vous invite à me partager les vôtres et j’en profite pour vous dire que je m’éclipse jusqu’à la mi-août, environ. Ç’a été un plaisir de vous lire.

Rammstein
Les Allemands sont débarqués avec un concert taillé sur mesure pour les plaines d’Abraham. Spectaculaire à tous les niveaux, y compris au plan musical, car c’était synchro au possible. Le show a pris l’allure d’un long crescendo qui semble avoir comblé tout le monde. Le Cirque du soleil du métal industriel!


Duran Duran
La nostalgie tend à être une valeur sûre en période de festival, or la bande de Duran Duran n’a rien tenu pour acquis. Simon Le Bon était en voix et énergique, les gars ont inséré des titres récents, l’équipe de musiciens était de premier ordre et, ultimement, Save a Prayer a été une touchante communion, à la mémoire des victimes de Nice. J’ai beaucoup aimé aussi le concert Bryan Ferry, en première partie, même si les Plaines n’étaient pas nécessairement le meilleur endroit pour le dandy…


Louis-Jean Cormier
Quand on me promet d’emblée un show mémorable, mes attentes grimpent d’un cran. Et pourtant, Louis-Jean Cormier m’a conquis: ses pièces, parées de superbes arrangements, souvent réinventées, étaient impeccables. En plus, la première partie avec Peter Bjorn & John était hautement sympathique.


Sting et Peter Gabriel
Les deux vétérans sont débarqués avec un programme généreux et adroitement construit, avec des classiques, des échanges de répertoire et des pièces étonnantes, leur permettant d’éviter d’être prévisibles. Et quelle formidable équipe de musiciens pour livrer tout ça!

The Decemberists
Je crois que c’est il y a 7 ou 8 ans qu’il aurait fallu voir les Decemberists à Québec, mais franchement, la bande est arrivée avec une solide performance, en dépit d’un creux de vague en plein centre. Arrangements florissants, choix intéressant de chansons et excellente sono.


…et des tomates pour House of Pain
Rarement vu un show aussi chiche que celui de House of Pain. À peine 50 minutes avec Everlast et Danny Boy, le reste laissé à DJ Lethal pour que le band remplisse le temps réglementaire de son contrat. Ajoutez à ça un Everlast qui, en plein milieu, sort sa guitare pour jouer du Johnny Cash et une chanson solo et vous avez un show de rap à oublier. Les Dead Obies, en première partie, les ont bouffé tout rond…

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