Nicolas Houle

Archive de la catégorie ‘Général’

Lundi 27 avril 2015 | Mise en ligne à 9h11 | Commenter Commentaires (2)

Musselwhite et cie: trois générations de blues

Petit retour en arrière. Le 18 avril dernier, j’ai fait un détour par le Palais Montcalm, où la tournée Blues Hall of Fame s’arrêtait. Au programme? John Hammond, James Cotton et Charlie Musselwhite.

Ce qui m’attirait, au-delà du fait qu’il s’agit de trois grandes pointures du blues? La présence de Musselwhite. Le vieux renard ne m’a pas déçu: il connaît toutes les ruses pour faire lever un spectacle…

John Hammond s’est chargé de mettre la table en mode acoustique, accompagné de sa six cordes, qu’il troquait parfois pour une stainless steel et de son harmonica. Il s’est bien acquitté de sa tâche, même s’il tend à emprunter souvent les mêmes chemins musicaux.

James Cotton est venu le rejoindre pour quelques interprétations sympathiques et réussies – victime d’un cancer du larynx, il ne chante plus et se concentre uniquement sur l’harmonica.

C’est toutefois dans la deuxième partie, où Musselwhite était flanqué de son propre band, que le spectacle a véritablement levé. C’est qu’il avait une excellente formation avec lui, le Charlie, et il sait encore se débrouiller à la voix, et, surtout, à l’harmonica. J’ai adoré son guitariste, Matt Stubbs qui affichait une touche vraiment précise et avait un son particulièrement intéressant qui, plus que vintage, avait quelque chose d’intemporel. La livraison de Chicken Shack a certainement été un, sinon le moment fort du spectacle…

Parlant de son, la sono du Palais Montcalm était impeccable. Et la foule, qui avait rempli la place à craquer, a visiblement été comblé, d’autant que Cotton et Hammond sont venus rejoindre Musselwhite. Personne n’a cependant eu droit à un rappel, aussi espéré que réclamé… Il faut bien que ça se repose, ces vénérables musiciens!

Vous êtes allés vous farcir cette petite histoire vivante du blues?

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Mardi 21 avril 2015 | Mise en ligne à 14h10 | Commenter Commentaires (10)

Centre Vidéotron: première récolte sans grande surprise

Mardi, tous les yeux étaient tournés vers le Centre Vidéotron et la conférence presse annonçant le visage de ses premiers locataires.

Sans équipe de la LNH, qu’est-ce que Québecor aurait à offrir pour divertir le grand public? Force est d’admettre qu’il y a peu de grandes surprises. Peut-être que j’avais trop d’attentes, or j’aurais cru qu’on aurait proposé des artistes ou des événements que le vieux Colisée ne nous permettait pas d’avoir… Ou, à tout le moins, des noms qui n’étaient pas venus en ville encore. Katy Perry? Stromae? Coldplay? Beyoncé? Évidemment, il faut que les vedettes soient disponibles ou en tournée pour être signées…

Les Remparts (12, 13 septembre)? Bien sûr qu’ils y seraient. Un match hors saison des Canadiens (28 septembre)? On les voit depuis six ans… De la boxe? On en a aussi déjà eu… Pour l’effet de surprise, on repassera.

Un spectacle québécois pour l’ouverture (11 septembre) ? Certes, c’est la moindre des choses. Malheureusement, aucun nom n’a été dévoilé…

Metallica (14 et 16 septembre)? Ça allait presque de soi, avec la complicité qui unit le groupe à ses fans de Québec. À défaut de nouveauté, il faut dire que c’est un bon coup de faire deux spectacles, l’un dans le vieux Colisée, l’autre dans le nouveau… Il y aura certainement un bon buzz en ville…

Madonna (21 septembre) ? Vrai qu’on ne l’avait jamais vue au Colisée, mais elle était sur les plaines d’Abraham il y a peu. Et quand on sait que près de la moitié du public est reparti déçu du type de concert offert, je m’interroge beaucoup sur le pouvoir d’attraction de la Madone à Québec, d’autant qu’elle donne déjà 2 dates à Montréal et que les billets ont déjà été mis en vente. Disons que ce sera un très gros test.

Rock et Belles Oreilles (19 septembre)? C’est assurément sympathique. Mais vous le savez autant que moi, si le Centre Vidéotron n’avait pas été là, le groupe aurait joué sur les Plaines. Les gars du groupe n’ont d’ailleurs pas caché qu’ils avaient été approché par le FEQ…

Loin de moins l’idée de dégonfler la «balloune». Il est seulement normal qu’avec un joujou à 400 millions$, les attentes soient élevées. Reste à voir maintenant quelle sera la teneur des festivités gratuites proposées par la ville.

Que dites-vous de ce qui est proposé? Vous serez à Madonna ou à RBO? Vous serez prêt à débourser ou sollicite-t-on déjà trop votre porte-feuille?

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La rumeur s’est confirmée: c’est avec Metallica que le Colisée fermera ses portes et c’est aussi avec le band que le Centre Videotron s’ouvrira, respectivement les 14 et et 16 septembre. Faut dire que le chanteur de One Republic, Ryan Tedder, avait pas mal achevé de vendre la mèche samedi soir…

Metallica? C’est exactement le type d’artiste que ça prenait pour avoir un succès de foule et rendre le nouvel amphithéâtre attrayant. De plus, la proposition est intéressante: deux spectacles différents, sur deux scènes différentes, avec des artistes invités qui ne seront pas les mêmes les deux soirs. Donc pas question pour les mordus de bouder le vieux Colisée sous prétexte que le son sera meilleur dans l’autre enceinte… Et puis il faut dire que Lars Ulrich a toujours été attaché au Colisée, comme il me le confiait ici.

Ce passage de Metallica en ville ne peut pas tomber plus pile pour tout le monde. D’abord, côté plaisir, pour les fans et le groupe, car l’un et l’autre ont une relation unique, particulièrement forte, comme on le sait.

Ensuite, côté affaires, pour la bande de l’amphithéâtre, qui doit faire oublier qu’il n’y a toujours pas d’équipe de hockey de la LNH dans la boîte.

Enfin, pour les gestionnaires des finances de Metallica, car le groupe n’en a pas fait de secret, il est dans le rouge, comme l’ont relaté ses biographes. Les deux présentations du festival Orion ont coûté davantage qu’elles n’ont rapporté. Idem pour le film Metallica Through The Never, qui en dépit de son succès remarquable à Québec, n’aurait rapporté qu’une fraction des 32 millions$ qu’il a coûté (3,5 millions$ d’un coût de 18 millions$ selon une autre source)… À cela il faut ajouter la campagne dans laquelle s’était embarqué Lars Ulrich contre Napster et l’autre échec qu’a été Lulu, l’album avec Lou Reed…

Mais toute cette poutine de chiffres est secondaire quand vient le temps de s’éclater – non, diront certains, quel prix seront les billets? 76$, 97,50$ et 120$, dans un show comme dans l’autre.

Vous y serez? À l’un ou aux deux concerts?

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