Nicolas Houle

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Lundi 3 juillet 2017 | Mise en ligne à 14h04 | Commenter Aucun commentaire

Petite virée à Tadou, avec Annegarn et cie

Dick Annegarn en concert à Tadoussac, le 1er juillet - photo Nicolas Houle

Dick Annegarn en concert à Tadoussac, le 1er juillet - photo Nicolas Houle

Croyez-le ou non, je n’avais encore jamais eu la chance d’aller au Festival de la Chanson de Tadoussac. D’une part, je n’ai jamais été celui, au boulot, qui était en mission de couverture. De l’autre, il y avait toujours quelque chose qui me retenait ailleurs. Mauvaises excuses, direz-vous…

Je me suis arrangé pour que ça fonctionne cette année, à tout le moins une journée. Mon grand incitatif : une rare visite de Dick Annegarn, musicien et poète des plus originaux, qui jongle habilement avec les mots et qui insère les traditions blues et world à sa musique comme on en entend rarement dans la Francophonie.

La météo était plutôt capricieuse, ce qui ne m’a pas empêché de retrouver à Tadoussac cette atmosphère chaleureuse que j’ai souvent connue «en face» ou presque, au Festi Jazz de Rimouski, c’est-à-dire une proximité avec les artistes, un lien facile et sympathique avec la communauté, un rythme quotidien un brin au ralenti, festivités obligent, sans oublier une vue superbe sur le paysage.

Entre deux marches le long de la grève ou dans le village, j’ai attrapé une portion du spectacle de Luc De Larochellière, ainsi que la performance de Bernhari, tous deux en très bonne forme. Quant à Annegarn, il ne m’a pas déçu.

Simplement accompagné de sa guitare ou d’un harmonica –quand il n’était pas carrément a cappella avec sa puissante voix, comme sur Même en hiver- l’artiste aux racines hollandaises a offert un très beau tour d’horizon de son répertoire, avec humour et spontanéité. Dans le lot, la méconnue Y allions, qui remonte aux années 80, une saisissante Rabbi Jésus, la touchante Enfant sans mère, sans omettre l’ensoleillée Quelle belle vallée. En rappel, une version sentie d’Où es-tu Mohand? – l’album Un’ ombre (2002) a d’ailleurs été bien représenté.

Bien sûr, les classiques de la première heure, comme Sacré Géranium et Bébé éléphant, ont trouvé leur place aussi.

Avec les Amis du verbe, Annegarn procède à une collecte des chansons que le public s’est accaparé au fil des ans par l’entremise de la tradition orale. C’est dans cet esprit qu’il a donné son spectacle, proposant même V’là l’bon vent, avec la participation des spectateurs et ne craignant pas de démontrer d’où venaient ses propres chansons ou son inspiration.

Certains, plus orgueilleux, vous diraient que leurs compositions viennent entièrement d’eux. Pas Annegarn, qui a raconté que Pierre était sa relecture de Georgia On My Mind et que Ubu empruntait à Maurice Chevalier.

Annegarn a récemment lancé Twist, qui n’est pas encore distribué chez nous – pour les amateurs du support physique, à tout le moins. Espérons que cette première visite en quelques 15 ans mettra la table pour une autre, plus tôt que tard.


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