Nicolas Houle

Archive, juin 2017

Lundi 26 juin 2017 | Mise en ligne à 8h43 | Commenter Un commentaire

Royal Blood : Du sang de QotSA

Royal Blood avait frappé fort avec son premier album, en 2014. Le rock abrasif, mais accrocheur du duo anglais lui avait permis de s’imposer sur la scène internationale, ouvrant notamment pour les Foo Fighters -y compris à Québec, pour le fameux concert interrompu des plaines d’Abraham.

Sur How Did We Get So Dark?, Mike Kerr (chant, basse, claviers) et Ben Thatcher (batterie) ont voulu continuer d’avancer sans renier leur passé. Les gars ont affiné leur proposition, qui avait un côté volontairement garage: Kerr chante mieux que jamais, les choeurs sont parfois livrés des voix de fausset et on trouve des détours musicaux audacieux, carburant aux riffs alambiqués, comme sur Where Are You Now?.

Ça fonctionne généralement bien, or là où le premier album pouvait évoquer les Black Keys ou les White Stripes, cette nouvelle offrande tend à être très près de ce que font les Queens of the Stone Age, qu’on songe à Don’t Tell ou Hook, Line & Sinker pour ne nommer que celles-là.

Il y a du bon matériel ici, d’ailleurs, le groupe s’est même hissé au sommet des palmarès en Grande-Bretagne, mais visiblement, Royal Blood cherche encore une signature qui sera entièrement la sienne.

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J’ai appris -tout comme vous, sans doute- à me méfier des supergroupes, tellement j’ai pu être déçu au fil des ans. N’empêche, je reste toujours fébrile et invariablement optimiste lorsqu’il y a des rencontres au sommet comme celles entre Sufjan Stevens, Bryce Dessner (The National), Nico Muhly et James McAlister.

Sur papier, Planetarium semblait être une entreprise si ambitieuse qu’elle risquait l’échec. L’univers de la musique orchestrale qui rencontre celui de la pop, du rock et de l’électronique dans un concept extra-terrestre? Allons donc!

Et pourtant, ça fonctionne. Il faut dire que lorsque Nico Muhly a convié Sufjan Stevens (qui a maintes fois démontré son adresse à évoluer dans des concepts) et le guitariste Bryce Dessner, auxquels s’est ajouté James McAlister à la batterie et aux textures électroniques, le quatuor avait pour mission de monter des spectacles.

Le projet, articulé autour du système solaire, a visiblement évolué au fil des représentations pour devenir un tout cohérent en album, une somme des parties où l’on peut apprécier autant le chant mélodique de Stevens, que les lignes de guitares subtiles de Dessner, les orchestrations de Muhly ou encore l’apport de McAlister.

On se retrouve avec des titres expérimentaux (Earth, Mars), des envolées vocales angéliques (Uranus) de superbes passages aériens (Pluto) ou des segments électroniques plus mordants (Jupiter).

Un périple musical riche et étonnant, parfois un brin déstabilisant mais néanmoins accessible, que j’ai repris aussitôt qu’il s’est achevé…

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Jeudi 15 juin 2017 | Mise en ligne à 13h09 | Commenter Commentaires (7)

Anathema: un ancien album comme bougie d’allumage

Il n’y a pas si longtemps, on jasait dans ce blogue de Roger Waters, qui a fait du neuf avec du vieux sur Is This The Life We Really Want?. Anathema a aussi puisé dans le passé pour son onzième album, mais d’une autre manière.

Le groupe a une discographie suffisamment vaste pour pouvoir y trouver une partie de son inspiration. Comme point de départ pour The Optimist, les Britanniques ont en effet décidé d’imaginer ce qui était advenu du protagoniste de l’album A Fine Day to Exit (2002), porté disparu.

Les références au passé s’arrêtent toutefois là: fidèle à lui-même, le groupe qui n’a jamais eu peur de revoir ses orientations stylistiques y va d’une offrande variée où les titres plus rock en côtoient d’autres, davantage atmosphériques.

On a droit à de solides crescendos, à des textures électroniques non dénuées d’intérêt et même à une aventure jazzy. Réalisé par Tony Doogan (Mogwai, Belle & Sebastian), l’album affiche une belle cohérence dans sa diversité.

C’est assurément bien ficelé, mais je reste avec l’impression qu’il manque parfois un tour de vis pour que certaines pièces fassent entièrement mouche: ici un peu trop de répétitions, là le chant, masculin ou féminin, qui n’est pas pleinement incarné ou à la hauteur du reste.

Des éléments qui risquent d’être corrigés avec l’énergie de scène, lorsque le groupe séjournera au Québec, en août…

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