Nicolas Houle

Archive, avril 2017

Les Cowboys fringants au Grand théâtre, le 4 mars 2005 - photothèque Le Soleil

Les Cowboys fringants au Grand théâtre, le 4 mars 2005 - photothèque Le Soleil

Vous croyez que c’était hier que les Cowboys fringants faisaient vibrer la province avec les chansons de Break Syndical? Pas tout-à-fait: le groupe s’apprête à fêter ses 20 ans, cet été, sur les plaines d’Abraham…

Si la formation a toujours su se débrouiller en studio, c’est sur scène qu’on apprécie pleinement son énergie contagieuse. En deux décennies, Jean-François Pauzé (guitare), Karl Tremblay (chant), Marie-Annick Lépine (violon, voix, accordéon, mandoline) et Jérôme Dupras (basse) ont multiplié les spectacles. Parmi les plus marquants à Québec, il y a certainement ceux de mars 2005. À l’époque, le groupe, qui avait encore Dominique Lebeau derrière la batterie (il a quitté en 2007), venait de sortir le successeur de Break Syndical, intitulé La Grand-messe. Et le public avait hâte d’entendre ce nouveau matériel en spectacle: les Cowboys ont occupé la salle Louis-Fréchette pas moins de trois soirs, soit les 4, 5 et 7 mars.

L’album avait été accueilli chaudement par certains, jugé trop léché par d’autres ou encore pas assez différent du précédent, mais en concert, le groupe a fait l’unanimité. On avait eu la bonne idée, au Grand théâtre, de retirer les sièges à l’avant, pour installer une piste de danse et le party a levé solidement, que ce soit avec La Reine, en ouverture, les locomotives comme La Manifestation ou Toune d’automne, bénéficiant de l’apport des cuivres, ou encore les solides Mon pays et Si la vie vous intéresse

La magie de cette rencontre était aussi imputable aux fans, franchement enthousiastes. Ils entonnaient en choeur chacun des textes, dansaient avec frénésie, allumaient les briquets durant les ballades – ou pour griller des joints! – et faisaient du crowd surfing. De quoi faire dire à Dom Lebeau «on dirait que c’est la Saint-Jean !»

Y étiez-vous?

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Jeudi 27 avril 2017 | Mise en ligne à 11h24 | Commenter Aucun commentaire

John Mayer: toujours prudent, pas mal moins fade

Je vous ne le cacherai pas, je suis loin d’être un grand admirateur de John Mayer. Le gars a un indéniable talent, mais j’ai régulièrement trouvé ses albums lisses, fades et ennuyeux.

Quand il entre en studio, c’est pour en ressortir avec des chansons hautement polies, où chaque sonorité a un rôle à jouer et où chaque élément semble couler de source. Et il y parvient généralement très bien. À ce chapitre, c’est tout à son honneur…

Le hic, c’est que trop souvent, pour parvenir à un tel résultat, le chanteur et guitariste ne craint pas d’éviter les risques, d’édulcorer son matériel ou même d’en évacuer la charge émotive.

Ce n’est pas le cas avec The Search For Everything. S’il faut faire son deuil de le voir sortir de sa zone de confort, on peut se consoler qu’il offre une collection de pièces solides, livrées de manière impeccable avec, entre autres, sa fidèle section rythmique composée de Pino Palladino (basse) et Steve Jordan (batterie).

Non, Mayer ne réinvente rien (et oui, il faut faire abstraction du personnage de tabloïd qu’il est devenu), or il touche à la soul, à la folk, au country et même au funk avec aisance, raffinant sa proposition sans trop l’affadir.

Il signe un intéressant titre instrumental à mi-parcours et achève cet album de rupture de belle manière avec You’re Gonna Live Forever In Me, où il s’aventure dans un registre moins naturel pour lui, tout en laissant parler la chaleur du piano jusque dans le son des pédales.

Pas de grande révolution, donc, mais dans le genre, c’est très bien fait.

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Québec aurait toutes les raisons du monde de s’emballer du passage de The Weeknd, le 31 mai, au Centre Vidéotron. Non seulement l’artiste est au sommet de sa popularité, mais il en serait à son tout premier spectacle en ville.

Mais l’engouement n’y est pas. À un peu plus d’un mois du spectacle, l’aréna est encore à moitié vide – voyez le graphique de la salle, en date du 25 avril. Ça prendrait un miracle, un single-surprise marquant ou des prix soudainement à la baisse pour que le public se mette à réagir…

Rappelons que les Red Hot Chili Peppers se sont trouvés un «conflit d’horaire» il n’y a pas si longtemps devant des ventes qui étaient similaires à celles de The Weeknd. Or les Californiens étaient venus au Festival d’été de Québec il y a moins d’un an – une visite qui en avait laissé plusieurs sur leur faim, d’ailleurs…

On verra si un miracle se produit – personne ne souhaite d’annulation, ça fait toujours mal – mais il semble écrit dans le ciel qu’on se dirige vers une annulation avec The Weeknd.

Comment expliquer le phénomène? Peut-être une certaine méfiance ou prudence du public. On se rappellera que lorsque Bruno Mars avait été annoncé au Festival d’été, plusieurs étaient relativement sceptiques – ils ont été conquis ensuite et son premier passage au Centre Vidéotron s’enligne pour être un vif succès : voyez ci-dessous à quel point il ne reste plus beaucoup de sièges libres…

Dans le cas de The Weeknd, le prix des billets n’est pas à négliger. Les moins chers se chiffrent à 71$, mais sont loin d’être bien placés. Pour des sièges décents, il faut être prêt à mettre entre 116$ et 143$. On a déjà vu plus cher, mais si vous êtes hésitants, mettons que ce n’est pas le genre de montant qui va vous convaincre…

Ce qu’il faut en conclure, c’est que devant la grande offre, le public tend à se tourner vers des valeurs sûres ou se contente de prendre des «risques» lorsque les prix sont abordables…

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