Nicolas Houle

Archive, février 2017

Dimanche 26 février 2017 | Mise en ligne à 9h57 | Commenter Commentaires (2)

Y étiez-vous? Daniel Lanois au Pigeonnier, en 2005

Daniel Lanois au Pigeonnier, à l'été 2005 - photothèque Le Soleil

Daniel Lanois au Pigeonnier, à l'été 2005 - photothèque Le Soleil

Québec a toujours aimé suivre Daniel Lanois, que ce soit par l’entremise de ses projets folk ou de ses expérimentations instrumentales. Le 7 juillet 2005, fort de son album Belladonna, celui qui est aussi un redoutable réalisateur, ouvrait le Festival d’été, au Pigeonnier.

Le hic, c’est que Belladonna est un album instrumental pour le moins atmosphérique et pas nécessairement grand public. Est-ce que, vraiment, c’est avec cette proposition que l’Ontarien comptait conquérir la foule? Heureusement, non, bien qu’il se soit permis des titres où il ne prenait pas le micro.

Il reste que sans doute dans une salle que son répertoire fonctionne le mieux pour cet alchimiste des sons et il a fallu un certain temps pour qu’il trouve ses aises. Par contre, quand la machine s’est mise à opérer, il a amené le public dans un fascinant périple avec lui. Les guitares un tantinet nasillardes, la réverbération ouateuse et le feedback hurlant, qui pouvaient être dérangeant en début de programme ont soudain trouvé leur charme, tandis que le quatuor abandonnait la retenue pour mettre de la poigne.

Puisant avec justesse dans les différents recoins de son répertoire, Lanois a intercalé les canons tels The Messenger ou I Love You avec des passages instrumentaux renversants. À tous ceux qui craignaient une version scénique douce et polie de Belladonna, le guitariste leur aura finalement servi tout le contraire.

Et il a pris un plaisir évident à réinventer ses compositions, récentes comme anciennes.
Puisque cette soirée était consacrée aux cordes, c’est au multi-instrumentiste Xavier Rudd qu’on avait confié la tâche d’ouvrir le bal, ce qu’il avait fait avec aplomb.

Y étiez-vous?

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Vendredi 24 février 2017 | Mise en ligne à 15h57 | Commenter Commentaires (2)

Beyries: le (beau) début tardif

Remarquée l’été dernier, avec le clip Soldier, puis cet automne, avec le duo J’aurai cent ans, en compagnie de Louis-Jean Cormier, Amélie Beyries signe avec Landing son tout premier album.

On peut parler d’une entrée en grand pour cette artiste de 37 ans, qui s’est mise à exploiter ses talents d’auteure-compositrice-interprète sur le tard. Avec la complicité de musiciens accomplis, dont Alex McMahon à la réalisation, elle partage une dizaine de titres sensibles, dans une veine folk.

Hormis dans le duo évoqué ci-haut, Beyries, qui a survécu à deux cancers, partage ses expériences dans la langue de Sheakespeare, d’une voix franche et assurée, un tantinet trainarde, sans que rien ne soit forcée.

Si elle propose, dans la première moitié de Landing, des titres plus dépouillés, rien n’est trop intériorisé ou feutré. L’ensemble bénéficie d’arrangements soignés, parfois plus étoffés, parfois plus discrets. En cours de route, Beyries s’aventure aussi dans le country et flirte avec la pop. Un début prometteur, dont le charme opère rapidement.

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Mardi 21 février 2017 | Mise en ligne à 9h12 | Commenter Commentaires (6)

Bluesfest: quels morceaux au FEQ?

Le Bluesfest a dévoilé sa programmation mardi. Encore une fois cette année, plusieurs beaux morceaux.

Mais à Québec, plus que l’idée d’aller faire un tour à Ottawa, la question qu’on se pose c’est «quels artistes transiteront aussi par le Festival d’été?» Comme les dates des deux événements sont pratiquement les mêmes, soit du 6 au 16 juillet, tout est possible.

Déjà, on sait que Muse sera en ville. Mais parmi les autres musiciens, il y a des têtes d’affiche intéressantes, qui pourraient en être à leur premier séjour à Québec. Voyons voir…

P!nk. Le FEQ tente toujours d’avoir au moins une grande soirée pop. P!nk est la chanteuse rassembleuse toute indiquée, ralliant jeunes et moins jeunes, sans oublier les familles. Tout ça sans compter que c’est une bête de scène. Il est écrit dans le ciel qu’elle s’en vient à Québec…

Tom Petty & the Heartbreakers. Petty a particulièrement bonne presse par les temps qui courent (quoiqu’il n’a jamais vraiment eu mauvaise presse…). Un passage au FEQ serait une excellente idée, qui concilierait à la fois les nostalgiques de ses vieux hits et les amateurs d’un rock intemporel teinté de roots et de blues dans la veine de Springsteen (qu’on attend toujours, d’ailleurs).

LCD Soundsystem. Ça me semble moins évident, notamment en raison de l’écart important entre la scène des Plaines, qui serait trop grosse pour le groupe et celle du Pigeonnier, pas assez grande. N’empêche, ce serait une excellente prise et si on parvient à faire des jumelages, on pourrait fait un programme double ou triple en ajoutant Flume et Migos dans l’équation.

The Shins, Brandi Carlile (en mode rattrapage, après l’absence de l’an passée), Phantogram… Voilà plusieurs formations qui feraient de la belle visite, au Pigeonnier ou à l’Impérial…

Même Tegan & Sara, qui ont raté le dernier passage en salle -annulé, rappelez-vous- pourraient trouver une belle occasion de se reprendre…

Le FEQ a pris l’habitude de mettre au moins une soirée hip hop a programme. Est-ce que 50 Cent sera l’option? Ça reste à voir. Le rapper n’avait pas fait mouche quand il était venu au Colisée et, à moins de ficeler un programme double ou triple, j’ai l’impression que les programmateurs voudront frapper plus fort…

À cela pourraient s’ajouter plusieurs autres noms, si le FEQ décide de jouer la carte de la prudence et des valeurs sûres, comme Melissa Etheridge et Live

Lesquels attendez-vous?

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