Nicolas Houle

Archive, décembre 2016

Vendredi 23 décembre 2016 | Mise en ligne à 12h29 | Commenter Commentaires (6)

Retour sur 2016: les albums de l’année

Nous y voici: le fameux top d’albums de la fin de l’année!

Je ne vous apprends rien en vous écrivant qu’aucun palmarès ne saurait prétendre être complet et couvrir tous les genres. Je vous propose donc, comme le veut la tradition, ce qui a tourné le plus dans mon lecteur, ce qui m’a touché le plus – en n’hésitant pas à faire fi des modes et du goût du jour.

Le calibre était particulièrement relevé cette année. J’ai donc décidé de ne pas trop me limiter côté quantité avec cette vingtaine de titres, mais assez, tout de même, pour que ce qui soit réuni ici demeure significatif.

Vous le savez, mon champ de couverture est principalement anglophone, or ceci ne m’a pas empêché d’inclure des parutions d’ici, dans la langue de Molière, qui valent le détour – il y en a eu plusieurs.

Quel est votre palmarès? Quels albums vous ont marqué? À votre tour de vous commettre!

Ce sera ma dernière entrée de blogue pour 2016 – même si je ne serai pas loin pour débattre. On se retrouve en 2017.

Les albums-testaments de David Bowie et de Leonard Cohen
L’année 2016 s’est amorcée et terminée avec deux albums-testaments qui ont été de grandes réussites: Blackstar, de David et You Want It Darker, de Leonard Cohen. On avait à peine eu le temps de digérer la proposition dense de Bowie, où le rock s’enrichit notamment de jazz et de diverses expérimentations, qu’on apprenait son décès. Le choc passé, Bowie nous apparaît ici plus vivant que jamais. Un enregistrement qui bouillonne de créativité, à commencer par la pièce-titre, qui nous propulse dans l’univers de Bowie avec ses dix minutes sans compromis. À l’instar de Bowie, mais dans un tout autre registre, Leonard Cohen a pondu sur You Want It Darker quelques titres à teneur autobiographique, qui laissaient présager la fin de parcours. Sa voix grave côtoie des choeurs masculins autant que féminin, et s’aventure dans le blues, la folk, voire le r’n'b. Il manie les rimes riches avec son aisance légendaire, tandis que son fils, Adam, signe une réalisation inspirée, parfaitement en phase avec le matériel du paternel.

Andrew Bird – Are You Serious
Dans les six dernières années, il semble qu’Andrew Bird a tout vécu. Il a trouvé l’amour. Il a connu la joie d’être parent. Puis sa femme a frôlé la mort, victime d’un cancer. Et sa petite famille a quitté la côté Est pour aller s’établir sur la côte Ouest. Tout ça se retrouve dans Are You Serious, ce qui n’est pas commun chez Bird. Le chanteur, violoniste et guitariste est en effet habituellement est assez réservé et préfère le registre rationnel à l’émotionnel. Mais plus que les paroles, c’est l’ensemble de l’oeuvre qui touche ici. Les mélodies sont fortes, les interprétations sont incarnées comme jamais -Bird avait tendance à chanter avec un certain détachement- les arrangements sont recherchés, tout comme les sonorités et même la structure, qui se débobine à la manière d’une histoire. Une parution vraiment solide, qui témoigne de l’étendue du talent d’Andrew Bird.

Radiohead – A Moon Shaped Pool
L’immense talent de Radiohead n’a jamais fait de doute, or je commençais à m’ennuyer un peu quand l’expérimentation prenait le dessus sur l’émotion et quand la rythmique éclipsait les mélodies. Sans pour autant céder à la facilité, les gars sont revenus à un bel équilibre sur A Moon Shaped Pool en recourant, entre autres, à une instrumentation plus traditionnelle, mettant à contribution des cordes. En se rapprochant, aussi, de leurs racines rock. Les Britanniques mettent ici de l’avant 11 compositions aux mélodies soignées, propulsées en orbite avec de remarquables musiques planantes. Decks Dark, avec l’apport d’un choeur féminin est superbe, tout comme Desert Island Disk, avec son emballage acoustique.

Ray LaMontagne – Ouroboros
Ray LaMontagne nous avait surpris avec Supernova, conçu avec la complicité de Dan Auerbach (The Black Keys), qui amenait sa folk dans les terres du rock et du psychédélisme. Cette fois, c’est avec l’aide de Jim James (My Morning Jacket) qu’il a conçu Ouroboros. LaMontagne propose huit titres qu’il subdivise en deux parties et qui s’imbriquent les uns dans les autres: envolées planantes avec Homecoming, où aucune des huit minutes trente ne semble de trop, segments mordants avec The Changing Man qui se fond à l’ambitieuse While It Still Beats et sa finale angélique, passages instrumentaux avec de savoureuses envolées de guitare, ballades folk… La proposition est dense, certes, mais cohérente, variée, étonnante, servie avec le chant unique de LaMontagne, souvent serti de superbes harmonies vocales.

Solange – A Seat At The Table
Les grandes vedettes de la pop et du r’n'b américains ont décidé d’aller à l’encontre de la facilité cette année. Parlez-en à Rihanna, avec son Anti ou à Beyoncé, avec Lemonade, deux albums sans extraits racoleurs. Beyoncé, qui a encore une fois réuni une imposante équipe autour d’elle pour Lemonade, dont Diplo, Jack White et James Blake, a surtout retenu l’attention par le fait qu’elle partageait les infidélités de son compagnon, Jay-Z, or elle s’est fait audacieuse et son album mérite certainement qu’on s’y attarde. Mais peut-être encore plus que Beyoncé, c’est sa soeurette Solange qui, comme le titre de son album l’indique mérite sa place au sommet. Celle qu’on a déjà eu la chance de voir à Québec a poursuivi son ascension avec un numéro 1 des plus prometteurs: A Seat At The Table. Avec une voix pleine d’assurance, elle explore une veine soul un peu plus traditionnelle, faisant dans la nuance et incorporant des interludes sous forme de confession de son entourage.

Bon Iver – 22, A Million
Les années qui ont suivi l’acclamé deuxième album de Justin Vernon ont été ponctués de doutes et de crises d’angoisse. 22, A Million en témoigne: la folk est violemment secouée par les expérimentations. Or ce qui peut sembler être des parasites sonores n’enlèvent jamais rien à la profonde humanité des interprétations et s’estompent en cours de route.

Fred Fortin – Ultramarr
Une grande réussite signée Fred Fortin, couronnée d’un Félix. Un bijou de poésie poilue, trempé dans la folk, le blues rock, l’americana…

Nick Cave & The Bad Seeds – Skeleton Tree
Skeleton Tree est fortement teinté par la mort accidentelle du fils de Nick Cave. Un album forcément sombre, exigeant, mais qui compte ses moments de grâce.

Klô Pelgag – L’étoile thoracique
Klô Pelgag a un langage poétique bien à elle, fort maîtrisé et un univers toujours emballé de riches arrangements, comme on en entend peu au Québec.

The Divine Comedy – Foreverland
Au moment où l’on croyait que Neil Hannon avait fait le tour du jardin, le voilà qui rebondit avec ce petit bonbon de pop élégante, paré d’arrangements de cordes, de cuivres, de bois et de choeurs. Foreverland brille ainsi tant au plan poétique que musical.

The Pineapple Thief – Your Wilderness
Les Britanniques font équipe avec le batteur Gavin Harrison (Porcupine Tree) pour ce projet art rock, où le matériel est livré avec un souci de retenue, tant dans le jeu, que la durée ou la quantité.

Savages – Adore Life
La formation britannique continue de mordre avec fureur dans son matériel, qui affiche ici une personnalité plus affirmée.

Nils Petter Molvaer – Buoyancy
Le trompettiste norvégien s’est proposé d’explorer l’état d’apesanteur sous-marin. Il en ressort avec ce qui est probablement son meilleur album.

Andy Shauf – The party
Un album plein de promesses de la part de ce canadien, qui a non seulement un talent de conteur, mais de mélodiste et d’orchestrateur.

Marillion – F.E.A.R.
Un poids lourd des vétérans qui traite des sujets de l’heure: la peur, l’immigration, les dérives capitalistes.

Bros – Vol. 1
Un délicieux voyage rétro signé par les deux frères des Sheepdogs, Ewan et Seamus Currie, qui sonne formidablement bien.

The Rolling Stones – Blue and Lonesome
Les vieux routiers ont pondu ce qu’ils avaient en eux depuis leurs débuts: un album de reprises blues on ne peut mieux senti.

Edward Sharpe – PersonA
Injustement passé sous le radar, cet album met de l’avant l’immense talent de la troupe américaine, qui flirte autant avec la folk que le jazz et se permet d’explorer la musique sans limite de temps.

Regina Spektor – Remember Us To Life
Spektor revient avec une proposition qui touche, dans un premier temps, à une pop aussi recherchée qu’accrocheuse, avec des éléments électroniques ou synthétiques, pour graduellement se déplacer vers un emballage plus classique.



Childish Gambino – Awaken My Love

Une surprise de fin d’année: Childish Gambino cesse de rapper pour chanter et se plaît à explorer tour à tour le funk psychédélique, la soul et le r’n’b. Et pour tout dire il se tire franchement bien d’affaires.

Daniel Bélanger – Paloma
Le rationnel a souvent pris le dessus sur l’émotionnel chez Daniel Bélanger, ce qui a donné lieu à des parutions qui, sans être dénuées d’intérêt, m’avaient moins touché. Il retrouve un bel équilibre sur Paloma, sortie inattendue de fin d’année.

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Jeudi 22 décembre 2016 | Mise en ligne à 11h50 | Commenter Aucun commentaire

Retour sur 2016 en compagnie d’Andrew Bird

Avant de débattre des albums de l’année, je vous propose une portion d’un récent entretien avec Andrew Bird.

Pourquoi Bird? Parce qu’il a signé l’un des meilleurs albums de 2016: le magnifique Are You Serious. Dans les six dernières années, il semble qu’il a tout vécu. L’Américain de 43 ans a trouvé l’amour, a connu la joie d’être père, puis sa femme a frôlé la mort, victime d’un cancer. Pour couronner le tout, la petite famille a dû quitter la côté Est, où elle était installée, pour aller vivre sur la côte Ouest.

Tout ça se retrouve d’une manière ou d’une autre dans Are You Serious, ce qui n’est pas commun chez Bird. Le chanteur, violoniste et guitariste est en effet plutôt du type réservé. Mais plus que les paroles, c’est l’ensemble de l’oeuvre qui touche ici: les mélodies sont fortes, les interprétations sont incarnées comme jamais, les arrangements sont recherchés, tout comme les sonorités et même la structure de l’album, qui raconte véritablement une histoire.

J’ai donc décidé de le contacter pour revenir sur cette parution et sur sa dernière année. L’entrevue sera publiée le 31 décembre, dans le cahier de fin d’année du Soleil, mais je vous propose quelques morceaux en avant-première, ainsi que quelques «bonus», qui n’ont pas été retenus dans la mouture finale.

Q Quel regard portez-vous sur Are You Serious, près d’un an après sa sortie?

R C’était un effort incroyable. C’est mon treizième album et je ne sais pas si l’album est en train de mourir ou si c’est une espèce menacée de disparition, mais je voulais vraiment me prêter à cette forme d’art. Mes albums précédents étaient davantage live, davantage brouillon alors que cette fois, je me suis dit «je vais véritablement me soucier de la réalisation et peaufiner ces chansons pour qu’elles soient immédiatement efficaces.» J’étais davantage déterminé. Je ne crois pas avoir travaillé aussi fort sur un album depuis Andrew Bird & the Mysterious Production of Eggs [en 2005]. Et bien sûr, le propos est, comme disent les gens, plus personnel, c’est un peu nouveau pour moi.

Q Au coeur de l’album, on trouve le duo Left Handed Kisses, avec Fiona Apple. Ceci apporte une couleur toute autre et une belle interaction entre vous deux. Parlez-moi de la genèse de cette chanson.

R Au départ, je voulais me donner le défi de chanter une chanson d’amour – une qui soit simple. Je m’étais dit: «tu dois chanter «baby» dans le refrain, pour rendre ça encore plus difficile!» Je ne travaille pas de cette façon habituellement. Je ne sais pas pourquoi les chansons pop ne reflètent pas davantage la complexité de l’être humain… Alors, il y a différentes couches de comment les gens se comportent dans les relations amoureuses. Mon personnage est vaguement inspiré de moi. Parfois mon cerveau prend le dessus sur le coeur et il y a une confusion entre les deux, donc la portion de Fiona est ma propre autocritique, d’être ainsi fait. Et ça s’est développé en un personnage en soi, qui me reproche de ne pas être suffisamment passionné, d’être trop intellectuel. Mais je crois que c’est quelque chose d’assez commun, mais qui ne se retrouve pas souvent dans les chansons de 3 minutes… Travailler avec elle était génial. Je ne la connaissais pas, mais nous avions des amis communs et elle est tellement sans compromis: quand elle décide de faire quelque chose, elle donne tout. Et ç’a créé un certain élément brut, car elle incarne son personnage avec une telle intensité. Ça m’a à la fois effrayé et aidé… Mon personnage n’est pas suffisamment passionné, alors je dois me rappeler que je ne dois pas m’abandonner… Cette chanson m’a prise un bon six ans à écrire. C’était fait à un certain temps: mais il n’y avait que mon personnage. Puis cet autre personnage est né, est venu critiquer la pièce et est devenu Fiona. Donc ç’a pris ce long et intéressant parcours.

Q Il semble que chaque élément a été poli sur cet album: les textes, certes, mais les musiques, les mélodies, les arrangements, le choix des sons et même des effets. Saviez-vous dès le départ que vous aviez du matériel aussi fort?

R Oui. Je crois quand même que j’ai eu du matériel aussi fort par le passé, mais que je n’ai pas donné de chances aux chansons parce que je me consacrais tellement à ces enregistrements un peu brouillon live. J’ai été opposé aux principes de la réalisation pendant longtemps: je me disais le matériel est bon, les musiciens sont bons, réunissons-nous dans une pièce et jouons! C’était cool, mais par la suite, j’ai réécouté ça et je me suis dis que j’aurais pu rejoindre davantage de gens en resserrant le tout. Ou si j’avais approfondi ça quelque peu. Quand je suis sur scène, je sais exactement qui je suis, mais quand je suis en studio, j’oublie rapidement… Alors j’essaie toujours que les enregistrements soient le plus près de ce que je suis sur scène. Je suis très suspicieux de nature envers les réalisations, de figer les choses, de les rendre parfaites…

Q Quel album vous a marqué cette année?

R Je n’ai y pas réfléchi à fond, mais je sens que le son des albums s’est considérablement amélioré ces dernières années. Les gens prennent plus de risque avec la manière dont sonnent les albums. J’aime beaucoup les enregistrements qu’a réalisés Blake Mills [qui a joué sur Are You Serious], avec Alabama Shakes et les autres groupes qui sont parus cette année [Dawes, We're All Gonna Die, Jim James, Eternally Even, John Legend, Darkness & Light]. C’est le premier réalisateur depuis longtemps qui sait faire vraiment bien faire sonner les albums sans que ça ne sonne nostalgique. Récemment, j’ai écouté aussi le nouvel album d’Anderson Paak, qui est davantage dans une veine hip hop et je crois d’ailleurs que ce que j’ai préféré cette année est de ce genre: l’album de Robert Glasper avec Eryka Badhu (Everything’s Beautiful) et cette chanson, Afro blue. Ces trucs de nouvelle soul…. Un autre bon est Thundercat, mais je ne suis pas sûr que c’est sorti cette année [son dernier solo remonte à 2015]…

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Mercredi 21 décembre 2016 | Mise en ligne à 10h54 | Commenter Un commentaire

Retour sur 2016: événements et spectacles

2016 tire sérieusement à sa fin, c’est l’heure des bilans!

Je vous propose aujourd’hui un retour sur quelques éléments marquants de l’année musicale d’ici et d’ailleurs. Puis, six spectacles qui ont été mémorables à Québec. Quels sont les vôtres?

La scène de Québec en pleine effervescence

Depuis quelques années déjà, on sentait que la scène de Québec était en train de prendre un envol notable avec des artistes comme Karim Ouellet, The Seasons, The Lost Fingers ou encore Safia Nolin. Cette année plus que jamais, cet élan se confirme. Le nombre de productions de qualité est époustouflant et la plupart de ces artistes n’en sont qu’à leurs débuts. On songe à Fjord, qui avoisine les 2,8 millions d’écoute avec la pièce Blue sur Spotify, à Ghostly Kisses, qui approche les 1,9 million d’écoute sur la même plateforme avec Such Words, à Men I Trust qui a fait une mini-tournée en Chine, à Floes, De la reine, Gabrielle Shonk, ou, encore, Ego Death qui ont également bien fait.

L’année de la mort
L’année 2016 n’était pas encore pleinement démarrée qu’on était outré du nombre de personnalités qui tombaient sous le coup de la Faucheuse. Le rythme n’a jamais ralenti. Les deux tiers d’Emerson, Lake & Palmer -Keith Emerson et Greg Lake- sont partis. Deux membres-fondateurs de Jefferson Airplane se sont éteints le même jour, à 74 ans: Signe Toly Anderson et Paul Kantner. Du reste, les noms parlent d’eux-mêmes: Prince, David Bowie, Leonard Cohen, Glenn Frey, René Angélil, Bob Walsh, Leon Russell, Sharon Jones, Sir George Martin, Nana Vasconcelos, Gianmaria Testa, Rudy Van Gelder… Est-ce que le rythme ralentira l’année prochaine? D’aucuns croient que non, puisque c’est véritablement une génération qui est en train de mettre les voiles…

Les adieux de Gord Downie
Dans l’univers du rock, les supposés adieux sont régulièrement marqués de retour. Mais dans le cas de Gord Downie, rarement ils auront été aussi vrais. L’artiste de 52 ans, qui sait que ses heures sont comptées en raison d’une tumeur inopérable au cerveau, a fait une ultime série de concerts avec ses complices de The Tragically Hip, le temps de présenter son dernier album avec le band: Man Machine Poem. Le concert qui a eu lieu à Kingston le 20 août, dans la ville natale des Hip, a été diffusé et a permis non seulement d’entendre le groupe vibrer une ultime fois, mais de connaître des moments forts en émotions… Impossible de rester de marbre quand le chanteur a craqué durant Grace, Too ou lorsqu’on a vu les musiciens embrasser leur vieux complice en sortie de piste… Non, ce n’était pas des adieux comme les autres…

Trois shows à dimension humaine: Gonzales, Gardot et Marillion
J’ai toujours un faible pour les concerts à salle, à dimension humaine. En début d’année, le 12 février, Chilly Gonzales nous a donnés des leçons de piano jouissives dans un Palais Montcalm complet, avec humour et moments sensibles.

Sans tambour ni trompette, Melody Gardot, elle, a rempli le Grand théâtre à pleine capacité et est débarquée avec un show rodé au quart de tour le 28 juin, juste assez exigeant pour déstabiliser la foule et avec juste assez de hits pour ne pas la perdre.

Dans un tout autre registre, les vétérans de Marillion se sont surpassés à l’Impérial (2 novembre), défendant leur excellent album F.E.A.R., qui traite des sujets de l’heure -peur, immigration, dérives capitalistes- sans omettre de toucher à d’autres périodes de leur répertoire.

Trois shows à grand déploiement: Pearl Jam, Mumford & Sons et Rammstein
Le passage de Pearl Jam à Québec le 5 mai a eu des allures d’événement: une murale à l’Anti, une collecte de denrées alimentaires, un encan pour les fans et, bien sûr, un redoutable concert aux allures de marathon, comme le groupe aime les concocter.

On craignait de se les geler avec Mumford & Sons à la baie de Beauport, le 11 juin, on s’est plutôt éclaté dans un cadre extérieur où tous les ingrédients d’une réussite étaient présents: performance mémorable avec une portion au coeur de la foule (voir clip ci-dessous), confort avec tous les services souhaités et excellente sono.

Il n’est pas facile de recréer de la magie lors d’un deuxième passage, mais Rammstein, qui a une proposition sur mesure pour l’immense scène des plaines d’Abraham, a su relever le défi avec un concert éblouissant visuellement et musicalement le 17 juillet.

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