Nicolas Houle

Archive, novembre 2016

Mercredi 30 novembre 2016 | Mise en ligne à 11h10 | Commenter Aucun commentaire

Metallica à Toronto: la magie de la proximité

James Hetfield sur les planches de l'Opera House, à Toronto - photo La Presse Canadienne

James Hetfield sur les planches de l'Opera House, à Toronto - photo La Presse Canadienne

TORONTO — Mardi, les quatre musiciens de Metallica s’offraient un rare concert intime. Les rockeurs avaient en effet investi l’Opera House de Toronto, une salle centenaire, qui peut être comparable à l’Impérial de Québec.

Dès 18h, ils étaient des centaines à faire la file sur Queen Street, puis sur Lewis Street. Dans les rangs, certains avaient commencé la fête à l’avance. D’autres se racontaient comment ils avaient réussi à mettre la main sur ces très rares billets – un peu moins de 1000 – que des revendeurs essayaient d’écouler jusqu’à près de 5818$, rien de moins, dans le Web. «C’est Metallica comme à ses débuts, dans les années 80, on ne voit plus ça», s’enthousiasmait un fan qui était venu de l’Ohio.

Même des résidents avaient décidé de participer à la fête, se fabricant un «M» à l’effigie du groupe et faisant jouer de la musique sur leur balcon. Les Torontois du coin n’étaient pas tous aussi excités: le concert avait été devancé de 30 minutes, car certains craignaient le bruit tardif. Metallica a néanmoins débuté la performance à 21h, comme il était prévu initialement…

L’événement n’était pas couru que par les fans. Plusieurs personnalités s’étaient faufilées, dont l’animateur George Stroumboulopoulos ou le réalisateur de documentaires métal, Sam Dunn, évitant la longue attente.

Il est vrai qu’il y avait quelque chose de spécial à cette soirée, souligné par l’absence de l’habituelle The Ecstasy of Gold, en intro, et le fait qu’on pouvait toujours voir les gars lorsqu’ils étaient sur les côtés de la scène, qui faisaient office de coulisses: il y avait une grande proximité avec les musiciens, une dimension humaine qui se perd en aréna. On se serait presque cru dans notre salon – dans la mesure où il y a un mosh pit chez vous, bien sûr…

«Metallica est de retour sur le radar», a lancé James Hetfield, après un départ sur des chapeaux de roue avec Breadfan et Creeping Death. La foule lui a répondu sans équivoque qu’elle s’en réjouissait.

Les Américains ont proposé un concert presque identique à celui qu’ils ont donné le 18 novembre au House of Vans de Londres, et qui a été diffusé dans le Web, afin de célébrer la parution de Hardwired… To Self-Destruct. N’allez pas conclure que les gars étaient sur le pilote automatique: il y avait une excellente énergie sur les planches. D’accord, il y a bien eu un faux départ à One -James Hetfield s’était lancé, par erreur, dans le riff de Fade To Black-, mais c’était surtout drôle. Du reste, la chimie y était et la machine grondait.

Comme Hardwired… To Self-Destruct vient juste de paraître et qu’il s’agit d’un album double, on s’attendait à avoir davantage de nouveau matériel. Au total, seulement trois nouvelles pièces se sont insérées. Il faut dire toutefois que la tournée officielle n’est pas encore lancée et que ce spectacle était d’autant plus particulier, que tous les profits des ventes de billets allaient à un organisme de charité, The Daily Bread Food Bank. Si le groupe voulait tester la réaction des amateurs, il est sans doute reparti convaincu de l’accueil, car elles ont toutes bien fonctionné, en particulier Moth Into A Flame, où l’on pouvait constater que les fans avaient assimilé les paroles, mais aussi l’énergique Hardwired et, peut-être dans une moindre mesure, Atlas, Rise!

Du reste, l’efficacité des classiques demeure, qu’il s’agisse de Master of Puppets, servi de manière incendiaire, de For Whom the Bell Tolls ou de la toujours appréciée Enter Sandman.

Au-delà de la proximité, qui a rendu la bande forcément plus humaine et accessible (James Hetfield a néanmoins renoncé à dialoguer avec certains fans, incohérents), il faut mentionner à quel point on a apprécié la sonorité d’une véritable salle de concert, plutôt que d’un aréna…

Un concert bien spécial, donc, d’autant que ce type de performance sera toujours rare dans le parcours de Metallica, popularité oblige.

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Dimanche 27 novembre 2016 | Mise en ligne à 18h30 | Commenter Commentaires (9)

Y étiez-vous? Roger Waters à Québec, en 1987

Un peu plus tôt cet automne, Roger Waters annonçait qu’il reviendrait à Québec en 2017 pour offrir non pas un, mais deux concerts au Centre Vidéotron. La carrière solo du chanteur et bassiste n’a pas toujours tourné aussi rondement, en particulier durant les années 80, lorsqu’il a dû faire face à la compétition de son ancienne formation, Pink Floyd.

En 1987, Roger Waters était sur la route avec son album-concept Radio K.A.O.S, où un handicapé que tous croient dans un état végétatif correspond par l’entremise de son téléphone portable et parvient même à hacker les ordinateurs de grandes puissances, afin de simuler une attaque nucléaire et susciter une prise de conscience planétaire.

Outre sa troupe, dans laquelle on trouvait Paul Carrack, Waters avait avec lui le DJ américain Jim Ladd, qu’on peut entendre sur l’album Radio K.A.O.S. et qui assurait les liens entre les pièces, en plus de prendre les demandes spéciales ou de répondre aux questions de certains fans.

Malgré cette proposition intéressante et un choix de chansons nettement moins conservateur que ce que Waters peut offrir aujourd’hui avec, en plus des classiques, des titres comme Not Now John, Southampton Dock ou l’inédite Molly’s Song, la tournée, quoique bien accueillie, avait été relativement modeste et n’avait pas connu un succès comparable à celui qu’obtient Waters depuis le tournant des années 2000.

À Québec, cependant, l’accueil avait été des plus chaleureux. Ils étaient quelque 12 000 à être venus l’accueillir et ils ont eu droit, selon Michel Bilodeau, sur les lieux pour Le Soleil, à un concert «tout simplement superbe». Fidèle à lui-même, l’artiste n’avait pas négligé l’aspect visuel: «Le show était riche en images et en effets sonores. La grande majorité des pièces étaient accompagnées de projection de courts films, certains utilisés lors des tournées de The Wall et Animals, et l’installation quadraphonique a été efficace.»

Non seulement Waters avait fait la part belle à son matériel solo, mais il avait pris «d’heureuses libertés», permettant de leur insuffler une dose de renouveau.

Fait intéressant, la performance avait été enregistrée, afin d’être retransmise par la suite aux États-Unis, ce qui fait qu’encore aujourd’hui, il est possible d’entendre ce fameux concert, dont plusieurs parlent toujours, des lumières dans les yeux.

Y étiez-vous?

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Jeudi 24 novembre 2016 | Mise en ligne à 9h31 | Commenter Aucun commentaire

OK Go: la magie visuelle en 4,2 secondes

La formation américaine OK Go nous a habitués depuis plusieurs années déjà à des vidéoclips hauts en couleurs, qui brillent par leur inventivité, leurs trouvailles et leurs prouesses, tant visuelles que techniques. La troupe poursuit dans cette voie avec The One Moment et crée l’événement…

La chanson, que l’on retrouve sur l’album Hungry Ghosts (2014) se veut une célébration des instants de la vie où l’on est le plus vivant. Le groupe précise, dans son site Web: “Les humains ne sont pas outillés pour comprendre leur propre dimension passagère; ce sera toujours profondément beau, profondément confus et profondément triste que nos vies et notre monde soient si éphémères.”

Pour illustrer ce propos, OK go a proposé un clip qui tient presque entièrement en 4,2 secondes. La première séquence, qui représente les trois quarts du clip, a pu être tournée en aussi peu de temps grâce à des déclencheurs numériques, qui ont créé une série de plus de 300 événements (principalement des explosions de différents objets). Ces déclencheurs étaient synchronisés à un bras robotique à haute vitesse, qui permettait à la caméra de capter tout ce qui se déroulait. Évidemment, dans le clip final, l’ensemble a été ralenti pour qu’on puisse pleinement apprécier ce tour de force.

Si ça vous intéresse d’en lire davantage, OK Go raconte tout ça en détails ici.

Ce ne sera pas la première fois que le visuel volera la vedette à la musique chez OK Go, mais tout de même, la chanson est pas mal du tout…

Et en passant, si comme, moi, vous avez eu des pincements de coeur en voyant des guitares exploser, sachez que ce n’étaient pas des instruments utilisables…

Je vous suggère de cocher la case HD, dans le bas de la boîte vidéo, à droite, pour mieux apprécier le clip.

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