Nicolas Houle

Archive, octobre 2016

Dave Gahan, très décontracté, lors de sa comparution à Québec, en 1993 - photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Dave Gahan, très décontracté, lors de sa comparution à Québec, en 1993 - photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

À qui revient la palme d’avoir défrayé la manchette à la fois pour avoir donné un bon concert et pour avoir comparu au palais de Justice de Québec? Ni à des hard rockers, ni à des punks, ni même à des rappers, mais bien à Depeche Mode.

Le 8 septembre 1993, la formation de pop électronique amorçait le segment nord-américain du Devotional Tour à Québec. Arrivés au Château Frontenac à 1h30, dans la nuit précédant le spectacle, les Anglais ont constaté qu’il n’y avait pas d’électricité dans l’hôtel. Le personnel avait précisé aux artistes qu’il s’agissait d’une panne planifiée, mais les esprits se seraient échauffés au point où le service de sécurité a dû être appelé et un gardien a reçu un coup de tête… Les policiers sont venus calmer le jeu.

N’empêche, le jour du spectacle, le chanteur Dave Gahan et son garde du corps, Daryl Levy, ont dû se présenter -assez décontractés, avec leur friandise glacée!- au palais de justice pour voies de fait et entrave au travail des policiers. Aucune accusation n’a cependant été retenue et le concert, en soirée, s’est bien déroulé. Très bien, même: le quatuor a «littéralement soulevé ses quelques 7000 fans avec un show sans faille», écrivait Michel Bilodeau, sur les lieux pour Le Soleil.

Apparaissant d’abord derrière un rideau où la foule pouvait les voir en ombre chinoise, les musiciens ont ouvert avec Higher Love. La troupe avait opté pour une scène dépouillée où il y avait, au centre, un imposant cube sur lequel une portion des musiciens étaient installés, mais qui servait aussi de grand écran.

La foule avait accueilli chaleureusement chacune des pièces, or Bilodeau avait noté quelques oublis d’incontournables comme Blasphemous Rumors ou People Are People.

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Jeudi 27 octobre 2016 | Mise en ligne à 15h35 | Commenter Aucun commentaire

Les deux facettes de Regina Spektor

Peut-on investir la pop ou le registre grand public, sans diluer son matériel ou perdre de vue ses racines indie? Regina Spektor s’efforce de démontrer que oui avec Remember Us To Life.

Quatre ans après le très réussi What We Saw from the Cheap Seats, Spektor revient avec une proposition qui touche, dans un premier temps, à une pop aussi recherchée qu’accrocheuse, avec des éléments électroniques ou synthétiques, pour graduellement se déplacer vers un emballage plus classique, où l’artiste pose les doigts sur son piano afin de défendre des titres nuancés, accompagnée de cordes.

Fidèle à elle-même, l’Américaine née en Russie signe des textes adroits, avec une voix sensible et pleine d’assurance. Si on peut trouver les deux facettes de l’album assez différente, on prête l’oreille avec un égal bonheur à l’inventif Small Bill$, à la balade The Light, qui affiche une indéniable profondeur, ou à la théâtrale The Trapper and the Furrier, interprétée à perfection. Visiblement, Spektor est dans une excellente phase créatrice.

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Mardi 25 octobre 2016 | Mise en ligne à 8h53 | Commenter Un commentaire

Kings of Leon: perte d’identité, gain au palmarès

WALLS, acronyme de We Are Like Love Songs, marque un tournant dans la petite histoire de Kings of Leon.

Pour la première fois, les Followill ont fait appel à un autre réalisateur qu’Angelo Petraglia pour les accompagner en studio, optant pour Markus Dravs (Arcade Fire, Mumford & Sons). On le sent rapidement dans la facture sonore, plus léchée, où les claviers et les choeurs étoffés s’insèrent l’instrumentation.

S’il est louable que la troupe ait voulu sortir de sa zone de confort, ces dix nouvelles chansons manquent quelque peu de personnalité. La voix de Caleb Followill demeure un plaisir à écouter, tout comme les lignes de guitares ou de basse dynamiques, enchevêtrées les unes dans les autres, mais trop souvent, les Kings of Leon peinent à mettre de l’avant les qualités qui les distinguent.

Au mieux, on se retrouve avec des pièces efficaces, comme l’extrait Waste A Moment, mais qui évoquent d’autres groupes comme U2, Coldplay ou même One Republic… Quelques titres soutiennent néanmoins l’attention, comme Muchacho, avec ses accents sud-américains.

La bande aurait certainement pu faire mieux, mais comme elle se distingue au palmarès, d’aucuns y verront une réussite. Ça risque d’être meilleur live

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