Nicolas Houle

Archive, mai 2016

Mardi 31 mai 2016 | Mise en ligne à 17h19 | Commenter Commentaires (2)

Faire ses adieux à The Tragically Hip

Ondes de choc la semaine dernière sur la planète rock, alors qu’on apprenait que Gord Downie, le leader de Tragically Hip, était atteint d’un cancer au cerveau incurable. Il n’y a pas d’âge pour s’éteindre ou se savoir condamné, mais à 52 ans, mettons que c’est très tôt…

Les Hip, qui sont sur le point de lancer leur 14e album studio, Man Machine Poem, ont décidé d’y aller de ce qui sera une ultime tournée.

Pour l’instant, la série de concerts doit s’amorcer le 22 juillet pour s’achever le 20 août. Au départ, 11 dates étaient annoncées, aucune au Québec.

Mardi, quatre dates additionnelles ont été ajoutées, mais toujours rien au Québec, bien que des rumeurs courent à propos d’un ajout à Osheaga.

Déjà, les sites de revente comme StubHub profitent de la forte demande pour ces représentations. Pour le premier concert, à Victoria, des billets apparaissent à 999$US – ils se déculpabilisent en donnant une part des profits à une fondation.

Les albums du band ont aussi connu un regain d’intérêt de la part des fans.

À Québec, on avait eu la chance de voir les Hip l’été dernier, durant le FEQ, mais on ne se doutait nullement que c’était peut-être pour la dernière fois… Une ultime visite sous forme d’adieux serait sans doute aussi appréciée que courue…

Comptez-vous faire vos adieux aux Hip et à Gord Downie? En réécoutant religieusement les albums ou en courant les concerts?

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Dick

Quand on fouille dans le passé, on peut dénicher des scénarios qui seraient hautement improbables aujourd’hui. Par exemple le fait que -M- avait ouvert pour Philippe Lafontaine et Dick Annegarn, au Pigeonnier, à l’été 1998. En raison du mauvais temps, on l’avait recasé là et le public lui avait réservé un accueil glacial…

La présence même de Dick Annegarn sur cette grande scène serait impensable aujourd’hui, tellement on tient à des sites bien remplis au Festival d’été. Pas que c’était vide, loin de là, mais il n’était pas impossible d’assister à cet excellent concert confortablement assis dans le gazon, par exemple…

Annegarn a toujours œuvré en marge des grands circuits. Sa façon unique de jouer avec les rimes, de mélanger le blues, la chanson française et la world, lui a valu un succès d’estime certain, mais rarement les oreilles d’un vaste nombre d’auditeurs, hormis à ses débuts.

La roue tournait différemment à la fin des années 90. Son superbe Approche-toi avait bénéficié de la distribution du géant Warner, ce qui lui avait permis de renouer avec une frange du public qu’il avait perdue et d’être découvert par de nouvelles générations.

L’artiste aux racines hollandaises s’est pointé, arborant t-shirt orangé, chemise blanche et bretelle. Il a débuté le concert seul sur scène, avec Le Grand dîner, ce titre qui remonte aux années 70, où le narrateur boit en attendant ses amis retardataires. Quand la pièce s’est achevée avec un Annegarn faisant mine d’être saoul mort, ses musiciens sont arrivés ! Le ton était donné pour un concert empreint d’humour, de finesse et de singularité. Avec sa voix grave ou râpeuse et son accent unique, Annegarn a parcouru des récents titres, comme Les Tchèques tout autant que ses classiques que sont Bébé éléphant, Mireille ou encore la fameuse Bruxelles. Celle-ci lui a valu d’être fait citoyen d’honneur de ladite ville, en 2005 et il l’a récemment reprise au lendemain des attentats qui ont secoué la capitale de l’Union européenne.

Bref un beau concert, aussi sympathique qu’original, qui nous fait réaliser que ça fait un sacrément moment qu’on a vu chez nous cet Hollandais errant, par ailleurs toujours actif outremer…

Y étiez-vous ?

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Mardi 24 mai 2016 | Mise en ligne à 8h48 | Commenter Commentaires (2)

The Monkees: la perle inattendue des vieux singes

En dépit de leurs réunions épisodiques, les Monkees avaient rarement visité les studios depuis 1968 tout en étant inspiré. Il y avait donc de quoi être sceptique devant cette nouvelle réunion, visant à célébrer les 50 ans de la formation.

Mais Micky Dolenz, Peter Tork et Michael Nesmith ont travaillé fort pour nous convaincre qu’ils avaient encore quelque chose à partager. Avec la complicité d’Adam Schlesinger (Fountains of Wayne) à la réalisation et d’une équipe d’auteurs-compositeurs tout étoile, les vétérans proposent avec Good Times un album ensoleillé qui porte bien son nom.

Le trio replonge sans la moindre gêne dans les sonorités des années 60, mettant à contribution des voix et des harmonies vocales qui ont franchement bien mûri. Ils s’approprient aussi bien la pop géniale d’Andy Partridge (You Bring The Summer) que la ballade à la manière Ben Gibbard (Me & Magdalena), le rock de Noel Gallagher et Paul Weller (Birth Of An Accidental Hipster) ou la signature de Rivers Cuomo (She Makes Me Laugh).

Même le défunt Davy Jones est présent à travers la reprise de Love To Love, de Neil Diamond. Il y a bien une ou deux baisses de régime —en particulier Little Girl, rare titre écrit, ironiquement, par un des Monkees (Tork) — mais rien pour gâcher le plaisir.

L’album paraît officiellement le 27 mai. Je vous laisse avec cette musique qui nous laisse espérer l’été et je m’éclipse pour une semaine.

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