Nicolas Houle

Archive, février 2016

Vendredi 26 février 2016 | Mise en ligne à 16h24 | Commenter Commentaires (7)

Y étiez-vous ? Porcupine Tree au Pigeonnier, en 2005

Steven Wilson avec Porcupine Tree, au Parc de la Francophonie, en 2005 - photo Laetitia Deconinck

Steven Wilson avec Porcupine Tree, au Parc de la Francophonie, en 2005 - photo Laetitia Deconinck

Avant d’amorcer une carrière solo florissante, le chanteur et guitariste Steven Wilson était à la tête de la formation Porcupine Tree. Même si son approche art rock a rarement été en phase avec le goût du jour, le groupe, qui a tour à tour flirté avec l’électronica, le psychédélique et le métal, s’est rapidement imposé comme un incontournable du genre.

En dépit de la grande reconnaissance que Wilson avait dans les cercles du progressif, il a mis du temps à devenir un habitué de Québec, comme il l’est désormais — il sera au Grand théâtre lundi. Le deuxième passage de Porcupine Tree en ville, après une halte au d’Auteuil, en 1999, remonte à 2005.

Pour ce concert au Festival d’été, on avait demandé au chanteur et guitariste texan Ian Moore d’assurer la première partie. Il s’en était bien tiré, armé de sa seule six cordes. Porcupine Tree avait pris le relais avec une proposition fort différente. Non seulement la troupe qui réunissait, outre le leader, l’ex-Japan Richard Barbieri (claviers), Colin Edwin (basse) Gavin Harrison (batterie) et le guitariste invité John Wesley est arrivée des sonorités riches et denses, mais elle misait sur du visuel pour accompagner son répertoire tantôt planant, tantôt plus musclé.

Les Britanniques ont ouvert avec la pièce-titre de leur plus récent album de l’époque, Deadwing. D’une chanson à l’autre, on a pu constater que le groupe avait déjà un lot de fans fidèles : le public reconnaissait les compositions dès les introductions et réagissait vivement. Gavin Harrison, qui en était à son premier passage en ville, avait ébloui les festivaliers avec son jeu de baguettes sur Hatesong. Du reste, Porcupine Tree avait proposé une soirée impeccable avec, parmi les moments forts, la belle balade Lazarus, l’ambitieuse Arriving Somewhere But Not Here, Blackest Eyes, devenue un classique au fil des ans, ou encore le petit bijou pop qu’est Shesmovedon.

Ce concert a été un tournant dans la relation entre Steven Wilson et Québec : les liens avec les fans de la première heure se sont soudés entièrement, tandis que de nouvelles paires d’oreilles ont découvert là un univers qu’ils n’ont plus quitté.

En 2010, le claviériste Richard Barbieri m’a indiqué combien cette performance était gravée dans sa mémoire: «Notre concert au Festival d’été figure parmi nos favoris de tous les temps. Ce spectacle a vraiment été spécial pour nous.»

Y étiez-vous ?

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Jeudi 25 février 2016 | Mise en ligne à 16h04 | Commenter Commentaires (10)

Peut-on critiquer Kanye West?

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À défaut de s’illustrer au palmarès avec son récent The Life Of Pablo –qu’il s’entête à ne rendre disponible que sur la plateforme Tidal- Kanye West garde son profile haut dans l’espace public en tweetant à outrance, tout en s’autocélébrant et en refusant toute critique.

Le respecté réalisateur Bob Ezrin, qui est derrière The Wall, de Pink Floyd et des albums incontournables de Peter Gabriel, Alice Cooper et Lou Reed, a osé critiquer le rappeur. Il en a entendu parler…

Selon Ezrin, qui a aussi travaillé avec Nine Inch Nails, la musique de West ne résistera pas à l’usure du temps, contrairement celle de N.W.A., de Kendrick Lamar ou de Jay-Z.

West a bien sûr répliqué en demandant si quelqu’un savait qui était Ezrin, en indiquant qu’il était las des vieux qui ne connaissent rien et qui critiquent la musique, puis en se disant mal à l’aise pour les enfants de Ezrin, que leur père avait mis dans l’embarras en osant le critiquer.

Bref, tout pour se rendre encore plus sympathique… Peut-être avait-il découvert que Ezrin avait aussi travaillé avec Taylor Swift ?

Dans tout cet épisode, c’est peut-être la fille d’Ezrin qui a eu le meilleur mot. Elle a répliqué à West en disant qu’elle était fière d’être la fille d’Ezrin et que son père lui avait appris à avoir une opinion sans craindre les réactions des autres. Elle a ajouté, toujours à l’attention de West : «Mon père nous appris à ne pas répondre à la colère par la colère. Il a écrit un essai en partageant son opinion. Vous êtes un leader. Choisissez l’amour.»

On pourra dire que West est insupportable, mais il reste qu’il pourrait avoir sauvé Tidal. Selon TMZ, le fameux Life of Pablo aurait été écouté des millions de fois depuis son lancement et aurait permis de doubler le membership, qui serait passé de 1 million à 2,5. Jay Z lui en doit une.

Et puisqu’il semble bien qu’on n’a pas fini d’entendre parler de West, il a promis un nouvel album pour l’été… Pourra-t-on le critiquer, celui-là?

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Mise à jour: comme vous pouvez le lire ici, selon les informations que j’ai pu récolter, tout indique que Brad Paisley prendra la relève de Keith Urban sur les Plaines et que les Decemberists feront leur première halte en ville.

Le Bluesfest d’Ottawa a dévoilé sa programmation 2016. Comme l’événement a lieu exactement aux mêmes dates que le Festival d’été de Québec (FEQ), soit du 7 au 17 juillet, on peut s’attendre à ce que des têtes d’affiche soient présentes aux deux festivals, comme c’est déjà arrivé par le passé. C’est d’ailleurs commencé, puisque les Red Hot Chili Peppers, qui s’arrêteront au FEQ, seront à Ottawa le 15 juillet…

Le directeur de la programmation du FEQ, Louis Bellavance, n’a jamais caché son intérêt pour la formation The Lumineers. Il aurait une occasion en or, cette année, d’amener la troupe en ville: elle sera au Bluesfest le 9 juillet.

On avait déjà eu l’occasion de parler, dans ce blogue, de la présence possible de Noel Gallagher avec ses High Flying Birds, ainsi que de Duran Duran. Ça semble de plus en plus plausible, puisque les deux groupes seront à Ottawa, respectivement les 8 et 16 juillet.

Après le succès country de l’an dernier, avec Keith Urban, il y a fort à parier que le FEQ voudra de nouveau exploiter cette veine. Deux prospects sont en vue: Sam Hunt (14 juillet) et Brad Paisley (13).

Au rayon de l’indie, impossible de passer sous silence The Decemberists (13 juillet), qu’on n’a encore jamais vu à Québec ou la toujours appréciée formation montréalaise Half Moon Run (même journée). Le FEQ ne lèvera sûrement pas le nez sur Wolf Parade (16 juillet), qui se reforme. Il sera aussi intéressant voir si on invitera Peter Bjorn and John (7 juillet).

Le rock demeure fort à Québec. Si on y ajoute une petite dose de nostalgie, ça peut prendre la forme de Billy Idol (7 juillet) et The Cult (9 juillet); si on en met une grosse, ça peut prendre la forme des Monkees (14 juillet).

Voudra-t-on ramener Ben Harper, qui tourne cette fois avec ses Innocent Criminals (8 juillet) ou souhaitera-t-on faire appel à Bryan Ferry (17 juillet)? Autant de questions auxquelles le FEQ répondra dans la deuxième moitié de mars, lors du dévoilement officiel de sa programmation.

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