Nicolas Houle

Archive, janvier 2016

Vendredi 29 janvier 2016 | Mise en ligne à 14h44 | Commenter Commentaires (7)

Pearl Jam au Colisée, en 2005: Y étiez-vous?

Eddie Vedder au Colisée, en 2005 — photo Jean-Marie Villeneuve, Le Soleil

Eddie Vedder au Colisée, en 2005 — photo Jean-Marie Villeneuve, Le Soleil

Moment d’angoisse, cette semaine, pour les mordus de Pearl Jam. D’abord pour les membres du fan-club, qui espéraient, grâce à la loterie instaurée par le groupe, mettre la main sur des billets de qualité en vue du concert du 5 mai, au Centre Vidéotron. Ensuite pour les autres admirateurs de la formation, qui n’avaient droit à aucune prévente.

Il faut dire qu’en plus d’être talentueuse et d’avoir le souci de varier son répertoire d’un soir à l’autre, la troupe d’Eddie Vedder s’est rarement pointée à Québec et que cette halte sera la seule dans la province. La précédente visite en ville remonte au 20 septembre 2005, au Colisée.

Ils étaient 11 000, ce soir-là, à s’être déplacé. Avant même la première partie, assurée par Sleater-Kinney (le trio a eu le temps de se séparer et de revenir, depuis), ils ont été gratifiés par la visite d’Eddie Vedder, venu entonner Dead Man. Puis, lorsque le moment est venu, Pearl Jam a ouvert en douceur, sur les lignes de Sometimes, pour ensuite plonger en pleine période Vitalogy avec la mordante Last Exit.

C’est un généreux programme réunissant 26 titres que le groupe a proposé, touchant l’ensemble de son répertoire. Bien sûr, les gros canons étaient au rendez-vous, dont Even Flow. La collègue Kathleen Lavoie, qui couvrait le spectacle avait remarqué que la livraison de cette dernière était accélérée, avec un solo de Stone Gossard qui manquant de souffle. «Un rare faux pas dans un programme long de deux heures et 20 minutes, où ont été égrenés avec efficacité mais sobriété autant de hits que de titres moins connus et de reprises», a-t-elle résumé. Effectivement, les gars s’étaient permis quatre reprises, dont Fuckin’ Up de Neil Young & Crazy Horse et I Believe in Miracles, des Ramones, en hommage à Johnny Ramone, décédé en 2004.

Y étiez-vous ?

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Jeudi 28 janvier 2016 | Mise en ligne à 18h27 | Commenter Commentaires (6)

Ventes d’albums: la domination du passé

Pour la première fois de l’histoire, en 2015, les ventes d’albums de catalogue aux États Unis —les enregistrements ayant plus de 18 mois— ont été plus fortes que les nouveautés.

Ceci, en dépit des scores éblouissants du 25 d’Adele, avec ses 7,4 millions de copies en 6 semaines. Selon les données publiées par Chart Attack, c’est seulement dans le domaine des téléchargements d’albums que la nouveauté domine, et de peu, avec 52,5 millions par rapport à 50,9 millions.

Même dans les téléchargements de pistes, le passé a pris les devants. Cette situation était encore impensable il y a 10 ans, alors que la nouveauté dépassait le catalogue par plus de 150 millions d’unités.

Comment expliquer cela ? Par un déplacement évident vers l’écoute en ligne — le streaming. Et, aussi, par le souci des compagnies de disques d’offrir de beaux objets au rayon des rééditions.

À titre indicatif, il s’est écoulé pas moins de 50 000 copies vinyles de The Dark Side of The Moon, album paru en… 1973.

«The Times They Are a-Changin’» chantait Dylan…

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Mercredi 27 janvier 2016 | Mise en ligne à 11h55 | Commenter Aucun commentaire

Savages: plus nuancé, mais aussi grinçant

La formation britannique Savages n’était pas passée inaperçue avec son premier album, Silence Yourself, gorgé de fureur et d’un sentiment d’urgence, tout en laissant voir des influences allant de Joy Divison à Siouxsie and the Banshees.

Le quatuor féminin remet ça avec Adore Life, qui s’ouvre sur des chapeaux de roue avec l’hypnotique The Answer. La Française Jehnny Beth, alias Camille Berthomier, mort toujours dans les mots avec gravité et avec son accent particulier, tandis que les guitares de Gemma Thompson demeurent résolument grinçantes.

Or sur ces 10 nouvelles chansons, le groupe affirme davantage sa propre griffe et s’applique à déployer son univers de manière plus riche, variée et subtile. La ballade Adore ou encore l’atmosphérique Mechanics illustrent très bien combien Savages peut se faire nuancé sans sombrer dans la facilité.

La troupe use ainsi des langages de la new wave, du punk ou de l’industriel sans perdre de mordant, comme sur l’excellente I Need Something New. Ça ne fait aucun doute : Savages est sur une lancée et a encore beaucoup à dire.

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