Nicolas Houle

Archive, octobre 2015

Jeudi 29 octobre 2015 | Mise en ligne à 16h38 | Commenter Commentaires (2)

Half Moon Run: plus terre-à-terre, plus diversifié

En 2012, la formation Half Moon Run, alors à ses débuts, signait un premier album qui allait la propulser autour du globe. Plus de 300 concerts plus tard, ce n’est plus tout à fait au même groupe qu’on a affaire…

Ça s’entend très bien sur Sun Leads Me On. La troupe a effet pris un indéniable aplomb et troque l’intériorité, de même que les envolées éthérées pour une approche plus terre-à-terre, possiblement attribuable à l’expérience de scène.

Au chant, Devon Portielje est particulièrement brillant, tandis que ses comparses viennent compléter ses lignes avec des harmonies invariablement riches, des guitares sobres ou grinçantes et des rythmiques syncopées.

La bande s’intéresse à une folk rétro, au rock avec un souci d’expérimentation (superbe The Debt, avec des teintes r’n’b), tout comme à la pop.

Half Moon Run sait tirer son épingle du jeu et offrir un produit soigné, toutefois, dans l’ensemble, Sun Leads Me On n’a pas l’unité et la fraîcheur de son prédécesseur.

J’ai tourné beaucoup autour de ce Sun Leads Me On avant de réussir à y entrer. Et je crois que, justement, le groupe a travaillé beaucoup dessus, au risque ce soit trop. On en ressort avec quelque chose d’assez éclaté au plan stylistique, au détriment de l’unité d’ensemble. Ça se ressent dans le dernier droit de l’album. Trust, par exemple, avec sa ligne de basse-synthé qui nous plonge dans la musique électro/dance, détonne dans le lot…

Aussi, à bien des égards, on a l’impression d’un album de transition. Transition entre le jeune band du début, qui en était à ses premiers pas peut-être un peu insouciants à titre de groupe, et la formation internationale, qui cherche un peu la voie à explorer pour la suite des choses tout en continuant de s’imposer. Ce qui n’empêche pas qu’il y a ici plusieurs moments forts…

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Jeudi 15 octobre 2015 | Mise en ligne à 14h15 | Commenter Commentaires (5)

The Sheepdogs: vintage sans la moindre gêne

Après être devenus la première formation à faire la Une du Rolling Stone sans être avoir de contrat avec une compagnie de disques, puis être entré en studio avec Patrick Carney, des Black Keys, à titre de réalisateur, les Sheepdogs signent un nouvel album en étant seuls derrière la console. Et force est d’admettre que ça leur réussit.

Future Nostalgia est non seulement un album rigoureusement écrit, où les Canadiens laissent libre cours à leur amour du blues rock et du country-folk façon années 70 , mais il est réalisé avec aplomb et met de l’avant une riche palette sonore.

Au chant, Ewan Currie affiche une indéniable aisance (Downtown), tandis que derrière lui, ses complices enrichissent le matériel d’harmonies vocales (Back Down) et d’instrumentations toujours à propos, comme ces superbes envolées de trombone dans Help Us All.

Fait intéressant, les Sheepdogs ont le don de la concision : ils savent déployer leurs idées parfois en deux petites minutes. Rétro ? Oui, et sans gêne. Mais d’abord et avant tout, vraiment bien ficelé.

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Mardi 13 octobre 2015 | Mise en ligne à 12h10 | Commenter Aucun commentaire

Eagles of Death Metal: aux sources du rock

Les Eagles of Death Metal s’étaient tenu loin des studios d’enregistrements ces derniers temps, davantage occupés à monter sur scène – la troupe s’était notamment arrêtée au Festival d’été de Québec en 2013.

Jesse Hughes a retrouvé Josh Homme pour pondre Zipper Down, une offrande résolument rock, livrée sans excès de raffinement et assaisonnée d’humour. La pochette à elle seule résume très bien la facette «rock à l’ancienne»…

Comme le veut la tradition, même si Homme participe entièrement à la genèse de l’album, c’est Hughes qui est mis de l’avant au chant. Il défend un répertoire qui, bien qu’abrasif, fait aussi place à quelques titres plus nuancés, dont l’excellente I Love You All Time, agrémentée d’un savoureux jeu de guitare slide et de quelques lignes en français.

Le simple Complexity, avec sa rythmique syncopée ou la langoureuse Tight Boogie figurent aussi parmi les bons coups.

Il y a ici et là quelques titres plus linéaires et oubliables, tandis que la reprise de Save A Prayer de Duran Duran, quoique honnête, détonne dans l’ensemble, mais n’empêche, ce Zipper Down reste très sympathique.

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