Nicolas Houle

Archive, janvier 2014

Vendredi 31 janvier 2014 | Mise en ligne à 15h17 | Commenter Commentaires (44)

Les pochettes, du meilleur au pire

nirvana

Samedi 1er février, nous publions un imposant dossier sur les pochettes de disques dans Le Soleil. Nous avons contacté Bill Smith, qui en a signé de mémorables, Krusher, à qui l’on doit l’une de pires de l’histoire (Born Again, de Black Sabbath), Martin Bureau, qui en a fait plusieurs au Québec, des directeurs artistiques de divers labels, en plus de dresser une liste des meilleures et des pires pochettes québécoises. Une très belle édition, que je vous suggère de vous procurer.

Évidemment, pareil sujet s’accompagne invariablement d’un débat. Quelle pochette est la meilleure? Quelle est la pire? Je vous en propose une série, avec plusieurs classiques. Et j’ai bien hâte de voir votre palmarès personnel… En prime, à la toute fin, deux tirées de la galerie des horreurs!

Deep Purple Machine Head

The-Who-Whos-Next-1971

the-strokes-is-this-it

Jean-Pierre-Ferland-Jaune

the-rolling-stones-beggars-

the-pixies-surfer-rosa-(198

the-clash-london-calling-(1

jorane

The-Beatles-Sgt.-Peppers-L

CaptainBeefheart

Plume

the-beatles-abbey-road-1969

miles-davis-tutu-(1986)

thom-yorke-the-eraser-365177-1373407171

feist-the-reminder-(2007)

david-bowie-aladdin-sane-19

springsteen

ledzep

thenational

kingcrimson

pinkfloydanimals

Velvet

Born_again

johaness

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J’ai eu le grand plaisir de piquer une jasette à Paul Rodgers. Celui qu’on surnomme The Voice, qu’on connaît autant pour ses années solo que celles au sein de Free, Bad Company ou The Firm, vient de lancer son album The Royal Sessions, où il reprend des classiques soul et r’n'b dans le mythique Royal Studio, avec des musiciens marquants du genre. Un excellent disque, qui témoigne une fois de plus du redoutable chanteur qu’il est. On peut d’ailleurs en entendre un extrait dans le clip ci-haut. À noter que tout a été enregistré en mode analogique. Dans ce contexte, le vinyle est de mise…

Dans l’entrevue, que vous pouvez lire ici, où il a été question de ses différentes formations et bien sûr de son nouvel album, j’ai parlé à Rodgers de la parution prochaine d’un imposant coffret de 19 disques de Free. Loin de s’en réjouir, Rodgers espère que ce sera la dernière parution du groupe. Dommage, car le coffret précédent, Songs of Yesterday, qui ne réunissait que des inédits, était particulièrement réussi…

«Ce qu’ils ont fait avec ce coffret, c’est d’ouvrir la boîte, tout mettre sur disque et mettre ça sur le marché. De la manière que je vois ça, il n’y a pas tellement de contrôle de la qualité. Je ne suis pas vraiment d’accord avec ça. Je ne suis pas heureux de ça, pour être franc. Il faudrait que ce soit la dernière parution de Free, car il ne reste plus rien.»

«Ce devrait être une leçon pour les jeunes artistes, lorsqu’ils vont en studio et qu’ils ont un contrat avec une compagnie : il faut que ce soit stipulé que ce qui peut être mis en marché doit être approuvé par le groupe. Je ne vois pas la nécessité de lancer 14 versions de All Right Now. Ce qui est malheureux, c’est qu’on a cédé nos droits quand on avait 18 ans, sans avoir consulté d’avocats… »

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Jeudi 23 janvier 2014 | Mise en ligne à 9h43 | Commenter Commentaires (4)

SIX media: tripper en jouant les porte-voix

SimFauteux

Je déroge un peu des entrées de blogue habituelles pour vous proposer une brève visite dans les coulisses du métier, par l’entremise de Six Media marketing. La petite boîte célèbre ses cinq ans et, bien qu’elle soit née dans une période où l’industrie du disque a la vie dure, elle poursuit une régulière ascension.

Dans le milieu culturel comme ailleurs, il y a ceux qui gagnent leur vie et ceux qui conjuguent passion et boulot. J’ai la chance de faire partie des seconds. Simon Fauteux aussi. Avec SIX media, il assure le lien entre l’artiste et la presse et, éventuellement, le public. Donc pendant que les journalistes musicaux scannent plein d’albums et courent les spectacles en vue de dénicher les plus intéressants, il se manifeste en défendant ce qui le fait vibrer. Il propose donc des entrevues, envoie des suggestions d’écoute ou de couverture de shows, organise des événements, bref s’assure que les réalisations sur lesquelles les artistes ont bossé pendant des mois, voire des années, aient le maximum de chances de se faire entendre.

Quand j’échange avec Simon, on parle musique, pas boulot. On s’échange des tuyaux sur de bons bands, qu’ils soient au goût du jour ou non, qu’ils fassent partie de ceux qu’il veut faire connaître ou pas. Habituellement, il se fait un plaisir de me mettre en contact avec les Paolo Fresu, David Coverdale et Erik Truffaz de ce monde. Mais cette fois, c’est à lui que j’ai posé quelques questions.

Q : Tu as eu une brève carrière d’artiste, mais c’est véritablement dans la promotion que tu as fait ta route…

R : J’ai toujours voulu faire de la promo. Même à l’époque où j’ai fait ma carrière musicale. Au début, j’étais chez Musicor, en 1996, qui n’était que distributeur. Ensuite, je suis allé chez Oasis, devenu Song Entertainment et c’est là que j’ai vraiment commencé à en faire au département promo marketing. De là, je me suis entré chez Fusion III et j’ai fait ça pendant 8 ans, en 2000.

Q : C’est là que l’histoire de SIX Media commence… Tu as fait un bref détour par Musicor, alors devenu aussi étiquette de disques, mais tu n’y es resté qu’une poignée de jours…

R : Ce n’était peut être pas pour moi. Je n’étais peut être juste pas à ma place. Et c’était bien pour tout le monde que je m’en rende compte. Par respect pour eux. J’aime la musique plus que n’importe quoi. Ça faisait longtemps que ma blonde disait «pars ta compagnie». Et j’avais la chienne. En voyant que l’aventure se terminait, j’ai parti ma boîte. Et ç’a déboulé tout de suite : le retour de Beau Dommage, Harry Manx, Emilie Claire Barlow… Harmonia Mundi est arrivé dans le paquet, puis Gianmaria Testa. C’est une belle marque de loyauté, parce qu’il y avait là-dedans beaucoup de gens satisfaits de la job que j’avais fait chez Fusion III.

Q : Quand Fusion III a fermé, c’est tout un pan de la musique indépendante qui s’est éclipsé au Québec. Tu t’es retrouvé à lui donner de nouveau une voix en partant ta boîte, qu’il s’agisse de jazz, rock, world, progressif, métal ou autre…

R : J’ai toujours voulu avoir un catalogue éclectique et en marge du reste. J’ai toujours travaillé de Motörhead à Adam Cohen, de Truffaz à Anthony Joseph; je trouve ça vraiment trippant.

Q : Quel est ton mandat premier?

R : Faire découvrir de la musique au monde. C’est ce que j’aime le plus faire. Harry Manx est un excellent exemple : c’est mon grand coup de cœur. Et c’est génial de voir la courbe monter : les salles qui vont en grandissant, les ventes de disques qui montent, même si elles ne sont plus les mêmes qu’à une certaine époque. Ma plus belle récompense, c’est quand le gens viennent dire, à une séance de signature, «merci de m’avoir fait découvrir ça».

Q Tu t’es lié d’amitié avec des artistes comme Manx, Gianmaria Testa ou Cali et tu vas même jusqu’à donner ton avis sur les maquettes de certains. Mais parfois, tu dois bien avoir eu affaire à des artistes plus capricieux que d’autres… Des noms ?

R Le plus weird qui m’est arrivé, c’est Benjamin Biolay, parce qu’il arrivait avec une réputation assez dure – il n’aime pas faire de la promo. J’avais une belle journée de prévue. Je ne le connaissais pas, il ne me connaissait pas et effectivement il est un peu dur d’approche, mais quand il est entré dans l’auto, j’ai démarré et c’est Sirius, d’Alan Parsons, qui est jouait. Il m’a dit «tu sais c’est quoi ?» Moi j’ai dit «oui, c’est Sirius d’Alan Parsons et c’est aussi la toune des Bulls de Chicago». C’est un fan fini de basketball, alors on s’est mis à parler de basket pour le peu que j’en connais et ç’a été une journée super cool ! Lui et Higelin, ç’a été les deux… Et finalement ç’a été vraiment trippant. C’est cool cette job-là pour ça. J’essaie de ne jamais entrer déçu.

Q Ta plus grande fierté ?

R Le disque d’or d’Adam Cohen. Quand il est arrivé, ç’a été une source de fierté incommensurable. Ç’a été un gros projet et je suis fier en ostie de ça !

Q Au début tu étais tout seul, maintenant vous êtes cinq dans ton équipe. Quelle est la prochaine étape ? Tu ouvres une succursale où ?

R À Québec c’est clair ! Sérieusement, on continue à travailler des projets trippants. Je travaille avec des filles merveilleuses qui trippent toutes sur la musique. Et c’est ce que ça prend sinon ça ne vaut pas la peine de le faire. Whitehorse, qu’on ne connaissait pas du tout, on a fait une super job, les ventes ont été bonnes et ce qui arrive, c’est un EP en français et on sait que je ce n’est pas juste à cause de nous, mais en partie à cause de nous… Et on a plein d’autres belles choses qui s’en viennent : Thomas Fersen, Paolo Fresu, Dick Annegarn, Scarlett Jane, Alejandra Ribera, Molly Thomason…

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