Nicolas Houle

Archive, novembre 2013

Mercredi 27 novembre 2013 | Mise en ligne à 12h00 | Commenter Commentaires (10)

Un temple du disque? Oui, ça pousse encore!

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Photo tirée du site du New York Times

À l’heure où les disquaires se raréfient ou disparaissent, certains optant pour le web, d’autres pour la diversification de leurs produits, l’indépendant Rough Trade a décidé d’ouvrir un magasin à New York. Et un gros, comme le rapporte le New York Times.

Ce temple des musicomaniaques fera pas moins de 15 000 pieds, comptera un café, ainsi qu’un espace scénique où les artistes pourront se produire devant 300 personnes.

Les trippeux y trouveront bien évidemment des CD et du vinyle de manière abondante – une denrée devenue nettement trop rare, mais aussi un lieu hautement attrayant au plan visuel, de même qu’un secteur permettant des expositions.

«Nous sentons que nous avons un modèle qui fonctionne, a indiqué au New York Times Stephen Godfroy, copropriétaire du magasin. «C’est un endroit où vous voudrez passer du temps.»

Je bave juste à l’idée de franchir les portes de cette succursale de Rough Trade – firme londonienne indépendante qui a fait ses débuts en 1976. Voir la façade extérieure, avec les affiches des parutions de l’heure, me dessine déjà un sourire dans le visage! Dans tous mes séjours à l’étranger, les haltes chez les disquaires ont été des moments jubilatoires, l’occasion de faire de belle découvertes et, surtout, de toucher et de voir cette musique qui est devenue trop virtuelle à mon goût au cours de la dernière décennie.

Reste maintenant à voir si le public sera au rendez-vous. Si un Rough Trade de ce type devait ouvrir chez nous, vous y seriez? Croyez-vous à l’aventure?

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Vendredi 22 novembre 2013 | Mise en ligne à 13h29 | Commenter Commentaires (3)

Quel avenir pour Woodstock en Beauce?

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Vous le savez sans doute, Woodstock en Beauce s’est mis sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité il y a quelques jours. Une année difficile, notamment en raison des conditions climatiques, expliquerait les malheurs des organisateurs.

Toutefois, ce n’est pas la première fois que Woodstock a des ennuis. Il y a quelques années, devant une situation financière précaire, l’organisation songeait à cesser ses activités. Finalement, Woodstock en Beauce est devenu un organisme sans but lucratif et a semblé retrouver son souffle.

La semaine dernière, le grand patron, André Gagné, indiquait au Soleil être très optimiste quant à un règlement avec les créancier et souhaite demeurer en poste pour célébrer les 20 ans du fameux événement. Espérons que tout fonctionne.

Or une grande question se pose: est-ce que les ennuis de Woodstock vont au-delà de la météo?

Le milieu du spectacle connaît un ralentissement depuis un an ou deux. La vive compétition rend le public plus exigeant et ne facilite donc pas la vie aux programmateurs.

Sur papier, la programmation à St-Ephrem, s’est toujours défendue sans être exceptionnelle. La motivation du grand public, au-delà de l’offre, devient donc liée en grande partie au type d’expérience qui sera vécue là-bas.

En cette période où les événements de niche font de plus en plus leur apparition, un festival généraliste comme Woodstock devra chercher à se distinguer sur son offre d’ensemble et, aussi, sur le type de confort proposé aux visiteurs. Bien des événements internationaux se sont ajustés de ce côté afin de démontrer que le camping peut être voisin d’un confort étonnant sur tous les plans…

De votre côté, qu’est-ce que ça vous prend pour aller à Woodstock en Beauce?

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Mercredi 13 novembre 2013 | Mise en ligne à 14h30 | Commenter Commentaires (12)

FEQ: terminée la vente à l’aveugle, mais pas l’arrogance

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Ce n’est pas un grand secret: 2013 a été une année difficile pour le Festival d’été de Québec et sa filiale 3E. Certes, au plan artistique, tant le spectacle de Paul McCartney que le contenu du Festival font partie de ce que l’organisation a offert de mieux. Or au plan financier, ç’a été très rude.

On s’en souviendra, pour tenter d’éviter des Plaines vides au Beatle gaucher, 3E est allé jusqu’à orchestrer une campagne de vente 3 pour 1… Du jamais vu! C’est dire combien l’aventure a été difficile. Quant au Festival en soi, il s’est soldé, pour la première fois depuis des années, par un déficit.

Il faut dire que la première vente à l’aveugle a été accueillie froidement par une bonne portion des festivaliers et a été ultimement coûteuse du côté du taux de fréquentation. On en a déjà abondamment parlé dans ce blogue: bien des gens ont décidé d’attendre de voir la programmation pour acheter leur laissez-passer, puis ont décidé d’attendre l’arrivée des billets journaliers – ce qui ne s’est jamais concrétisé. Aussi, en dépit d’une excellent offre au chapitre du contenu, la vente de laissez-passer a stagné.

Traditionnellement, le FEQ convoque les médias pour son bilan de fin d’année. Cette année, non seulement l’organisation a décidé de remplacer sa conférence de presse par l’émission d’un billet de blogue, mais en plus, elle refuse toute entrevue pour commenter. Franchement, cette curieuse attitude envers les médias, façon Stephen Harper, envoie un drôle de signal: «ça va pas bien, alors ne posez pas de questions». Ou alors «on vous parle de ce qui nous tente, quand ça nous tente».

De la même manière que la vente à l’aveugle avait été perçue comme arrogante par plusieurs, ce refus de tout commentaire entretient cette image d’arrogance. Pourquoi, alors qu’il serait si facile d’en discuter?

La vente à l’aveugle, donc? Terminée. Pour la prochaine saison, à tout le moins. On admet en effet du bout des lèvres que de la manière qu’elle a été instaurée, ce n’était pas exactement la meilleure formule. Aussi, le retour de la vente par le Web et par téléphone est prévue pour le printemps.

Mais pour le reste, le FEQ s’auto-congratule en évitant de regarder les éléments moins réussis ou en minimisant l’apparition d’un premier déficit en plusieurs années.

Certes, il y a des bons coups, tout le monde le reconnaîtra et s’en réjouira. Comme le retour de l’ÉlectroFEQ. Mais est-ce une raison pour se fermer les yeux ou refuser de parler de ce qui tourne moins rond?

D’ailleurs, plusieurs questions apparaissent dans le détour: est-ce que le budget de programmation écopera? Est-ce que le prix du laissez-passer a atteint un plateau ou chutera? Est-ce qu’on ramènera les billets journaliers? Est-ce que 3E en est rendu à oublier complètement la tenue d’événements payants sur les Plaines? Et, surtout, est-ce que le FEQ doit à nouveau se réinventer, comme l’a déjà laissé présager Daniel Gélinas?

Réponse? Un grand silence, qu’on laisse le public combler en discutant ou en alimentant la machine à rumeurs…

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