Nicolas Houle

Archive, septembre 2013

Lundi 30 septembre 2013 | Mise en ligne à 9h01 | Commenter Commentaires (3)

Rival Sons au Québec, enfin!

Il y a des semaines qui commencent mieux que d’autres… Quand vous apprenez, par exemple, que Rival Sons s’amène enfin au Québec. Certes, le band s’était arrêté à Montréal il y a quelques années, mais en première partie de… Evanescence. Lorsqu’on sait que les Américains font dans le blues rock vintage, mettons que le mariage était forcé. Puis, les gars sont revenus pour une tournée du Canada, mais ont omis la portion Est…

Les voilà donc enfin, le 29 octobre à Montréal, au Petit Campus et le 30 octobre au Cercle.

Les fans de rock, qui restent accrochés aux réunions de vieux groupes qui n’ont plus toujours la forme devraient assurément aller faire un tour. Rival Sons est présentement au sommet de son art. Et le band mise à la fois sur un chanteur d’exception, Jay Buchanan, capable d’un chant angélique ou diabolique, et un guitariste des plus solides, Scott Holliday.

J’ai beaucoup apprécié les deux dernières livraisons du band, en particulier Head Down, où le groupe démontrait à la fois sa polyvalence et son raffinement côté écriture. Bien hâte d’aller les entendre en spectacle, surtout qu’avec l’imposante tournée qu’ils font, ils doivent être très rodés…

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Lundi 23 septembre 2013 | Mise en ligne à 8h56 | Commenter Commentaires (4)

Avec pas mal de retard: Edward Sharpe, 3e chapitre

Si j’avais un band ou une étiquette de disques, pas sûr que je pousserais fort pour des parutions estivales. Avec les festivals, les vacances ou les activités sous le soleil, mettre la main sur un nouvel album, mettons que ça dégringole un peu au nombre des priorités, même chez les mordus de musique.

C’est ainsi que lorsque je suis revenu de vacances, en août, j’ai réalisé que je n’avais pas vu passer la nouvelle proposition d’Edward Sharpe & The Magnetic Zeros, sortie en juillet. À travers la rentrée culturelle, je me suis efforcé de glisser ce nouvel enregistrement, éponyme, parmi le reste, surtout que j’avais adoré Here. Et nous voilà à la fin… septembre!

J’avais toutefois une crainte: Here était paru il y a peu (2012). Est-ce que la gang de hippies modernes aurait su faire le plein d’inspiration en environ 1 an, à travers ses diverses tournées? J’avais raison de m’inquiéter…

Fait intéressant, Sharpe, alias Alex Ebert, et ses complices s’aventurent du côté du r’n'b, du gospel et du rock classique, sans perdre vue la folk alternative qui les caractérise. Ça apporte une dose de fraîcheur, d’autant plus qu’Ebert pousse davantage sa voix. Quant au chant de Jade Castrinos, il est toujours aussi exquis.

Or voilà, le contenu, lui, est fort inégal. La première moitié de l’album se défend, en dépit de creux de vague occasionnels, mais la seconde manque sérieusement de souffle et de raffinement. Au fil des écoutes, on s’attache néanmoins à plusieurs pistes, mais il reste que cette fois, ça sent autant le patchouli que le boulot inachevé…

Dommage, car le collectif avait une belle occasion de marquer davantage de points et de s’imposer parmi les incontournables de la scène indie.

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Vendredi 20 septembre 2013 | Mise en ligne à 9h16 | Commenter Commentaires (18)

Vincent Vallières, Fermont et l’analphabétisme

Vous avez sûrement entendu parler de la petite polémique entourant la nouvelle chanson de Vincent Vallières, Fermont. Ou plutôt lu – ça se passe surtout dans les médias sociaux… Vous pouvez l’entendre, ci-haut, dans cette performance enregistrée pour Le Soleil.

La petite polémique. J’insiste sur l’épithète, car cette affaire a pris une enflure démesurée, propre aux médias sociaux.

Mais commençons par le début: Vallières décide de chanter le coeur brisé d’un homme forcé de s’exiler à Fermont pour travailler. Après avoir écoutée la pièce, quelques habitants des lieux s’offusquent dans Facebook, estimant qu’on fait passer leur ville pour fantôme et leur vie là-bas comme un calvaire, alors qu’elle est paisible. La mairesse en rajoute une couche dans les médias en souhaitant s’expliquer avec le chanteur, car la pièce ne reflèterait pas la réalité des habitants.

On estime le nombre d’analphabètes au Québec à près d’un million. Cette statistique est alarmante. Mais si on doit ajouter à cela que certains savent écrire, mais ne savent pas lire, ou, à tout le moins comprendre un texte, je n’ose imaginer à combien ces chiffres peuvent grimper.

Car c’est bien de mauvaise compréhension dont il s’agit. Vallières n’a pas enregistré une infopub sur Fermont. Il s’est servi de la ville comme décor. Il relate le quotidien déchirant d’un homme forcé de s’expatrier de Trois-Rivières, loin de sa blonde et de ses enfants, pour gagner sa croûte. Et il s’ennuie. Vallières aurait pu le faire partir pour le Grand Nord, le Saguenay ou le Labrador, or il a atterri à Fermont.

Dans une grande entrevue accordée à ma collègue Geneviève Bouchard, le chanteur racontait combien il tient à son quotidien “ordinaire” et à quel point il n’est pas “star système”. Il ne doit pas être très heureux de ce qui passe en ce moment. Néanmoins, il a agi en bon gars dans Facebook:

«Je suis sincèrement désolé si le propos de la chanson a pu offenser quelques personnes, ce n’était évidemment pas mon but en l’écrivant.»

Incroyable qu’on se soit rendu là.

S’il avait fallu que Jonquière s’insurge devant la pièce de Plume et Cassonade, que Québec se mette à râler après Charlebois, que l’Algérie bloque le passeport de Jean Leloup à cause d’Alger ou encore que la province toute entière de la Saskatchewan poursuive les Trois accords, notre répertoire musical se mettrait à fondre dangereusement… Ça, c’est sans compter les chansons que les artistes d’ailleurs ont signé en s’inspirant de diverses villes.

Il ne faut pas oublier qu’il y a ça de bon avec les chansons qu’on n’aime pas: on peut toujours peser sur “skip” ou baisser le volume lorsqu’elles passent à la radio.

Sur ce, je vous laisse sur la magnifique Schefferville, le dernier train, de Michel Rivard, tirée de ce qui reste, à mes oreilles, son meilleur album: Sauvage. Je me demande comment Fermont l’aurait accueillie, celle-là, qui figure parmi les grandes chansons du répertoire québécois.

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