Nicolas Houle

Archive, juin 2013

Vendredi 28 juin 2013 | Mise en ligne à 13h35 | Commenter Un commentaire

Stockdale sur les cendres de Wolfmother

Je sais, je sais, j’ai fortement négligé le blogue ces derniers jours. J’ai été occupé à préparer le terrain pour le marathon qu’est le Festival d’été. Et à travers tout ça, j’ai eu la chance d’entendre et rencontrer Sir Paul, à New York – on aura l’occasion d’en jaser davantage d’ici quelque temps. D’ici là, vous pourrez commencer à lire entrevues et dossiers à propos des artistes au Festival dès cette fin de semaine, dans Le Soleil.

Pendant que le FEQ prend forme, la planète musique continue de tourner. Parmi les albums qui sortent, le troisième de Wolfmother. Non, attendez, c’est plutôt le premier d’Andrew Stockdale.

Après s’être longtemps fait attendre, le troisième album de Wolfmother nous arrive en effet sous le nom du leader du groupe. À vrai dire, on n’est pas tellement surpris : en quelque dix ans, les remaniements ont été nombreux au sein de la formation et il est clair que Wolfmother était devenu le band d’un seul homme.

D’ailleurs, les amateurs ne seront pas très dépaysés à l’écoute de Keep Moving, qu’on peut entendre entièrement ici.

On renoue avec ce blues rock musclé, digne héritier des années 70, que l’Australien affectionne. Riffs musclés, mélodies bien tournées, chant assuré, Stockdale actionne les bons leviers pour que, à défaut de renouveler le genre, sa machine ronronne parfaitement. Visiblement plus libre en solo, l’Australien élargit son registre en s’aventurant en territoire folk et country avec aisance et en flirtant même avec le funk.

Seul bémol : il pèche par générosité. Aussi solide soit son offre, il est difficile de maintenir l’intérêt durant 17 titres et on trouve, en route, de petites baisses de régime.

Un commentaire  |  Commenter cet article






Mercredi 19 juin 2013 | Mise en ligne à 14h39 | Commenter Commentaires (5)

Beady Eye: retourne faire tes devoirs, Liam

On savait déjà que, dans la guéguerre qui oppose les frères Gallagher, Noel était sorti gagnant du premier round en compagnie de ses High Flying Birds. Restait à voir maintenant si Liam et les autres gars d’Oasis rebondiraient avec le deuxième album de Beady Eye.

Pendant un instant, on a cru que ce pourrait être le cas : ils ont en effet recruté le respecté réalisateur Dave Sitek, bien connu pour son travail auprès des Yeah Yeah Yeahs et de TV on the Radio.

Si BE s’amorce de manière étonnante avec Flick Of The Finger (même si les cuivres sont un peu faux), il n’est pas long à s’écraser pour ne plus se relever, hormis sur Second Bite Of The Apple.

C’est que cet enregistrement est aussi peu inspiré que son titre et qu’importe les quelques trouvailles du réalisateur, on s’y ennuie ferme. Le chant maniéré de Liam ne soutient aucune mélodie mémorable et nombreuses sont les pistes qui s’étirent en longueur.

Même les clins d’œil appuyés à la querelle fraternelle (Don’t Brother Me, notez le jeu de mot vaseux) frisent le ridicule. Attendons le prochain album de Noel.

Lire les commentaires (5)  |  Commenter cet article






Mardi 18 juin 2013 | Mise en ligne à 15h40 | Commenter Commentaires (2)

Le Rockfest: l’art de saboter sa croissance

Il y a quelques mois, lorsque le Rockfest a dévoilé son affiche 2013, tout le monde saluait le travail de la petite équipe derrière l’événement de Montebello. En peu de temps, le Rockfest était en train de se tailler une place fort respectable en accueillant différentes pointures du rock lourd et du punk rock.

Puis, la semaine dernière, on apprenait que les organisateurs ne payaient pas les formations émergentes québécoises qui y participaient. Pire, elle les forçait à vendre des billets et si ceux-ci n’étaient pas tous écoulés, se réservait le droit d’annuler leur présence à l’événement. Cette révélation a pavé la voie à une fin de semaine qui semble avoir été pour le moins chaotique.

Je n’y étais pas, mais à en juger la fureur des internautes, ça ne semblait pas très chic. La blogueuse La Musicographe s’est chargée de colliger ce qui avait été écrit -et supprimé- dans les médias sociaux durant la fin de semaine.

Accueil déficient, navettes absentes, problèmes à la billetterie, terrains de camping non réservés, formations pas payées, manque d’eau, déplacements des artistes mal assurés, annulations… Mettons que ça ne donne pas tellement le goût d’y aller…

Je sais, il faut se méfier de ce qui circule dans les médias sociaux. Pour une personne qui râle, il y en a souvent des milliers de satisfaites. Or ici, il y a un consensus général qui a trouvé écho chez les médias traditionnels. Même Mononc’ Serge a mis son grain de sel!

Hier, les organisateurs reconnaissaient qu’il y avait eu des ratés et disaient avoir été victimes de leur succès. La bande a même pris la résolution de payer tous les musiciens l’an prochain – la moindre des choses. Mais est-ce trop peu trop tard? Ce qui était une belle ascension avec cette huitième présentation pourrait devenir aussi une sacrée dégringolade.

Le succès des festivals est quelque chose de fragile, qui peut être éphémère. Bien curieux de voir comment la bande du Rockfest saura s’en tirer…

130617_zm7gs_rockfest-montebello_sn635
(photo tirée de Facebook)

Lire les commentaires (2)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    juin 2013
    D L Ma Me J V S
    « mai   juil »
     1
    2345678
    9101112131415
    16171819202122
    23242526272829
    30  
  • Archives