Nicolas Houle

Archive, février 2013

Mercredi 27 février 2013 | Mise en ligne à 9h28 | Commenter Commentaires (14)

Qui, du Bluesfest, viendra au FEQ?

Le Bluesfest d’Ottawa a dévoilé la brochette d’artistes qu’il accueillera cet été. Le contingent est costaud. Jetez-y un oeil:

B.B. King, Dixie Chicks, Wu-Tang Clan, Rush, Fun., Zac Brown Band, The Tragically Hip, Skrillex Full Flex Express Tour , Kenny Wayne Shepherd, Tegan and Sara, Great Big Sea, Weezer, Belle & Sebastian, Grand Funk Railroad, Baauer, Animal Collective, Jon Spencer Blues Explosion, Passion Pit, Grace Potter & the Nocturnals, She & Him, Alex Clare, Fitz & the Tantrums, Neko Case, Adventure Club, Ronnie Earl & the Broadcasters, Marianas Trench, Solange, LP, Killer Mike, El-P, Sharon Van Etten, Stars, Eric Burdon, Matthew Good, Flogging Molly, A Tribe Called Red, The Cat Empire, Balkan Beat Box, Alejandro Escovedo, Los Lonely Boys, Mother Mother, Atlas Genius, Mississippi Heat, Zeds Dead, The Joy Formidable, Amadou & Mariam, Blue King Brown, Femi Kuti, Hunter Hayes, Tommy Trash, Garland Jeffreys, Blues Broads, Dawes, The Harpoonist and the Axe Murderer, Los Lobos, Ra Ra Riot, Sonny Rhodes, Frank Turner, Justin Townes Earle, Cactus, Camera Obscura, Benjamin Francis Leftwich, Diamond Rings, Eddie Shaw, Mitch Ryder, The Dunwells, The Knocks, Bahamas, Jon Cleary, Cold Specks, John Smith, Joe Robinson and W.C. Clark.

Comme les dates du Bluesfest tombent pile-poil en même temps que celles du Festival d’été, il apparaît évident que plusieurs artistes qui transiteront par Ottawa s’arrêteront aussi à Québec.

Dans le lot, Weezer m’apparaît un incontournable pour un programmateur voulant remplir la case qu’occupait The Offspring l’an passé. Même scénario avec Wu-Tang Clan, qui permettrait au FEQ de s’acquitter de son volet hip hop. Quant à B.B. King, il est assurément la légende vivante du blues. Les Tragically Hip ne sont pas venus en ville depuis longtemps et, je l’ai déjà écrit quelques fois, il paraît évident plus que jamais que fun. et Tegan & Sara seront à Québec.

Sur une note plus indie et underground, Animal Collective, Jon Spencer, Ra Ra Riot, Grace Potter et She & Him sont toutes des propositions attirantes. Neko Case m’apparaît aussi une candidature plausible, tout comme Balkan Beat Box, qui avait bien marché il y a quelques années et Amadou & Mariam, qui restent des superstars de la world. Une visite de The Joy Formidable ferait par ailleurs sûrement mouche. Quant à Rush, on a déjà eu le trio il y a peu, mais bien des amateurs espèrent encore le groupe…

Bref, si le FEQ partage seulement une demi-douzaine de noms avec ceux du Bluesfest, il risque non seulement d’avoir la main heureuse, mais de ravir bien des festivaliers.

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Lundi 25 février 2013 | Mise en ligne à 16h27 | Commenter Commentaires (14)

Steven Wilson : un troisième album à la manière Zappa

Steven Wilson est un artiste pour le moins fascinant. Non seulement est-il prolifique et doué, ayant mené de front les pertinents Porcupine Tree, No-Man, Blackfield et Bass Communion, pour ne nommer que ceux-là, mais c’est aussi un redoutable ingénieur de son, qui a donné un second souffle à bien des classiques du rock, en les remixant et les remastérisant.

Or voilà, Wilson se sentait à l’étroit dans Procupine Tree, comme il me le confiait dans cette entrevue. Et à vrai dire, ça paraissait un peu, le groupe commençant à se répéter à partir de Deadwing, sans pour autant être inintéressant…

On sentait avec Insurgentes (2009), son premier album solo que Wilson réalisait toutes les idées qui lui passaient par la tête au risque de mal les canaliser. Avec l’excellent Grace For Drowning (2011), il avait de toute évidence retrouvé son inspiration des belles années. Et avec The Raven That Refused To Sing, en magasin mardi, il apparaît de nouveau au sommet de son art.

Contrairement à ses deux albums précédents, où il avait invité divers instrumentistes, The Raven… a été enregistré en compagnie de la formation avec laquelle il était parti en tournée pour Grace For Drowning. Le band réunit le bassiste Nick Beggs, le guitariste Guthrie Govan, le claviériste Adam Holzman (qui a déjà fait partie du groupe de Miles Davis), le batteur Marco Minnemann et Theo Travis aux instruments à vent. Dès Luminol, en ouverture, on réalise qu’on a affaire à des musiciens de haut calibre. Le risque? Qu’on sombre dans la technique et la froide démonstration. Heureusement, ce n’est pas du tout le cas.

À la manière de Zappa, Wilson se fait chef d’orchestre-directeur artistique. Et de toute évidence, il est à l’aise dans ce rôle et sait tirer sur les bonnes ficelles. L’album lui ressemble et, en même temps, exploite d’autres territoires, en particulier celui du jazz, grâce à l’apport de Travis et d’Holzman. Govan, pour sa part, permet à Wilson d’offrir des envolées de guitares qu’il ne pouvait livrer (il faut l’entendre dans The Watchmaker), même s’il se défend très bien sur la six cordes. Les gars jouent vraiment bien, sachant se laisser aller lorsque nécessaire et faire dans la subtilité quand les pièces le commandent.

Fidèle à lui-même, le leader se repose sur un concept: des histoires de fantômes, racontant la disparition de proches. Pour les partager, les textes autant que les passages instrumentaux sont mis à contribution. Mais ici, plus que sur d’autres projets, Wilson entre entièrement dans le territoire du progressif avec six titres qui débobinent longuement. Rock mordant, envolées planantes, segments jazzy, mélodies recherchées et orchestrations raffinées sont les principaux ingrédients de cette aventure réussie.

Et comme Wilson a tenu à enregistrer l’album live en studio et ne pouvait donc être derrière la console, il a fait appel à Alan Parsons (Beatles, Pink Floyd, Alan Parsons Project) à titre d’ingénieur de son. Est-ce nécessaire de dire que ça sonne en diable?

L’une des grandes qualités de Wilson a toujours été d’explorer la veine art rock avec ambition, mais sans sombrer dans le prétentieux, le pompeux ou le kétaine qui caractérise certains bands du progressif. Nul doute qu’il est à la hauteur une fois de plus.

Vous avec suivi Wilson au fil des ans?

Vous l’attendiez, ce Raven?

Assisterez-vous au show à Montréal, le 25 avril, où Wilson sera avec son band, avec sono en quadriphonie?

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Jeudi 21 février 2013 | Mise en ligne à 16h33 | Commenter Un commentaire

Dans les boucles de l’oncle Thom

Atoms For Peace, initiative du respecté Thom Yorke, a des allures de supergroupe, avec à son bord le bassiste Flea (Red Hot Chili Peppers), le réalisateur de Radiohead, Nigel Godrich, le percussionniste Mauro Refosco (Forro In The Dark) et le batteur Joey Waronker (Beck, R.E.M.). Mais ne nous leurrons pas, c’est d’abord et avant tout un projet solo de Yorke que nous avons ici, où les autres comparses sont sous-utilisés tant on opte pour un jeu répétitif et minimaliste, à la manière des programmations.

Proche cousin de The Eraser, première aventure solo de Yorke, Amok carbure aux rythmiques en boucles, sur lesquelles s’ajoutent principalement des sonorités électroniques. Dans ce labo musical parfois d’une froideur clinique, le leader injecte une dose d’humanité avec sa voix angélique et des chœurs aériens. On a ainsi droit à de petites perles comme Judge, Jury & Executioner, Reverse Running ou Before Your Very Eyes, qui ouvre habilement l’album.

Tout ce que fait Yorke, avec ou sans Radiohead, tant à être entouré d’un halo d’invulnérabilité et de réussite. Je vais sans doute outrer quelques fans loyaux en m’avouant partagé devant cette nouvelle proposition. Il me semble qu’ironiquement, en poursuivant ses recherches sonores et musicales, Yorke tend à faire du surplace et à rester dans le même territoire qu’il a exploré ces dernières années.

Ce qui me chatouille le plus, c’est que le matériel tend à être toujours coulé dans le même moule: sonorités analogues, groove dansant, structures en spirales, chant propre à… Yorke. C’est assurément bien fait – eh, on a affaire à Thom Yorke, non?- Mais il me semble qu’il y a nettement trop de retenue ici et j’aurais aimé qu’il me déstabilise pleinement ou, à tout le moins, qu’il s’éloigne de ce qu’il fait depuis quelques temps…

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