Nicolas Houle

Archive, janvier 2013

Jeudi 31 janvier 2013 | Mise en ligne à 14h49 | Commenter Aucun commentaire

Ben Harper électrisé par Charlie Musselwhite

Un nouvel album de Ben Harper? Je dois vous avouer que je l’ai fait tourner avec un peu de scepticisme. Ses deux dernières parutions m’avaient peu ému et son passage au Festival d’été m’avait hautement déçu.

L’une des grandes forces de Ben Harper est d’être constamment à l’affût des rencontres musicales, que ce soit au sein de son propre groupe ou avec des artistes comme les Blind Boys of Alabama, Joseph Arthur ou Dhani Harrison. Il le rappelle une fois de plus en entrant en studio avec la légende du blues blanc, Charlie Musselwhite. Le fruit de cette collaboration, Get Up !, est une grande réussite.

Fouillant les racines du blues tout en les apprêtant à sa manière, avec des épices rock, soul et gospel, Harper apparaît électrisé par la présence de Musselwhite, surtout que ce dernier a le don de souffler dans son harmonica de manière très complice.

En résulte une petite perle musicale intemporelle, qui brille par ses nuances et sa justesse émotive. Que ce soit sur Don’t Look Twice, qui s’ouvre de manière acoustique, sur I’m In I’m Out And I’m Gone, carburant à l’urgence du The Wasp des Doors, ou encore sur l’inquiétante I Ride At Dawn, au riff hypnotique, les deux hommes ont tiré le meilleur d’eux-mêmes.

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Mardi 29 janvier 2013 | Mise en ligne à 16h45 | Commenter Aucun commentaire

Agora: le Cirque comme sauveur

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Il n’y a pas de salle plus difficile à gérer que l’Agora, avec ses quelque 4200 places (environ 7000 debout). On le sait, depuis que l’amphithéâtre extérieur a été remis à la vie à grand frais, il n’a fait qu’engloutir d’importantes sommes (un total de plus de 18 millions$ en date de 2011). Ça ne s’est pas arrangé en 2012 avec la demi-douzaine de concerts à l’affiche. Si on ajoute les activités du Grand rire, l’Agora s’est animée seulement 14 fois…

La solution? Un spectacle permanent. Et où il y a un spectacle permanent qui marche à Québec? Sous les bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency. Aussi, les travaux du Ministère des Transports qui forcent le Cirque du Soleil à déménager ses pénates à l’Agora prennent l’allure d’une bénédiction. Non, je ne vous ferai pas croire à une théorie du complot, quoique le MTQ refuse de prendre le blâme du déménagement, mais ça vient certainement enlever une épine de pied à 3E, la filiale du FEQ chargé de dynamiser l’amphithéâtre extérieur avec evenko. Laissez-moi vous faire une prédiction: si jamais les Chemins invisibles, le spectacle du Cirque, revient en 2014, ce sera à l’Agora…

Soudainement, le bel amphithéâtre extérieur pourra être animé sur une base régulière (du mardi au samedi, entre la Saint-Jean et la fête du Travail). Ça laisse une poignée de dates en juin et en septembre, à une période où les quelques concerts qui ont marché (Avenged Sevenfold, Rise Against en 2012) ont eu lieu…

Serait-on en train, enfin, de régler le cas de l’Agora? C’est possible. Petit détail: ce sera tout de même avec un show gratuit et des fonds publics. Rien n’est parfait…

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Avec leur 7e album studio, Tegan & Sara partent à la conquête des grandes salles. Leur clé pour ouvrir les portes ? Une synth pop aux accents des années 80, façon Phoenix.

En 12 ans de carrière, les jumelles Quin étaient toujours restées en territoire indie, touchant notamment à la folk, à la pop rock et au punk emo. Voilà qu’elles veulent s’adresser à un plus large public. Pourtant, elles ne s’éloignent pas tellement de leur zone de confort sur Heartthrob. Les chansons de désamour sont encore au rendez-vous, tout comme les belles interactions vocales ou les lignes accrocheuses. Même les guitares sont présentes, simplement étouffées dans le mixage.

Seul l’enrobage, plus sucré, a véritablement changé. Pas sûr que Tegan & Sara gagnent dans cette aventure. D’une part, le matériel apparaît moins solide que sur d’autres albums, comme le précédent, Sainthood, mais surtout, ces arrangements ne sont pas toujours indiqués pour l’univers du duo.

Après tout, les titres de Tegan and Sara sont souvent des histoires de coeurs brisés, coiffées d’un halo un rien ténébreux, qu’on perce au fil des écoutes. Difficile de faire léger dans ce contexte. Il est vrai qu’en début d’album, Closer ou Goodbye, Goodbye se défendent assez bien dans la formule synth pop, or plus on progresse dans Heartthrob, plus on sent les racines de «songwriter» de Tegan & Sara poindre sous le vernis de l’emballage envahissant, grésillant et surproduit. Un titre comme Now I’m All Messed Up aurait tellement mieux fonctionné si on lui avait permis de respirer dans une approche minimaliste.

Même si Heartthrob compte de très bonnes chansons, je suis loin d’être convaincu que Tegan and Sara élargiront davantage leur bassin de fans. Au contraire, ce virage pourrait même effrayer un certain nombre de loyaux adeptes. Cela dit, on ne pourra pas accuser les filles d’avoir vendu leur âme au diable: elles ont simplement changé de garde-robe sonore. C’est toujours louable de vouloir faire autre chose que du surplace, non?

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