Nicolas Houle

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Jeudi 29 novembre 2012 | Mise en ligne à 9h52 | Commenter Aucun commentaire

Albums de Noël: un collectif indie sympa, un Rod bien lisse

Ça paraît pas comme ça, mais depuis plusieurs jours déjà, je fais tourner les disques de Noël sur une base régulière – et j’ai bien des vers d’oreilles en tête, malgré moi.

C’est incontournable, chaque automne amène son lot d’albums du genre. Et sa dose d’enregistrements faits à la sauvette, de manière convenue, qui font que plusieurs sont allergiques à ce type de parutions. Alors tiens, pour illustrer ça aujourd’hui, attardons-nous à Rod Stewart, qui carbure au marshmallow – ce qui est toujours décourageant quand on sait ce dont il a déjà été capable- et un collectif qui, quoique imparfait, compte de bons moments.

Holidays Rule réunit une belle brochette d’artistes. On couvre très large ici, avec des représentants de l’indie, de la pop, du jazz et même de la musique latine. C’est forcément éclectique et inégal, mais il y a des perles. Calexico livre une version magnifique de Green Grows The Holly, Andrew Bird y va d’une interprétation inventive du pourtant très usé Auld Lang Syne et The Civil Wars propose une I Heard The Bells On Christmas Day fort délicate. On apprécie aussi la présence des Shins, de Black Prairie et du Preservation Hall Jazz Band.

Curieusement, ce sont souvent les grosses pointures qui déçoivent : fun., avec sa Sleigh Ride peu inspiré, Paul McCartney, qui poursuit son aventure de crooner avec Christmas Song ou encore Rufus Wainwright qui signe, avec Sharon Van Etten, la Baby It’s Cold Outside la plus agonisante jamais enregistrée… Résultat ? On écoute avec intérêt, mais en pressant « skip » ça et là.

Il y a eu Rod le rockeur, Rod le folk-rockeur, Rod l’homme de new wave et Rod le crooner. C’est ce dernier qui s’attaque, pour la première fois de sa longue carrière, au répertoire du temps des fêtes. S’associant à David Foster, qui était entre autres derrière l’album de Noël de Michael Bublé, Stewart sert une série d’interprétations prévisibles et prédigérées.

Tous les clichés y passent, des grelots aux finales qui font des clins d’œil à Jingle Bells, de même que les duos qui doivent donner du prestige à l’exercice, dont un, justement, avec Bublé (oubliable Winter Wonderland). Malgré la réalisation profondément lisse, Stewart reste un interprète doué et parvient à faire sortir quelques chansons du lot, comme celle qui donne son titre à l’album, interprétée avec Cee-Lo Green, le duo posthume avec Ella Fitzgerald (What Are You Doing New Year’s Eve), de même que l’unique titre original, Red-Suited Man, presque sympathique, bien qu’inoffensif. À réserver aux inconditionnels de l’Écossais.

Encore soif d’albums de Noël? On poursuit ça vendredi.


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