Nicolas Houle

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Jeudi 8 novembre 2012 | Mise en ligne à 12h08 | Commenter Aucun commentaire

Gonzales, pianiste pop en robe de chambre

Dimanche plutôt occupé, cette fin de semaine, à Québec. Les amateurs de punk rock iront du côté de l’Impérial, où s’arrêtera Sum 41, ceux d’électro ne voudront pas manquer Matthew Dear au Cercle, que les Inrocks vénèrent avec tous les excès dont ils sont capables, et les fans de Gonzales (mon entrevue, ici) convergeront vers le Petit Champlain.

Du piano solo? Pas commun, quand même, en dehors des cercles de musique classique ou du jazz. Or voilà, Chilly Gonzales a réussi à sortir l’instrument des récitals guindés. Ce n’est pas nouveau, remarquez. Celui qui est né Jason Beck avait déjà lancé un premier album, Solo piano, en 2004, et offert des performances fort distrayantes, teintées d’humour. Je l’avais vu à l’époque au Grand théâtre et, pour l’occasion, il avait eu la visite d’une certaine Feist… J’avais beaucoup apprécié ma soirée.

Je n’étais pas certain de la pertinence d’un Solo piano II. L’effet de surprise passé, est-ce que ça marcherait encore? Gonzales a eu la sagesse d’attendre 8 ans avant d’y revenir et de rassembler des titres solides. À en juger l’engouement qu’il y a pour ce spectacle, où l’on a ajouté une supplémentaire le même jour, il a visé juste.

“Je suis fier de ne pas avoir des fans spécialistes du piano. Je fais exprès : je n’ai jamais voulu être un pianiste pour les pianistes, je veux être pianiste pour tout le monde; je veux être un homme de mon temps et faire de la musique pop, même si c’est sur un piano”, me disait Gonzales en entrevue.

Il y réussit de manière adroite, même si son écriture fait écho à Satie et touche au blues ou au jazz. Je crois même qu’une bonne part de son public préfère ses projets de piano solo à ses aventures dans le rap ou la pop, quoique lors des deux représentations de Québec, ils auront droit à toutes les facettes de son répertoire.

Êtes-vous de ceux qui se sont disputés les billets pour ces spectacles? Qu’est-ce qui, à votre avis, rend le piano instrumental de Gonzales davantage séduisant que celui d’un artiste classique? L’emballage teinté d’humour? Le fait qu’il aime jouer en robe de chambre et pantoufles? Les vignettes courtes? Le son du piano droit, qu’il estime davantage ancré dans le quotidien de ses fans? Ou alors préférez-vous le Chilly Gonzales rapper?

@ueven, on attend vos commentaires, là! :-)


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