Nicolas Houle

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Vendredi 26 octobre 2012 | Mise en ligne à 10h46 | Commenter Commentaires (2)

Érik Truffaz: La révolution tranquille

On est choyés côté trompettistes avec ce sixième Festival de jazz de Québec. Après Paolo Fresu la semaine dernière, on a pu entendre Christian Scott mercredi et jeudi (ma critique ici). Vendredi soir, ce sera au tour du talentueux Érik Truffaz de monter sur scène. Ça s’annonce bien: le Français vient tout juste de lancer le très réussi El Tiempo de la Revolución, qui charmera autant les amateurs de jazz que de musique tout court.

Avec son quartette, Truffaz a développé une signature unique, où sa trompette aérienne ne se limite jamais au jazz, ayant flirté avec les cadres du hip hop et de l’électro (The Dawn, Bending New Corners), avec le rock (Walk of The Giant Turtle), le funk et j’en passe.

Dixième album pour l’étiquette Blue Note, El Tiempo de la Revolución n’est pas tant une rupture qu’une continuité dans la discographie de l’artiste. Avec sa touche poétique et souvent économe, Truffaz s’efforce de dépeindre les révolutions –petites et grandes- qui rythment le quotidien.

Qu’il s’abandonne dans des ballades bien senties, qu’il touche au funk ou propose un monologue comme le superbe Un souffle qui passe, le musicien français ne perd jamais de vue la qualité des mélodies. Benoît Corboz, qui a pris la relève de Patrick Müller aux claviers, en 2010, prend pleinement ses aises, tandis que la chanteuse Anna Aaron, qui entonne trois titres, apparaît on ne peut plus à sa place sur la planète Truffaz.

Une parution démontrant à quel point cet ensemble, qui s’appuie sur la solide section rythmique composée de Marc Erbetta (batterie) et Marcello Giuliani (basse), vieillit bien.

Je ne saurais trop vous recommander de prêter l’oreille à Truffaz et ses collègues au Cabaret du Capitole vendredi…


Je n’ai pu dénicher des extraits instrumentaux de cet album qui est, justement majoritairement instrumental, mais on peut en entendre ici.


  • nous étions au spectacle moi et mon amie et nous avons été subjuguer par la présence de Sophie Hunger en première partie , charisme , intensité musicale , tout y était . pour la partie de Erik Truffaz , musicalement , c’était parfait quoique le sont était un peu trop saturé à mon goût mais c’est mon opinion à moi bien sur et la finale pour les deux chansons de ( in between ) avec Sophie Hunger fut un très beau moment , cette fille a une joie musicale communicatrice incroyable , c’est la deuxième fois que je la voit et je suis convaincu qu’elle aura une belle carrière , ce n’est pas le même genre de musique que Érik Truffaz mais elle a presque voler la vedette .
    je suis très fier et heureux que nous ayons un festival de jazz digne de ce nom .
    Tony Thibault

  • À défaut de l’avoir vu en concert, je vais au moins mettre la main sur son nouvel album !

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