Nicolas Houle

Partage

Lundi 25 juin 2012 | Mise en ligne à 12h01 | Commenter Commentaires (7)

Edward Sharpe: l’été façon hippie

Ça fait quelques semaines que je veux parler de cet album et, dans l’avalanche des parutions précédant la période estivale, je n’y parvenais jamais. M’y voilà enfin…

Depuis la sortie du premier album d’Edward Sharpe & The Magnetic Zeros, en 2009, plusieurs semblent davantage préoccupés à jauger la franchise du leader, Alex Ebert, qu’à écouter ce que la formation a à proposer. Vrai que l’électro-pop de son ancienne formation, Ima Robot, n’a rien à voir avec la folk psychédélique qu’il a embrassée. Jetez un oeil à la vidéo ci-dessous pour faire la comparaison…

Or ce virage à 180 degrés ne doit pas obscurcir le fait que ce deuxième album des Magnetic Zeros vaut le détour.

Servi sans fard, avec une prise de son chaleureuse, Here abrite des titres franchement bien tournés, reposant sur des mélodies fortes (l’excellente Man On Fire, en ouverture) et des segments davantage atmosphériques (l’hypnotique Mayla).

L’enregistrement, qui flaire bon le patchouli et mise sur des sonorités rétro (réverbération abondante, basse mordante), brille par son étonnante sobriété. La bande de 11 musiciens a en effet su se mettre au service du matériel dans une facture voix-chœurs-guitares-percussions, qu’elle a enrichie à l’occasion de trompettes, cordes ou claviers.

Idéal pour un été façon hippie. Ou simplement prendre ça cool…


  • Voilà un groupe qui sait comment nous faire vivre toutes sortes d’émotions simplement en fermant les yeux et en écoutant.

  • Je n’ai jamais écouté une toune de Sharpe au complet (pas capable!) avant Dear Believer. Parole de babyboomer ascendant peace & love, ça vient me chercher. Ne manque plus qu’une petite frette avec un gros pétard et ma gang de l’été ‘68 un soir à “Stone Park”. Stiktécoolman!

  • Faites-nous part de votre opinion.

  • @chip Comme vous avez pu le lire, ma critique est très positive. Ce nouvel album m’a séduit dès la première écoute. Ça ne réinvente rien, mais ce n’est pas toujours nécessaire de réinventer la roue. La faire tourner, c’est déjà un bout de chemin de fait… C’est quand même étonnant qu’un si grand collectif, où ç’aurait pu être aisément la pagaille, soit capable de se discipliner et de se mettre aussi efficacement et sensiblement au service des chansons. L’été 2012 en 1968? Ça permet un voyage dans le temps à ceux qui, comme moi, n’y étaient pas! ;-)

  • Merci M’sieur Houle. La fin des années soixante et particulièrement 1968 et 1969 avaient des allures de grand ménage. Les vieux de la génération de mon père se sont laissé pousser les cheveux (un peu), les favoris et la moustache, tout ça étant soudainement devenu très viril. En septembre ‘69, la moitié des profs de mon école sont rentrés en sandales, avec les cheveux longs et la barbe et plus cool que leurs élèves. On avait même une prof qui s’est présentée avec un chemisier indien et sans soutien-gorge ( la direction y a vu). Est-ce que je peux vous dire que sa matière est vite devenue populaire? On ne s’y retrouvait plus mais bon sang que c’était jouissif! Et le plus drôle, c’est qu’on en voit encore les effets aujourd’hui et que la musique de cette époque est encore d’actualité: Hendrix, les Doors, les Stones,Led Zep, Pink Floyd, etc., etc.
    Bonne journée!

  • J’ai trouvé ces clips très rafraîchissants! J’ai bien ri de l’évocation des tounes flairant bon le patchouli ( et autres fumées d’échappement!) Souri de plus belle à l’évocation de Sieur Chip, au sujet des “vieux de la génération de mon père”… J’avais 20 ans en 1968! C’était une époque bénie, bien sur, mais pas partout. Le Vietnam faisait rage et démontrait avec splendeur la bêtise des United Tarés. Les Doors nous donnaient soif, pas de doute, et le monde tremblait. Pourquoi?
    Parce que collectivement et en paix, nous avions appris une petite phrase simple: ton fric, je n’en veux pas! Les multis et les bourgeois n’en revenaient pas! Avec quoi on va les faire marcher si ces pouilleux ne veulent pas de fric? Bien sur ça n’a pas duré si long, mais très intensément. Jouissif comme dit chip!
    Merci pour la misique très agréable et les souvenirs retrouvés l’espace d’un instant… Peace!

  • Un nouveau Edward Sharpe? EXCELLENT!

    Le premier album était pas mal bon, tout comme l’album solo du chanteur, publié sous le nom d’Alexander (un peu plus soft comme album).

Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

publicité

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    janvier 2012
    D L Ma Me J V S
    « déc   fév »
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    293031  
  • Archives

  • publicité