Nicolas Houle

Archive du 11 juin 2012

Lundi 11 juin 2012 | Mise en ligne à 17h34 | Commenter Commentaires (13)

Rush dans un monde parallèle

Dans le décompte des groupes auxquels les fans vouent un véritable culte, Rush se positionne en tête de liste. Et la bande génère des opinions tranchées: ou bien vous adorez, ou bien vous détestez profondément. De quel côté vous vous rangez?

Ces opinions tranchées ne risquent pas de changer avec ce 19e album de matériel original, qui abrite pas mal tous les ingrédients propres au trio. Des titres complexes, une rythmique touffue, un concept faisant appel au steampunk et la voix particulière de Geddy Lee…

Ceux qui n’aiment pas Rush se doivent d’admettre que, lorsque Lee, Alex Lifeson et Neil Peart sont inspirés, on ne peut pas leur reprocher grand chose. Et c’est le cas avec ce Clockwork Angels, en magasin mardi. Premier album de la troupe où l’histoire est si importante qu’elle fera l’objet d’un bouquin, Clockwork… relate la quête d’un jeune homme dans un monde parallèle futuriste, où les machines à vapeur et l’alchimie font partie du quotidien.

On connaissait déjà les deux premiers titres, Caravan et BU2B, que le groupe avait joué durant sa dernière tournée. Les gars ont eu la bonne idée de les mettre à jour: ils apparaissent remixés, avec quelques ajouts. La première grande nouveauté, la pièce-titre, rassurera ceux qui étaient un peu sceptiques devant les deux premiers extraits: elle témoigne d’un groupe en grande forme. Non seulement on a droit à une rythmique des plus dynamiques et à des passages bien ficelées, mais le trio s’est permis un surprenant passage jazzy à la fin d’un solo électrisant de Lifeson, qui vient agréablement changer l’atmosphère.

Clockwork Angels est souvent mordant, voisin du hard rock, et ça réussit bien aux vétérans. Des titres comme Headlong Flight et Seven Cities of Gold apparaissent en effet parmi les moments forts de l’album. The Anarchist est du Rush dans ce qu’il y a de plus classiques, avec ses différents riffs efficaces et sa structure sinueuse, assaisonnée d’accents moyen-orientaux. À cela s’ajoute quelques titres nuancés, qui ne sombrent pas dans le mièvre, comme la ballade épique The Garden, en fin de programme.

12 titres, c’est beaucoup, surtout quand il y a des chansons qui s’étirent au-delà de 7 minutes. Et donc il y a risque d’en avoir de moins solides dans le lot. The Wreckers compte quelques passages racoleurs au plan mélodique, Wish Them Well prend un peu de temps à décoller et il paraît évident que la pertinence de BU2B2 tient davantage à son contenu narratif à que musical – elle semble inachevée, celle-là…

Mais hormis ces quelques bémols, ce premier album de Rush en cinq ans ne décevra pas grand monde. Même pas les fans qui rechignent devant les albums plus récents du band. Du très bon travail, que la réalisation Nick Raskulinecz met en valeur.

Ci-dessous, une entrevue menée par le fan fini qu’est Billy Corgan.

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