
Alors, avez-vous votre laissez-passer du Festival d’été? La chasse n’a pas été facile, je sais. Le public a compris que désormais, on pouvait en manquer. Du coup, la prévente dans les épiciers Metro a filé à toute allure jeudi et celle dans Internet et par téléphone, amorcée samedi, a battu un nouveau record, avec des unités envolées en 12 heures.
Le hic, c’est que le déroulement a été laborieux dans la prévente et la vente. À tel point qu’on se demande aujourd’hui si l’on peut encore vendre les macarons et bracelets chez des épiciers quand ils sont si prisés. Qu’on le veuille ou non, les supermarchés ne sont pas spécialistes de la vente de laissez-passer et l’éthique dans les procédures a varié d’une succursale à l’autre, au détriment des festivaliers. Je sais que Metro est un précieux commanditaire, mais au point où nous en sommes, il faudrait songer à lieux indépendants, contrôlés par le FEQ, quitte à ce que ce soit des guichets érigés de manière temporaire ou alors faisant partie d’un réseau bien établi. Chose certaine, le FEQ aura un examen à faire de ce côté.
Mais là où ç’a encore été plus difficile, c’est du côté de la vente en ligne. On le sait, depuis le début de ce type de fonctionnement, le Festival est toujours attaqué par les logiciels des revendeurs de billets. C’est honorable de vouloir laisser au plus grand nombre la chance de se procurer un laissez-passer, or visiblement, le FEQ n’est pas bien outillé pour faire aux pirates informatiques ou aux attaques de ces revendeurs.
Je me doutais bien que samedi, à midi, ce serait illusoire de me procurer macaron et bracelet, mais trois heures plus tard, j’avais encore un écran blanc ou un message d’erreur… J’ai réussi à mettre la main sur un laissez-passer vers 17h, mais plusieurs fois, en cours de route, le système m’a forcé à recommencer l’opération. Et même une fois la transaction faite, un message d’erreur est apparu. C’est en rafraîchissant ma fenêtre que j’ai eu la confirmation. Quant au courriel officialisant la transaction, il est arrivé 24h plus tard. Ça, c’est rien comparé à ceux qui disent avoir été facturés trois fois…
Plus de 5000 personnes ont ronchonné dans Facebook. Mauvais pour l’image de l’événement, ça. De côté-là aussi, le FEQ devra revoir son mode de fonctionnement. Il est d’ailleurs le premier à l’admettre dans cette entrée de blogue, publiée un peu plus tôt, aujourd’hui.
Espérons que la vente des 25 000 autres laissez-passer, qui seront disponibles le 3 mai dans les supermarchés Metro, se déroulera sans pépin… Car mine de rien, de tels cafouillages entachent sérieusement la réputation d’un festival qu’on connaît pourtant pour son professionnalisme, notamment côté accueil des artistes et installations techniques…
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