
Le meilleur moyen de mettre la main sur des billets de spectacles convoités ? Avoir des contacts. Ou bien des sous. C’est qu’elle semble rendue loin l’époque où, en campant devant les guichets, on se garantissait une place pour voir sa vedette favorite…
Je me souviens qu’il n’y a pas si longtemps, je m’installais sur le téléphone et j’appelais à répétition jusqu’à ce que j’aie la ligne d’Admission, Ticketmaster ou Billetech. Résultat ? Avec un minimum de chance, je me retrouvais dans les premiers sièges du Théâtre Saint-Denis, bien placé dans l’ancien Forum ou encore au Grand théâtre.
Mais voilà, on est passé à la modernité. Non, je n’ai pas envie de jouer au vieux nostalgique, mais quand je regarde ce que l’informatique a apporté aux fans de concerts, je suis très partagé. Cette fin de semaine, des ratées dans les ventes de billets pour Madonna au Centre Bell. Des ratées aussi dans la mise en vente de laissez-passer pour le festival Bonnaroo, dans le Tennessee. À tel point que, avis aux intéressés, on se reprend samedi à midi…
Les ventes se déroulent tellement vite qu’on n’a même plus le loisir de choisir sa place. C’est que les logiciels qui attaquent les sites de vente, au profit des revendeurs sont particulièrement efficaces. Et l’industrie semble peu préoccupée de contrer le phénomène. Surtout quand des géants comme Live Nation permettent la revente à même leur site ou qu’un géant de la vente de billets comme Ticketmaster détient un géant de la revente tel TicketsNow… Quant aux promoteurs, ce qu’ils souhaitent, c’est entrer dans leur investissement, non?
Du coup, ou l’on se résout à payer plus cher que le prix demandé pour un concert ou on accepte de payer un fort prix pour être très mal placé ou… on s’en passe.
Avec la chute des ventes de disques, le milieu s’est fait très créatif pour vendre toutes sortes de forfaits pour renflouer les coffres. On a aussi appris à vendre les salles à coup de préventes, réservées aux membres de fan-club, mais il reste qu’au final, l’avènement de l’informatique dans la mise en vente semble avoir servi davantage les promoteurs et l’industrie que les fans.
D’un côté, on trouve ceux qui estiment que les promoteurs sous-estiment le prix de leurs billets et jugent que si un fan est prêt à payer un gros montant, alors qu’il le paye. De l’autre, ceux qui se désolent de la présence des revendeurs. Pas facile le showbiz dans un milieu capitaliste…
Quelles sont vos stratégies pour mettre la main sur de bons billets ? Estimez-vous les prix trop élevés ? Quel est le maximum que vous paieriez pour un concert ?










blackened
22 février 2012
16h37
Ma stratégie? Ouvrir mes horizons. Je ne vais que rarement voir des concerts d’aréna et chaque fois, l’achat des billets m’horripile. C’est tellement plus agréable d’aller chez mon disquaire préféré acheter des billets pour des concerts d’artistes moins connus, mais tout aussi bons. De plus, les salles petites ou intermédiaires sont nettement plus conviviales, les concerts souvent de très bonne qualité, le prix des billets abordable et la bière pas mal meilleure! Qui dit mieux?
duromax
22 février 2012
16h44
bonjour
un groupe qui fait bien le travail depuis des années pour les billets c’est Pearl Jam (un vrai fan club avec réservation des billets en ligne, limite de deux billets, puis demande de carte d’identité + carte de crédit pour récupérer les billets le jour même du show…Impossible de devenir membre du fan club 48h avant la mise en vente…)
Moi j’utilise le net à tout coup depuis que je me suis fait avoir dans une file d’attente il y a quelques années pour le show de Radiohead à la Place des Arts. Un client qui attendait avec nous n’en revenait pas des prix, selon lui c’était la faute au Barbara Streisand de ce monde si les billets sont rendus nettement trop cher. Vrai que c’est cher pour une qualité sonore souvent déficiente. Préfère de loin les petites salles.
Pour des billets, rien de mieux que le net avec Firefox, une couple d’onglet, logué avec son profil…
Je m’estime très chanceux, mais j’ai pu mettre la main sur 4 passes pour Coachella pour le 2e week-end en avril. Acheté via mon ordi à Montréal avec le stress dans le tapis ! hehe.
jacquesboivin
22 février 2012
20h22
Je me suis senti interpellé lorsqu’il a été question de Bonnaroo, je ne sais pas pourquoi…
Ne vous inquiétez pas, quand il est question d’acheter des billets, je suis incroyablement chanceux. La m… me colle au derrière, ça n’a pas d’allure!
La preuve, j’ai réussi à avoir mon laissez-passer de catégorie 3 pour Bonnaroo à ma troisième tentative. Heure de clôture de la transaction? Midi 17 samedi. Pendant ce temps, des gens qui ont probablement commencé à s’essayer avant moi n’ont pas été capables d’avoir le moindre billet. Je me demande si le don de 5 $ pour l’initiative verte ou le fait que j’ai pris le plan de paiement en plusieurs versements a quelque chose à voir… Ça doit simplement être la chance.
Lorsque j’ai vu Feist, j’étais en première rangée, au centre. Encore là, simple question de chance. Je m’attendais à être dans les 5-6 premières rangées, mais je ne m’attendais pas à pouvoir vous dire ce que la belle Leslie avait mangé pour souper…
Arcade Fire au Métropolis en septembre dernier, quand tous les billets se sont vendus en quelques… secondes? Simple coup de chance encore une fois. Peut-être qu’un rafraîchissement d’écran de plus et c’en était fini des billets!
D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours réussi à avoir des billets potables en les achetant par Internet au bon moment. Ça ne sert à rien d’avoir 5 fureteurs ouverts, un seul suffit. On n’a qu’à avoir la bonne heure et à rafraîchir à midi et une seconde. En essayant trop fort, on court après les ennuis (en plus d’avoir des serveurs ralentis).
Comme le dit duromax, sur Billetech, Ticketmaster ou Evenko, avoir un profil est très pratique… on sauve plein d’étapes.
J’ai beaucoup apprécié la vente de billets pour le spectacle d’Arcade Fire au Métropolis en septembre dernier. Oui, ils sont disparus rapidement, mais du fait que les billets étaient électroniques, on est presque certains que ce sont les fans qui ont mis le grappin dessus. C’est un exemple à suivre.
Le système du FEQ pour déjouer les revendeurs est aussi très efficace, même si les gens ne veulent pas comprendre pourquoi il leur est si difficile d’acheter des billets le samedi à midi 2.
Sinon, le revendeur, cet intermédiaire supplémentaire entre l’artiste et moi, est de plus en plus incontournable. Je vais encore voir quelques gros noms, mais ça pourrait cesser si ma chance s’arrête. Pourquoi payer 100 $ pour aller voir Coldplay dans la dernière rangée du haut au Temple du téléphone quand tu peux voir les excellents Plants and Animals te postillonner dessus au Cercle pour 20 $?
francois390
23 février 2012
06h52
De mon côté, ce qui a remplacé les nuits blanches dans les files d’attentes devant les billetteries, c’est les préventes avec mots de passe; jamais eu de problème pour me procurer des billets à date. Et comme Jacques, allez voir le maximum de shows au Cercle ne dépasse même pas mon budget concerts et permet de faire de très belles découvertes ! D’ailleurs les excellents My Little Cheap Dictaphone (MLCD) de Belgique sont à ne pas manquer vendredi !
nicolas.houle
23 février 2012
10h57
@blackened, @jacquesboivin et @francois390 Bien d’accord avec vous sur la magie propre aux plus «petits» spectacles. C’est bien beau le flafla et les pétarades, mais rien ne vaut un concert dans une salle moins grande, où l’atmosphère peut être installée et contrôlée, la musique pleinement appréciée, le tout avec des billets qui permettent de bien voir, presque de partout. Je suis bien heureux d’avoir pu voir The National au Metropolis, il y a quelques années. Jamais je n’aurais payé pour voir le band dans une grande enceinte comme le Centre Bell, qui n’est pas du tout appropriée à ce band…
dusk
23 février 2012
16h58
@nicolas.houle
Pour The National, pas mal d’accord. Pour les avoir vu au National (!) ainsi que Mumford and Sons au Cabaret Juste pour Rire, voir ces 2 groupes-là finir au Centre Bell (WTF?) fût un gros NON e ma part. Par plusieurs principes énumérés plus haut, mais aussi parce qu’ils ne fittaient pas là.
Pour la vente de billet, à part d’être membre du fan club ou avoir accès à la prévente, oublie-ca… surtout pour des méga-show tel Madonna ou U2….
francois390
23 février 2012
19h10
Désolé mais j’étais au concert The National au Théâtre du Centre Bell (configuration 5,000 personnes) et c’était absolument divin comme spectacle à tel point que l’on oubliait complètement où on se trouvait et le son était impeccable ! En plus d’une superbe scénographie !
dusk
29 février 2012
06h39
Alors imaginez aller les voir au National ou au Metropolis….