
Surprise, hier, dans la boîte aux lettres. Le magazine SPIN s’est transformé. Et pas qu’un peu. Nouveau grand format, belle qualité de papier, aspect soigné et, surtout, contenu de qualité avec une toute nouvelle approche.
Je n’ai jamais été un fidèle de SPIN, mais j’avais eu une si bonne offre à l’automne que j’avais décidé de m’abonner, question de voir si j’y trouverais mon compte. Le plus souvent, je trouvais la revue fade, peu conviviale et sans grande envergure. Mais, pour cette “Now Issue”, je dois dire que je suis agréablement surpris.
Les dirigeants de la publication ont décidé de revoir entièrement leur magazine et ont compris qu’il valait mieux envoyer dans le Web (SPIN.com) tout ce qui est lié à l’actualité. Reste quoi? Eh ben ce qui se lit vraiment dans le confort de la maison, en manipulant un bel objet, en prenant son temps. Des analyses, des reportages, des chroniques qui permettent de prendre du recul et de réfléchir sur ce que l’on vit, le tout rehaussé par de belles images. Pour coller à cette philosophie, SPIN devient bimensuel.
On a choisi une très belle thématique pour ce numéro: celle du temps. Du passé, du présent et du futur. Comment le tout se conjugue ensemble. Donc l’idée d’aller voir au-delà de l’instantanéité que l’on vit avec le Web et la révolution 2.0. C’est sous cet angle qu’on analyse Lana Del Rey et qu’on parle avec des personnalités qu’on estime visionnaires. On propose même un graphique où l’on observe, décennie par décennie, comment les modes partent et reviennent. Fascinant.
SPIN élargit aussi ses tentacules pour flirter avec d’autres sujets que la musique, comme l’actualité, les romans graphiques ou la mode. Nul doute que la revue revient plus que jamais dans les plates-bandes du Rolling Stone, surtout en empruntant le format que son mythique compétiteur a (malheureusement) abandonné il y a quelques années, mais on n’est pas dans la bête copie. Il y a là une démarche originale qui me plaît beaucoup.
Je ne sais pas SPIN réussira à maintenir le cap et à faire le plein de lecteurs avec cette formule riche, mais il me semble évident que la survie de l’imprimé passe par là: oublier la guerre avec le Web, de toute façon perdue, pour enrichir le contenu et miser sur ce que seul le papier peut offrir: quelque chose qui nous accompagne à long terme, qui est intéressant à feuilleter, à manipuler et même à garder en référence.
Et moi qui croyait mettre fin à mon abonnement bientôt…










effet_placebo
21 février 2012
14h52
Ce ”nouveau” format, similaire àl,acien Rolling Stone, est en fait un retour à celui des années ‘80. À ce moment, cette revue était encore beaucoup plus dans les pattes du Rolling Stone qu’elle ne l’est maintenant. Difficile à croire après 2 décennies de nullité, mais ce magazine a déjà et intéressant.