
Une série télé qui fait appel aux chanteurs québécois, c’est une bonne idée. Et quand c’est pour les faire évoluer dans un autre registre que celui auquel ils nous ont habitués, c’est encore mieux. C’est ce qu’a proposé Trauma, d’abord avec les reprises d’Ariane Moffatt et maintenant avec celles du Pascale Picard Band.
Autant l’initiative est louable, autant le résultat ne m’avait convaincu qu’en partie avec Ariane. Ses reprises épurées avaient trop souvent été abordées de la même manière et parfois livrées avec froideur. L’histoire se répète avec le Pascale Picard Band.
La chanteuse et ses complices se sont attaqués entre autres à des pièces de Bob Dylan, Leonard Cohen, Paul Simon et des Rolling Stones. Une approche acoustique et dépouillée a aussi été privilégiée. Ceci donne lieu à quelques interprétations intéressantes dont As Tears Go By, très réussie, ou Farewell Angelina, mais également à des versions discutables comme Fever, où Picard, généralement posée sur ce projet, pousse les notes de façon agressante.
Cette bande sonore, qui s’amorce de manière pertinente, perd graduellement d’intérêt au fil des chansons. La raison ? Chaque pièce est livrée sur le même ton, avec une approche similaire, des effets et des arrangements semblables, si bien qu’au final, les titres deviennent presque interchangeables.
Peut-être que certaines de ces versions se trouveront un nouvel élan sur scène: Picard et son band seront au Petit Champlain, à Québec, samedi.
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