Nicolas Houle

Archive, janvier 2012

Mardi 31 janvier 2012 | Mise en ligne à 8h28 | Commenter Commentaires (22)

Madonna sur les Plaines, ça vous branche?

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La fièvre Madonna a gagné Québec lundi, alors que les rumeurs entourant le passage de la star sur les plaines d’Abraham ont commencé à se confirmer. Aucune source officielle n’a voulu commenter la nouvelle, or tout indique que la Madone se déhanchera sur la grande scène extérieure le 1er septembre, comme vous pouvez le lire ici.

Ce spectacle est une première à plusieurs égards. D’abord ce n’est ni dans le cadre du Festival d’été, ni dans le cadre d’une production d’evenko que la vedette serait en ville. C’est plutôt QuébéComm, l’entreprise derrière le festival d’humour Le Grand rire, qui a décidé de fouiller dans son portefeuille. C’est une grosse mise, de plusieurs millions. Une mise si grande que les habitués de ce genre de production ne s’y sont pas risqué…

Combien faudra-t-il de fans pour rentabiliser l’aventure? Si on s’attend à une foule record, on pourrait être déçu. Madonna devrait en effet offrir un spectacle payant, où des billets risquent d’être vendus à un montant situé dans les trois chiffres. Si Paul McCartney avait attiré une foule monstre d’environ 200 000 personnes gratuitement en 2008, il n’en avait fait courir que 40 000 à Halifax avec un prix d’entrée la même année – un chiffre qui a même été revu à la baisse par la suite.

De plus, si les rumeurs de deux soirs au Centre Bell font place à du concret, plusieurs préféreront sans doute entendre l’artiste à l’abri de la pluie, avec des installations propres à une salle… On n’a enfin aucune idée de comment se déroulera vraiment un concert en billetterie sur les Plaines, puisqu’il s’agira d’une première, comme vous pouvez le lire ici.

N’empêche, ce show extérieur sera assurément un happening. Et je suis le premier intéressé à voir la machine de la Madone se déployer.

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Vendredi 27 janvier 2012 | Mise en ligne à 11h29 | Commenter Commentaires (7)

Lana Del Rey: Au delà du brouhaha

Portée aux nues, puis dénigrée avant même que Born To Die ne paraisse, Lana Del Rey est un phénomène fascinant. Devant l’engouement suscité par le simple Video Games, tout chez la musicienne de 25 ans a été scruté à la loupe.

A-t-elle les lèvres gonflées au collagène ? Pourquoi joue-t-elle à la crooner ténébreuse et glamour après s’être cassée les dents dans le milieu pop? Serait-elle la créature du réalisateur Emile Haynie ? Plus qu’à ce grand brouhaha, c’est aux compositions de l’Américaine qu’il faut prêter l’oreille. Même si, çà et là, on sent que certaines de ses intonations sont empruntées, surtout dans les graves, reste qu’elle est fort à l’aise derrière le micro. La contrastée Off To The Races, la mélancolique Blue Jeans ou la bluesy Million Dollar Man sont à ranger parmi ses bon coups.

En dépit de quelques creux de vagues, comme Diet Mountain Dew, cet album compte son lot de mélodies fortes et fusionne adroitement tradition (cordes, ballades vintage) et modernité (boucles sonores, accents électro, hip hop ou r’n'b).

Ce Born To Die n’est peut-être pas à la hauteur du buzz surdimensionné auquel il a eu droit, mais il mérite assurément l’attention. Quant aux détracteurs qui se plaisent à pointer les faiblesses de certaines performances TV ou d’entrevues, il ne faudrait quand même pas oublier qu’on a affaire à une jeune artiste qui s’est bâti un personnage. Laissons-la faire sa tournée et on verra à moyen terme ce qu’elle a véritablement dans le ventre… D’ici là, on pourra écouter Born To Die en entier mardi, de façon légale.

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Jeudi 26 janvier 2012 | Mise en ligne à 11h29 | Commenter Commentaires (3)

Des Doors à… Joe Dassin

Cette semaine, on célèbre les 40 ans du mythique L.A. Woman, des Doors, à renfort de nouvelles parutions CD et vinyle, ainsi qu’avec un documentaire. Vous pouvez lire une mise en contexte ainsi que mon appréciation de ces nouveautés ici.

L.A. Woman, c’est l’ultime chef-d’oeuvre des Doors. L’album, aussi, qui semble avoir scellé le sort des quatre portes. On le sait, Morrison est décédé quelques mois après la parution, âgé seulement de 27 ans. Quant à Robby Krieger, Ray Manzarek et John Densmore, ils n’ont jamais vraiment su comment se réorienter. Ils ont tenté deux albums sans Morrison, qu’ils semblent avoir reniés, Other Voices (1971) et Full Circle (1972), pourtant pas dénués d’intérêt. Mais le seul véritable succès qui a émergé de ces deux disques, c’est la reprise qu’a faite Joe Dassin de The Mosquito. Curieux, non?

Le trio a néanmoins signé une oeuvre magnifique avec An American Prayer (1978), où la poésie de Morrison est à l’honneur, brillamment mise en musique (voir ci-dessous). Par la suite, Krieger et Manzarek, en dépit de quelques projets solo, se sont surtout entêtés à faire revivre le répertoire passé des Doors dans diverses incarnations. Densmore, lui, s’est permis des aventures dans différents registres, notamment du côté du jazz. Est-ce que L.A. Woman, qui n’a pas pris une ride, les a confinés à l’ombre? Peut-être.

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