Nicolas Houle

Archive, novembre 2011

Mercredi 30 novembre 2011 | Mise en ligne à 12h06 | Commenter Commentaires (3)

Pas de surplace pour The Black Keys

J’ai la chance d’être à Toronto aujourd’hui, où je me suis entretenu avec les deux Black Keys. J’ai parlé de plusieurs sujets avec Dan Auerbach et Patrick Carney – vous pourrez lire le résultat en détails samedi, dans Le Soleil. Au coeur de la discussion? El Camino, bien sûr, le nouvel album, en magasin mardi. Vous y avez prêté l’oreille? On peut l’écouter en ligne tant sur le site des Keys, que sur celui de http://www.listenbeforeyoubuy.net.

À la première écoute, j’étais modérément enthousiaste. À la fois heureux que le duo ne sombre pas dans un Brothers II, mais plus ou moins convaincu de l’efficacité du matériel, qui me semblait moins évident ou puissant que sur le disque précédent. On ne peut le nier, il n’y a pas des canons comme Tighten Up ou Howlin’ For You, ici. En revanche, c’est sacrément bien écrit et dès la deuxième écoute, les pièces se sont mises à m’accrocher pour ne plus me lâcher. Aujourd’hui, il m’apparaît clair que les musiciens ont su donner suite à Brothers avec brio, sans sombrer dans la redite, sans succomber à la tentation de multiplier les tournées en ressassant le même matériel et, en plus, en se soustrayant au jeu des comparaisons. Fallait le faire.

Renouant avec Danger Mouse, qui a cette fois co-écrit les chansons, les gars ont pondu quelque chose de dynamique et de mordant, qui affiche un bel éventail sonore. Auerbach se permet de sortir la six codes acoustique et la slide, Carney se fait inventif à la batterie et le duo n’hésite pas à recourir, çà et là, à des voix féminines.

Que les fans se rassurent, donc, les Américains n’ont pas du tout vendu leur âme pour continuer de flirter avec le top 10. Ils restent profondément fidèles à ce qu’ils ont été depuis 10 ans, poursuivant leur évolution de manière naturelle. Les fans de la première heure les suivront sans mal et ceux qui sont arrivés à Brothers apprendront à s’ouvrir les oreilles…

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Lundi 28 novembre 2011 | Mise en ligne à 16h03 | Commenter Commentaires (24)

Détester Nickelback: un sport qui perdure

Détester Nickelback est devenu un sport. Surtout depuis que des fans des Lions de Detroit, de la LNF, ont fait circuler une pétition en ligne pour protester contre le fait que les Canadiens ont été choisis pour jouer durant le concert de mi-temps, le 24 novembre passé, au détriment d’artistes américains. Pas moins de 55 000 signatures ont été récoltées.. en vain. Heureusement, la bande de Chad Kroeger semble avoir un peu d’humour, à témoin la vidéo ci-dessus, qui compte franchement de bons moments!

Non, les critiques n’ont jamais été du côté de Nickelback, ayant écorché le quatuor plus souvent qu’à son tour. Pourtant, le band demeure inébranlable et reste champion en vente de disques. Et qu’on le veuille ou pas, les gars semblent bien parti pour continuer avec le nouveau Here and Now.

Je n’étonnerai pas grand monde en disant qu’il y a peu de surprises ici. Le gros changement? Chad Kroeger s’est débarrassé de ses frisettes. Du reste, Nickelback n’a guère plus de substance ou d’originalité que par le passé. Pire, le band semble tirer dans toutes les directions pour être certain de s’attirer un maximum d’oreilles, sortant deux simples simultanément, destinés à deux publics différents. On a donc droit à du rock générique, musclé et compressé, des titres davantage pop, un rock sale carburant à testostérone et même une ballade, titré avec beaucoup d’imagination Lullaby, où Kroeger se prend pour Elton John.

On pourra lancer toutes les tomates qu’on voudra en direction de Nickelback, or le groupe n’est pas populaire pour rien. Les gars ont un talent indéniable du côté des mélodies – on se souviendra que Santana avait recruté Chad Kroeger quand il avait voulu mousser sa popularité… Aussi, les vers d’oreilles sont encore une fois nombreux à se coller à vos tympans. Quand, en fin de parcours, les musiciens se donnent un peu plus de liberté avec Everything I Wanna Do, on commence presque à croire que le quatuor a une âme. Mais Nickelback vient fermer les livres en changeant une fois de plus de registre avec la pop sucrée de Don’t Ever Let It End.

Il y a des choses qui ne changent pas. Autant s’y faire. Nickelback continuera à être détesté avec enthousiasme par les uns et, visiblement, adulé par les autres…

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Jeudi 24 novembre 2011 | Mise en ligne à 9h54 | Commenter Aucun commentaire

Des inédits pour les 40 ans de L.A. Woman

L.A. Woman, le dernier album des Doors avec Jim Morrison est paru il y a 40 ans. Pour souligner l’anniversaire, une édition spéciale paraîtra, avec un peu de retard, le 24 janvier. Les portes restantes, Ray Manzarek, Robbie Krieger et John Densmore, qui nous ont, un peu tristement, habitués à gratter le fond du baril au fil des années, proposent tout de même quelque chose de prometteur ici. Un CD avec l’édition originale, l’autre avec des versions différentes inédites (à l’exception de celle de Riders...) et même un titre jamais paru: She Smells So Nice.

Voici à quoi ressemblera le 2e disque, selon Consequence of Sound:


1. “The Changeling” Alternate Version

2. “Love Her Madly” Alternate Version

3. “Cars Hiss By My Window” Alternate Version

4. “L.A. Woman” Alternate Version

5. “The WASP (TexasRadio and the Big Beat)” Alternate Version

6. “Been Down So Long” Alternate Version

7. “Riders On The Storm” Alternate Version

8. “She Smells So Nice”

9. “Rock Me”

Si ça vous le dit, vous pouvez prêter l’oreille au court extrait de She Smells So Nice, ci-haut. Rien d’exceptionnel en vue, mais il fait tout de même bon d’entendre Jim sur du (vieux) neuf, non?

Par ailleurs, cette réédition de L.A. Woman se doublera d’un documentaire relatant la genèse de l’album. Là aussi, ça s’annonce intéressant. Mr. Mojo Risin’: The Story of L.A. Woman, abritera de nouvelles entrevues avec Manzarek, Krieger et Densmore, de même qu’avec le fondateur du label Elektra, Jac Holzman, l’ingénieur et réalisateur Bruce Botnick et le gérant de l’époque, Bill Siddons. Évidemment, images et vidéos d’archive accompagneront le tout.

Encore du vieux stock? Certes, mais il reste qu’à mes oreilles, L.A. Woman est ce que les Doors ont fait de mieux. Ça demeure intemporel du début à la fin et de se replonger là-dedans ne sera certainement pas de la torture…

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