Nicolas Houle

Archive, septembre 2011

Vendredi 30 septembre 2011 | Mise en ligne à 13h36 | Commenter Commentaires (10)

Mais non, le rock n’est pas mort!

Il se passe rarement plus d’un an sans qu’un éminent critique ou observateur ne proclame la mort du rock, statistiques à l’appui. C’est Macleans qui, encore le mois dernier, s’intéressait au sujet. Prédire la mort du rock, c’est comme dire que le poivre disparaîtra de la cuisine d’un chef ou que le béton ne sera plus utilisé dans la construction. Bien sûr que les modes passent, bien sûr que c’est moins tendance que ça ne l’a déjà été, mais c’est toujours présent, à petite ou grande dose. Bach, Mozart, Gershwin, Miles et Hendrix n’ont jamais été aussi vivants que depuis qu’ils sont morts, non?

Ce soir, à Québec, on aura la belle visite de Band of Skulls, qui viendra proposer les titres de son nouvel album, à paraître début 2012. Je vous invite à lire mon entrevue avec le guitariste et chanteur Russell Marsden ici. Il me soulignait, entre autres, que lorsque tu fais partie d’une jeune formation et que tu veux faire du bruit, la formule guitare-basse-batterie du rock est encore ce qu’il y a de plus abordable…

Autre petit bonbon pour les amateurs de rock, Rival sons, paru durant mes vacances cet été et que je n’avais pas eu la chance de faire tourner, jusqu’à ce que l’ami Simon Fauteux de Six Media m’incite à le faire. Vous me direz qu’il y a autant de Led Zep que de Black Keys ou encore de White Stripes dans tout ça, tout comme dans Band of Skulls. Je ne vous obstinerai pas. Ces formations ne réinventent pas la roue – ce n’est d’ailleurs pas toujours nécessaire de le faire- mais ils font du sacré bon boulot. Et ils rappellent que «The Heart of Rock’n'Roll is Still Beating», comme le chantait Huey Lewis en… 1984!

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Jeudi 29 septembre 2011 | Mise en ligne à 20h38 | Commenter Commentaires (9)

Wilco: la grande forme

J’aime bien les jeunes formation qui éblouissent, semblant sortir de nulle part, mais j’ai un immense respect pour les bands qui savent durer, se renouveler et m’accompagner durant une longue période. Wilco fait partie des seconds.

Qui d’autre que Wilco peut vous servir un solo de guitare bruitiste, qui laisse place à une mélodie sifflée, reposant sur une guitare acoustique et une basse fuzzée, comme on l’entend sur Dawned On Me ? En 17 ans, la bande de Jeff Tweedy a développé une signature unique, qu’elle affine brillamment sur The Whole Love. Témoignant d’un sextuor en grande forme, l’album prend son envol avec la renversante Art of Almost, un titre expérimental et majestueux de sept minutes, à ranger parmi ce que les Américains ont fait de meilleur. Ne négligeant guère la country folk qu’il affectionne, Wilco sert également de superbes ballades (Black Moon ou l’hypnotique One Sunday Morning, qui s’étend sur 12 minutes) ainsi que des chansons davantage légères, voisines de la pop (Standing O). Performance sentie, orchestrations soignées, écriture précise, tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce Whole Love un des incontournables de la rentrée et même de la discographie du groupe.

Prenez le temps d’y plonger et faites-moi part de vos impressions.

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Mercredi 28 septembre 2011 | Mise en ligne à 10h46 | Commenter Commentaires (8)

Why Pink Floyd?: Le verdict

pinkfloydimmersion

On a pas mal discuté au cours des derniers jours à propos de la série de rééditions du catalogue de Pink Floyd. J’ai eu la chance de me plonger dans le matériel. À titre de floydophile, je dois avouer en être ressorti partagé. Il y a du bon et du moins bon ici. Je comprends qu’EMI (l’initiative est de la compagnie de disque et non du band) ait voulu se lancer dans l’aventure en mettant des CD à prix très accessible, ce qui fait que les éditions de base sont très… basiques, mais je m’explique mal qu’on n’ait pas profité de l’occasion pour déterrer des trucs jamais ou peu réédités, comme le single Point Me At The Sky ou encore The Hero’s Return Part II, qui n’est encore trouvable que sur le 45 tours de Not Now John

Côté coffrets, on n’en est pas à une première dans le cas du quatuor anglais. Il y avait eu Shine On (1992), incomplet, mais avec quelques raretés, puis Oh By The Way (2007). Comment se distingue l’édition Discovery ? Les bandes sont fraîchement remasterisées et les albums sont à prix accessible : sous coffret, on parle de 150$ pour 14 disques et un livret de rares illustrations, commentées. Doit-on racheter les albums ? Il faut savoir que Pink Floyd a toujours soigné la qualité sonore de son matériel. Aussi, après avoir comparé différentes éditions CD avec lecteur et écouteurs haute-fidelité, c’est surtout sur les enregistrements les plus vieux, comme Atom Heart Mother (1970), qu’on dénote une différence, côté bruits de fond. Conclusion : à moins d’être maniaque ou de ne pas avoir encore mis la main sur un des albums, Discovery n’est pas pour vous. Qui plus est, la présentation est moins soignée que sur la réédition précédente. Enfin, aucune pièce rare n’est incluse, comme celles qu’on peut trouver sur Relics, Works ou A Collection of Great Dance Songs.

The Dark Side of the Moon a déjà été réédité superbement pour son 20e anniversaire et de façon discutable pour son 30e. A-t-on de bons arguments pour nous faire dépenser davantage ? Oui avec la version Experience. Moyennant une vingtaine de dollars, vous avez l’album original, remasterisé, et un concert capté à Wembley, en 1974. La performance est excellente, tout comme la qualité sonore.

L’édition Immersion, quant à elle, est destinée aux collectionneurs. Avez-vous vraiment besoin de billes, foulard ou sous-verres à l’effigie de The Dark Side of The Moon? À vous de voir. Cela dit, l’important contenu visuel est superbe, notamment les deux livrets, une lithographie de Storm Thorgerson prête à être encadrée et une reproduction du questionnaire que Waters avait soumis à son entourage, dont il a enregistré les réponses. On retrouve l’album original dans toutes sortes de versions stéréo et 5.1 pour DVD et Blu Ray, le concert live de 1974 , ainsi qu’un CD de matériel rare, comme des maquettes de travail, qui sont d’un intérêt limité. Au plan audio-visuel, ce n’est pas riche : deux performances de 1972, un mini-documentaire datant de 2003, puis, autre curiosité, les films projetés durant les concerts, en trois versions différentes. Tout ça revient à 95$, ce qui est quand même abordable.

La grosse lacune dans ce Why Pink Floyd ? Aucun album live n’est réédité et aucun texte d’un spécialiste ne vient retracer l’histoire du groupe ou replacer cette importante œuvre discographique dans son contexte. Voilà qui laisse encore de la place pour un coffret qui pourrait se prétendre «définitif»…

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