Nicolas Houle

Archive, août 2011

Mercredi 24 août 2011 | Mise en ligne à 10h55 | Commenter Commentaires (3)

Dick Annegarn : l’heure de la redécouverte

Il y a des lectures associées aux vacances, mais il y a aussi des albums. Dans mon cas, ce sont des enregistrements que la frénésie du boulot m’a contraint à négliger. Ce peut être des disques que je déterre de ma discothèque ou alors des parutions qui m’ont échappé pour toutes sortes de raison…

Cet été, j’ai enrichi ma collection de deux CD d’un artiste que j’apprécie énormément : Dick Annegarn. Ce Hollandais francophile, qui fait carrière depuis les années 70, a une poésie unique, une voix atypique qui demande à être apprivoisée et un jeu de guitare bluesy, qu’il métisse parfois de world. Il s’était distingué à ses débuts avec les Sacré Géranium, Bruxelles, Bébé Éléphant ou encore Mireille, puis était revenu sous les projecteurs après des années à œuvrer en marge des grands circuits, avec le superbe Approche-Toi (1998). Or depuis Un’ Ombre (2002), il n’est plus diffusé chez nous et c’est très regrettable.

J’avais mis la main sur Plouc (2005) lors d’un séjour en Europe, mais Soleil du soir (2008) et Folk Talk (2011) m’avaient échappés. Tous deux sont un peu plus sombres et dépouillés que les excellents Adieu Verdure ou encore Chansons fleuves, mais ils n’en valent pas moins le détour.

Encore un verre, sur Soleil du soir, illustre bien comment cet artiste est unique en son genre. Essayez de dénicher quelqu’un qui sait si bien manier la plume et évoquer le diable («La Mule») à la manière des bluesmen américains comme le fait Annegarn ici. Vous chercherez longtemps…

Quant à Folk Talk, c’est un album qui mélange folk et talking blues. Il est constitué essentiellement de reprises qui réfèrent aux racines d’Annegarn, qui ne sont décidément pas du côté de la chanson française. L’artiste réussi même à imprimer sa griffe à Love Me Tender et Fever, pourtant mille fois interprétées.

Ça fait trop longtemps qu’Annegarn est venu chez nous. Sauf erreur, ça remonte aux Francofolies de 2003. L’occasion serait belle cette année, puisque outre Folk Talk, il vient de lancer un recueil de ses textes, Paroles.

Les extraits de Folk Talk dans le Web sont difficiles à trouver, mais j’en ai repéré deux provenant d’un récent concert au Bataclan, soit Worried Man Blues et la superbe version a cappella de Careless Love. J’ajoute aussi un live de D’abord un verre.

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Mardi 23 août 2011 | Mise en ligne à 14h09 | Commenter Commentaires (5)

Envol et Macadam 2011: vous y serez?

La formation Rise Against sera à Envol et macadam

La formation Rise Against sera à Envol et macadam

Envol et Macadam a dévoilé ce matin sa programmation 2011. L’événement poursuit sensiblement dans la même veine qu’il a développée ces dernières années, alternant des groupes bien établis et des formations de la relève. Du 29 septembre au 1er octobre on pourra voir notamment Band of Skulls, Jean Leloup avec son nouveau projet The Last Assassins, Protest The Hero, Blood For Blood, The Exploited, IAM, As I Lay Dying, Who Are You, la formation Men Without Hats fraîchement reformée, The Boys et Rise Against. S’ajoutent aussi beaucoup de jeunes talents qui participeront aux concours Planetrox ou Envole-toi pour… Tous les détails ici.

Fait à noter, on abandonne la cohabitation d’une scène et d’un chapiteau à l’îlot Fleurie pour revenir à l’ancienne combinaison de deux scènes, où les musiciens se produisent en alternance. Voilà qui mettra un terme aux guerres sonores qu’on avait entendues à quelques reprises, l’an dernier.

Envol et Macadam n’a jamais eu de programmations à couper le souffle, hormis peut-être la cuvée de 2008, mais le festival a toujours su se distinguer en ralliant beaucoup de styles différents et en gardant une approche alternative et urbaine. Des surprises cette année? La présence de deux vieux bands: The Exploited, qui devrait faire mouche en touchant à la fibre punk des amateurs de l’événement, et la reformation de Men Without Hats, qui rejoindra plus ou moins, selon moi, le public d’Envol et Macadam. Du reste, le festival met de l’avant la signature qu’on lui connaît ainsi qu’un prix abordable: un passeport d’une quarantaine de dollars donnant accès à toute la programmation extérieure, ainsi qu’à un rabais de 50% sur les concerts en salles.

Que pensez-vous de la programmation? Vous y serez?

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Jeudi 18 août 2011 | Mise en ligne à 10h53 | Commenter Aucun commentaire

Gary Clark Jr. pour le retour

photo Renaud Philippe

photo Renaud Philippe

Le blogue reprend du service après une heureuse et salvatrice pause estivale. J’étais à peine revenu dans les bureaux du Soleil cette semaine que je me devais d’inscrire un rendez-vous prometteur à l’agenda : le passage de Gary Clark Jr. à la Casbah. Vous connaissez?

Âgé de 27 ans, Clark est le type d’artiste talentueux que la ville d’Austin, au Texas, a le don de voir naître et grandir. Guitariste redoutable, il est également un chanteur très doué. Et si ses racines sont d’abord du côté du blues, il est tout aussi à l’aise dans l’univers de la soul.

On en a eu un bel exemple, hier, dans une Casbah bondée, qui a réservé un accueil des plus chaleureux à l’artiste. Arrivant avec son trio, le grand maigrichon a mis deux ou trois titres à chauffer la machine. Or peu à peu, il a pris ses aises et on a pu apprécier autant un groupe affichant une belle chimie, où le bassiste troquait parfois sa basse électrique pour une contrebasse avec d’heureux résultats, qu’un leader inspiré. Clark a su jouer sur les nuances, a servi des solos hallucinants et a démontré comment il chante habilement – dommage que la sono et l’acoustique tendaient à étouffer un peu les aigus et que sa voix n’ait pas été plus forte dans le mixage.

J’ai beaucoup apprécié ma soirée, quoiqu’elle était davantage dans un esprit blues que ce à quoi je m’attendais. C’est-à-dire que Clark était être très bavard sur son instrument et jammait donc sur presque toutes les pièces. Une performance un peu plus ramassée, comme ce qu’on peut entendre sur son nouveau EP The Bright Lights, lui permettrait sans doute d’élargir davantage son public au-delà des amateurs de blues. Sa très belle voix, son sens mélodique et son instinct musical lui permettent en effet de transcender les genres. Mais c’est bien là le seul reproche qu’on peut lui faire.

Chose certaine, on a eu droit à un excellent show. Et j’ai bien l’impression que l’ascension de Gary Clark Jr, qui a déjà fait les festivals Crossroads en 2010 et Bonnaroo en 2011 ne fait que commencer…

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