Nicolas Houle

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Vendredi 10 juin 2011 | Mise en ligne à 23h24 | Commenter Aucun commentaire

Bonnaroo jour 2: les Decemberists, My Morning Jacket et cie

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Je manque un peu de temps pour voir les shows, prendre des photos, alimenter le journal, les médias sociaux et le blogue, mais j’aurai l’occasion de revenir plus amplement sur l’expérience Bonnaroo, qui est franchement trippante. Entre-temps, vous pouvez lire mon dossier sur l’événement ici.

Je voulais attraper plusieurs formations, dont le Warren Haynes Band, mais c’est finalement avec The Decemberists qu’a commencé mon marathon musical. Les musiciens ont bien fait, même si, à certains endroits, ils ont paru un tantinet rouillés – ils revenaient d’une pause. The Crane Wife 3, O Valencia !, The Rake’s Song ou encore This Is Why We Fight étaient néanmoins du bonbon. Le leader Colin Meloy, qui ne manque pas d’humour, a réussi à faire coucher les dizaines de milliers de spectateurs sur un titre et a entonné une chanson totalement loufoque en expliquant «certains groupes sont ici pour vous montrer leur meilleur côté, mais nous ne craignons pas de vous montrer le pire de ce que nous faisons !»

Le quintette semblait petit sur l’immense What Stage. Cette scène fixe, coulée dans le béton, est si vaste qu’elle permet d’accueillir des festivaliers privilégiés à l’intérieur. Ceux-ci regardent, sur deux étages, le spectacle de chaque côté des planches. Comparée à ça, notre grande scène des plaines d’Abraham semble presque modeste ! Le son y est excellent aussi, avec un nombre impressionnant de haut-parleurs. En revanche, les écrans géants sont moins nombreux et me sont apparus de qualité inférieure à ce que nous avons à Québec.

En concentrant sa riche programmation sur quatre jours, Bonnaroo nous confronte à des choix déchirants. Plusieurs concerts ont lieu en même temps, alors que d’autres se chevauchent. C’était le cas hier, alors que Ray Lamontagne montait sur la deuxième plus grosse scène, Wich Stage, -qui, elle, s’apparente à celle des Plaines- drainant une bonne portion du public des Decemberists. Le chanteur, coiffé de son chapeau noir orné d’une plume, a offert une très bonne prestation, qu’un interprète traduisait à des malentendants…

My Morning Jacket a pris le relais sur What Stage. Le leader Jim James craignait peut-être le froid : il s’est pointé avec de grosses bottes blanches velues ! Les gars ont ouvert de façon parfaite, avec deux nouvelles chansons, dont la pièce-titre de Circuital. Ils ont eu droit à une ovation monstre de la mer de monde qu’ils avaient attirée. Vrai que le show était solide, d’autant qu’une section de cuivres venait épicer certains morceaux. Il y a eu une petite baisse de régime au milieu et, sur certains titres, le chant de James manquait de précision, mais du reste, c’était une sacrée performance, qui a mis la barre haute pour Arcade Fire – un show sur lequel je vous reviens demain, puisqu’il s’amorçait au moment d’aller sous presse.

Et là, je m’apprête à attraper Primus et Arcade Fire… À bientôt pour la suite

AJOUT:

Les Claypool et ses potes de Primus se sont démenés sur Wich Stage. On ne peut pas reprocher à un groupe d’être lui-même or Primus tend à être un monolithique. C’est-à-dire qu’il investit sensiblement toujours le même territoire. En revanche, il le fait très bien. Pas de grandes surprises, donc, mais des atmosphères singulières, des jams intéressants et un soupçon d’étrangeté, deux cosmonautes géants en arrière-scène et masques sur la tête e des membres inclus.
C’était la troisième fois que je voyais le show de la tournée The Suburbs, d’Arcade Fire – la dernière remontant au concert du Festival d’été, en 2010. Difficile de faire des reproches au collectif montréalais: le concert était parfaitement rodé. Les différences avec le concert du FEQ? Eh ben d’abord, il y avait des décors, une enseigne qui évoquait celle d’un cinéma et annonçait The Suburbs, ainsi que des projections. Ensuite, le chanteur et multi-instrumentiste Win Butler était pas mal plus jasant, visiblement heureux de voir un océan de visages accueillir son groupe avec frénésie. Rappelant que lui et son frère sont originaires du Texas, il a invité les gens à apprécier la chaleur, car «il fait froid là-haut», a-t-il dit, en parlant du Québec. Les Rococo, Month of May, Keep The Car Running, ainsi que l’incontournable rappel Wake Up, ont fonctionné à merveille. Aperçu dans la foule: deux admiratrices aux anges qui hissaient le drapeau canadien.


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