Nicolas Houle

Archive, mai 2011

Mardi 31 mai 2011 | Mise en ligne à 10h29 | Commenter Aucun commentaire

Rise Against: ce sera pour Envol et Macadam

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Plusieurs d’entre-vous espéraient une visite de Rise Against au Festival d’été. Ça ne s’est pas matérialisé. En revanche, Envol et Macadam a eu la bonne idée de mettre la main sur la populaire formation, qui sera de passage à Québec le 30 septembre. Voilà un premier bon coup pour ce festival. Rise Against demeure en en effet en excellente forme, à témoin son sixième album, Endgame, où les Américains ont su raffiner leur son sans calmer leur ferveur revendicatrice.

Cette tête d’affiche pourrait aider Envol et Macadam à reprendre du poil de la bête, car depuis la cuvée exceptionnelle de 2008, l’événement nous avait plus ou moins laissé sur notre faim, que ce soit côté programmation ou installation. Reste à espérer qu’il n’y aura pas trop de guerre sonore entre les scènes et qu’il n’y aura pas de pépins techniques – un aspect qui ne devrait pas affecter Rise Against, puisque le show sera présenté à l’Agora avec Flogging Molly et The Black Pacific.

Y serez-vous?

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Jeudi 26 mai 2011 | Mise en ligne à 14h09 | Commenter Commentaires (16)

Festival d’été, deuxième livraison

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L’organisation du Festival d’été a déballé aujourd’hui la dernière portion de sa programmation, tant extérieure, qu’en salles. Au nombre des ajouts? D’abord le casting pour la soirée Paris-Québec, en ouverture, où l’on trouve Robert Charlebois, Diane Dufresne, Yann Perreau, Coeur de pirate, Cheb Khaled et Francis Cabrel.

Ensuite, les Joseph Arthur, Stephen Marley, Yellowcard, Alex Nevsky, Stefie Shock, Martha Wainwright, Coheed and Cambria, Melissa Auf der Maur et Yeshe, qu’on pourra voir en extérieur. Et puis, Plants & Animals, Keren Ann, Creature, Mstrkrft, Guy Bélanger, Yaron Herman trio, Miracle Fortress, Claass ou encore Buddy McNeil & The Magic Mirrors, qui évolueront en salles. La liste est nettement plus longue, on peut trouver l’ensemble dans le site de l’événement, ici.

Reste un grand inconnu: la soirée du 14 juillet, sur les Plaines d’Abraham.

Pas d’ajouts exceptionnels, donc, quoiqu’il y a des éléments intéressants comme le jumelage entre Joseph Arthur et Ben Harper, qui est naturel. Bien franchement, j’aurais souhaité un ou deux gros noms qui seraient venus enrichir la scène du Pigeonnier qui n’a pas l’éclat qu’elle a déjà eu. Quelques vedettes de la scène indépendante, genre Flaming Lips, Decemberists, My Morning Jacket, The National ou encore Mumford & Sons auraient permis d’étoffer sensiblement ce volet et de permettre au FEQ de démontrer qu’il suivait de près cette scène et de jouer un rôle en offrant ces artistes à un public élargi. Visiblement, les Metallica et Elton John ont grugé une bonne part du budget… On n’a rien sans rien!

Mon autre déception est de voir revenir bon nombre d’artistes qui étaient déjà passés en ville durant la dernière année, de Plants & Animals à Melissa Auf der Maur, de Daran à Gaëtan Roussel. Pour l’effet de surprise, on repassera.

Cela dit, la programmation en salles s’avère dynamique et variée et prend donc la forme d’un pertinent complément, d’autant que la Casbah s’ajoute aux lieux existants, avec un contenu blues.

Quant à la soirée du 14, ça commence à être angoissant… Il est moins cinq et le FEQ est toujours en négociation. J’espère juste qu’on ne se retrouvera pas avec un prix de consolation décevant comme l’avait été Lara Fabian l’an passé…

Enfin, l’ajout du Cirque invisible, qui s’installera au Grand théâtre, m’apparaît comme un bon coup: ça élargit la proposition avec un tout autre type de show…

Vos impressions?

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Mardi 24 mai 2011 | Mise en ligne à 15h08 | Commenter Commentaires (4)

Lady Gaga: les années 80 sur la piste de danse

Le Gaga nouveau est enfin paru. La surprise n’est pas complète: on avait déjà eu une bonne idée de la direction qu’empruntait la chanteuse avec les premiers simples ou encore avec les extraits qu’on avait pu entendre dans le Web. Est-ce l’album de la décennie que promettait la diva? Euh… non. Mais c’est loin d’être inintéressant.

On le sait, la Lady a un sens inné du marketing: elle a le don de créer de l’intérêt autour de tout ce qu’elle fait. Cela dit, si le matériel ne valait pas le détour, ils ne seraient pas des millions à la suivre dans Facebook, Twitter et au fil de ses concerts. Sous l’image, le tape-à-l’oeil et le souci d’être au goût du jour , il y a chez elle une véritable démarche artistique, qui contraste, par exemple, avec Britney Spears, dont le récent album manquait cruellement de personnalité…

Ce Born This Way, dont la pochette (voir ci-dessous) fait, bien sûr, jaser, l’illustre bien. Gaga co-signe et co-réalise l’entièreté de ce qui est proposé. Ce qu’elle a à offrir? Une pop efficace aux mélodies bien tournées et aux structures recherchées.

L’emballage, lui, ne se limite pas à la pop. Avec ses différents comparses, dont RedOne, elle opte souvent pour une facture dance à l’européenne, très synthétique. Au hip hop, elle emprunte l’auto-référence: les «Gaga» peuvent être entendus dans Government Hooker et Bloody Mary. Et par dessus, elle puise dans la pop des années 80, qu’il s’agisse de claviers rétro, de structures de chansons, de solo de sax -en faisant appel à Clarence Clemons (Bruce Springsteen)- ou même de power ballad avec Brian May et un sample de We Will Rock You. Gaga s’amuse, enfin, à jouer la carte internationale, avec des envolées en espagnol, en français ou encore en allemand.

Si elle a maintes influences, l’artiste qui n’est âgée que de 25 ans suit assurément les pas de Madonna. D’abord dans la volonté de choquer, dans le contenu (bi)sexuel de certains textes, dans le désir de continuellement réinventer son look, dans sa manière d’exploiter la thématique de la religion, dans son genre d’envolées vocales et même dans son intérêt pour le contenu latin. Sur ce dernier point, son Americano devient sa version du La Isla Bonita de la Madone. Quant à Born This Way, les ressemblances avec Express Yourself ont amplement été discutées, déjà. En dépit de tout ça, la Gaga parvient à afficher une griffe suffisamment personnelle pour qu’on y voit davantage des références qu’un pastiche.

Contrairement à The Fame Monster, Born This Way est hautement attendu. Maints détracteurs tenteront sûrement de pointer les faiblesses. Or le fait est qu’elle a fait est que Stefani Germanotta a fait un très bon boulot. Non, l’album n’est pas parfait: quelques titres comme Scheibe ne représentent que peu d’intérêt, il y a un peu d’essoufflement à mi-parcours, tandis que d’autres chansons comme Yoü And I et The Edge of Glory, aussi pertinentes soient-elles, semblent issues d’une autre cuvée et cadrent plus ou moins bien avec les autres.

Cela dit, les trucs réussis prennent nettement le dessus, qu’on songe au Marry The Night en intro, au volontairement provocateur Government Hooker ou encore au simple Judas.

De la pop qui a de la gueule.

Et vous, êtes-vous Gaga de la Lady?

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