Nicolas Houle

Dimanche 26 mars 2017 | Mise en ligne à 10h07 | Commenter Aucun commentaire

Y étiez-vous? Ray Charles au Québec, en 1993

Ray Charles lors de son concert au Capitole, en 1993 - photothèque Le Soleil

Ray Charles lors de son concert au Capitole, en 1993 - photothèque Le Soleil

C’est de la grande visite qui débarquait à Québec, le 11 août 1993 – le 10 à Montréal. Ray Charles, sans doute l’un des musiciens qui a le mieux incarné ce qu’est la soul, était en ville pour un tour de chant.

Celui qu’on a surnommé The Genius n’était pas arrivé seul. Pas moins de 17 musiciens étaient sur les planches, sans oublier son équipe de choristes, The Raelettes. C’est d’abord à la musique de la troupe que le public a eu droit en guise d’introduction, avant que le célèbre chanteur et pianiste ne fasse son entrée, livrant notamment une version inspirée du classique Georgia On My Mind.

Sur les lieux pour Le Soleil, Michel Bilodeau avait été ravis par la performance du Genius, notant qu’avec «Ray Charles, le mot «soul» prend toute sa signification.» En revanche, il avait des quelques réserves sur la pertinence que l’Américain ait une aussi vaste bande autour de lui: «Il aurait vraiment pu se produire seul ou alors avec deux ou trois musiciens. Le bonhomme n’a vraiment pas besoin de toute cette équipe pour nous séduire».

Autre élément qui a peut-être empêché cette visite d’être parfaitement mémorable: sa brièveté. Charles n’avait joué qu’un peu plus d’une heure. Ceci, combiné au fait qu’il n’était arrivé sur les planches qu’après une longue intro avait laissé quelques spectateurs sur leur faim, surtout que la légende avait encore bien des hits à partager…

Ils étaient 1300 à être venus applaudir l’artiste ce soir-là.

Y étiez-vous?

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Mardi 21 mars 2017 | Mise en ligne à 13h59 | Commenter Commentaires (3)

À écouter : Planets + Persona de Richard Barbieri

Porcupine Tree s’est mis en pause pour une durée indéterminée, or le claviériste Richard Barbieri ne se tourne pas les pouces. Après avoir signé deux enregistrements en compagnie de Steve Hogarth et un avec Steve Jansen, voilà qu’il lance, avec Planets + Persona, son troisième album solo et peut-être l’oeuvre la plus achevée de sa carrière.

L’ex-Japan démontre non seulement qu’il est toujours un redoutable sculpteur sonore, mais qu’il est un compositeur méticuleux et inspiré. Il oppose les sonorités électroniques et acoustiques, les mélodies aux rythmes, les segments touffus aux passages dénudés, comme en témoigne, à elle seule, la saisissante Night Of The Hunter.

Plutôt que de ficeler son oeuvre instrumentale en vase clos, Barbieri a eu recours à différents complices, dont le bassiste Percy Jones, qui viennent donner chaleur et variété à l’ensemble.

On est autant charmé par les boucles rythmiques (hypnotique Solar Sea), que par la cohabitation de la kora avec des claviers éclatés (Unholy) ou par l’apport jazzy de la trompette (New Found Land).

Chaque titre prend l’allure d’un fascinant voyage, avec des détours étonnants. Du haut calibre.

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Samedi 18 mars 2017 | Mise en ligne à 19h54 | Commenter Un commentaire

Y étiez-vous? Feist au Grand théâtre, en 2011

Leslie Feist lors de son passage au Grand théâtre, en 2011 - Photothèque Le Soleil

Leslie Feist lors de son passage au Grand théâtre, en 2011 - Photothèque Le Soleil

Leslie Feist est sortie d’un long silence cette semaine en annonçant, d’abord, la parution de son album Pleasure, attendu le 28 avril, puis en en partageant la pièce-titre.

Le dernier passage de Feist à Québec remonte au 6 décembre 2011. La Canadienne venait alors défendre le matériel de son excellent Metals. Elle était en forme – y compris pour envoyer quelques flèches aux médias. Si elle a toujours eu bonne presse, Feist n’a jamais été très chaude pour donner des entrevues ou être prise en photo et elle avait justement fait un commentaire sur la présence de photographes à son spectacle, se réjouissant de leur départ au bout de trois chansons.

Mais dès qu’elle a mis son attention sur son art, on a oublié ses susceptibilités pour être conquis par son matériel, qu’elle avait servi sans compromis. Entourée d’un batteur, d’un claviériste, d’un multi-instrumentiste et des trois choristes de Mountain Man, Feist a proposé un spectacle rodé au quart de tour.

Atmosphères contrôlées, séquences mordantes, orchestrations inventives aux allures de mosaïques sonores, envolées vocales éthérées, tous les éléments étaient réunis pour que la soirée soit réussie. A Commotion, avec ses punchs efficaces, Graveyard, avec ses magnifiques harmonies vocales ou encore The Bad in Each Other ont été autant de moments magiques.

Or visiblement, plusieurs étaient là pour entendre le vieux matériel ou étaient moins familiers avec Metals: on le voyait dans l’accueil hyper chaleureux réservés aux titres plus anciens, mais Feist n’a pas dérogé de son programme et le public a dû se rendre à l’évidence qu’il finalement été ravis tout autant par ses nouvelles compositions.

Y étiez-vous?

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