Nicolas Houle

Mardi 21 avril 2015 | Mise en ligne à 14h10 | Commenter Commentaires (10)

Centre Vidéotron: première récolte sans grande surprise

Mardi, tous les yeux étaient tournés vers le Centre Vidéotron et la conférence presse annonçant le visage de ses premiers locataires.

Sans équipe de la LNH, qu’est-ce que Québecor aurait à offrir pour divertir le grand public? Force est d’admettre qu’il y a peu de grandes surprises. Peut-être que j’avais trop d’attentes, or j’aurais cru qu’on aurait proposé des artistes ou des événements que le vieux Colisée ne nous permettait pas d’avoir… Ou, à tout le moins, des noms qui n’étaient pas venus en ville encore. Katy Perry? Stromae? Coldplay? Beyoncé? Évidemment, il faut que les vedettes soient disponibles ou en tournée pour être signées…

Les Remparts (12, 13 septembre)? Bien sûr qu’ils y seraient. Un match hors saison des Canadiens (28 septembre)? On les voit depuis six ans… De la boxe? On en a aussi déjà eu… Pour l’effet de surprise, on repassera.

Un spectacle québécois pour l’ouverture (11 septembre) ? Certes, c’est la moindre des choses. Malheureusement, aucun nom n’a été dévoilé…

Metallica (14 et 16 septembre)? Ça allait presque de soi, avec la complicité qui unit le groupe à ses fans de Québec. À défaut de nouveauté, il faut dire que c’est un bon coup de faire deux spectacles, l’un dans le vieux Colisée, l’autre dans le nouveau… Il y aura certainement un bon buzz en ville…

Madonna (21 septembre) ? Vrai qu’on ne l’avait jamais vue au Colisée, mais elle était sur les plaines d’Abraham il y a peu. Et quand on sait que près de la moitié du public est reparti déçu du type de concert offert, je m’interroge beaucoup sur le pouvoir d’attraction de la Madone à Québec, d’autant qu’elle donne déjà 2 dates à Montréal et que les billets ont déjà été mis en vente. Disons que ce sera un très gros test.

Rock et Belles Oreilles (19 septembre)? C’est assurément sympathique. Mais vous le savez autant que moi, si le Centre Vidéotron n’avait pas été là, le groupe aurait joué sur les Plaines. Les gars du groupe n’ont d’ailleurs pas caché qu’ils avaient été approché par le FEQ…

Loin de moins l’idée de dégonfler la «balloune». Il est seulement normal qu’avec un joujou à 400 millions$, les attentes soient élevées. Reste à voir maintenant quelle sera la teneur des festivités gratuites proposées par la ville.

Que dites-vous de ce qui est proposé? Vous serez à Madonna ou à RBO? Vous serez prêt à débourser ou sollicite-t-on déjà trop votre porte-feuille?

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La rumeur s’est confirmée: c’est avec Metallica que le Colisée fermera ses portes et c’est aussi avec le band que le Centre Videotron s’ouvrira, respectivement les 14 et et 16 septembre. Faut dire que le chanteur de One Republic, Ryan Tedder, avait pas mal achevé de vendre la mèche samedi soir…

Metallica? C’est exactement le type d’artiste que ça prenait pour avoir un succès de foule et rendre le nouvel amphithéâtre attrayant. De plus, la proposition est intéressante: deux spectacles différents, sur deux scènes différentes, avec des artistes invités qui ne seront pas les mêmes les deux soirs. Donc pas question pour les mordus de bouder le vieux Colisée sous prétexte que le son sera meilleur dans l’autre enceinte… Et puis il faut dire que Lars Ulrich a toujours été attaché au Colisée, comme il me le confiait ici.

Ce passage de Metallica en ville ne peut pas tomber plus pile pour tout le monde. D’abord, côté plaisir, pour les fans et le groupe, car l’un et l’autre ont une relation unique, particulièrement forte, comme on le sait.

Ensuite, côté affaires, pour la bande de l’amphithéâtre, qui doit faire oublier qu’il n’y a toujours pas d’équipe de hockey de la LNH dans la boîte.

Enfin, pour les gestionnaires des finances de Metallica, car le groupe n’en a pas fait de secret, il est dans le rouge, comme l’ont relaté ses biographes. Les deux présentations du festival Orion ont coûté davantage qu’elles n’ont rapporté. Idem pour le film Metallica Through The Never, qui en dépit de son succès remarquable à Québec, n’aurait rapporté qu’une fraction des 32 millions$ qu’il a coûté (3,5 millions$ d’un coût de 18 millions$ selon une autre source)… À cela il faut ajouter la campagne dans laquelle s’était embarqué Lars Ulrich contre Napster et l’autre échec qu’a été Lulu, l’album avec Lou Reed…

Mais toute cette poutine de chiffres est secondaire quand vient le temps de s’éclater – non, diront certains, quel prix seront les billets? 76$, 97,50$ et 120$, dans un show comme dans l’autre.

Vous y serez? À l’un ou aux deux concerts?

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Vendredi 17 avril 2015 | Mise en ligne à 10h31 | Commenter Commentaires (6)

Alabama Shakes revient en très grande forme

Officiellement, le nouveau Alabama Shakes sort le 21 avril, mais j’aime tellement ce que la bande a enregistré que je ne peux attendre à la semaine prochaine pour en jaser. Et puis, pas mal d’extraits ont déjà circulé…

À la première écoute, un peu distraite, j’ai été quelque peu déstabilisé par la nouvelle offrande, tellement elle est dense et éclatée. Ça pouvait être bon ou mauvais signe… Mais dès la deuxième écoute, j’ai été complètement transporté par l’univers du quatuor. Diable qu’ils sont bons! On savait qu’ils avaient les ingrédients pour rebondir avec quelque chose de fort. Restait à voir s’ils sauraient le faire et ainsi réussir l’épreuve du deuxième album.

Passée la surprise du très sympathique Boys & Girls (2012) et de ses tonalités rétro, on pouvait se demander ce qu’il resterait Alabama Shakes. La réponse ? Un groupe qui allie désormais une bonne dose d’originalité à son talent brut.

Comme si le quatuor américain n’avait que mis la table avec son premier album, il parvient à nous surprendre avec Sound & Colour. Car si l’on retrouve avec plaisir la voix unique de Brittany Howard, ainsi que les sonorités vintages qu’apprécie le band (guitares trempées dans la réverbération, orgue Hammond), on va ici dans maintes directions, parfois à l’intérieur même des compositions.

La troupe démarre en mode quasi angélique avec la pièce-titre pour ensuite bondir en territoire soul (Don’t Want To Fight), puis r’n’b (Give Me All Your Love), southern rock (Shoegaze) et même psychédélique (surprenante Gemini) avec la même aisance. Ce pourrait devenir n’importe quoi et, pourtant, Alabama Shakes parvient à unir l’ensemble, grâce à sa griffe affirmée, à une réalisation soignée, quoique sans fard, et au chant formidable de sa leader, qui murmure, emprunte sa voix de fausset ou hurle ses trippes.

Du pur bonheur!

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