Nicolas Houle

Lundi 8 février 2016 | Mise en ligne à 11h25 | Commenter Aucun commentaire

Erik Truffaz: un pied dans la world, avec Doni Doni

Avec Doni Doni, Erik Truffaz se plaît à transporter sa trompette du côté de l’Afrique. Le jazzman fait en effet équipe avec la chanteuse Rokia Traoré, qui prend le micro sur quatre pièces, tantôt aériennes, tantôt plus animées, comme la très belle Djiki’N, à la rythmique voisine de la transe, mais servie avec la délicatesse et l’économie propres à Truffaz.

Curieusement, c’est presque uniquement sur les titres où l’interprète malienne est présente qu’on peut sentir ces inflexions world, car autrement, Truffaz et son quartette —où le batteur de longue date Marc Erbetta a cédé ses baguette à Arthur Hnatek— continuent de naviguer dans les eaux qu’ils affectionnent: ici une touche de funk, là un flirt avec le rock (excellente Fat City). Doni Doni part 2, qu’on peut voir ci-haut est une exception…

En résulte un album plus ou moins homogène, impression accentuée par la présence, en fin toute fin de parcours, du rappeur Oxmo Puccino. Cela dit, Doni Doni est loin d’être dénué d’intérêt: pris séparément, les titres sont tous pertinents. L’exécution est impeccable et la qualité sonore, excellente. Une autre solide livraison du trompettiste et de son quartette.

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Vendredi 5 février 2016 | Mise en ligne à 21h09 | Commenter Commentaires (10)

Sting au Colisée, en 1988 : Y étiez-vous?

Sting, en 1988, au Colisée de Québec - photo de Jean-Marie Villeneuve

Sting, en 1988, au Colisée de Québec - photo de Jean-Marie Villeneuve

Sting avait le vent dans les voiles durant les années 80. Au lendemain des belles années avec The Police, celui qui sera au Festival d’été de Québec le 7 juillet prochain avait lancé une carrière solo qui n’avait pas tardé à décoller. On le voyait aussi au cinéma et comme militant pour la protection de la forêt amazonienne. C’est cette vedette, dont l’album …Nothing Like The Sun était en tête des palmarès, qui est montée sur les planches du Colisée, le 10 février 1988. Fait intéressant : ce n’est que le 17 décembre 1987 que les billets ont été mis en vente, une façon de faire qu’on ne voit à peu près plus aujourd’hui…

Le collaborateur du Soleil, Michel Bilodeau, avait été renversé par la performance «d’un professionnalisme à toute épreuve» de Sting et son équipe, qui comptait notamment le saxophoniste Branford Marsalis, allant jusqu’à titrer «le spectacle qui marquera 1988».
Le chanteur et bassiste, né Gordon Sumner avait concocté un concert comptant pas moins de 24 chansons. Parmi celles-ci, près d’une dizaine des Police, mais aussi quelques reprises, dont From Me To You, des Beatles et Little Wing, de Jimi Hendrix, qu’il avait introduit en citant Voodoo Child, du légendaire guitariste.

Sting s’était adressé à la foule dans la langue de Molière pour présenter ses musiciens et avait mélangé son rock feutré aux rythmes reggae et sud-américains. Son matériel solo a bien sûr fait mouche, qu’il s’agisse de We’ll Be Together, If You Love Somebody Set Them Free ou encore de They Dance Alone, servi pour le premier de trois rappels.

10 200 spectateurs étaient venus accueillir Sting ce soir-là et chanter en chœur ses succès, en particulier ceux de The Police.

Y étiez-vous ?

Photo d'un billet du fameux concert, gracieuseté d'Annie Boulanger, qui écrit «comme la plupart des gens qui étaient présents, j'en garde un excellent souvenir ! Quel professionnel !»

Photo d'un billet du fameux concert, gracieuseté d'Annie Boulanger, qui écrit «comme la plupart des gens qui étaient présents, j'en garde un excellent souvenir ! Quel professionnel !»

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Jeudi 4 février 2016 | Mise en ligne à 14h30 | Commenter Commentaires (14)

Quel est le temps minimal d’une performance?

Mercredi, Vance Joy était de retour à Québec, moins de sept mois après son concert au Festival d’été.

Le jeune artiste, accueilli par un tonnerre de cris et d’applaudissements, a donné une performance des plus honnêtes.

Mais c’était bref. À peine un peu plus d’une heure.

Dans un contexte comme celui du Festival d’été, ça passe assez bien: on sait que les performances sont parfois plus courtes et qu’on a droit à un programme double, parfois triple. Mais en salle, on en ressort ambivalent…

Personnellement, j’avais senti que Vance Joy avait fait le tour. Le gars a un album et un mini-album et la plupart des fans ont semblé heureux de ce qu’ils avaient entendu. Au final, j’ai donc eu l’impression d’avoir un programme double de qualité, amorcé de belle manière avec Reuben & The Dark…

Reste que, lorsque vous partez en tournée, que vous demandez aux gens de se déplacer — mercredi dans une température très moche— et de payer un prix appréciable, 53,50$ dans ce cas-ci, il faut en donner aux gens pour leur argent.

J’avais vécu le même type d’expérience lorsque j’étais allé voir Alt-J à Montréal, lors de leur deuxième passage, au Corona. Très intéressant de découvrir un jeune band, mais comment font-ils pour être à cours de matériel si rapidement, quand il y a possibilité d’improviser ou de faire des reprises?

Certes, il y a bien des groupes qui s’illustrent par la brièveté de leurs concerts. Cela dit, ils sont souvent dans la scène underground et le prix d’entrée est pas mal moins élevé…

Tout dépend de ce qui est offert, en particulier lorsqu’on tombe dans le milieu de la musique expérimentale ou improvisée, mais est-ce qu’il y a une durée minimale à laquelle vous vous attendez lorsque vous allez voir un concert? Pour ma part, en bas de 90 minutes, je ne suis pas rassasié…

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