Nicolas Houle

Lundi 18 juillet 2016 | Mise en ligne à 22h04 | Commenter Commentaires (4)

FEQ: le bilan (et FEQ c’est ça…)


Le fil d’arrivée du 49e Festival d’été est maintenant franchi. Après une trentaine de spectacles et maintes entrevues, j’ai signé ici un bilan détaillé, réunissant mes diverses observations. L’organisation a aussi fait son bilan de cette année qui a très bien marché.

Pour conclure, je vous propose un retour sur les 5 spectacles qui m’ont le plus fait vibrer selon l’itinéraire que j’avais (d’où l’absence, par exemple, d’Half Moon Run, que j’aurais bien aimé voir), ainsi qu’un coup de gueule. Je vous invite à me partager les vôtres et j’en profite pour vous dire que je m’éclipse jusqu’à la mi-août, environ. Ç’a été un plaisir de vous lire.

Rammstein
Les Allemands sont débarqués avec un concert taillé sur mesure pour les plaines d’Abraham. Spectaculaire à tous les niveaux, y compris au plan musical, car c’était synchro au possible. Le show a pris l’allure d’un long crescendo qui semble avoir comblé tout le monde. Le Cirque du soleil du métal industriel!


Duran Duran
La nostalgie tend à être une valeur sûre en période de festival, or la bande de Duran Duran n’a rien tenu pour acquis. Simon Le Bon était en voix et énergique, les gars ont inséré des titres récents, l’équipe de musiciens était de premier ordre et, ultimement, Save a Prayer a été une touchante communion, à la mémoire des victimes de Nice. J’ai beaucoup aimé aussi le concert Bryan Ferry, en première partie, même si les Plaines n’étaient pas nécessairement le meilleur endroit pour le dandy…


Louis-Jean Cormier
Quand on me promet d’emblée un show mémorable, mes attentes grimpent d’un cran. Et pourtant, Louis-Jean Cormier m’a conquis: ses pièces, parées de superbes arrangements, souvent réinventées, étaient impeccables. En plus, la première partie avec Peter Bjorn & John était hautement sympathique.


Sting et Peter Gabriel
Les deux vétérans sont débarqués avec un programme généreux et adroitement construit, avec des classiques, des échanges de répertoire et des pièces étonnantes, leur permettant d’éviter d’être prévisibles. Et quelle formidable équipe de musiciens pour livrer tout ça!

The Decemberists
Je crois que c’est il y a 7 ou 8 ans qu’il aurait fallu voir les Decemberists à Québec, mais franchement, la bande est arrivée avec une solide performance, en dépit d’un creux de vague en plein centre. Arrangements florissants, choix intéressant de chansons et excellente sono.


…et des tomates pour House of Pain
Rarement vu un show aussi chiche que celui de House of Pain. À peine 50 minutes avec Everlast et Danny Boy, le reste laissé à DJ Lethal pour que le band remplisse le temps réglementaire de son contrat. Ajoutez à ça un Everlast qui, en plein milieu, sort sa guitare pour jouer du Johnny Cash et une chanson solo et vous avez un show de rap à oublier. Les Dead Obies, en première partie, les ont bouffé tout rond…

Lire les commentaires (4)  |  Commenter cet article

 

Dimanche 17 juillet 2016 | Mise en ligne à 12h06 | Commenter Commentaires (5)

FEQ: Faire lever les Plaines

Peu importe qui vous mettez sur la scène des plaines d’Abraham, s’il n’y a pas de rencontre entre le groupe et les fans, il n’y aura pas de magie.

C’est la conclusion qu’on pouvait tirer à la sortie du concert des Red Hot Chili Peppers, samedi. Ce n’est pas faute de talent, ni en raison d’une contre-performance, mais pour une foule de raisons dont j’ai fait état ici.

Ceci m’amène à poser la question: que faut-il pour faire lever les Plaines? D’abord, il faut comprendre que le site n’est pas une vaste salle de spectacle. C’est un lieu où une multitude de gens convergent, certains des mordus, mais d’autres, souvent majoritaires, qui sont des amateurs à temps partiel.

Vous servez des ballades -à moins que ce soit de grands succès- et les gens jasent. Vous faites des segments instrumentaux? Vous devez faire gaffe à ce qu’il n’y en ait pas trop, car sinon, encore, certains s’en lassent. Et si vous abusez des titres peu connus ou que vous avez le malheur de réinventer des classiques et qu’ils soient peu reconnaissables, là encore, vous perdez la foule.

Mais l’artiste qui veut continuer d’évoluer dans tout ça, que fait-il? Doit-on en faire un bête jukebox ou le laisse-t-on progresser? En entrevue, juste avant le show, je demandais au bassiste des Red Hot Chili Peppers, Flea, comment il réagissait au fait que des Écossais se soient plaints que le band ait omis Californication du programme, lors de leur halte à T in The Park. «Fuck ‘em», m’a-t-il répondu, précisant que son groupe voulait continuer d’aller de l’avant.

Le hic, c’est qu’un concert, c’est un dialogue entre la foule et le public. L’un propose, l’autre donne son approbation pour que ça se poursuive. Quand la balle tombe du jeu de ping pong, il faut recommencer l’échange. Ça s’est vu ailleurs qu’à Red Hot Chili Peppers, mais peut-être pas de façon aussi criante – hormis lors du passage de Madonna, hors FEQ.

Alors, est-ce que le public devrait faire davantage ses devoirs? Ou les artistes être plus conciliants dans les réseaux des festivals? Probablement que chacun devrait faire son bout de chemin pour qu’il y ait une pleine rencontre…

Lire les commentaires (5)  |  Commenter cet article

 

Mercredi 13 juillet 2016 | Mise en ligne à 18h21 | Commenter Commentaires (5)

FEQ: bilan de mi-parcours

Nous voilà déjà à mi-parcours de ce 49e Festival d’été. C’est l’occasion de jeter un oeil au chemin parcouru et, plus particulièrement, à ce que l’on retient – au delà des controverses entourant l’eau et la bouffe auxquelles on trouvera, peut-on espérer, une solution qui satisfera tout le monde…

Ce que j’ai vu de meilleur jusqu’à maintenant? J’hésite entre l’association Peter Gabriel-Sting et la proposition éclatée de Louis-Jean Cormier. Quel spectacle bien structuré, bien interprété, bien orchestré et bien senti nous a servi ce dernier! Pas de reproche à faire, si ce n’est que l’artiste originaire de la Côte-Nord a eu le temps le plus exécrable du FEQ : de la pluie, en plus du froid qui s’est éternisé en début de parcours. En première partie, les Scandinaves de Peter, Bjorn & John étaient très bien assortis et ont offert une performance franchement sympathique.

Dans un registre plus imposant, le show conjoint de Sting et Peter Gabriel m’a conquis, non seulement avec le choix des pièces, mais par la qualité des musiciens impliqués. Deux heures trente de spectacle, avec un répertoire qui ne s’attardait pas qu’aux incontournables, qui proposait de nouveaux arrangements ou de nouvelles interprétations lorsque les deux vedettes, en voix, s’échangeaient leurs compositions… J’ai fort apprécié, bien que là encore, la météo, surtout les vents, a joué les trouble-fêtes.

Je suis resté beaucoup sur les grosses scènes, devoir oblige, mais j’ai bien aimé séjourner à place d’Youville pour entendre Pierre Flynn, qui a proposé un tour de chant impeccable dans son exécution et son contenu, ne succombant jamais à la facilité.

J’étais curieux de voir ce que pourraient faire les Lumineers sur une aussi grosse scène que celle des Plaines et franchement, ils se sont bien tirés d’affaires, quoiqu’on puisse trouver qu’après un certain temps, on a fait le tour du répertoire… City and Colour, en première partie, était plus consistant à mon goût, même si Dallas Green était un peu, beaucoup dans sa bulle.

Curiosité plus qu’intérêt dans le cas de Selena Gomez, qui a donné un bon spectacle dans le genre. Certes, il était clair qu’il y avait du lipsync dans l’équation, or d’où j’étais placé, j’avais passablement de mal à distinguer à quels endroits précis. Est-ce un mal, le lipsync? Pas dans ce type de proposition, où il y a diverses chorégraphies, mais évidemment, tout est question de dosage, par contre…

J’ai souvent eu des réserves pour les spectacles de variétés avec invités. J’ai été agréablement surpris de la carte blanche à Coeur de Pirate. Ce n’était pas parfait, mais une bonne portion était assez homogène et cohérente et il y a certainement eu de solides interprétations et de beaux tableaux, avec les danseurs…

Et vous, à quoi ressemble votre FEQ jusqu’à présent?

Lire les commentaires (5)  |  Commenter cet article

 

publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    juillet 2016
    D L Ma Me J V S
    « juin    
     12
    3456789
    10111213141516
    17181920212223
    24252627282930
    31  
  • Archives