Nicolas Houle

Vendredi 11 avril 2014 | Mise en ligne à 11h29 | Commenter Commentaires (8)

FEQ 2014: à la hauteur des attentes?

Le Festival d’été 2013 s’était achevé, pour la première fois en une douzaine d’années sur un déficit. Et pour la première fois en deux ans, on n’avait pas réussi à écouler tous les laissez-passer, ce qui s’était aussi traduit par l’absence de billets d’un jour. On a longuement discuté du pourquoi sur ce blogue. La question que je pose plutôt aujourd’hui est: est-ce que la cuvée 2014 va permettre au FEQ de rebondir et, ainsi, d’être à la hauteur des attentes?

Chose certaine, il n’y a pas grands reproches à faire du côté de la programmation. Et la mise en marché a été pas mal plus adroite que l’an dernier jusqu’à maintenant: pas de vente à l’aveugle suscitant la grogne, pas d’égrainage de noms, jouant sur l’impression général. Parallèlement, une pré-vente discrète a déjà eu lieu avec la complicité de Desjardins, ce qui a permis d’écouler 10 000 laissez-passer – sensiblement le nombre d’unités invendues en 2013, selon les chiffres officiels. Ne reste qu’à espérer que la vente par l’entremise du site Web se déroule sans anicroche.

La programmation? À mes yeux, elle est à la hauteur. On a bâti sur l’an dernier, ce qui fait que ça demeure solide dans les autres scènes que celles des Plaines et qu’on est arrivé avec des têtes d’affiche bien connues et variées: Lady Gaga, côté pop, est un excellent coup de filet, tout comme Snoop Dogg en hip hop, The Killers, dans une veine pop-rock plus moderne, Queens of The Stone Age, en rock lourd ou encore Billy Joel, pour la dimension «chansons immortelles», naguère défendue par Stevie Wonder ou Elton John. La nostalgie carburera à plein avec Journey, Bryan Adams et même Soundgarden. Le volet francophone paraît mince, mais au moins, on a misé sur la star de l’heure, Louis-Jean Cormier et il n’est pas interdit de croire qu’on pourrait faire quelque chose de bien avec l’hommage à Félix Leclerc.

Mes trois soirées incontournables? Celles de Queens of The Stone Age avec The Kills et Brody Dalle, celle de Daniel Lanois avec Jake Bugg, au Pigeonnier et celle avec Thus Owls, San Fermin et St. Vincent à l’Impérial. À travers ça, je voudrai sans doute attraper Local Natives, Vintage Trouble, Gary Clark Jr. (que j’ai eu la chance de voir à la Casbah, il y a quelques années), Bombino, les vétérans de Marillion, qui ont toujours le feu sacré, Gogol Bordello, Émilie Simon et j’en passe… Bien sûr, je ferai sans doute quelque détour par les Plaines pour aller voir des grands noms.

Est-ce que cette nouvelle grille pourra faire rebondir le FEQ? J’ai hâte de voir. Évidemment, comme à chaque année, il y en a pour se plaindre et grogner contre la programmation. Vrai que certains volets, comme le punk ou le métal, sont peu représentés. Mais dans l’ensemble, la mission impossible du FEQ, celle de rallier tout le monde, me paraît plutôt réussie.

Reste le volet électro – dont on a eu quelques noms, déjà – à annoncer.

À bien des égards, la réponse des festivaliers sera un test. Après avoir eu mauvaise presse l’année dernière, le FEQ a eu droit à un accueil favorable jusqu’à maintenant. Si le public suit bien lors de la mise en vente, c’est que la recette actuelle fonctionne encore bien. Si les ventes sont une fois de plus au ralenti, c’est signe qu’une nouvelle réinvention sera nécessaire pour attirer de nouveau les visiteurs les moins fidèles – mais ça, on aura l’occasion d’en rejaser…

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Mardi 1 avril 2014 | Mise en ligne à 12h03 | Commenter Commentaires (8)

La saison des annulations

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Le début de l’année n’a pas été facile pour les diffuseurs. Comme le relate le collègue Ian Bussières ici, l’hiver a été la saison des annulations à Québec. Carla Bruni, DJ Champion en mode symphonique, Lamb of God et Ben Charest font partie des victimes, tandis que les Hedley et Slayer ont été pris pour revoir leurs ambitions à la baisse en changeant de salle.

Petite prédiction, même si je ne le souhaite pas, Joe Bonamassa programmé au Colisée (par son manager, paraît-il, alors qu’il est jamais venu en ville et fait, au mieux, le Saint-Denis à Montréal) risque d’allonger la liste des annulations ou celle des déménagements…

Vrai qu’il y a toujours un ralentissement en début d’année, mais cette année, la liste est plus longue que par les années passées. Et si on ajoute à cela les salles moyennement ou peu remplies, elle devient pas mal plus longue. Chaque personne dans le milieu a ses explications sur le phénomène: budget serré, coût des billets élevés, temps froid, mauvais casting, etc. C’est sans doute tout ça à la fois.

Il y a un constat, toutefois: l’offre à Québec est riche, peut-être trop au regard la population. Et il est vrai que lorsqu’on compare avec l’avant 2008, même s’il y a eu des années difficiles, les amateurs de musique continuent d’avoir des choix musicaux intéressants, bien que ça demeure inférieur à ce qui se brasse dans la métropole.

Ce qui est toujours un peu inquiétant quand le marché vivote, c’est que les diffuseurs deviennent plus frileux et que les propositions deviennent moindres ou moins pertinentes…

Faites-vous partie de ceux qui sont sortis cet hiver? Est-ce que ces annulations vous étonnent?

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Le premier extrait du nouvel album des Black Keys est enfin lancé. Fever a circulé quelque peu dans le Web de manière officieuse avant que le duo ne se décide à le mettre en ligne. Plusieurs se sont interrogés à savoir si c’était véritablement un enregistrement des Keys… D’autres ont manifesté leur déception…

Nul doute qu’il s’agit des Keys. Un son résolument vintage, en particulier du côté de la basse -à la limite d’être saturée- et des claviers, un Auerbach bien en voix, défendant ses mélodies comme il en a l’habitude. On nous offre même un pont, question que la pièce change quelque peu d’atmosphère.

Mais où est la guitare? Premier élément qui peut étonner, la six cordes, qu’Auerbach sait toujours faire sonner, est terriblement discrète. Ensuite, on a l’impression que le groupe fait dans la retenue, n’affichant pas beaucoup de ferveur pour le tempo privilégié, si bien qu’on se retrouve avec une chanson qui semble vouloir être mordante, mais qui reste polie.

Les changements ne sont pas un mal, au contraire, surtout venant d’un band qui n’a pas jamais prétendu réinventer la roue. Ce qui déçoit ici, c’est qu’on a l’impression d’avoir des Keys qui font du Keys, mais en se forçant pour être pop et se faufiler sur les ondes radio. Ça passe plus ou moins bien.

Même le mixage est discutable, avec le clavier très à l’avant-plan et la voix pourtant assurée d’Auerbach passablement en retrait.

Pas mauvais, mais pas transcendant. Mettons seulement que les Keys, qui avaient la touche du roi Midas depuis quelque temps, ne se distinguent pas ici.

Ça vous plaît?

La suite viendra avec l’album Turn Blue, le 13 mai.

Fidèles à leur façon de se mettre en marché de manière virale et originale, les deux gars étaient passés par le boxeur Mike Tyson, qui avait mis le singulier clip ci-dessous dans son compte Twitter…

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