Nicolas Houle

Lundi 24 avril 2017 | Mise en ligne à 9h49 | Commenter Commentaires (5)

Roger Waters: un premier extrait ancré dans le passé

Ça fait longtemps, très longtemps, trop longtemps que Roger Waters a fait paraître un album de nouveau matériel.

Si on exclut l’opéra Ça Ira, il faut en effet remonter à l’excellent Amused To Death, en 1992, pour dénicher son précédent enregistrement de matériel original.

Le chanteur et bassiste avait bien fait paraître quelques pièces ici et là, dont la très belle Leaving Beirut, To Kill The Child ou encore Each Small Candle, mais rien pour faire un véritable album.

Or voilà qu’il lancera enfin Is This The Life We Really Want?, le 2 juin.

Jusqu’à maintenant, on n’avait pu entendre que de brefs extraits, mais vendredi une première chanson a fait surface, Smell The Roses.

Après autant d’années d’attente, j’ai du mal à ne pas être déçu, surtout que Waters a fait équipe avec Nigel Godrich (Radiohead). Je ne m’attendais pas à ce qu’il réinvente la roue, mais ça sent nettement trop le réchauffé à mon goût. Le canevas de base rappelle immédiatement la portion instrumentale de Echoes, après les deux premiers couplets (comparez avec le clip ci-dessous, à partir de 7 minutes), ce à quoi on aurait greffé une portion centrale avec des effets évoquant les albums du Floyd des années 70, qu’il s’agisse de Dark Side of The Moon, Wish You Were Here ou même Animals

Un premier extrait au parfum du passé, donc… Espérons que la suite sera davantage étonnante…

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Dimanche 23 avril 2017 | Mise en ligne à 10h02 | Commenter Aucun commentaire

Y étiez-vous? Pierre Flynn en vol solo, en 2004

Pierre Flynn à l'Autre caserne, en 2004, durant la tournée Vol solo - photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Pierre Flynn à l'Autre caserne, en 2004, durant la tournée Vol solo - photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Pierre Flynn n’est pas qu’un auteur, compositeur et interprète doué, il est aussi un fin orchestrateur, qui sait comment habiller sa musique. En 2004, cependant, il avait décidé d’opter pour l’épuration et de se mettre en danger pour amorcer Vol solo, une tournée qui a donné son nom à l’album du même nom.

C’est dans l’enceinte de la défunte Autre caserne, à Limoilou, que l’ex-Octobre avait donné rendez-vous à son public. Durant la journée, il avait tenté de faire la paix avec le piano sur lequel il devait jouer, ayant du mal à en tirer les sonorités qu’il voulait. Or le soir venu, aucun souci: le musicien avait fait pleinement résonner son instrument.

Même en oeuvrant seul derrière les touches d’ivoire et d’ébène, Flynn était parvenu à revoir son répertoire en donnant l’impression que le piano abritait, à lui seul, un orchestre: ouvrant avec l’ambitieuse Le Vent se lève, il avait évoqué chorales et violons. Durant le blues hypnotique qu’était devenu Sauver ma vie, on avait cru entendre de l’harmonica. Et pendant la démoniaque Jardins de Babylone, où il avait enfilé sa guitare électrique, c’est une batterie lourde qui retentissait d’on ne sait où, alors qu’il tapait simplement du pied.

La foule venue l’applaudir était prête à le suivre partout où il est allé, qu’il défende les compositions de son plus récent album -alors Mirador- ou qu’il farfouille dans les vieilles chansons d’Octobre.

Ce vertigineux Vol solo a été des plus réussis: les fans retenaient leur souffle dans les moments les plus intimes et ne s’empêchaient pas d’échapper des cris dans les segments les plus enlevés. Un véritable dialogue entre l’artiste et son public s’était donc installé, donnant des ailes à l’un et à l’autre.

Y étiez-vous?

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Jeudi 20 avril 2017 | Mise en ligne à 20h04 | Commenter Aucun commentaire

Kendrick Lamar: bien installé au sommet

Quand vous êtes au sommet, que vous avez l’approbation du public et de la critique, tout le monde est prêt à travailler avec vous. Parlez-en à Kendrick Lamar qui, en plus de réunir une foule de collaborateurs de premier ordre allant de Kamasi Washington à Thundercat, a des invités prestigieux comme U2 et Rihanna sur Damn.

Mais ces grands noms ne sont en fait que des étoiles parmi d’autres dans la nouvelle constellation de Lamar. Le rappeur américain donne en effet suite avec beaucoup aplomb au fameux To Pimp A Butterfly, continuant de puiser dans différents vocabulaires musicaux, qu’il s’agisse de rap, de r’n’b, de soul ou de jazz.

Damn témoigne du chemin parcouru depuis son album-phare. Lamar revient sur ce qu’il a vécu ces dernières années pour traiter de célébrité et de peur -personnelle et collective-, mais aussi de religion, de violence et de politique, créant des images fortes dès l’ouverture (excellentes Blood et DNA, qui donnent le ton) avec un flow remarquable, tout en utilisant le langage de la rue.

Peut-être que ce Damn, sur lequel il y a une touche canadienne avec l’apport de BadBadNotGood à la réalisation d’un titre et des voix de Kaytranada n’est pas aussi innovateur que son prédécesseur, mais il est sacrément bien articulé et permettra à Lamar de se maintenir au sommet.

Voilà qui rend encore plus excitante sa présence à Québec cet été…

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