Nicolas Houle

Mardi 6 décembre 2016 | Mise en ligne à 12h04 | Commenter Commentaires (2)

The Decemberists: un coffret pour les 10 ans de The Crane Wife

ll n’y a pas si longtemps, on attendait 20, 25, 30 ou même 40 ans avant de sortir un coffret anniversaire, question de célébrer une parution particulière.

Les Decemberists n’ont pas eu cette patience. À une époque où les parutions tendent à être plus éphémères et où il n’est pas simple de vendre l’objet musical, la troupe de Colin Meloy y va d’une imposante proposition, qui arrive juste à temps pour les Fêtes. C’est en effet vendredi que le coffret sera disponible.

Pour n’importe quel fan, ça ressemble à du bonheur en boîte: 5 albums coulés dans le vinyle rouge. Les deux premiers permettent de se replonger dans l’oeuvre originale, les trois autres sont consacrés uniquement à du matériel inédit, soit des titres laissés de côté, des moutures différentes des chansons connues, des versions acoustiques ou des maquettes.

À cela s’ajoute un concert de 2006, qu’on peut voir sur Blu-ray et un livret de 20 pages. Une très belle occasion pour les collectionneurs de se redécouvrir cet album qui n’a pas vieilli – même si d’aucun diront qu’il n’a pas eu le temps! Coût de ce joli joujou? 125$US.

Une telle parution anniversaire arrive-t-elle trop rapidement à votre goût?

On peut avoir l’impression que les Decemberists commencent déjà se replier sur leur passé, mais ce peut également être vu comme un bel exemple d’une formation qui garde son catalogue vivant. Après tout, combien de rééditions ont circulé des mêmes albums des bands des années 60 et 70?

Cadeaux-TheCraneWife

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Dimanche 4 décembre 2016 | Mise en ligne à 8h38 | Commenter Commentaires (5)

Y étiez-vous? STP au Colisée, en 2000

Scott Weiland au Colisée, en 2000 - archives Le Soleil, Raynald Lavoie

Scott Weiland au Colisée, en 2000 - archives Le Soleil, Raynald Lavoie

À pareille date l’an dernier, les pulsions autodestructrices de Scott Weiland ont tristement eu raison du chanteur. Celui qui a connu ses meilleures années au sein de Stone Temple Pilots a montré ses différents visages à Québec au fil des ans, qu’il s’agisse de sa performance oubliable sur les plaines d’Abraham, en 2008, avec STP ou de sa toute dernière, correcte, en 2014, avec The Wildabouts.

Mais les amateurs préfèrent certainement garder en mémoire celle qu’il a offerte alors qu’il était au sein de Stone Temple Pilots, le vendredi 18 août 2000. À l’époque, le groupe en était à sa première visite en ville, tout comme Fishbone et Red Hot Chili Peppers, avec lesquels il partageait l’affiche, au Colisée.

La foule avait rugi de plaisir à l’arrivée de Weiland sur les planches, affublé d’un chapeau et d’un boa. En compagnie de ses complices Dean DeLeo, Robert DeLeo et Eric Kretz, le rocker américain était tellement en forme que Michel Bilodeau, qui couvrait le concert pour Le Soleil, écrivait «on peut croire que le chanteur a vaincu ses vieux démons. (…) Une présence physique un peu à la Iggy Pop mais avec un petit quelque chose de plus félin.»

Weiland s’était permis d’aller à la rencontre de la foule à quelques reprises et même de passer du temps au milieu du parterre. Derrière lui, le groupe était solide, comblant les fans avec les Plush ou Sour Girl. Angelo Moore, de Fishbone était même venu mettre du sien au saxophone, le temps d’une chanson. Puis, après un accueil des plus chaleureux, STP avait cédé sa place aux Red Hot Chili Peppers, qui avaient à leur tour eu droit à l’approbation des 11 000 spectateurs.

Y étiez-vous?

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Mercredi 30 novembre 2016 | Mise en ligne à 11h10 | Commenter Aucun commentaire

Metallica à Toronto: la magie de la proximité

James Hetfield sur les planches de l'Opera House, à Toronto - photo La Presse Canadienne

James Hetfield sur les planches de l'Opera House, à Toronto - photo La Presse Canadienne

TORONTO — Mardi, les quatre musiciens de Metallica s’offraient un rare concert intime. Les rockeurs avaient en effet investi l’Opera House de Toronto, une salle centenaire, qui peut être comparable à l’Impérial de Québec.

Dès 18h, ils étaient des centaines à faire la file sur Queen Street, puis sur Lewis Street. Dans les rangs, certains avaient commencé la fête à l’avance. D’autres se racontaient comment ils avaient réussi à mettre la main sur ces très rares billets – un peu moins de 1000 – que des revendeurs essayaient d’écouler jusqu’à près de 5818$, rien de moins, dans le Web. «C’est Metallica comme à ses débuts, dans les années 80, on ne voit plus ça», s’enthousiasmait un fan qui était venu de l’Ohio.

Même des résidents avaient décidé de participer à la fête, se fabricant un «M» à l’effigie du groupe et faisant jouer de la musique sur leur balcon. Les Torontois du coin n’étaient pas tous aussi excités: le concert avait été devancé de 30 minutes, car certains craignaient le bruit tardif. Metallica a néanmoins débuté la performance à 21h, comme il était prévu initialement…

L’événement n’était pas couru que par les fans. Plusieurs personnalités s’étaient faufilées, dont l’animateur George Stroumboulopoulos ou le réalisateur de documentaires métal, Sam Dunn, évitant la longue attente.

Il est vrai qu’il y avait quelque chose de spécial à cette soirée, souligné par l’absence de l’habituelle The Ecstasy of Gold, en intro, et le fait qu’on pouvait toujours voir les gars lorsqu’ils étaient sur les côtés de la scène, qui faisaient office de coulisses: il y avait une grande proximité avec les musiciens, une dimension humaine qui se perd en aréna. On se serait presque cru dans notre salon – dans la mesure où il y a un mosh pit chez vous, bien sûr…

«Metallica est de retour sur le radar», a lancé James Hetfield, après un départ sur des chapeaux de roue avec Breadfan et Creeping Death. La foule lui a répondu sans équivoque qu’elle s’en réjouissait.

Les Américains ont proposé un concert presque identique à celui qu’ils ont donné le 18 novembre au House of Vans de Londres, et qui a été diffusé dans le Web, afin de célébrer la parution de Hardwired… To Self-Destruct. N’allez pas conclure que les gars étaient sur le pilote automatique: il y avait une excellente énergie sur les planches. D’accord, il y a bien eu un faux départ à One -James Hetfield s’était lancé, par erreur, dans le riff de Fade To Black-, mais c’était surtout drôle. Du reste, la chimie y était et la machine grondait.

Comme Hardwired… To Self-Destruct vient juste de paraître et qu’il s’agit d’un album double, on s’attendait à avoir davantage de nouveau matériel. Au total, seulement trois nouvelles pièces se sont insérées. Il faut dire toutefois que la tournée officielle n’est pas encore lancée et que ce spectacle était d’autant plus particulier, que tous les profits des ventes de billets allaient à un organisme de charité, The Daily Bread Food Bank. Si le groupe voulait tester la réaction des amateurs, il est sans doute reparti convaincu de l’accueil, car elles ont toutes bien fonctionné, en particulier Moth Into A Flame, où l’on pouvait constater que les fans avaient assimilé les paroles, mais aussi l’énergique Hardwired et, peut-être dans une moindre mesure, Atlas, Rise!

Du reste, l’efficacité des classiques demeure, qu’il s’agisse de Master of Puppets, servi de manière incendiaire, de For Whom the Bell Tolls ou de la toujours appréciée Enter Sandman.

Au-delà de la proximité, qui a rendu la bande forcément plus humaine et accessible (James Hetfield a néanmoins renoncé à dialoguer avec certains fans, incohérents), il faut mentionner à quel point on a apprécié la sonorité d’une véritable salle de concert, plutôt que d’un aréna…

Un concert bien spécial, donc, d’autant que ce type de performance sera toujours rare dans le parcours de Metallica, popularité oblige.

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