Le blogue de hockey junior

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La semaine dernière, je vous ai parlé de cet ancien joueur de l’Ontario qui intente un recours collectif astronomique de 180 millions de dollars contre le Ligue canadienne de hockey.

Henrick Lavoie, un ancien joueur de la LHJMQ, m’a ensuite contacté pour me partager son opinion sur le sujet.

Choix de première ronde en 2004, il a vécu la réalité de la LHJMQ à Drummondville, Val-d’Or, St. John’s et Montréal, de 2004 à 2008.

Après sa carrière junior, Henrick est entré en droit civil à l’Université d’Ottawa, a fait son Barreau du Québec à l’hiver 2014 et poursuit maintenant ses études à la maîtrise en droit à l’Université McGill.

Ses connaissances lui permettent donc de cerner les enjeux complexes de ce débat et de nous les expliquer clairement.

***

Le système actuel est-il avantageux pour les joueurs de la LHJMQ?

Le système en place dans la Ligue de hockey junior du Québec possède des désavantages et des avantages assez tranchés. Par exemple, cette Ligue représente le calibre de hockey le plus fort dans le monde pour des joueurs âgés entre 16 et 20 ans. La possibilité de développement du joueur, afin d’accéder à une carrière professionnelle, se trouve grandement accélérée par l’encadrement des équipes et de la Ligue. D’un autre côté, peu de joueurs joueront dans la Ligue nationale de hockey. Le système en place, qui est le même depuis plusieurs années, ne permet pas d’étudier à temps plein (plus de 5 à 6 cours par session au cégep) tout en continuant à jouer au hockey.

Quant à savoir ce qui est le plus avantageux pour les joueurs, c’est relatif. Tout dépend de l’intention personnelle de chaque joueur, soit de se consacrer entièrement au hockey afin d’y faire carrière ou essayer d’étudier à temps plein tout en continuant de pratiquer son sport. Tous les joueurs que j’ai côtoyés pendant mon parcours dans la LHJMQ et qui sont maintenant dans la Ligue nationale de hockey, avaient arrêté l’école, ou étudiaient avec un ou deux cours seulement par session, afin de «maximiser» leur énergie sur le hockey. Pour eux, leur choix était clair. Tandis que d’autres ont continué à étudier à temps plein et sont maintenant rendus médecins ou analystes financiers, par exemple. Chaque joueur peut tirer avantage du présent système, mais il est certain que les conditions scolaires peuvent être améliorées.

As-tu eu l’impression de t’être fait «exploiter» durant ta carrière junior?

Je ne crois pas que le terme «exploité» puisse s’appliquer avec les joueurs de la LHJMQ. Les équipes n’utilisent en aucun temps «abusivement» les joueurs, en «ayant en vue les bénéfices qu’ils peuvent retirer» (profit à la suite des parties de hockey et de la vente d’items promotionnels). Je trouve que c’est un mot trop fort pour décrire ce que vivent les joueurs. Cependant, cela ne veut pas pour autant dire que les joueurs reçoivent le salaire minimum au sens de la loi avec les conditions actuelles. Par contre, ne pas recevoir le salaire minimum ne rime pas non plus avec exploitation dans son sens courant. En effet, les équipes offrent de très bonnes conditions aux joueurs malgré le bas salaire. Mais encore une fois, ce sont deux choses séparées (les conditions en dehors de l’aspect monétaire et le salaire).

Durant ta carrière, avant d’étudier en droit, jugeais-tu tes conditions et celles de tes coéquipiers comme étant justes ou injustes?

Qualifier les conditions comme étant «justes» ou «injustes» est très subjectif selon moi. Pour X joueur, la situation peut lui paraitre «juste» et pour un autre, non. Par exemple, lors de mon année à Drummondville en secondaire 5, j’ai eu 105 absences en seulement 3 étapes (de septembre à avril). Est-ce qu’un parent trouve ça «juste» que son enfant ait à rater ce nombre de cours au nom de la passion pour son sport? Pour le parent, la réponse serait sans doute non, mais pour le joueur, ce serait le contraire.

Ce qui faisait le plus jaser les joueurs est la disparité dans les conditions que les équipes et les écoles peuvent offrir. Par exemple, certaines écoles étaient beaucoup plus accommodantes que d’autres lorsque l’on se comparait entre joueurs de différentes villes. La disparité matérielle se voyait également au niveau des équipements, de la nourriture en voyage, de la qualité des hôtels, des bonus lors des séries éliminatoires, entre les différentes équipes, etc. Oui, nous trouvions ces conditions injustes lorsque nous nous comparions.

Par contre, le salaire a toujours fait jaser, mais à cet âge, la plupart des joueurs sont trop aveuglés par la passion de leur sport pour se questionner si ces conditions monétaires sont illégales ou non. Le plaisir de chaque joueur est de se rendre chaque jour à l’aréna et de performer. Même si certains joueurs avaient l’impression que ce traitement était «juste» ou non et qu’ils acceptaient ces conditions, cela ne veut pas dire que la règle du salaire minimum est respectée. Il s’agit d’une nuance importante.

Advenant l’entrée en vigueur d’un salaire minimum, crois-tu que la LHJMQ et ses marchés de hockey peuvent survivre?

À cette question, je n’ai pas les rapports financiers des équipes ni le modèle d’affaire de la Ligue quant à la répartition des revenus par les différents commanditaires ou par les revenus issus des ventes des items commerciaux. Il est difficile pour moi de m’avancer à prédire si une équipe pourrait survivre financièrement si l’implantation du salaire minimum va de l’avant. Il aurait certainement des équipes qui pourraient survivre et d’autres non. On peut penser aux équipes de petit marché comme Val-d’Or, Baie-Comeau ou Bathurst, par exemple. Est-ce que l’implantation d’un modèle hybride, soit des équipes qui sont commerciales et d’autres qui sont reliées à des institutions scolaires, pourrait fonctionner? C’est une question que les dirigeants du circuit doivent analyser si l’implantation du salaire minimum se concrétise. En effet, si une équipe devient rattachée à l’institution scolaire, elle deviendrait par conséquent amateure, suivant le même principe que la SIC (Sport interuniversitaire canadien). Mais encore là, cette solution ne serait pas parfaite et créerait des disparités entre les équipes.

***

Voici en intégralité la lettre que Henrick Lavoie m’a fait parvenir

La demande de recours collectif contre la Ligue canadienne de hockey, «LCH» (regroupement de trois Ligues juniors au Canada) met à l’avant-scène un vieux débat concernant la situation «monétaire» des joueurs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Un fait s’impose d’abord : les joueurs sont considérés comme des salariés. Ils signent un contrat, exécutent un travail déterminé (entraînements et parties de hockey) en échange d’un salaire hebdomadaire, paient des déductions fiscales et ont droit au chômage à la fin de la saison. Ils ne sont aucunement considérés comme des sportifs amateurs.

Sur les réseaux sociaux lors des derniers jours, j’ai vu plusieurs réactions mentionnant que les joueurs étaient «bien traités», qu’ils étaient bien encadrés pendant leurs parcours, que les équipes assumaient l’achat des équipements de hockey, que les Ligues ont créé un programme de bourses d’études supérieures pour les anciens joueurs, que l’étape de hockey junior créait des valeurs personnelles aidant l’individu à réussir dans le futur, etc. Par ces justifications factuelles (qui sont par ailleurs presque toutes vraies) par des anciens joueurs et des chroniqueurs suivant de près le hockey junior, le bas salaire, qui est versé hebdomadairement aux joueurs, serait donc légal… Penser de cette manière est l’équivalent de contourner intellectuellement la question juridique qui sera soulevée par cette demande de recours collectif : Est-ce que le salaire versé aux joueurs juniors dans les équipes de la LCH viole les règles concernant le salaire minimum des provinces? Un juge, placé devant cette question, jugera en fonction de la loi et non en fonction de faits non pertinents (par exemple, les valeurs acquises durant le hockey, l’achat des équipements et l’encadrement des joueurs) qui ne se rattachent pas au cadre juridique de la question soulevée.

Pendant la période du mois de septembre jusqu’au mois d’avril, les joueurs de hockey junior passent en moyenne 6 jours sur 7 à l’aréna, alternant entre entraînements et parties.

Un entraînement est d’une durée de 1 h 30 jusqu’à 2 heures sur la glace. Par contre, on demande aux joueurs d’arriver 1 heure à 45 minutes avant l’entraînement. Après, il y a souvent des séances vidéo, accompagnées d’un entraînement physique. Par «jour de pratique», les joueurs «travailleront» donc en moyenne 4 heures. Il y aura généralement 4 entraînements par semaine et ainsi, les joueurs seront à l’aréna pendant environ 16 heures.

À cela s’ajoutent les parties. Un jour de partie est plus long que le jour d’entraînement traditionnel et il y en a, en moyenne, 2 par semaine. En général, l’entraineur demandera la présence de ses joueurs le matin pour une séance légère sur la glace afin de délier les jambes, qui durera environ 30 minutes. Suivant la même logique que celle des entraînements ordinaires, on demandera aux joueurs d’arriver 45 minutes avant celle-ci. De plus, une séance vidéo sera présentée après la séance matinale, afin de préparer les joueurs sur les tendances des équipes, ce qui peut durer environ 30 minutes. Ainsi, à la séance matinale, les joueurs «travailleront» en moyenne 2 heures.

La partie venue, on demande aux joueurs d’arriver 2 heures avant le début de l’évènement. Par exemple, si la partie commence à 19 h 30, les joueurs sont requis d’arriver à 17 h 30. En moyenne, la partie terminera autour de 22 h et ils seront en mesure de sortir de l’aréna à 22 h 30. Au total, le jour d’une partie, les joueurs «travailleront» environ 7 heures. Étant donné la moyenne de deux parties par semaine, on arrive à environ 14 heures de «travail» pour les parties.

Si on inclut les entraînements et les parties, on arrive à approximativement 30 heures. Selon le Règlement sur les normes du travail (chapitre N-1.1, r. 3, à l’article 3), le salaire minimum est de 10.35 $ l’heure au Québec. Pour l’équivalent du nombre d’heures travaillées par un joueur junior, un salarié recevrait un salaire, avant déductions fiscales, de 310,50 $ par semaine.

À ce chapitre, en termes d’heures, je n’inclus pas les heures de déplacement lors des voyages, le temps passé pour les activités promotionnelles et marketing des équipes, etc. Ce chiffre est donc très conservateur, il s’agit d’une moyenne minimale. En effet, il arrive très souvent de dépasser ce nombre d’heures lors d’une saison.

Le salaire hebdomadaire gagné par les joueurs de 16 ans à 19 ans est de 35 à 60 $, et à cela, il s’ajoute l’allocation monétaire pour leur hébergement en famille d’accueil. Ce montant varie d’une somme de 100 $ allant jusqu’à 140 $ par semaine, selon les équipes. Les équipes assument également les frais scolaires (frais d’admission et livres), soit environ 500 $ pour l’année scolaire si un joueur fréquente le cégep à temps plein. Si l’on additionne le 50 $ par semaine que le joueur reçoit par exemple en salaire, avec le 140 $ d’allocation pour la famille d’accueil et le montant réparti proportionnellement sur l’année pour les frais de scolarité, sommes-nous proches du salaire minimum? C’est cette question qui sera débattue lors d’un éventuel recours collectif (si la demande d’autorisation est acceptée). Ce ne sont d’ailleurs pas tous les joueurs qui fréquentent les établissements scolaires à temps plein (affectant un peu le montant monétaire des allocations pendant le parcours junior majeur), mais cela est un autre débat.

***

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Vendredi 24 octobre 2014 | Mise en ligne à 15h55 | Commenter Commentaires (4)

LHJMQ: le poids des réputations

SuperSerie

Au hockey, comme dans pas mal tous les domaines de la vie, la réputation joue un rôle énorme.

Par exemple, quand vient le temps de choisir les joueurs de la LHJMQ qui participeront, ou non, aux deux matchs de la Super Série contre les Russes.

D’abord, laissez-moi vous expliquer en quoi consiste cette compétition, dont la première rencontre aura lieu à Bathurst le 18 novembre, et la deuxième, le 20 à Rimouski.

Si vous pensiez que c’est le match des étoiles annuel, oubliez ça.

Les joueurs pressentis n’ont pas plus de 19 ans parce que l’objectif de la Super Série est d’évaluer les candidats à travers la Ligue canadienne en vue du Mondial de hockey des moins de 20 ans, aux Fêtes.

Les recrues, à moins d’être exceptionnelles, sont automatiquement ignorées.

Dans la formation de 26 élus, on retrouve donc surtout des espoirs du repêchage 2015 de la LNH, ou des joueurs déjà sélectionnés.

Parmi eux, plusieurs ont grandi dans le programme de Hockey Canada et sont déjà assurés d’être invités au camp final d’évaluation en décembre, peu importe leur rendement contre les Russes.

Je ne leur enlève rien : ils ont prouvé leur valeur par le passé et n’ont pas volé leur succès.

Néanmoins, c’est ça, le poids des réputations.

Malgré des performances ordinaires ou encore des blessures, plusieurs joueurs ont été choisis au détriment d’autres qui dominent présentement la LHJMQ.

Je fais bien sûr référence au cas de Philippe Cadorette, du Drakkar, le meilleur gardien de la ligue depuis le début de la saison.

Hockey Canada lui a préféré Zachary Fucale (Halifax) et Philippe Desrosiers (Rimouski), deux choix logiques.

Mais pourquoi ne pas avoir invité un troisième gardien, comme ce fut le cas en 2012 avec Fucale, François Brassard et Étienne Marcoux?

Les dirigeants canadiens savent déjà à quoi s’attendre de Fucale et Desrosiers. L’occasion était belle d’évaluer Cadorette, qui a disputé la finale de la Coupe du Président ces deux dernières années.

Du côté des patineurs, Ryan Graves (Québec), Frédérik Gauthier (Rimouski) et Jérémy Grégoire (Baie-Comeau), tous blessés, n’ont disputé aucun match avant leur nomination, et Samuel Morin (Rimouski) n’en a joué que cinq avant de se blesser après son retour du camp des Flyers de Philadelphie.

Pour que ces joueurs soient choisis quand même, il fallait que les décideurs les voient dans leur soupe pas à peu près!

S’ils ne sont pas rétablis d’ici à la compétition, Hockey Canada les remplacera, bien entendu.

Mais ces nominations en disent long sur les chances des autres joueurs d’être invités, sans l’aide des blessures, s’ils n’ont pas une aussi bonne réputation qui les précède dans le hockey.

***

Alignement de la LHJMQ à la Super Série

GARDIENS

Desrosiers, Philippe, RIM
Fucale, Zachary, HAL

DÉFENSEURS

Leblanc, Olivier, SNB
Carrier, Alexandre, GAT
Graves, Ryan, QUE
Meloche, Nicolas, BAC
Brisebois, Guillaume, BAT
Labbé, Dylan, SHA
Morin, Samuel, RIM
Roy, Jérémy, SHE

ATTAQUANTS

Alain, Alexandre, GAT
Laplante, Yan Pavel, VIC
Grégoire, Jérémy, BAC
Ratelle, Joey, DRU
Perron, Francis, ROU
Deluca, Anthony, RIM
Aubé-Kubel, Nicolas, VDO
Ranger, Alexandre, CHI
Richard, Anthony, VDO
Gauthier, Frédérik, RIM
Bishop, Clark, CAP
Dauphin, Laurent, CHI
Audette, Daniel, SHE
Roy, Nicolas, CHI
Pelletier, Julien, CAP
Beauvillier, Anthony, SHA

***

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Mardi 21 octobre 2014 | Mise en ligne à 17h48 | Commenter Commentaires (7)

Recours collectif de 180 millions: du gros n’importe quoi

Rondelle200614

J’ai l’impression que chaque fois qu’un groupe relance le débat des mauvaises conditions des joueurs de hockey junior, il s’y prend de la pire des façons.

Bref, un échec assuré.

Intenter un recours collectif astronomique de 180 millions de dollars contre le Ligue canadienne de hockey, ça fait bien sûr jaser. Tous les médias reprennent la nouvelle, même ceux qui en temps normal, ne s’intéressent jamais au hockey junior.

Sauf que le montant est tellement énorme qu’il en devient ridicule.

Aucune crédibilité.

C’est dommage, parce que tout n’est pas parfait dans le hockey junior canadien, loin de là.

Des problèmes importants méritent d’être corrigés, mais comme ils ne coûtent pas 180 millions, c’est moins spectaculaire comme sujet.

Deux exemples :

Réduire le «salaire» des 20 ans de 550 $ par semaine à 150 $ à partir de cette saison, c’était une décision indécente. Après avoir obtenu 50 $ en moyenne par semaine, la hausse à 550 $ pour la dernière année dans la ligue était la bienvenue. Des économies sur le dos de jeunes hommes qui se sont donnés cœur et âme pour leur équipe depuis le début de leur carrière junior… Ces vétérans sont des leaders importants dans leur équipe et des guides pour leurs jeunes coéquipiers.

Des bourses d’études qui viennent à échéance tellement vite qu’un joueur n’a que très peu de temps pour vivre son rêve d’atteindre la LNH avant de devoir penser à son après-carrière, j’ai beaucoup de difficulté avec ça. Si les bourses d’études font partie du «salaire» des joueurs, comme le prétend la Ligue canadienne de hockey, pas question qu’elles disparaissent. Et tous les joueurs de hockey ne sont pas des cégepiens et universitaires dans l’âme. La formation professionnelle et technique est autant importante. Peu importe le parcours scolaire, l’argent mérité doit être disponible pour réussir l’après-hockey.

***

Oui, en regardant seulement le montant de 50 $ par semaine, c’est de l’exploitation.

Mais on oublie les pensions, la nourriture, les bourses d’études, l’encadrement scolaire, etc. qui sont à la charge des équipes et de la Ligue canadienne de hockey.

S’il fallait que les joueurs paient ces services de leurs poches, tout en étant rémunérés à un «salaire» normal, avec temps supplémentaire, paie de vacances et autres, je ne suis pas certain qu’ils en sortiraient gagnants.

Une chose est sûre, ce ne sont pas tous les marchés de hockey qui survivraient.

Ils n’ont qu’à disparaître, pensez-vous?

Moins d’équipes juniors signifie moins de joueurs, donc moins de possibilités de percer dans le hockey professionnel.

Et la Ligue canadienne demeure le meilleur moyen d’y accéder.

Aucun athlète n’est obligé de jouer son hockey junior au Canada. S’ils sont aussi nombreux à le faire, c’est parce qu’il y a des avantages.

Travaillons à régler les problèmes pour le futur au lieu de chercher à récupérer des sommes qui n’ont pas été volées.

Les règles du jeu étaient connues de tous au départ, après tout.

***

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