Le blogue de hockey junior

Dimanche 1 mars 2015 | Mise en ligne à 10h45 | Commenter Commentaires (7)

La «business» du hockey commence très jeune!

HockeyGenerique

Qui a dit qu’il fallait être riche pour jouer au hockey… si tout (ou presque) est payé?

Malheureusement, je parle ici de la réalité d’une très petite minorité : les espoirs de très haut niveau.

La compétition est tellement forte entre les agents qu’ils s’arrachent les joueurs de plus en plus tôt.

Les jeunes sont sollicités dès les pee-wee, à 11-12 ans, quoique je ne serais pas surpris que ce soit même avant, parfois.

Faisons une équation : beaucoup d’agents + peu d’espoirs de très haut niveau = forte compétition = jungle

Mais attention, ça ne veut pas dire que le milieu est croche. C’est simplement la réalité du métier. Et comme dans tout, il y a du bon et du moins bon.

Puisque ça passe mal socialement de dire qu’un jeune de 12 ans est représenté par un agent, sachez qu’on parle beaucoup de «conseillers familiaux».

Vous aurez compris que c’est la même chose.

Pour un espoir de très haut niveau, c’est souvent la manne : il se fait payer énormément de choses.

Par exemple, des entraîneurs privés, des cours de powerskating, de powershooting, des bâtons, de nouvelles pièces d’équipement, etc. Il n’y a pas de limite pour attirer les jeunes très talentueux.

La dette morale devient vite énorme et difficile à ignorer quand vient le moment d’officialiser une entente avec un agent, souvent en préparation du repêchage.

Le travail d’encadrement et d’accompagnement de l’agent est alors utile, sans oublier les très importants «jeux de coulisses» afin de s’assurer que les dépisteurs et les équipes connaissent bien le joueur et ses points forts.

Quand un agent s’entend avec un très bon espoir, il prend ses adversaires de court.

Fier d’avoir tel ou tel joueur dans son équipe, l’agent approche ensuite d’autres parents de joueurs «normaux» pour qu’ils signent avec eux.

La différence, c’est ce que ces autres parents devront cette fois payer pour être représentés. Et ils acceptent. C’est la nature humaine, ils veulent faire partie des fameuses «cliques», avec les meilleurs espoirs.

Exemple fictif : un agent qui représente un joueur X dit à un parent que si son enfant va avec lui, pour un certain montant d’argent, il va parler de son gars, utiliser ses contacts pour le faire connaître, etc. L’enfant aura aussi la «chance» de faire des camps avec le joueur X. Bref, l’argent du père sert en fin de compte à payer les dépenses de l’agent pour le joueur X… Et tant mieux si le plus de joueurs finissent par se rendre loin dans le hockey.

Les agents n’ont pas de temps à perdre : il faut se positionner avantageusement par rapport aux compétiteurs. Le train passe vite et il ne faut pas le rater.

Les meilleurs pee-wee, avec un bon gabarit, ont d’excellentes chances de jouer dans la LHJMQ. Et un talent moyen bien développé peut progresser énormément.

À partir de là, les portes payantes du hockey professionnel s’ouvrent. Si ce n’est pas la LNH, ça peut être la ECHL, la Ligue américaine, l’Europe.

À voir la popularité du métier, l’investissement initial sur les meilleurs espoirs en vaut certainement la peine.

***

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OG

Très bon boulot de Mario Aubé, animateur à l’émission Que l’Outaouais se lève et descripteur des matchs de la LHJMQ à MAtv, au sujet du scandale sexuel qui secoue les Olympiques de Gatineau et la LHJMQ.

Il a eu accès aux bandes-vidéo des caméras de surveillance du Boston Pizza et nous raconte ce qu’il a vu.

Arrêtez-vous 10 minutes le temps d’écouter l’extrait, ça vaut la peine d’en apprendre plus sur cette histoire en attendant que les Olympiques, la LHJMQ et les policiers commentent la situation.

http://www.fm1047.ca/lecteur/audio/histoire-de-moeurs-impliquant-6-joueurs-des-olympi-260935.mp3

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Mercredi 25 février 2015 | Mise en ligne à 20h37 | Commenter Commentaires (15)

Lettre d’un hockeyeur dégoûté à Hockey Québec

Les Mariniers de Rimouski Midget AA (Photo Joëlle-Anne Côté)

Les Mariniers de Rimouski Midget AA (Photo Joëlle-Anne Côté)

Le hockey, quel beau sport!

Malheureusement, dans chaque belle chose il y a une bête noire, et pour mon équipe de hockey Les Mariniers de Rimouski et moi-même, c’est Hockey Québec.

Pourquoi direz-vous? Parce qu’ils ont décidé de nous empêcher de nous présenter à la Coupe Dodge, le tournoi le plus important d’une saison de hockey.

C’est le but ultime.

Au début de notre saison régulière, Hockey Bas St-Laurent nous ont permis d’évoluer dans le Midget BB, car il n’y a pas de Midget AA dans notre région. La condition était de jouer les tournois et la Coupe Dodge dans le AA.

Bref, bien des promesses.

Malheureusement, des gens n’ayant aucune parole nous ont menti et maintenant, nous sommes privés de cette compétition.

Hockey Québec a trouvé que ce n’était pas important qu’une équipe ayant 16 joueurs sur 18 à leurs dernières années de hockey mineur puisse participer à ce dernier tournoi, si important.

Plusieurs procédures judiciaires ont été prises, mais sans succès. C’est une guerre d’argent perdu d’avance…

Je joue maintenant depuis environ 14 ans à ce sport. J’ai, comme plusieurs autres, donné corps et âme afin de pouvoir performer dans ma passion.

J’ai fait de très grands sacrifices tant au niveau physique que psychologique afin de progresser. Mais ça, ce n’est que nous les joueurs…

Il y a aussi nos parents qui nous ont suivi partout, soutenus, aidés à nous améliorer, qui ont attaché nos patins lorsque nous n’étions pas assez forts pour le faire, qui chaque matin se sont levés très tôt afin de nous accompagner à nos entraînements et parties, qui ont dépensé d’immenses sommes en inscriptions, équipements, essence, hôtels, etc.

Ce qui est inconcevable de votre part, Hockey Québec et Hockey Bas St-Laurent, c’est que vous laissez à 18 joueurs, 4 entraîneurs, 36 parents et bien d’autres gens un goût amer à cette saison et à cette fin de carrière dans le hockey mineur pour moi et 15 autres de mes coéquipiers.

Avant de dire des paroles en l’air et avant de prendre des décisions, pensez à combien de personnes seront touchées par cette décision, pensez à combien de personnes cette décision fera mal ou même de la peine, car c’est un sport qui demande énormément d’investissement et d’argent.

Sur ce, je vous rappelle votre supposée mission :

«Assurer, comme leader, l’encadrement du hockey sur glace en priorisant le développement, la promotion, l’application et le suivi des programmes tout en favorisant le développement de la personne».

Samuel Richard-Dubé, #33

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