Le blogue de hockey junior

Samedi 19 juillet 2014 | Mise en ligne à 8h53 | Commenter Commentaires (26)

Hockey mineur: guide de survie

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Comment survivre dans la jungle du hockey mineur québécois?

Plusieurs parents, remplis de bonne volonté, sautent chaque automne dans l’action avec leurs enfants, mais sont mal outillés pour bien s’y aventurer.

Après tout, jouer au hockey, surtout de haut niveau, coûte une petite fortune, et les pièges sont nombreux.

Mieux vaut savoir à quoi s’en tenir.

Au cours des derniers mois, j’ai demandé à une dizaine de parents de joueurs et de gens de hockey de me parler de leur expérience dans le hockey mineur.

Pour vous, ils m’ont fait part de leurs nombreux trucs et conseils à propos d’une foule de sujets.

Après sa lecture, vous aurez compris que cette liste n’est pas complète.

C’est simplement impossible.

On ne peut que l’améliorer, jour après jour.

Voilà pourquoi je vous invite à ajouter votre histoire, vos trucs et vos conseils dans les commentaires au bas de la page.

Chaque histoire est différente et mérite d’être connue.

LE DÉVELOPPEMENT DU JOUEUR

* La première chose à développer : patin, patin, patin.

* Avant 12 ans, la première chose qu’on remarque chez un joueur est son patin. Les mains, ça vient après. Quand le jeu physique arrive, des joueurs perdent leur temps de réaction. La transition sera plus facile avec un bon coup de patin parce le jeune aura plus de temps et d’espace pour prendre des décisions.

* Pratiquer, pratiquer, pratiquer, au lieu de toujours penser à jouer, jouer, jouer. Ce n’est pas en jouant 10 minutes dans une partie qu’un enfant va s’améliorer, l’entraînement est beaucoup plus important. On ne devient pas bon juste à jouer.

* Qualités nécessaires pour percer au hockey : la passion du hockey, un talent certain, une très grande force de caractère, être travaillant et croire en ses rêves. Défaites, blessures, entraîneurs difficiles, compromis et sacrifices font partie de la vie d’un joueur de hockey.

* Les étiquettes restent collées sur un joueur très longtemps. Si un jeune a un problème d’attitude, ou si ses parents dérangent, ça pourrait lui fermer des portes. Les entraîneurs, les dépisteurs, les dirigeants… tout le monde se connaît et se parle dans le hockey.

* Il ne faut jamais arrêter de développer les habiletés techniques, peu importe l’âge et le niveau. Chaque joueur finit par frapper un mur un jour ou l’autre, et ce sont ses habiletés techniques et son attitude qui lui permettront de continuer à progresser.

* Assurer une bonne alimentation à son enfant pour maximiser sa santé et ses performances. Par exemple, le lait au chocolat est populaire chez les sportifs, mais certaines personnes peuvent être intolérantes au lactose. Mieux vaut passer des tests.

* C’est primordial de développer toutes les facettes de son jeu pour maximiser sa polyvalence. Être bon avec la rondelle, mais aussi sans la rondelle, et pouvoir jouer à toutes les positions (en attaque et en défense). Un joueur complet comme Sidney Crosby prime sur un joueur unidimensionnel comme Alex Ovechkin.

LES CLIQUES

* Si on prend trop de place, ça dérange.

* Je crois qu’on peut passer à côté des cliques, mais il faut être fait fort et se foutre de ce que les gens disent ou pensent. Il faut se faire une carapace. On en vient vite à savoir à qui parler ou non parmi les autres parents.

* La phrase qui dit «C’est qui tu connais» est assez vraie, du hockey mineur jusqu’au junior majeur, et même professionnel.

* Le hockey est aussi fort que la mafia… !!!

* C’est triste à dire, mais mieux vaut rester «low profile» et ne pas trop s’impliquer dans son organisation de hockey mineur. Les parents sont presque toujours insatisfaits. Chaque fois, ce sera soit trop cher, soit pas assez bon. D’un autre côté, si on ne s’implique pas assez, on court le risque d’être écarté et notre enfant peut devenir isolé.

* Les parents respectueux (90 %) doivent se regrouper et imposer le respect aux parents problématiques (10 %), ceux qui sont irrespectueux, plaignards, négatifs.

LES MAGOUILLES

* J’ai déjà vu des parents payer des entraîneurs pour faire passer leur enfant.

* J’ai souvent été témoin de joueurs laissés de côté parce que l’entraîneur n’aimait pas son père ou sa mère.

* La façon d’éliminer la magouille? Arrêter d’avoir les parents comme entraîneurs. Dans un monde idéal, les évaluations pour composer les équipes seraient effectuées par des personnes indépendantes, qui ne connaissent ni les joueurs, ni les entraîneurs.

* Dilemme : si je critique une décision injuste envers mon enfant, il pourrait être «barré», mais si je ne dis rien, mon enfant est triste. Toujours privilégier le respect quand on discute d’un problème.

* Comment réagir face aux magouilles : prendre plaisir à faire regretter les choix des entraîneurs. On contrôle ce qu’on peut, on multiplie les bonnes performances et on se défonce aux entraînements.

L’ARGENT

* L’argent, c’est très important pour payer un bon équipement, de bons spécialistes (glace et hors-glace) et de bons camps de perfectionnement. On peut économiser en limitant, quand c’est possible, les voyages, les hôtels, les restaurants et autres dépenses reliées au hockey. Mais malheureusement, ce sport, comme plusieurs autres, coûte tellement cher à pratiquer, surtout pour l’élite, que bien des familles ne peuvent pas se le permettre.

* Les parents doivent sacrifier énormément de temps, de journées de travail et bien sûr d’argent. Jusqu’au junior, on parle facilement de 50 000 $ pour un seul joueur de haut niveau.

* La phrase «tous les autres le font, je dois le faire aussi» s’applique dans bien des domaines, incluant le hockey. On veut le meilleur pour nos enfants, et ça coûte beaucoup de $$$. Il faut se méfier des profiteurs qui n’hésitent pas à nous vendre du rêve. Juste du rêve.

* Le hockey AAA d’été est tout à fait exagéré côté coût. Et n’est pas du tout réservé à l’élite. Des joueurs A côtoient des AA, simplement parce leurs parents peuvent payer l’inscription. Ça crée beaucoup de problèmes, car ces parents s’imaginent par la suite que leurs enfants sont d’un calibre supérieur. Rien de plus faux!

LE SPORT-ÉTUDES

* Mon enfant s’entraîne tous les matins et va à l’école l’après-midi. C’est un modèle scolaire beaucoup plus adapté pour lui (et pour beaucoup de garçons) que le cadre régulier. Et pour nous, comme parents, ça fait en sorte que nous n’avons pas à courir les arénas les soirs de semaine.

* Le hockey scolaire est une excellente idée, mais encore une fois, on revient à l’argent : la plupart de ces programmes sont très dispendieux.

* L’avenir passe par le sport-études pour tous les joueurs, peu importe le calibre. C’est la raison pourquoi le Québec est devenu une force au football. Qu’ils engagent (et paient) des entraîneurs compétents pour gérer des programmes scolaires, ça fonctionnerait. D’ailleurs, les heures de glace sont beaucoup plus disponibles et moins coûteuses le jour pendant la semaine!

LES ÉCOLES DE HOCKEY

* C’est une bonne opportunité pour les jeunes de remettre leurs patins, retourner sur la glace et être en pleine forme pour le début des camps.

* Je suggère d’éviter les écoles avec des joueurs professionnels. Elles sont plaisantes, mais c’est plus un «show» qu’autre chose.

* Les écoles de hockey spécialisées sont à privilégier, par exemple, des camps de «power skating» ou de maniement de la rondelle, selon les forces et les faiblesses du joueur.

* Pour un gardien de but, c’est mieux pour lui d’être juste avec des gardiens, et non pas être mélangé avec des attaquants et des défenseurs. Ça permet un perfectionnement plus efficace.

* Toujours demander : que sont devenus les joueurs que vous avez développés?

PARCE QUE TOUT N’EST PAS NÉGATIF…

* Il y a aussi beaucoup de positif dans le hockey mineur. Beaucoup d’amitiés se créent au fil des ans. Il y a des souvenirs incroyables, des personnes inoubliables et je peux t’assurer que même si nous (plusieurs parents) avons sacrifié une partie de notre vie, la plupart recommenceraient la même chose, juste pour voir les yeux illuminés de nos enfants. Le bonheur rend heureux!

***

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Mardi 15 juillet 2014 | Mise en ligne à 17h43 | Commenter Un commentaire

LHJMQ: «C’est la faute à Patrick Roy»!

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Qu’est-ce que Patrick Roy a fait?

Pour le savoir, il faut lire le quatrième tome de la série du journaliste Luc Gélinas, C’est la faute à Patrick Roy!

Après Alex Ovechkin, Mario Lemieux et Carey Price, c’est maintenant au tour de l’entraîneur-chef de l’Avalanche du Colorado d’avoir un impact dans la vie fictive du jeune Félix Riopel, le hockeyeur-vedette de la série.

Repêché par les Kings de Los Angeles, Félix Riopel doit maintenant répondre aux grandes attentes placées en lui.

On vit avec cet espoir son premier camp professionnel, la très stressante période des transactions aux Fêtes et plusieurs aventures reliées au quotidien d’un joueur de hockey de la LHJMQ.

L’histoire est fictive, mais très réaliste.

Félix Riopel, ça peut être n’importe quel jeune qui rêve de gagner sa vie en jouant au hockey.

On en apprend plus sur les entraîneurs, les directeurs généraux, les agents, les familles d’accueil, les journalistes, etc.

On plonge dans l’univers du hockey junior et on découvre ses bons côtés, comme ses côtés sombres.

Comment dire, les «crosses» ne s’arrêtent pas quand arrive l’étape du hockey junior majeur!

Au moment d’écrire ces lignes, il pleut depuis plusieurs heures.

On les espère peu nombreuses, mais d’autres journées pluvieuses se pointeront le bout du nez cet été.

Voilà un bon moment pour lire une histoire sur le hockey, non?

Le cinquième tome est attendu pour l’automne.

***

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Dimanche 13 juillet 2014 | Mise en ligne à 7h13 | Commenter Commentaires (6)

Samuel Morin à l’assaut des Flyers de Philadelphie

Samuel Morin (Photo d'archives, Le Soleil)

Samuel Morin (Photo d'archives, Le Soleil)

À 6 pieds 7 pouces et 220 livres, le Québécois Samuel Morin fait sentir sa présence au camp de développement des Flyers de Philadelphie.

Le défenseur de l’Océanic de Rimouski est l’espoir le plus grand et l’un des plus lourds parmi les 29 joueurs invités.

Ses mises en échecs sont douloureuses et son puissant tir fait des ravages.

Samedi, un de ses lancers frappés décochés de la ligne bleue a d’ailleurs fracassé la baie vitrée derrière le filet.

Photo tirée de Twitter (@DyerStraits21)

Photo tirée de Twitter (@DyerStraits21)

Le Québécois de 19 ans, repêché au 11e rang de la première ronde du repêchage 2013 de la LNH, vise une place dans l’alignement des Flyers dès la saison prochaine.

En raison de son jeu physique et de sa grande portée, on le compare souvent à d’autres défenseurs très imposants comme Zdeno Chara et Chris Pronger.

À son premier camp d’entraînement, l’an dernier, Samuel Morin avait participé à trois matchs préparatoires avant d’être retourné dans la LHJMQ.

D’ici au camp officiel des Flyers en septembre, l’athlète de Saint-Henri-de-Lévis démontrera son savoir-faire aux dirigeants d’Équipe Canada junior lors du camp estival des moins de 20 ans qui se déroulera du 3 au 8 août.

Ignoré l’an dernier, Morin sera le seul défenseur de la LHJMQ présent à ce camp.

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