Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Archive de la catégorie ‘Général’

    Mercredi 1 avril 2015 | Mise en ligne à 7h09 | Commenter Commentaires (54)

    Wal-Mart et le gouverneur de l’Arkansas

    Le Capitole d'Arkansas, à Little Rock, lundi, à la veille de l'adoption d'une loi sur la liberté de religion. (Photo AP)

    Le Capitole d'Arkansas, à Little Rock, lundi, à la veille de l'adoption d'une loi sur la liberté de religion. (Photo AP)

    Faisant fi du tollé soulevé depuis jeudi dernier dans l’Indiana par la ratification d’une loi sur la «liberté de religion», l’Arkansas a adopté à son tour hier une telle mesure qui est jugée discriminatoire envers les homosexuels par ses critiques.

    Reste à voir si le gouverneur républicain de l’Arkansas, Asa Hutchinson, ignorera les appels du géant Wal-Mart, dont le siège se trouve dans son État, et promulguera la loi, comme il l’a promis. Le pdg de Wal-Mart, Doug McMillon, a demandé au gouverneur d’opposer son veto à ce texte qui mine selon lui «l’esprit d’inclusion présent» dans l’Arkansas.

    Dans l’Indiana, le gouverneur Mike Pence a promis hier des correctifs à la loi controversée, tout en jurant qu’elle ne permettait pas, comme le disent ses détracteurs, aux entreprises de refuser de servir les homosexuels au nom de leurs croyances religieuses.

    À noter que la NASCAR, le circuit professionnel préféré des «vrais» Américains, comme dirait Sarah Palin, s’est prononcé hier contre la loi de l’Indiana, où se déroule l’une de ses courses les plus célèbres.

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    Mardi 31 mars 2015 | Mise en ligne à 16h23 | Commenter Commentaires (27)

    Ne jugez pas cet homme par ses tweets

    Trevor Noah (Photo Comedy Central)

    Trevor Noah (Photo Comedy Central)

    Du moins, c’est ce que souhaite la chaîne Comedy Central, qui a défendu aujourd’hui Trevor Noah, le jeune humoriste sud-africain qu’elle a désigné hier pour succéder à Jon Stewart à la barre de l’émission satirique de Daily Show.

    Quelques heures après l’annonce de ce choix qui a surpris tout le monde, les limiers de la Twittosphère ont accusé Noah d’avoir publié au cours des dernières années des messages sexistes et antisémites sur son fil. Voici quelques exemples tirés de cet article du USA Today :

    «Derrière chaque rappeur milliardaire, il y a un juif deux fois plus riche.»

    «J’ai quasiment frappé un jeune juif qui traversait la rue. Il n’a pas regardé avant de traverser mais je me serais quand même senti mal dans ma voiture allemande!»

    «Une belle femme blanche qui a des fesses, c’est comme une licorne. Même si tu en vois une, tu n’auras sans doute jamais l’occasion de monter dessus.»

    «”Oh, c’est le week-end! Les gens vont boire et croire que je suis sexy!” – les grosses.»

    Et voici la défense de Comedy Central, qui a certes pris un risque en remplaçant une de ses plus grandes stars par un artiste méconnu aux États-Unis :

    «Comme plusieurs comédiens, Trevor Noah repousse les frontières. Il est provocateur et n’épargne personne, incluant lui-même. Porter un jugement sur sa personne ou sur son travail en se fondant sur quelques blagues est injuste. Trevor est un comédien talentueux avec un avenir brillant à Comedy Central.»

    Noah n’avait fait que trois apparitions au Daily Show avant de recevoir sa promotion. Voici la première de ses apparitions :

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    Mardi 31 mars 2015 | Mise en ligne à 6h57 | Commenter Commentaires (83)

    Liberté de culte ou droit à la discrimination?

    IN_IS

    À en juger par sa Une d’aujourd’hui et l’éditorial qui l’accompagne, l’Indianapolis Star tient mordicus à ce que les parlementaires de l’Indiana éliminent toute ambiguïté entourant la loi sur la liberté de religion que le gouverneur républicain de l’État, Mike Pence, a promulguée lors d’une cérémonie à huis clos jeudi dernier et à laquelle j’ai consacré cet article dans La Presse d’hier.

    Les critiques de cette loi affirment qu’elle permettra aux entreprises de refuser de servir les clients homosexuels au nom de leurs croyances religieuses. Ils comptent parmi leurs nouveaux alliés des gens d’affaires, dont le patron d’Apple Tim Cook, des organisations sportives, dont la puissante NCAA qui règne sur le sport universitaire américain, et plusieurs artistes, dont le groupe Wilco, qui a annulé un concert à Indianapolis prévu pour le 7 avril.

    Et le gouverneur démocrate de Virginie Terry McAuliffe a ajouté à la polémique hier en adressant une lettre au Star, invitant les entreprises d’Indiana troublées par la loi à déménager dans son État.

    Les défenseurs de la Religion Freedom Restoration Act rappellent que des lois semblables ont été adoptées en 1993 par le gouvernement fédéral sous Bill Clinton et, depuis lors, dans 19 États, dont l’Illinois, où un certain Barack Obama, alors sénateur local, y a donné son appui en 1998.

    Il demeure que le contexte a changé et que plusieurs promoteurs actuels de la loi y voient un rempart, peut-être le dernier, contre le mariage gai. Selon l’interprétation qu’ils donnent de la législation, celle-ci permettra notamment aux pâtissiers, photographes ou fleuristes de refuser de «participer» à des mariages gais sans craindre d’être poursuivis.

    Chose certaine, des parlementaires d’Indianapolis ont promis de «clarifier» leur nouvelle loi, comme on peut le lire dans cet article. Reste à voir s’ils répondront à l’appel de l’Indianapolis Star en assurant la protection des gais et lesbiennes.

    En attendant, il faut noter que plusieurs candidats virtuels ou officiels du Parti républicain à la présidence, dont Jeb Bush, ont appuyé la loi promulguée par le gouverneur Pence, qui songe lui aussi à briguer la Maison-Blanche. Hillary Clinton, chez les démocrates, l’a dénoncée.

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