Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Archive de la catégorie ‘Général’

    Jeudi 18 décembre 2014 | Mise en ligne à 14h42 | Commenter Commentaires (30)

    Cuba : Rand Paul se démarque

    Rand Paul veut plus que moins de commerce entre les États-Unis et Cuba. (Photo Getty)

    Rand Paul veut plus que moins de commerce entre les États-Unis et Cuba. (Photo Getty)

    «L’embargo de 50 ans n’a pas fonctionné. Si le but était un changement de régime, cela ne semble sûrement pas fonctionner et cela punit probablement plus le peuple que le régime parce que le régime peut mettre les privations sur le compte de l’embargo.»

    Par cette déclaration faite aujourd’hui lors d’une entrevue radiophonique, le sénateur républicain du Kentucky Rand Paul est devenu le premier candidat pressenti de son parti pour la présidence à appuyer le rapprochement diplomatique entre les États-Unis et Cuba.

    Les autres ont soit condamné le virage de l’administration Obama, soit choisi de ne pas se prononcer pour le moment. Se trouvent dans la première catégorie les sénateurs Marco Rubio (Floride) et Ted Cruz (Texas), de même que l’ancien gouverneur de Floride Jeb Bush.

    Il ne fait pas de doute que ces derniers s’accrochent à une position minoritaire* au sein même de la communauté cubano-américaine. Mais il est tout aussi clair que Rand Paul défend une position encore minoritaire au sein du Parti républicain sur cette question.

    * Selon l’Université internationale de Floride, qui sonde les Cubains-Américains annuellement, 68% des membres de cette communauté sont en faveur de la reprise des relations diplomatiques entre les États-Unis et Cuba. Chez les 18-29 ans, l’appui grimpe à 88%.

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    Jeudi 18 décembre 2014 | Mise en ligne à 10h10 | Commenter Commentaires (55)

    Poutine, l’Occident et l’ours russe

    Vladimir Poutine n'est pas prêt à accepter l'empaillage de l'ours russe. (Photo AP)

    Vladimir Poutine n'est pas prêt à accepter l'empaillage de l'ours russe. (Photo AP)

    Lors d’une conférence de presse annuelle où il a avoué être «amoureux», Vladimir Poutine a également épilogué sur les relations de la Russie avec l’Occident, qui a adopté de lourdes sanctions économiques contre son pays après son annexion de la Crimée. Sa réponse, telle que traduite par Le Courrier de Russie, mérite d’être citée au complet :

    «Tout ce qui se passe dans l’économie russe n’est pas le tribut de l’affaire de Crimée, c’est le prix de notre État, de notre civilisation. Après la chute du mur de Berlin, nous étions très ouverts envers nos partenaires occidentaux, mais nous avons vu ces partenaires soutenir des terroristes. Il y a toujours des gens en Occident qui sont contre nous, il y a eu des tentatives de discréditer les JO. Qui a besoin de ça? C’est sans fin. Je vous ai déjà parlé [...] d’un ours russe qui vit dans sa taïga, moi-même parfois je me dis que, comme lui, il faudrait se calmer, et manger des baies et du miel, peut-être qu’alors on va le laisser tranquille? Mais non. On va lui mettre une chaîne, l’attacher à une chaise et lui arracher ses griffes. Il ne s’agit pas de la Crimée, il s’agit de notre souveraineté. Vous savez, ils vont l’empailler cet ours! Sur l’ensemble des problèmes de notre économie, 25% viennent des sanctions : soit nous franchissons cet obstacle, soit il ne nous reste plus qu’à accrocher la peau de l’ours sur le mur.»

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    Mercredi 17 décembre 2014 | Mise en ligne à 10h45 | Commenter Commentaires (108)

    Cuba-États-Unis : une nouvelle ère

    Barack Obama et Raul Castro annonceront le début de la normalisation des relations entre les États-Unis et Cuba. (Photos AP)

    Barack Obama et Raul Castro annonceront le début de la normalisation des relations entre les États-Unis et Cuba. (Photos AP)

    Barack Obama annoncera ce midi un changement majeur de la politique des États-Unis vis-à-vis Cuba : Washington rouvrira une ambassade à La Havane, normalisera ses relations diplomatiques avec Cuba et assouplira l’embargo qui pèse sur l’ïle depuis plus d’un demi-siècle ainsi que les restrictions aux voyages.

    L’annonce du président américain intervient après la libération du contractant américain Alan Gross, écroué à Cuba depuis 2009 pour espionnage, et celle de trois Cubains condamnés en 2001 aux États-Unis pour espionnage. Un espion américain détenu à Cuba a également été libéré.

    L’allocution de Barack Obama interviendra au même moment où le président cubain Raul Castro s’adressera à son peuple.

    Le président Obama avait depuis longtemps exprimé son scepticisme concernant la politique américaine vis-à-vis Cuba. Sa nouvelle approche ne manquera pas de susciter la polémique. Le sénateur républicain de Floride Marco Rubio, candidat potentiel à la présidence, doit d’ailleurs prendre la parole vers 12h30. On s’attend à des critiques de sa part.

    La levée complète de l’embargo contre Cuba ne relève pas du président mais du Congrès.

    Le Canada a joué un rôle dans le rapprochement entre les États-Unis et Cuba, accueillant les négociateurs des deux pays de juin 2013 à novembre dernier. La dernière rencontre entre les négociateurs a cependant eu lieu au Vatican.

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