Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    Archive de la catégorie ‘Général’

    Lundi 27 juin 2016 | Mise en ligne à 17h52 | Commenter Commentaires (43)

    Trump traite Warren de «raciste»

    Elizabeth Warren a le don de faire réagir Donald Trump. Aussi, après le premier discours de la sénatrice du Massachusetts aux côtés d’Hillary Clinton, le candidat républicain à la présidence n’a-t-il pas pu résister à l’envie de répliquer en la traitant de «raciste».

    «Elle a inventé son héritage, ce qui est raciste à mon avis. Je pense qu’elle est raciste, car ce qu’elle a fait est très raciste», a-t-il déclaré lors d’une interview téléphonique accordée à MSNBC.

    De quoi Trump parle-t-il? Par le passé, Warren a revendiqué des racines cherokees sur la foi de légendes familiales. Au Massachusetts, ses adversaires républicains, dont Scott Brown, et des médias conservateurs l’ont mis au défi de prouver ses origines, ce qu’elle n’a jamais ressenti le besoin de faire.

    Le Washington Post a republié récemment un texte de 2011 expliquant cette controverse qui n’a pas empêché Warren de vaincre Brown en 2012 et de redonner aux démocrates l’ancien siège de Ted Kennedy.

    Mais Trump n’en démord pas. «Nous l’appelons Pocahontas pour une raison», a-t-il répété aujourd’hui lors de son interview à MSNBC, donnant à Warren le nom d’une Amérindienne qui a joué un rôle important dans l’histoire de la colonisation de la Virginie et dont l’utilisation dans un contexte politique est elle-même jugée raciste par certains critiques de Trump.

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    Lundi 27 juin 2016 | Mise en ligne à 14h04 | Commenter Commentaires (58)

    Les débuts du duo Clinton-Warren

    Hillary Clinton et Elizabeth Warren ont participé ce matin à leur premier rassemblement conjoint dans l’État clé de l’Ohio, multipliant les attaques contre Donald Trump et promettant de combattre les inégalités qui contribuent à la grogne d’une partie de l’électorat américain.

    La réunion des deux démocrates se voulaient une sorte d’audition pour la sénatrice du Massachusetts, qui fait partie d’un groupe restreint de candidats potentiels du Parti démocrate à la vice-présidence dont le passé fait l’objet ces jours-ci d’un examen rigoureux. Bête noire de Wall Street, Warren a notamment mis en doute l’intérêt que Trump voue aux Américains de la classe ouvrière.

    «Quand Donald Trump dit qu’il va rendre sa grandeur à l’Amérique, il veut dire aux types riches dans son genre», a-t-elle déclaré (voir la vidéo qui coiffe ce billet. «Et faites attention, il va vous piétiner dans la boue pour obtenir tout ce qu’il veut. C’est tout lui.»

    Après avoir décrit Trump comme une «brute à la peau trop sensible», elle a ajouté, au sujet de Clinton : «Hillary a un cerveau, des tripes, la peau dure et une poigne ferme mais surtout elle a un grand coeur. C’est ce dont l’Amérique a besoin et c’est pour cela que je suis à ses côtés. Êtes-vous pour elle?»

    À son tour au micro, Clinton s’est réjouie de la capacité de Warren de montrer Trump «comme il est : inapte en tempérament et pas du tout qualifié à devenir président des États-Unis». Comme son ancienne collègue du Sénat, la candidate démocrate s’est également interrogée sur la sincérité du soutien de Trump aux travailleurs américains.

    «Peut-être ne devrions-nous pas nous attendre à mieux de la part de quelqu’un dont les mots les plus célèbres sont ”vous êtes congédié”», a-t-elle déclaré (voir la vidéo ci-dessous). «Il râle contre les autres pays, n’est-ce pas? Il dit qu’il est pour nos travailleurs. Mais les propres produits de Trump sont faits dans plusieurs pays qui ne sont pas appelés Amérique. Les habits Trump sont faits au Mexique – il pourrait les fabriquer à Brooklyn, Ohio. Les meubles Trump sont faits en Turquie plutôt qu’à Cleveland. Les accessoires de bar Trump sont faits en Slovénie plutôt qu’à Toledo. Comment tout cela correspond-il à sa promesse de placer ”l’Amérique en premier”?»

    La réaction de Trump? «Hillary la malhonnête pousse en avant une des sénatrices les moins productives du Sénat américain, la gourde Elizabeth Warren», a-t-il écrit sur Twitter.

    Outre Warren, Tim Kaine, sénateur de Virginie, et Julian Castro, secrétaire du Logement et du Développement urbain, font partie des colistiers potentiels les plus sérieusement considérés par l’équipe de Clinton.

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    Lundi 27 juin 2016 | Mise en ligne à 10h22 | Commenter Commentaires (68)

    Avortement : une loi texane invalidée

    Les partisans du droit à l'avortement ont remporté une victoire majeure devant la Cour suprême. (Photo AP)

    Les partisans du droit à l'avortement ont remporté une victoire majeure devant la Cour suprême. (Photo AP)

    Dans une décision majeure, la Cour suprême des États-Unis a invalidé de grands pans d’une loi du Texas qui restreignait l’accès à l’avortement dans cet État et dont la portée aurait pu s’étendre à la grandeur du pays si elle avait été jugée constitutionnelle.

    Par cinq voix contre trois, la plus haute instance a conclu que le Texas ne pouvait pas imposer aux médecins qui pratiquent l’avortement dans des cliniques d’obtenir un droit d’admission de leurs patientes dans un hôpital local et de posséder un plateau chirurgical digne d’un établissement hospitalier.

    Les promoteurs de la loi texane et de textes semblables dans d’autres États estiment que ces restrictions sont nécessaires pour protéger la santé des femmes. Leurs adversaires disent que ces conditions sont plutôt conçues pour forcer la fermeture de cliniques et de priver les femmes de leur droit à l’avortement.

    Ces derniers ont eu gain de cause en convainquant le juge conservateur Anthony Kennedy de se joindre aux quatre juges progressistes de la Cour suprême.

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