Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
  • Lire la suite »

    Archive de la catégorie ‘Général’

    Samedi 10 décembre 2016 | Mise en ligne à 14h46 | Commenter Commentaires (58)

    Un ami de Poutine à la tête du département d’État?

    En 2012, Vladimir Poutine a décerné à Rex Tillerson l’Ordre de l’amitié, une distinction russe. (Photo AP)

    En 2012, Vladimir Poutine a décerné à Rex Tillerson l’Ordre de l’amitié, une distinction russe. (Photo AP)

    Donald Trump devrait nommer le pdg d’Exxon Mobil Rex Tillerson à la tête de la diplomatie américaine, selon NBC News.

    Tillerson, 64 ans, a tissé des liens serrés avec plusieurs chefs d’État, dont le président russe Vladimir Poutine, dont il a fait la connaissance à l’époque où il représentait les intérêts d’Exxon en Russie sous le régime de Boris Eltsine. Selon cet article du Wall Street Journal, peu d’Américains sont plus proches que lui de Poutine, qui lui a décerné l’Ordre de l’amitié, une distinction russe, en 2012, soit un an après l’alliance de Rosneft, numéro un du pétrole russe, avec Exxon Mobil pour explorer l’Arctique russe.

    Tillerson s’est opposé en 2014 aux sanctions contre des dirigeants russes en représailles du rattachement de la Crimée par la Russie. Il s’est par ailleurs mis à dos les écologistes en tenant par le passé des propos sceptiques concernant les changements climatiques.

    Né au Texas, il n’a aucune expérience gouvernementale, ayant passé toute sa carrière au sein d’Exxon Mobil. Il devra liquider ses actifs au sein de cette compagnie pour se conformer aux lois sur les conflits d’intérêts.

    Tillerson partage l’attitude éminemment conciliante avec la Russie du général retraité Michael Flynn, qui occupera le poste de conseiller à la Sécurité nationale au sein de l’administration Trump.

    Tillerson, si sa nomination est confirmée, aura coiffé au fil Mitt Romney, qui étati officiellement un des finalistes au poste de secrétaire d’État.

    Lire les commentaires (58)  |  Commenter cet article






    Samedi 10 décembre 2016 | Mise en ligne à 11h10 | Commenter Commentaires (50)

    Piratage russe : ce que savaient les républicains

    La CIA a conclu que la Russie avait interféré dans les élections américaines pour aider Donald Trump. (Photo Getty)

    La CIA a conclu que la Russie avait interféré dans les élections américaines pour aider Donald Trump. (Photo Getty)

    En septembre dernier, la Maison-Blanche a organisé une rencontre secrète avec 12 hauts dirigeants républicains et démocrates du Congrès pour convenir d’une démarche bipartite face aux opérations de piratage menées, selon les services de renseignements américains, par des agents du gouvernement russe pour interférer dans les élections du 8  novembre.

    La Maison-Blanche souhaitait que le groupe émette une déclaration commune enjoignant les responsables des élections dans chaque État de recourir à l’aide du gouvernement fédéral pour protéger leurs systèmes électoraux contre des cyberattaques russes. Accueillie de façon positive par les démocrates, la suggestions a été opposée par au moins deux républicains, dont le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell. Celui-ci a mis en doute la fiabilité des allégations des renseignements américains et qualifié de «partisan» tout effort visant à mettre la Russie sur la sellette publiquement.

    Le Washington Post raconte cette histoire dans son reportage sur l’évaluation secrète de la CIA concluant que la Russie a interféré dans l’élection présidentielle américaine pour aider Donald Trump à l’emporter. Selon le quotidien, des personnes liées à Moscou ont fourni au site WikiLeaks des courriels piratés de l’ancien directeur de campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton, John Podesta, et du Parti démocrate, entre autres.

    Après l’élection du 8 novembre, comme le souligne le Post, Trump a nommé la femme de McConnell, Elaine Chao, au poste de secrétaire au Transport.

    Au cours du même mois de septembre, le représentant républicain du Texas Michael McCaul, président de la commission de la Chambre des représentants sur la Sécurité intérieure, a déclaré sur CNN que la Russie n’avait pas seulement réussi à pirater le système informatique du Comité national du Parti démocrate mais également celui du Comité national du Parti républicain.

    Quelques minutes plus tard, le Comité national du Parti républicain a émis une déclaration niant avoir été victime d’un piratage russe. McCaul a par la suite affirmé s’être mal exprimé.

    Le New York Times rappelle cette histoire dans un reportage publié aujourd’hui et faisant allusion à la conclusion des renseignements américains selon laquelle les Russes ont bel et bien piraté le système informatique du Comité national du Parti républicain et choisi de ne rien divulguer des documents ou informations s’y trouvant.

    Les responsables du Comité national du Parti républicain ont de nouveau nié avoir été la cible d’un piratage russe.

    À la veille de l’investiture de Trump, les États-Unis se retrouvent donc devant une situation remarquable : plusieurs dirigeants républicains refusent de croire les services de renseignements américains concernant le piratage présumé de la Russie. Après la publication du reportage du Washington Post, Trump a donné le ton en affirmant que les analystes de la CIA «sont les mêmes que ceux qui disaient que (l’ancien président irakien) Saddam Hussein disposait d’armes de destruction massive».

    Dans son article, le Post affirme que la CIA a identifié des individus liés au gouvernement russe qui ont fourni à WikiLeaks des milliers de courriels piratés appartenant au camp démocrate. Le journal précise cependant que l’agence n’a pas de preuve démontrant que ces individus ont agi sous les ordres du Kremlin.

    À la demande de Barack Obama, les services de renseignements américains doivent produire d’ici le 20 janvier un rapport sur ce qu’ils savent des cyberattaques électorales dont la Russie est accusée. Après l’investiture de Trump, le Congrès devrait prendre le relais en menant ses propres enquêtes sur le sujet.

    En attendant, il est clair que des dirigeants républicains ont tout fait pour occulter ce sujet pendant la campagne présidentielle.

    Lire les commentaires (50)  |  Commenter cet article






    Vendredi 9 décembre 2016 | Mise en ligne à 12h31 | Commenter Commentaires (75)

    Analyse et enquête sur les cyberattaques électorales

    imrs

    Barack Obama a chargé les services de renseignements américains de réaliser une «analyse complète» des cyberattaques liées à la campagne présidentielle américaine, a révélé sa conseillère à la Sécurité intérieure. Un rapport à ce sujet doit être complété et transmis au Congrès avant le 20 janvier, date où prendra fin la présidence du démocrate.

    En octobre dernier, les renseignements américains ont accusé la Russie de Vladimir Poutine d’avoir voulu influencer l’élection présidentielle et aider Donald Trump en pilotant les opérations de piratage qui ont touché le camp démocrate. Ils n’ont cependant jamais produit de preuves ou donné de détails.

    L’annonce de la Maison-Blanche s’ajoute à l’engagement pris par au moins deux sénateurs républicains, John McCain et Lindsay Graham, de mener une enquête parlementaire sur le rôle présumé de la Russie pour influencer l’élection présidentielle américaine.

    «Je m’en prends à la Russie de toutes les façons [possibles]», a déclaré le sénateur Graham sur CNN mercredi. «Je pense qu’ils exercent l’une des influences les plus déstabilisantes sur la scène mondiale. Je pense qu’ils sont intervenus dans notre élection. Je veux que Poutine en paie le prix personnellement.»

    Cette attitude tranche avec celle de Donald Trump, qui met en doute le rôle de la Russie dans les cyberattaques électorales et qui veut «normaliser» les relations entre Washington et Moscou.

    Lire les commentaires (75)  |  Commenter cet article






    publicité

  • Twitter

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    décembre 2016
    L Ma Me J V S D
    « nov    
     1234
    567891011
    12131415161718
    19202122232425
    262728293031  
  • Archives