Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Archive de la catégorie ‘Général’

    Vendredi 17 mai 2013 | Mise en ligne à 12h48 | Commenter Commentaires (93)

    Quand un maire fume du crack

    Les rumeurs à propos du maire de Toronto Rob Ford rappellent évidemment le cas de Marion Berry, ex-maire de Washington, qui avait été filmé par le FBI en train de fumer du crack dans un hôtel avec une femme qui n’était pas la sienne («The bitch set me up», avait-il fameusement déclaré lors de son arrestation, le 18 janvier 1990).

    Or, ce même Marion Berry avait réussi à se faire réélire, ce qui n’avait pas manqué d’étonner l’humoriste Chris Rock, comme on peut le voir dans ce clip :

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    Vendredi 17 mai 2013 | Mise en ligne à 11h02 | Commenter Commentaires (27)

    L’éclatement de la Syrie

    Une ville de la province de Homs après un bombardement des forces du gouvernement syrien. (Photo AP)

    Une ville de la province de Homs après un bombardement des forces du gouvernement syrien. (Photo AP)

    «Nous sommes tous les deux d’accord sur le fait qu’Assad doit partir. Il faut qu’il transmette le pouvoir à une autorité de transition, c’est la seule façon dont nous allons résoudre cette crise.»

    Ainsi parlait Barack Obama hier lors d’une conférence de presse tenue conjointement avec le premier ministre turc Tayyip Erdogan. En lisant cet article publié aujourd’hui à la Une du New York Times, on se rend compte que le départ de Bachar al-Assad ne réglerait probablement rien et que l’engagement du président américain de «coopérer avec l’opposition syrienne» est un voeu pieux qui ne correspond plus avec la réalité sur le terrain.

    Le Times décrit la Syrie comme un pays éclaté entre trois parties distinctes : l’une est loyale au gouvernement, à l’Iran et au Hezbollah; une autre est dominée par les Kurdes et alliée aux séparatistes kurdes de Turquie et d’Irak; une autre encore est peuplée par la majorité sunnite et lourdement influencée par les islamistes et les djihadistes.

    Les chances que ces parties puissent être recollées diminuent avec chacune des nouvelles atrocités commises. Et ce n’est probablement pas la conférence de paix proposée par le secrétaire d’État américain John Kerry qui changera cette réalité.

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    Vendredi 17 mai 2013 | Mise en ligne à 7h37 | Commenter Commentaires (77)

    Les républicains iront-ils trop loin?

    Darell Issa (au centre droit) dirige l'une des commissions de la Chambre des représentants. (Photo The New York Times)

    Darell Issa (au centre droit) dirige l'une des commissions de la Chambre des représentants. (Photo The New York Times)

    C’est la question que même des républicains du Congrès se posent, alors que la Chambre des représentants tiendra aujourd’hui la première audition sur une des trois affaires qui fragilisent l’administration Obama : le ciblage des groupes conservateurs par les services fiscaux américains (IRS).

    Comme on peut le lire dans le New York Times et le Washington Post (ici et ici), les républicains se souviennent de la période entre 1995 et 1998 où, après avoir conquis la majorité à la Chambre pour la première fois en 40 ans, ils ont multiplié les enquêtes sur les scandales réels ou imaginés de l’administration Clinton, allant même jusqu’à compléter une procédure d’impeachment contre le président pour avoir menti sous serment à propos de sa relation sexuelle avec une stagiaire de la Maison-Blanche.

    À la fin de toutes ses inquisitions, la cote de popularité de Bill Clinton était à la hausse et celle des républicains du Congrès à la baisse.

    Un tiers des commissions de la Chambre des Congrès entendent tenir des auditions sur le ciblage de groupes conservateurs par l’IRS, un scandale plus prometteur pour les républicains que l’affaire Benghazi, qui se dégonfle davantage chaque jour. Les fonctionnaires de l’IRS n’ont pas seulement abusé de leur pouvoir, ils l’ont fait aux dépens de groupes proches du Tea Party qui dénoncent un gouvernement envahissant et qui ont contribué à la victoire historique du Parti républicain lors des élections de mi-mandat de 2010.

    Il y a évidemment un risque de surdose dans la multiplication des auditions sur l’IRS, qui s’ajouteront à celles sur l’affaire Benghazi et l’affaire AP (la saisie secrète de relevés téléphoniques de l’agence Associated Press par le ministère de la Justice).

    Il y a également un risque de dérapage dans une affaire, celle de l’IRS, qui ramène à l’avant-scène les défenseurs et promoteurs du Tea Party au Congrès, dont la représentante du Minnesota Michele Bachmann, qui a évoqué hier l’impeachment de Barack Obama.

    Le président a nié tout rôle dans le cliblage de groupes conservateurs par l’IRS, défendu l’action de son gouvernement dans l’affaire AP et qualifié l’affaire Benghazi de «diversion».

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