Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    Archive, octobre 2017

    Mardi 31 octobre 2017 | Mise en ligne à 12h37 | Commenter Commentaires (101)

    La citation du jour

    «Robert E. Lee était un homme honorable. C’est un homme qui a abandonné son pays pour se battre pour son État, ce qui il y a 150 ans était plus important que le pays. [...] L’incapacité à faire des compromis a mené à la Guerre Civile.»

    - John Kelly, chef de cabinet de la Maison-Blanche, faisant l’éloge sur Fox News d’un général qui pris les armes pour perpétuer l’esclavage, cause centrale de la guerre de Sécession.

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    Lundi 30 octobre 2017 | Mise en ligne à 14h35 | Commenter Commentaires (130)

    Aucune collusion?

    George Papadoulos a plaidé coupable à une accusation d'avoir menti à la justice.

    George Papadopoulos a plaidé coupable à une accusation d'avoir menti à la justice.

    «Ils ont des saletés sur elle. Ils ont des milliers de courriels.»

    En avril 2016, un professeur proche du Kremlin a envoyé ce message par courriel à George Papadopoulos, conseiller de la campagne présidentielle de Donald Trump, selon des documents présentés en cour par le procureur spécial Robert Mueller, chargé d’enquêter sur une collusion possible entre des membres de l’entourage du président et le gouvernement russe.

    Papadopoulos a plaidé coupable à une accusation d’avoir menti aux agents du FBI à propos de cette conversation, a révélé aujourd’hui Mueller. Arrêté discrètement à l’aéroport Dulles de Washington le 27 juillet dernier, il collabore depuis avec l’équipe du procureur spécial.

    Selon les documents présentés par l’équipe de Mueller, plusieurs membres de la campagne de Trump étaient au courant du contact entre le professeur et Papadopoulos. Le professeur, qui n’est pas identifié, a présenté le conseiller du futur président à des Russes, dont un représentant du ministère des Affaires étrangères russe et une femme non identifiée.

    «Nous sommes très excités par la possibilité d’une bonne relation avec M. Trump», a écrit la femme à Papadoulos dans un courriel, selon les documents de cour.

    Papadopoulos a tenté d’organiser plusieurs rencontres entre des représentants russes et des membres de l’entourage de Trump, selon les documents. Son empressement relance les questions autour de la rencontre entre une avocate russe et Paul Manafort, Jared Kushner et Donald Trump fils à la Trump Tower en juin 2016.

    Le plaidoyer de culpabilité et la collaboration de Papadoulos représentent la surprise d’une journée marquée par l’inculpation de l’ancien président de la campagne de Trump, Paul Manafort, et d’un de ses associés, Richard Gates, qui font l’objet de 12 chefs d’accusation, parmi lesquels complot contre les États-Unis, blanchiment, fausses déclarations et non déclarations de comptes détenus à l’étranger.

    Ces accusations ne sont pas liées à la campagne présidentielle, ce que Donald Trump a tenu à rappeler aujourd’hui en précisant : «Il n’y a AUCUNE COLLUSION.» Le président a répété que seule Hillary Clinton et son camp s’étaient livrés à de la collusion avec les Russes pour influencer l’élection présidentielle.

    Au moment d’écrire ces lignes, Trump n’avait cependant pas publié de tweet sur Papadopoulos, dont le rôle dans la campagne présidentielle a été minimisée par la porte-parole de la Maison-Blanche.

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    Samedi 28 octobre 2017 | Mise en ligne à 8h37 | Commenter Commentaires (277)

    Affaire russe: ça brasse

    Un grand jury mis sur pied par Robert Mueller aurait approuvé des inculpations dans le cadre de l'enquête du procureur spécial Robert Mueller. (Photo AP)

    Un grand jury mis sur pied par Robert Mueller aurait approuvé des inculpations dans le cadre de l'enquête du procureur spécial Robert Mueller. (Photo AP)

    Beaucoup de nouvelles concernant l’affaire russe. Commençons par la plus importante. Selon trois médias – CNN, Reuters et The Wall Street Journal -, un grand jury formé par le procureur spécial Robert Mueller a approuvé les premières inculpations dans le cadre de l’enquête sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016. Ces inculpations, qui visent au moins une personne non identifiée, pourraient mener à au moins une arrestation dès lundi. Parmi les cibles possibles d’inculpations figurent Paul Manafort, président de la campagne présidentielle de Donald Trump, Michael Flynn, ancien conseiller de la Maison-Blanche pour la sécurité nationale, et Donald Trump fils.

    Le New York Times y va de sa propre exclusivité sur l’affaire russe : lors de sa rencontre avec des membres de l’entourage de Donald Trump à la Trump Tower, en juin 2016, l’avocate russe Natalia Veselnitskaya avait entre les mains un document contenant des informations qu’elle jugeait compromettantes pour le Parti démocrate et Hillary Clinton et dont elle avait discuté avec procureur général de la Russie, Yuri Chaika, un des hommes les plus puissants de son pays. Ce document reprenait presque mot pour mot un mémorandum remis deux mois plus tôt par le bureau de Chaika à Dana Rohrabacher, un représentant républicain de Californie proche de Moscou. Donald Trump fils, Paul Manafort et Jared Kushner avaient participé à cette rencontre. Velselnitskaya a toujours affirmé avoir agi de façon indépendante dans cette affaire qui représenterait un cas concret de collusion entre l’équipe de Trump et le gouvernement russe.

    Le Wall Street Journal ajoute des éléments d’information concernant la relation entre la firme d’analyse de données Cambridge Analytica, dont les services ont été retenus par la campagne de Donald Trump en 2016, et WikiLeaks. Plus tôt cette semaine, le quotidien a révélé que Cambridge Analytica avait contacté WikiLeaks pour lui offrir son aide dans l’organisation des courriels sur les démocrates que le site avait commencé à diffuser. Selon les renseignements américains, ces courriels avaient été piratés par des «hackers» travaillant pour le gouvernement russe. Julian Assange, patron de WikiLeaks, a dit cette semaine avoir rejeté cette offre. Dans son nouvel article, le Journal affirme que Rebekha Mercer, donatrice de Trump et présidente de Cambridge Analytica, avait elle-même demandé en août 2016 au patron de la firme de données de prêter main forte à WikiLeaks, dont l’indépendance vis-à-vis du Kremlin était alors mise en cause.

    Le New York Times et le Washington Post révèlent d’autre part que le site d’information conservateur Washington Free Beacon a embauché en 2015 la firme de recherche GPS Fusion pour recueillir des informations compromettantes sur plusieurs candidats républicains à la présidence, dont Donald Trump. La même firme a produit quelques mois plus tard pour les démocrates le dossier sur Trump décrivant ses liens supposés avec le gouvernement russe. Le Washington Free Bacon est financé par le milliardaire Paul Singer, qui avait donné son appui à Marco Rubio avant de participer à une vaine campagne pour stopper l’investiture de Trump.

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