Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    Archive, août 2017

    Jeudi 31 août 2017 | Mise en ligne à 14h01 | Commenter Commentaires (67)

    Enquête russe : le rôle de l’État de New York

    Le procureur spécial Robert Mueller s'intéresse aux transactions financières de Paul Manafort, ex-président de la campagne présidentielle de Donald Trump. (Photo AP)

    Le procureur spécial Robert Mueller s'intéresse aux transactions financières de Paul Manafort, ex-président de la campagne présidentielle de Donald Trump. (Photo AP)

    Exclusivité importante de Politico : Robert Mueller, procureur spécial chargé d’enquêter sur l’affaire russe, travaille de concert avec le ministre de la Justice de New York Eric Schneidermann dans leur enquête sur l’ancien président de la campagne présidentielle de Donald Trump, Paul Manafort, et ses transactions financières.

    Selon les informations du journal, Mueller et Schneidermann ont récolté des preuves de crimes financiers, incluant du blanchiment d’argent. Pour Mueller, cette collaboration comporte plusieurs avantages, dont celui d’augmenter la pression sur Manafort.

    Il faut expliquer ici que le président peut gracier un individu accusé ou condamné pour un crime fédéral. Or, Manafort ne jouirait pas de la même protection ou motivation de se taire s’il était était accusé de blanchiment d’argent par l’État de New York, par exemple. Ce qui pourrait le convaincre de collaborer avec Mueller.

    Manafort nie avoir été mêlé à des affaires criminelles en tant que lobbyiste ou investisseur dans des projets auxquels des Russes ou des ressortissants de l’ex-URSS ont participé. Il a été congédié par Trump en pleine campagne présidentielle après que le New York Times a révélé que l’ancien président pro-russe d’Ukraine avait promis de lui verser en secret 12 millions de dollars pour ses services.

    Quant à Schneidermann et Trump, ils se détestent cordialement. Le ministre de la Justice de l’État de New York, qualifié de «poids plume» par le président, a notamment arraché à ce dernier la somme de 25 millions de dollars au nom d’anciens étudiants de la «Trump University» qui avaient intenté un recours collectif contre lui. Il mène également une enquête sur sa fondation caritative.

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    Jeudi 31 août 2017 | Mise en ligne à 8h36 | Commenter Commentaires (139)

    Le coût de Harvey = Sandy + Katrina

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    Il faudra encore plusieurs jours avant de connaître le bilan humain et financier de Harvey au Texas. Aux dernières nouvelles, au moins 37 personnes avaient perdu la vie depuis l’arrivée sur le littoral du Lone Star State de cet ouragan qui s’est transformé en tempête tropicale avant d’aller sévir en Louisiane. Ce bilan devrait s’alourdir alors que le retrait des eaux permettra aux secouristes de localiser ceux qui manquent encore à l’appel.

    Quant au coût financier de Harvey, il pourrait atteindre 160 milliards de dollars, selon une première estimation établie par la société privée AccuWeather. Il s’agit du coût combiné de l’ouragan Katrina et de la tempête Sandy, qui ont frappé les États-Unis en 2005 et en 2012.

    «Des parties de Houston, quatrième ville des États-Unis, seront inhabitables pendant des semaines et possiblement des mois en raison des dommages causées par l’eau, de la moisissure, de l’eau porteuse de maladies et de tout ce qui suit des inondations» d’une telle ampleur, a déclaré le président d’AccuWeather Joel Myers.

    La reconstruction de Houston mettra à l’épreuve la patience des citoyens de cette ville, dont plusieurs devront sans doute encaisser des pertes financières et personnelles importantes. Reste à voir si cette reconstruction changera le modèle de développement de cette mégapole où le concept de zonage urbain est inconnu ou plutôt combattu, comme l’explique le New York Times dans cet article.

    En attendant, je vous invite à jeter un coup d’oeil aux photos aériennes de Houston prises par un photographe de l’AP, David Philip, dont celle qui coiffe ce billet et celle-ci :

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    Mercredi 30 août 2017 | Mise en ligne à 18h36 | Commenter Commentaires (64)

    Transgenres : pas si vite, dit Mattis

    Le secrétaire à la Défense Jim Mattis ne veut pas interdire pour le moment aux personnes transgenres de servir dans l'armée. (Photo AP)

    Le secrétaire à la Défense Jim Mattis ne veut pas interdire pour le moment aux personnes transgenres de servir dans l'armée. (Photo AP)

    Donald Trump a ordonné vendredi aux forces armées américaines de ne plus recruter de personnes transgenres, mais il a laissé au Pentagone le soin de trancher le sort de celles qui sont déjà en uniforme.

    Et le secrétaire à la Défense Jim Mattis a décidé hier de ne pas trancher trop vite, annonçant que les personnes transgenres pourront continuer à servir au moins jusqu’en février 2018, soit après la fin des travaux d’un groupe d’experts chargé d’étudier la question soulevée par le président.

    Mattis ouvre ainsi la porte à la possibilité que les personnes transgenres puissent demeurer dans les forces armées, ce qui irait à l’encontre de la politique annoncée par Trump en juillet dernier par le biais d’une série de gazouillis intempestifs dans lesquels il annonçait que les transgenres ne pourraient plus servir dans l’armée.

    Le Pentagone n’avait pas donné suite à ces tweets, qui n’avaient pas la force d’une directive officielle. Vendredi, Trump a corrigé la situation en modifiant cependant sa politique originale.

    Comme on peut le lire dans cet article du New York Times, les responsables du Pentagone ne voient pas comment ils pourraient interdire aux personnes transgenres en uniforme de servir sans s’exposer à de multiples poursuites judiciaires.

    Mattis a par ailleurs démontré aujourd’hui son indépendance vis-à-vis de Trump dans un autre dossier. Il a semblé contredire un tweet du président sur la Corée du Nord en affirmant que «nous ne sommes jamais à bout de solutions diplomatiques». Dans son tweet, Trump avait écrit que «parler n’est pas la réponse» face au régime de Kim Jong-Un, qui continue à provoquer les États-Unis et la communauté internationale avec ses menaces et ses tirs de missiles.

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