Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    Archive, juillet 2017

    Lundi 31 juillet 2017 | Mise en ligne à 14h52 | Commenter Commentaires (102)

    Bye-bye, The Mooch

    Anthony Scaramucci aura duré un peu plus d'une semaine au poste de directeur des communications de la Maison-Blanche. (Photo AP)

    Anthony Scaramucci aura duré un peu plus d'une semaine au poste de directeur des communications de la Maison-Blanche. (Photo AP)

    À la demande du général à la retraite John Kelly, nouveau chef de cabinet de la Maison-Blanche, Donald Trump a renvoyé le nouveau directeur des communications de la Maison-Blanche, Anthony Scaramucci, qui n’aura pas duré deux semaines à ce poste.

    Kelly a été nommé vendredi par Trump en remplacement de Reince Priebus, qui a été viré après avoir été insulté publiquement par Scaramucci lors d’une interview où celui-ci a multiplié les propos vulgaires.

    Kelly, ex-secrétaire à la Sécurité intérieure, a notamment pour mission d’établir l’ordre au sein de la Maison-Blanche.

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    Dimanche 30 juillet 2017 | Mise en ligne à 14h39 | Commenter Commentaires (124)

    Ce que veut Poutine

    Avec tout ce qui s’est passé la semaine dernière à Washington, l’audition de William Browder, pdg du fonds d’investissement Hermitage Capital, devant la commission judiciaire du Sénat est passée largement inaperçue. Elle a pourtant permis d’entendre un témoignage explosif qui pourrait expliquer pourquoi Vladimir Poutine et son régime ont tant misé sur Donald Trump.

    À la tête de son fonds, Browder a été pendant un certain temps le plus important investisseur étranger en Russie. Il est cependant devenu persona non grata dans ce pays en 2006. Selon l’hebdomadaire britannique The Economist, le Kremlin n’appréciait pas ses interventions qui menaçaient le flot d’argent «aux bureaucrates corrompus et à leurs complices du milieu des affaires».

    Une chose est certaine : Browder a fortement encouragé l’administration Obama à adopter la loi Magnitsky, du nom de son ancien avocat, qui est mort dans des circonstances nébuleuses dans une prison de Moscou en 2009 après avoir mené une enquête révélant les actions frauduleuses de responsables russes. La loi américaine a instauré des sanctions économiques contre les responsables russes soupçonnés d’être impliqués dans la mort de Sergueï Magnitsky.

    Lors de son témoignage devant la commission judiciaire du Sénat, Browder a affirmé que le principal objectif de Poutine était l’abrogation de la loi Magnitsky et la levée des sanctions qui l’empêchent d’avoir accès à ses milliards de dollars déposés dans des banques internationales. Je cite un extrait du témoignage du financier américano-britannique (voir la vidéo qui coiffe ce billet) :

    «Je crois que Vladimir Poutine est l’homme le plus riche du monde. Je pense que sa fortune s’élève à 200 milliards de dollars. Cet argent est stocké dans des banques à travers le monde, aux États-Unis et ailleurs. Le but du régime de Poutine est de commettre des crimes terribles pour obtenir cet argent, et il ne veut pas que cet argent reste gelé. Il est donc personnellement visé par la loi Magnitsky. C’est une question très personnelle, très vénale, et c’est pourquoi cela le préoccupe tant.»

    Lors de son témoignage, Browder s’est longuement étendu sur le rôle de l’avocate russe Natalia Veselnitskaya pour obtenir l’abrogation de la loi Magnitsky. Veselnitskaya, qui a rencontré Donald Trump fils, Jared Kushner et Paul Manafort à la tour Trump le 9 juin 2016, travaille directement pour le Kremlin, selon le financier. L’avocate a dit aux médias qu’elle avait abordé lors de cette rencontre le programme d’adoption d’enfants russes par des couples américains.

    Rappelons que la Russie a mis fin à ce programme en représailles de la promulgation de la loi Magnitsky en 2012. Aussi, quand les Russes parlent d’adoption, c’est un euphémisme pour les sanctions imposées contre des responsables russes.

    À noter que Trump lui-même a admis que Poutine lui avait parlé du «programme d’adoption» lors de leur deuxième tête-à-tête à Hambourg.

    Bien entendu, Poutine ne pouvait pas prévoir que son plan pour aider Trump se retournerait contre lui dans une certaine mesure. Se méfiant de la complaisance du président américain à l’égard de la Russie, le Congrès vient d’adopter de nouvelles sanctions contre le pays de Poutine.

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    Vendredi 28 juillet 2017 | Mise en ligne à 18h24 | Commenter Commentaires (170)

    Bye-Bye, Reince Priebus !

    Le général à la retraite John Kelly remplacera Reince Priebus comme chef de cabinet de la Maison-Blanche. (Photo Getty)

    Le général à la retraite John Kelly remplacera Reince Priebus comme chef de cabinet de la Maison-Blanche. (Photo Getty)

    Donald Trump aime les généraux. Et il en a choisi un, en l’occurrence le général à la retraite John Kelly, pour remplacer le chef de cabinet de la Maison-Blanche Reince Priebus, mettant fin à une des pires semaines de sa présidence en effectuant dans son entourage le changement le plus important de sa présidence.

    Le général Kelly, qui occupait le poste de secrétaire à la Sécurité intérieure, parviendra-t-il à remettre de l’ordre dans une Maison-Blanche dysfonctionnelle où différentes cliques s’affrontent de plus en plus ouvertement? Saura-t-il rester dans les bonnes grâces du président, défi considérable s’il en est en? Et aura-t-il le doigté voulu pour gérer les aspects très politiques d’un rôle qui le forcera à composer avec les égos surdimensionnés des élus du Congrès?

    Autant de questions qui demeurent aujourd’hui sans réponse.

    Notons que les alliés de Priebus, ancien président du Comité national du Parti républicain, ont affirmé qu’il a démissionné de son poste hier. Les proches du président disent qu’il a été congédié aujourd’hui. Chose certaine, son ennemi juré, Anthony Scaramucci, sort gagnant de son affrontement avec lui.

    Reste à voir si l’autre cible de La Mouche, Steve Bannon, conservera encore longtemps son poste de conseiller présidentiel.

    Kelly, un ancien Marine qui a perdu son militaire de fils dans la guerre d’Afghanistan, a dirigé de 2012 à 2016 le US Southern Command, le commandement de l’armée américaine chargé de l’Amérique latine.

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