Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    Archive, février 2017

    Mardi 28 février 2017 | Mise en ligne à 18h45 | Commenter Commentaires (72)

    Vers une légalisation de millions de clandestins?

    Donald Trump pourrait réserver une surprise majeure aux Américains ce soir à l’occasion de son discours devant les deux chambres du Congrès réunies. Selon plusieurs médias, dont le New York Times, il a évoqué lors d’une rencontre avec des chefs d’antenne de la télévision son ouverture à la légalisation du statut de millions d’immigrés clandestins qui n’ont pas commis de crimes aux États-Unis.

    Il s’agirait évidemment d’un virage spectaculaire de la part du président sur une question qui divise non seulement son électorat mais également les républicains du Congrès. Il s’agit aussi d’un objectif que son prédécesseur Barack Obama a tenté de réaliser en vain.

    À suivre…

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    Mardi 28 février 2017 | Mise en ligne à 13h24 | Commenter Commentaires (60)

    Véritable ignorance ou stupidité consciencieuse

    Des présidents d'universités et collèges historiquement noirs ont été accueillis dans le bureau Ovale hier. (Photo AP)

    Des présidents d'universités et collèges historiquement noirs ont été accueillis dans le bureau Ovale hier. (Photo AP)

    «Rien n’est plus dangereux au monde que la véritable ignorance et la stupidité consciencieuse.»

    J’ai pensé à cette formule de Martin Luther King en prenant connaissance de la déclaration publiée hier par la secrétaire à l’Éducation Betsy DeVos à l’occasion de la visite à la Maison-Blanche de présidents de collèges et universités historiquement noirs (HBCU).

    «Les HBUC sont de vrais pionniers en matière de choix scolaire», a déclaré DeVos dans un communiqué, profitant de l’occasion pour promouvoir le slogan – school choice – derrière lequel elle et plusieurs de ses semblables idéologiques se cachent pour tenter de démanteler l’éducation publique.

    Les HBUC, pionniers en matière de choix scolaire?

    Peut-on vraiment croire que la nouvelle ministre de l’Éducation ne sait pas que les HBCU ont vu le jour après la Guerre civile pour offrir une éducation supérieure aux enfants et descendants d’esclaves qui n’avaient pas accès aux universités et collèges blancs?

    Peut-on vraiment croire que DeVos ne sait pas que les HBUC ont longtemps été sous-financés en raison du racisme des élus et citoyens blancs des États où ils ont vu le jour?

    Peut-on vraiment croire que les Noirs d’une autre époque avaient le CHOIX d’aller dans ces collèges et universités dont les générations récentes sont aujourd’hui fières pour plusieurs autres raisons et dont les portes sont ouvertes à tous les groupes ethniques?

    «Rien n’est plus dangereux au monde que la véritable ignorance et la stupidité consciencieuse.»

    Et si vous croyez que les présidents des HBUC sont tous heureux d’avoir été pris en photo avec Donald Trump dans le Bureau ovale, lisez ce texte signé par William Kimbrough, président de l’université Dillard en Louisiane.

    Vous comprendrez que ce qui devait être un échange entre les présidents des HBUC et des responsables de l’administration Trump, dont DeVos, s’est transformé en une photo-op dans le bureau Ovale avec Trump qui a bouffé la moitié du temps qui devait être consacré aux interventions.

    Le président Trump, faut-il préciser, signera aujourd’hui un décret présidentiel destiné à rehausser la visibilité d’un programme de la Maison-Blanche lancé par Jimmy Carter pour aider les HUBC. Il ne renoncera cependant pas aux coupes promises dans les programmes d’aide financière qui profitent particulièrement aux étudiants de ces mêmes établissements.

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    Mardi 28 février 2017 | Mise en ligne à 10h00 | Commenter Commentaires (62)

    Fiasco au Yémen : Trump élude sa responsabilité

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    The buck stops here!

    Sur son bureau, le président Harry Truman avait un écriteau sur lequel on pouvait lire cette phrase traduisant sa volonté d’accepter le blâme pour les erreurs de son administration.

    Donald Trump ne semble pas encore être prêt à suivre la devise popularisée par Truman. Lors d’une interview diffusée ce matin sur Fox News, il a laissé entendre que la première opération militaire de sa présidence – un raid au Yémen qui s’est avéré un échec selon plusieurs sources – avait été voulue par les militaires.

    «C’est une mission qui a commencé avant que j’arrive ici, a déclaré le président. C’est quelque chose qu’ils [les généraux] voulaient faire. Ils sont venus me voir; ils ont expliqué ce qu’ils voulaient faire.

    «Mes généraux sont les plus respectés que nous avons eus depuis plusieurs décennies, je crois. Et ils ont perdu Ryan», a ajouté le président en faisant allusion à Ryan Owens, le Navy Seal tué dans cette opération qui a également coûté la vie à plusieurs civils, dont des enfants.

    La formulation de Trump est une autre confirmation du fiasco de ce raid. Selon ce reportage de NBC News, l’opération n’a pas permis de récolter des informations importantes sur Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA, but officiel de l’opération.

    Selon plusieurs médias, le raid visait en réalité le chef d’AQPA, qui s’est moqué plus tard du «fou à la Maison-Blanche».

    Barack Obama avait refusé de donner le feu vert à ce qui représentait une escalade de l’action militaire des États-Unis au Yémen. Cinq jours après son arrivée à la Maison-Blanche, Trump l’a fait à titre de commandant en chef.

    Bill Owens, père de Ryan Owens, le Navy Seal tué au Yémen, fait désormais partie des critiques de cette opération militaire qui mérite selon lui une enquête.

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