Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    Archive, janvier 2017

    Mardi 31 janvier 2017 | Mise en ligne à 14h13 | Commenter Commentaires (107)

    Cour suprême : place au suspense

    Les juges Neil Gorsuch et Thomas Hardiman : les «finalistes» de Donald Trump. (Photo AP)

    Les juges Neil Gorsuch et Thomas Hardiman : les «finalistes» de Donald Trump. (Photo AP)

    Changeons de sujet! C’est du moins le souhait le plus ardent de la Maison-Blanche, qui a devancé de 48 heures la nomination par Donald Trump d’un juge pour combler le siège vacant de la Cour suprême des États-Unis.

    Le président et ses conseillers ne pouvaient guère trouver un meilleur sujet pour tenter d’éclipser la crise provoquée par le décret anti-immigration. Et ils se sont assurés de donner à cette nomination l’allure d’un concours présenté dans le cadre d’une émission de télé-réalité.

    «J’ai pris une grande décision, une très grande décision relative à la Cour suprême des États-Unis et qui va être annoncée demain depuis la Maison-Blanche à 20h», a déclaré Trump hier.

    Cet après-midi, on a en outre appris que deux «finalistes» seraient présents à Washington pour l’annonce, Neil Gorsuch, juge à la cour d’appel fédérale de Denver, et Thomas Hardiman, juge à la cour fédérale de Pittsburgh.

    La rumeur veut que Gorsuch, un juriste très conservateur, sera nommé par Trump. Il s’est notamment fait connaître pour sa défense du droit des patrons d’entreprise privées de refuser, au nom de leurs convictions religieuses, l’application d’une disposition de l’Obamacare imposant aux employeurs de fournir aux femmes une couverture en matière de contraception.

    Mais le vrai suspense tient à la stratégie qu’adopteront les sénateurs démocrates face au choix de Trump. Plusieurs d’entre eux ont soif de revanche, n’ayant toujours pas digéré le refus de la majorité républicaine du Sénat de tenir une audition ou un vote sur le juge Merrick Garland, nommé par Barack Obama pour remplacer le juge conservateur Antonin Scalia décédé en février dernier.

    Ceux-ci sont prêts à utiliser le filibuster, une manoeuvre d’obstruction qui pourrait en principe bloquer la nomination de Trump pendant plusieurs mois. D’autres craignent que les républicains ne réagissent à ce blocage en éliminant tout simplement le filibuster.

    Des démocrates estiment qu’il serait préférable d’attendre la nomination d’un autre juge avant de se lancer dans une telle bataille risquée. Ils font valoir que le premier choix de Trump ne changera pas l’équilibre idéologique qui prévalait à la Cour suprême avant la mort de Scalia. À leur avis, Gorsuch ne peut pas être plus conservateur que le juge décédé.

    Mieux vaudrait donc, selon eux, attendre le départ d’un autre juge et la nomination de son remplaçant avant d’utiliser le filibuster.

    Le hic, c’est que la base démocrate veut se battre, comme elle l’a démontré au cours des derniers jours en manifestant dans plusieurs villes américaines.

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    Mardi 31 janvier 2017 | Mise en ligne à 11h12 | Commenter Commentaires (114)

    L’attentat de Québec vu par le New York Times

    Un lecteur québécois me confie avoir été frappé par ce passage de l’article que consacre aujourd’hui le New York Times à l’attentat à la mosquée de Ste-Foy à Québec :

    «Mais l’attentat a également forcé les Canadiens à faire face à une intolérance et un extrémisme grandissants qui ont pris racine particulièrement parmi certaines personnes dans ce coin francophone du pays.»

    Ça vous frappe aussi?

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    Mardi 31 janvier 2017 | Mise en ligne à 10h31 | Commenter Commentaires (29)

    La question de Jeff Sessions à Sally Yates

    En 2015, lors de l’audition de Sally Yates devant la commission judiciaire du Sénat, Jeff Sessions a demandé à Sally Yates, nommée par Barack Obama au poste de ministre de la Justice adjointe, si elle refuserait d’obéir au président si celui-ci lui demandait d’appliquer une mesure anticonstitutionnelle.

    Limogée hier par Donald Trump pour avoir ordonné les avocats du ministère de la Justice de ne pas défendre devant les tribunaux le décret anti-immigration du président, Yates avait offert une réponse qui avait plu au sénateur d’Alabama (voir la vidéo qui coiffe ce billet). Celui-ci sera bientôt le ministre de la Justice. On verra s’il saura agir avec l’indépendance nécessaire à sa fonction.

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