Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    Archive du 9 août 2016

    Mardi 9 août 2016 | Mise en ligne à 15h59 | Commenter Commentaires (151)

    Trump évoque le recours aux armes pour stopper Clinton

    Des républicains se sont réjouis hier après le discours de Donald Trump sur l’économie. Leur candidat s’en était tenu à son texte, et ce, même lorsqu’il avait été interrompu par des manifestants.

    Trump n’a cependant tardé à revenir à ses dérapages habituels. Hier soir, il a tenté de lier sur Twitter l’exécution d’un scientifique nucléaire iranien aux «courriels piratés de Clinton», une insinuation infondée.

    Aujourd’hui, il est revenu à la charge en Caroline-du-Nord en évoquant le recours aux armes pour empêcher Hillary Clinton de choisir des juges à la Cour suprême des États-Unis. Je le cite dans le texte (voir la vidéo qui coiffe ce billet) :

    “Hillary wants to abolish, essentially abolish the second amendment, and by the way, and if she gets to pick, if she gets to pick her judges, nothing you can do, folks. Although the second amendment people, maybe there is, I dunno.”

    Trump dira sans doute qu’il blaguait ou que ses propos ont été mal interprétés. Mais sa déclaration laisse entendre que les partisans du deuxième amendement pourraient se servir de leurs armes pour stopper sa rivale démocrate.

    Drôle? Non. Dangereux? Oui.

    P.S. : Dans une déclaration écrite, Jason Miller, porte-parole de Trump, a mis la controverse soulevée par les propos de son patron sur le compte de «médias malhonnêtes» qui ont mal interprété ses propos. Il a précisé que Trump voulait parler de la mobilisation des partisans du deuxième amendement en vue de l’élection présidentielle du 8 novembre. Le hic, c’est que Trump a dit qu’il n’y aura rien que les gens pourront faire après l’élection. Sa référence aux partisans du deuxième amendement ne semblait pas être liée au scrutin.

    P.P.S. : La réaction du sénateur démocrate du Connecticut Chris Murphy : «Ne traitez pas cela comme une gaffe politique. C’est une menace d’assassinat, augmentant sérieusement la possibilité d’une crise et d’une tragédie nationale.»

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    Mardi 9 août 2016 | Mise en ligne à 12h09 | Commenter Commentaires (57)

    La photo du jour

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    Seddique Mateen, le père du tueur d’Orlando, a assisté hier soir à un rassemblement d’Hillary Clinton à Kissimmee, en Floride. Même s’il était bien positionné parmi les partisans de la candidate démocrate à la présidence, l’équipe de cette dernière a affirmé ne pas avoir invité Mateen ou avoir été mise au courant de sa présence. Plus tard, lors d’une interview à une chaîne de télévision locale, Mateen a indiqué qu’il était un partisan de Clinton.

    (Photo ABC News)

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    Shahram Amiri a eu droits à des retrouvailles joyeuses avec sa famille en 2010. (Photo Polaris)

    Shahram Amiri a eu droits à des retrouvailles joyeuses avec sa famille en 2010. (Photo Polaris)

    Shahram Amiri, un scientifique nucléaire iranien, a séjourné 14 mois aux États-Unis, de 2009 à 2010, alors qu’il avait 32 ans. Il a fait défection et décidé de collaborer avec la CIA sur le programme nucléaire iranien, selon plusieurs médias américains.

    Père d’un jeune garçon, Amiri a cependant décidé de rentrer en Iran (après que sa famille a fait l’objet de pressions et de menaces, selon cet article du New York Times).

    Amiri a eu droit à des retrouvailles joyeuses à son retour au pays, mais il a disparu peu après. Samedi, il a été exécuté pour espionnage, ont annoncé les autorités iraniennes. Et le sénateur républicain d’Arkansas Tom Cotton a été un des premiers de son camp à s’indigner du fait que la situation du scientifique iranien ait été évoquée dans des courriels qui ont transité par le serveur privé d’Hillary Clinton.

    Le site de Matt Drudge a pris le relais en publiant cette manchette : «Un courriel de Clinton a-t-il mené à une exécution en Iran?»

    Et il n’en fallait pas plus que Donald Trump reprenne à son compte hier soir cette insinuation sur son fil Twitter. «Plusieurs personnes disent que les Iraniens ont exécuté le scientifique à cause des courriels piratés de Clinton.»

    Or, le chroniqueur du Washington Post Josh Rogin, qui a couvert la saga Amiri en 2010 pour Foreign Policy, est catégorique : «On ne peut établir aucun lien raisonnable entre les échanges entre le personnel de Clinton via courriels sur Amiri et son éventuelle exécution. Il n’y a aucune preuve que le serveur ait été piraté. Les Iraniens savaient tout au sujet d’Amiri avant même que les courriels aient été rendus publics… Ajoutez Shahram Amiri à la liste des morts auxquelles Donald Trump a mêlé de façon irresponsable Hillary Clinton.»

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