Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
  • Lire la suite »

    Archive du 8 août 2016

    Lundi 8 août 2016 | Mise en ligne à 18h51 | Commenter Commentaires (83)

    Tirs fratricides contre Trump

    Décidément, Donald ne l’a pas facile. Il avait à peine terminé son discours sur l’économie visant à relancer sa campagne présidentielle qu’un groupe de 50 experts républicains de la sécurité nationale publiait une lettre assassine dénonçant son ignorance et son incompétence.

    «M. Trump n’a pas la personnalité, les valeurs ou l’expérience pour être président », écrivent les signataires en affirmant que le candidat républicain n’avait «manifesté aucun désir de s’informer» et aucune capacité à «tolérer les critiques personnelles».

    «Il a alarmé nos alliés les plus proches en raison de son comportement fantasque», ajoutent-ils. «Ces particularités sont dangereuses chez un individu qui voudrait devenir président et commandant en chef, ayant la responsabilité de l’arsenal nucléaire américain.»

    Les signataires terminent leur lettre en affirmant que Trump serait «le président le plus dangereux de l’histoire américaine».

    Figurent parmi les signataires Michael Hayden, ancien directeur de la CIA sous George W. Bush, John Negroponte, ancien directeur du renseignement national et numéro deux du département d’État sous George W. Bush, Michael Chertoff, ancien secrétaire à la Sécurité intérieure, Tom Ridge, ancien secrétaire à la Sécurité intérieure et gouverneur de Pennsylvanie, et Robert Zoellick, ancien haut diplomate américain et président de la Banque mondiale.

    Dans sa réplique, Trump a balayé du revers de la main les critiques de ces experts en déclarant que ceux-ci avaient participé aux décisions ayant contribué aux chaos actuels au Moyen-Orient et à la montée du groupe État islamique.

    N’empêche que la lettre de ces experts remet sur le tapis la question du tempérament de Trump et de son aptitude à assumer la présidence. Elle illustre également l’opposition à Trump au sein même du camp républicain.

    Lire les commentaires (83)  |  Commenter cet article






    Lundi 8 août 2016 | Mise en ligne à 17h26 | Commenter Commentaires (19)

    Criminalité : le mea-culpa du Daily News

    «Stop-and-Frisk»: une chose du passé à New York. (Photo The Daily News)

    «Stop-and-Frisk»: une chose du passé à New York. (Photo The Daily News)

    Ça n’arrive pas à tous les jours qu’un journal revienne sur un de ses éditoriaux et admette s’être trompé. Et ça mérite d’être souligné.

    Il y a trois ans, presque jour pour jour, une juge fédérale de New York déclarait inconstitutionnelle la méthode du «stop-and-frisk» (littéralement «interpellation et fouille») employée par le NYPD, y voyant une violation des droits des minorités, cibles d’une «politique de profilage racial indirecte».

    Le lendemain, le Daily News dénonçait dans un éditorial cette décision qui allait circonscrire et peut-être éliminer une méthode permettant aux policiers new-yorkais de contrôler, de palper et de fouiller toute personne «raisonnablement» soupçonnée d’avoir commis ou d’être sur le point de commettre un crime. Selon le quotidien, la juge venait de rendre un arrêt qui risquait de «ramener la ville au temps des ravages de l’anarchie et du carnage». Rien de moins.

    Or, la criminalité a continué à décliner à New York au cours des trois années suivantes, malgré une réduction de 97% du nombre des interpellations dans les rues de New York. À titre d’exemple, le nombre de meurtres, qui s’élevait à 536 en 2010, est passé à 352 l’an dernier. Et si la tendance se maintien, il chutera encore davantage cette année.

    Cette criminalité à la baisse tranche avec l’augmentation relevée dans un certain nombre de villes américaines, comme le souligne le Daily News dans son édito d’aujourd’hui, intitulé «Nous nous sommes trompés», et dont je cite un passage dans le texte :

    … criminologists will have a field day trying to pinpoint the primary reasons why crime has continued to drop.

    Regardless, there can be little doubt that the NYPD’s increasing reliance on so-called precision policing — knowing whom to target, when and where — has played a key role. And there is no doubt that, heavily grounded in memories of past horrors and too little informed about the potential of smart new strategies, our fears were baseless.

    Mayor de Blasio knew better. Advised by Bratton before his election, de Blasio foresaw the possibility that the NYPD could fight crime while relaxing interactions with the public.

    Lire les commentaires (19)  |  Commenter cet article






    Lundi 8 août 2016 | Mise en ligne à 15h03 | Commenter Commentaires (50)

    Trump : pleins feux sur l’économie

    Après une semaine de gaffes mémorables et de mauvais sondages, Donald Trump a tenté ce midi de remettre sa campagne présidentielle sur les rails en prononçant un discours sur l’économie à Detroit, symbole des politiques économiques préconisées selon lui par Hillary Clinton.

    Se présentant comme le candidat le plus susceptible de ramener aux États-Unis de nouveaux emplois et la prospérité «à ceux qui ont le moins», Trump a notamment proposé de réformer le code fiscal, renégocier les accords de libre-échange et réorienter la politique énergétique de son pays.

    «Elle est la candidate du passé», a-t-il déclaré en faisant allusion à Clinton, selon le compte-rendu du New York Times. «Notre campagne est celle de l’avenir.»

    Au cours d’une allocution interrompue à plusieurs reprises par des manifestants, le candidat républicain a également prôné l’abolition de l’impôt sur les successions, la déduction des frais de garde d’enfants et l’imposition d’un moratoire sur toute nouvelle réglementation gouvernementale.

    Trump a par ailleurs modifié son plan fiscal pour les particuliers. En septembre, il proposait d’abaisser le taux maximal de l’impôt fédéral sur le revenu de 39,6% à 25%. Aujourd’hui, il a promis de réduire ce taux à 33%. Mais il s’est de nouveau dit favorable à une très forte réduction de l’impôt sur les sociétés, de 35% à 15%.

    Comme d’habitude, le promoteur immobilier a tenu les vérificateurs de faits occupés. Une de ses plus importantes déclarations mensongères ou trompeuses concerne l’intention présumée de sa rivale démocrate de hausser les impôts de la classe moyenne. Selon les vérifications de l’Associated Press, Clinton n’a jamais proposé une telle chose, sauf par erreur (ce qui n’a cependant pas été prouvé hors de tout doute).

    L’AP a également reproché à Trump d’avoir qualifié de «canular» le taux de chômage calculé par le département du Travail américain. «Le taux de chômage a ses défauts, mais ce n’est pas un canular», a jugé l’agence de nouvelles.

    Clinton doit prononcer à son tour un discours sur l’économie jeudi.

    Lire les commentaires (50)  |  Commenter cet article






    publicité

  • Twitter

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    août 2016
    L Ma Me J V S D
    « juil   sept »
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    293031  
  • Archives