Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    Archive, décembre 2014

    Mercredi 31 décembre 2014 | Mise en ligne à 9h50 | Commenter Commentaires (209)

    Armée pour aller au Walmart

    Le Wal-Mart de Hayden, en Idaho, où un enfant de deux ans a tué sa mère. (Photo AP)

    Le Wal-Mart de Hayden, en Idaho, où un enfant de deux ans a tué sa mère. (Photo AP)

    Je suis allé me coucher hier soir avec cette question : mais pourquoi donc une mère accompagnée de ses enfants et d’autres membres de sa famille sent-elle le besoin de mettre un pistolet chargé dans son sac à main pour aller magasiner dans un Walmart situé dans une région de l’Idaho réputée pour ses pommes de terre?

    Ce matin, je lis cette réponse plus ou moins satisfaisante, fournie par un policier du coin :

    «C’est très commun ici – de nombreuses personnes portent des armes chargées.»

    Selon cet article, Veronica Rutledge, 29 ans, avait un permis de port d’arme dissimulée. Or, comme tout le monde le sait aujourd’hui, son garçon âgé de deux ans, qui se trouvait sur le siège d’un chariot, l’a tuée en manipulant le pistolet qui se trouvait dans son sac à main.

    Le plus triste dans cette histoire, c’est de lire ce genre de phrase dans une dépêche d’AFP :

    «Un garçon de deux ans a accidentiellement tué sa mère dans un supermarché américain en lui tirant dessus avec le pistolet qu’elle transportait dans son sac à main, un drame qui risque de relancer le débat sur le contrôle des armes à feu aux Etats-Unis.»

    Le risque est mince, voire inexistant. Et d’autres Veronica Rutledge perdront la vie de façon aussi absurde aux États-Unis, ce pays fou de ses armes.

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    Mardi 30 décembre 2014 | Mise en ligne à 14h30 | Commenter Commentaires (67)

    Un républicain chez les suprémacistes

    Steve Scalise se défend de partager les valeurs d'un groupe suprématiste devant lequel il a pris la parole en 2002. (Photo AP)

    Steve Scalise se défend de partager les valeurs d'un groupe suprématiste devant lequel il a pris la parole en 2002. (Photo AP)

    Steve Scalise, numéro trois des républicains à la Chambre des représentants, est catégorique : il ne connaissait rien des idées racistes et suprémacistes de l’EURO (European-American Unity and Rights Organization) lorsqu’il s’est adressé à ce groupe en 2002.

    «Si j’avais su ce que je sais aujourd’hui au sujet de ce groupe, je n’y serais pas allé», a déclaré l’élu de la Louisiane hier.

    L’EURO a été fondée par David Duke, ex-grand sorcier impérial des chevaliers du Ku Klux Klan et candidat républicain au poste de gouverneur de Louisiane en 1991. Scalise était représentant au parlement de Louisiane en 2002. À l’époque, Duke était connu en Louisiane comme Barabbas dans la Passion.

    Cette histoire, sortie par un blogueur progressiste de Louisiane, tombe mal pour les républicains, qui s’apprêtent à exercer une mainmise sur les deux chambres du Congrès. Les démocrates ont déjà commencé à décrire la situation comme un test du leadership de John Boehner, président de la Chambre.

    «Aucun politicien ne devrait prendre la parole devant une organisation suprématiste blanche, sauf pour dire à ses membres d’aller au diable», a indiqué le représentant démocrate de Virginie Gerald Conolly.

    Boehner a défendu Scalise aujourd’hui en le décrivant comme un homme d’intégrité qui avait commis une «erreur de jugement» en acceptant une invitation de l’Euro.

    Interrogé par le Washington Post, Duke a déclaré que Scalise ne devrait pas perdre son poste de whip pour avoir pris la parole devant «ses électeurs».

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    Mardi 30 décembre 2014 | Mise en ligne à 7h06 | Commenter Commentaires (36)

    De Blasio et le NYPD : vers une trêve?

    Des centaines de policiers ont tourné le dos à Bill de Blasio samedi lors des funérailles de l’officier Rafel Ramos. (Photo AP)” title=“951496-maire-blasio-fait-declarer-public

    Des centaines de policiers ont tourné le dos à Bill de Blasio samedi lors des funérailles de l’officier Rafel Ramos. (Photo AP)

    En multipliant depuis plus d’une semaine les gestes de mépris à l’endroit du maire de New York, les policiers du NYPD «sont en train de miner la crédibilité du département, de compromettre sa réputation, de détruire son respect durement acquis», écrit aujourd’hui le New York Times dans un éditorial.

    Le Times s’indigne notamment du geste «mesquin» des policiers de New York et d’ailleurs qui ont tourné le dos à Bill de Blasio lorsque celui-ci a pris la parole samedi lors des funérailles de Rafael Ramos, l’un des deux policiers tués une semaine plutôt dans leur voiture de patrouille à Brooklyn.

    Dans La Presse, Ariane Krol signe également un édito sur le sujet, estimant que les policiers ont alimenté «le cliché d’une force obtuse, incapable de discernement», en tournant le dos à de Blasio.

    Qu’à cela ne tienne : le maire de New York semble vouloir rétablir les ponts avec les policiers du NYPD, qui lui reprochent notamment ses déclarations après la décision d’un grand jury de Staten Island de ne pas inculper l’officier impliqué dans la mort d’Eric Garner (il a évoqué ses discussions avec Dante, son fils métis, sur les «dangers» potentiels en cas d’interaction avec la police).

    Selon cet article du Daily News, de Blasio recevra cet après-midi les chefs des cinq syndicats du NYPD, dont Patrick Lynch, qui l’a accusé d’avoir du sang sur les mains.

    Le maire se serait fait dire que la meilleure façon de désamorcer la pire crise de son mandat à la mairie est de présenter ses excuses au NYPD pour ses propos au sujet de Dante.

    Reste à voir s’il suivra ce conseil.

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