Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    Archive, juillet 2014

    Jeudi 31 juillet 2014 | Mise en ligne à 13h55 | Commenter Commentaires (245)

    Le malaise d’un «supporter d’Israël à 100%»

    «Hamas gagne» : le titre coiffe aujourd’hui un éditorial d’André Pratte qui fait état du «profond malaise» que plusieurs alliés et amis d’Israël ressentent depuis le début de l’opération Bordure protectrice, qui a tué des centaines de Palestiniens innocents.

    Ce matin, l’ancien représentant républicain de Floride, Joe Scarbourough, qui dit avoir «toujours été un supporter d’Israël à 100%», a exprimé le malaise auquel André Pratte fait allusion en qualifiant de «ridicule» l’opération israélienne qui semble à ses yeux tuer femmes et enfants de façon «aveugle».

    «Autant nous haïssons tous le Hamas, ce qui remplacera le Hamas sera encore pire», s’est emporté Scarborough, comme on peut le constater dans cette vidéo tirée de l’émission de MSNBC Morning Joe dont il est le co-animateur :

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    Jeudi 31 juillet 2014 | Mise en ligne à 10h35 | Commenter Commentaires (12)

    Andrew Cuomo et sa commission Charbonneau

    La dissolution de la commission Moreland suscite la controverse dans l'État de New York. (Photo The New York Times)

    La dissolution de la commission Moreland suscite la controverse dans l'État de New York. (Photo The New York Times)

    Quelle aurait été la réaction des médias et des citoyens québécois si Jean Charest avait décidé de mettre fin aux travaux de la commission Charbonneau avant qu’elle ne puisse compléter son mandat?

    Andrew Cuomo (Photo Getty)

    Andrew Cuomo (Photo Getty)

    Je pose la question en observant la controverse autour des circonstances qui ont poussé le gouverneur démocrate de New York Andrew Cuomo à mettre un terme aux travaux de la commission Moreland chargée d’enquêter sur la corruption politique à Albany, capitale de l’État secouée par plusieurs scandales liées au financement des campagnes électorales.

    En juillet 2013, le gouverneur avait créé cette commission, assurant qu’elle jouirait d’une indépendance totale. Or, selon une enquête publiée la semaine dernière par le New York Times, Cuomo a non seulement mis fin de façon abrupte aux travaux de la commission ce printemps mais également tenté de l’empêcher d’enquêter sur les activités de groupes avec lesquels il a des liens ou sur des questions qui risquaient de le faire mal paraître.

    Lundi, cinq jours après la publication de l’enquête du Times, Cuomo a fait sa première déclaration publique sur cette controverse, niant avoir tenté de compromettre les travaux de la commission qui se sont soldés selon lui par un «succès phénoménal». Avant qu’il ne prenne la parole, certains commissaires ont défendu le gouverneur dans des déclarations écrites. Au moins l’un d’entre eux avait pourtant critiqué sévèrement celui-ci dans des courriels cités dans l’enquête du Times.

    Tout indique que Cuomo et son équipe ont demandé à des membres de la commission Moreland de se porter garant de son intégrité. Or, les déclarations écrites de ces derniers ont incité hier le procureur fédéral de Manhattan, Preet Bharara, à menacer de lancer une enquête sur l’administration Cuomo pour une possible entrave à la justice ou subornation de témoins, comme on peut le lire dans cet article du Times.

    Ce procureur, faut-il préciser, avait réagi à la dissolution de la commission Moreland en réclamant tous les dossiers qu’elle avait amassés au cours de ses neuf mois d’existence.

    Cuomo, qui nourrirait des ambitions présidentielles, sollicitera en novembre un second mandat comme gouverneur.

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    Jeudi 31 juillet 2014 | Mise en ligne à 7h38 | Commenter Commentaires (41)

    Qui parle d’impeachment?

    «Tous ces propos concernant l’impeachment vient du personnel du président et des démocrates du Capitole. Pourquoi? Parce qu’ils tentent d’inciter leurs partisans à donner de l’argent et à participer aux élections de cette année. Nous n’avons aucune intention de lancer une procédure de destitution contre le président. Tout cela est une arnaque.»

    Ainsi parlait John Boehner à la veille d’un vote de la Chambre des représentants autorisant une action en justice contre le président dont l’objectif véritable est de mobiliser les militants républicains en vue des élections de mi-mandat… et faire taire les élus et partisans du parti qui parlent d’impeachment!

    La logique n’est décidément pas au rendez-vous deans ce dossier. Par 225 voix contre 201, les républicains de la Chambre ont résolu de poursuivre Barack Obama pour avoir reporté d’un an l’application d’une disposition de la loi sur la santé dont ils ont déjà voulu la disparition. Il s’agit de l’obligation faite aux employeurs de plus de 50 employés de fournir une couverture santé à leurs salariés sous peine d’amende.

    Les républicains de la Chambre estiment qu’Obama s’est rendu coupable d’abus de pouvoir en faisant ses propres lois. Plusieurs experts doutent qu’un juge fédéral voudra s’immiscer dans un conflit entre les branches législative et exécutive du gouvernement. D’autant que la Constitution fournit à la Chambre divers moyens de ramener à l’ordre un président, dont l’impeachment.

    Cela étant, John Boehner n’a pas tout faux. Dan Pfeiffer, conseiller de la Maison-Blanche, a bel et bien parlé d’impeachment vendredi dernier. «Je pense que John Boehner, en empruntant la voie de la poursuite, ouvre une porte aux républicains qui songeraient à lancer une procédure de destitution un jour», a-t-il dit lors d’une rencontre organisée par le Christian Science Monitor.

    Il est également vrai que les démocrates ont encouragé leurs partisans à donner de l’argent à leur campagne en évoquant la question de l’impeachment.

    Mais cette question a d’abord et avant tout été soulevée par des républicains, dont les représentants Steve King (Iowa), Ted Yoho (Floride), Lou Barletta (Pennsylvanie), Blake Farenthold (Texas), Kerry Bentivolio (Michigan) et Steve Stockman (Texas). Il faut ajouter à ces noms d’autres lumières républicaines, dont Sarah Palin et Allen West, entre autres.

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