Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Vendredi 9 mai 2014 | Mise en ligne à 8h56 | Commenter Commentaires (48)

    Salaire minimum : la dissidence de Romney

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    Une semaine après que les républicains du Sénat ont bloqué un projet de loi destiné à faire passer le salaire minimum fédéral de 7,25$ de l’heure à 10,10$, Mitt Romney se prononce en faveur d’une telle mesure.

    «Je me dissocie de plusieurs conservateurs de mon parti sur la question du salaire minimum. Je pense que nous devrions le hausser. Parce que, franchement, notre parti est résolument en faveur de plus de jobs et de meilleurs salaires, et je pense qu’il est important de communiquer cela», a déclaré le candidat présidentiel du Parti républicain en 2012 ce matin lors d’une entrevue sur MSNBC.

    En bloquant le texte de loi sur le salaire minimum, plusieurs républicains du Sénat avaient fait valoir qu’une telle mesure forcerait des patrons à licencier une partie de leurs employés. D’autres sont carrément opposés à l’idée même d’un salaire minimum fédéral.

    Rick Santorum et Tim Pawlenty, deux adversaires de Romney lors de la course à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de 2012, ont également exprimé récemment leur appui à une hausse du salaire minimum fédéral.


    • Il est temps que l’esclavage légalisé cesse. Il est aussi temps que les contribuables cessent de subventionner le BS corporatif à la Walmart en s’assurant que les travailleurs n’aient pas à avoir recours aux ”food stamps” parce qu’ils ne gagnent pas assez pour nourrir convenablement leur famille malgré les heures travaillées.
      Il n’y a rien de bon pour l’économie en tenant les travailleurs en bas du seuil de la pauvreté. Un travailleur qui gagne $3.00/h de plus injectera cet argent directement dans l’économie contrairement au BS corporatif et leurs dirigeants qui nourrissent les paradis fiscaux.
      Il semble que la drette profonde tente d’être plus réaliste à l’arrivée des élections de mi-mandat. Hypocrisie ou réelle ouverture???

    • @SYL20

      L’arguemnt qu’un travailleur qui gagne 3 $ de plus par heure ne tient pas la route : les entreprises font pratiquement de la charité en gardant certains postes, soit pour éviter des guerres syndicales ou pour être perçu comme une bonne entreprise qui engage..

      Même ici au Québec, on commence à voir ces machines automatisés qui prennent votre commande. Dans quelques années, si le taux horaire minimum augmente, pensez-vous vraiment que cette machine coutera plus cher qu’un employé?

      Je ne parle pas d’abolir le salaire minimum, mais plutôt de tenir compte du fait que la technologie remplacera toujours les jobs inutiles.. et ces jobs sont souvent au salaire minimum.

    • @ralbol

      Vous êtes aveuglés par votre idéologie, ironiquement c’est ce que vous reprochez aux “crédules de la religion”.

      Le capitalisme est une manière d’allouer, produire et distribuer des ressources.
      Non, la croissance n’est nullement une condition essentielle au capitalisme.
      La croissance infinie est une condition essentielle pour faire croire aux pauvres d’esprits que tout le monde sera riche en bout de ligne.
      C’est faux et impossible.

      On peut aussi poser la question suivante: par quel système voudriez vous remplacer le capitalisme?
      Le système féodal? Une poignée de seigneur distribuent les ressources et les gèrent selon leur bon vouloir? Avec les castes comme avant basées sur la lignée?
      Le système communiste où une entité centralisée contrôle tout et décide de distribuer les ressources selon son bon vouloir?

      Ce que vous devez comprendre est que peu importe le système que vous voudrez établir, votre problème n’est pas tant le système que les hommes derrière.
      Ce n’est pas le capitalisme qui accroît les inégalités et pille la planète: ce sont des hommes qui agissent en toute impunité parce qu’ils ont appris à contrôler et contourner le système.
      Pour paraphraser Churchill, le capitalisme est comme la démocratie: c’est le pire des systèmes mais on n’en connaît pas de meilleur.

      Pour être à son meilleur, le système doit être balisé sous un cadre législatif rigoureux. Je penche personnellement pour un cadre socialiste mais l’équilibre optimal est amplement sujet à discussion.
      Ce qui n’est pas sujet à discussion, c’est que le capitalisme est 100 fois plus efficace que tous les autres systèmes économiques qui ont été tentés dans l’histoire de l’humanité parce qu’il est impossible de contrôler tous les individus d’une société de manière optimale et positive, ce que tous les autres systèmes tentent de faire et échouent.

    • Il y a deux cotés à cette médaille; en effet, comme syl20 le dit, une personne qui gagne plus verra son niveau de vie s’élever, et réinjectera cet argent dans l’économie. Mais ceci est la seule facette qu’on nous présente. Voici l’autre:

      Dans une petite épicerie de quartier, le boss réussi à avoir 5 employés temps plein, tous payés autour du salaire minimum. Évidemment, placer de la bouffe sur des tablettes, être à la caisse et emballer des sacs ce n’est pas de la grosse job, et ne requiert pas de connaissances académiques. Donc sa business roule, serré, mais il dégage 2-5% de profits qui est réinjecté dans l’entreprise. Là, le fédétral décide d’augmenter les salaires de 7,25$ à 10,10$ pour ses 5 employés. Ce commercant fait donc face à un coup accru soudain de ses ressources d’environ 40%! On ne parle pas d’une inflation ici; son coût d’exploitation vient d’augmenter rapidement et subitement. Que va-t’il faire?

      Si il continue tel quel, son profit s’évapore et il engrange même des pertes. Il peut choisir de moins bien entretenir son commerce et de tenir moins de choix (ce qui entraînera une baisse de satisfaction de sa clientèle et même une perte de revenu si ceux-ci abandonnent son commerce). Il fera donc éventuellement face au même problème de perte, et devra peut-être même fermer son commerce. Mais l’option la plus simple est celle-ci: il va renvoyer un de ses employés, et tenter de gérer le commerce à 4. Celui qui perdra son emploi sera bien sûr le moins bon, sans doute même le plus pauvre, celui-là même qui aura le plus de misère à retrouver un emploi, car soyons honnête, il n’a pas beaucoup à offrir, et les autres commerces du quartier sont maintenant aux prises avec le même problème que l’épicier.

      Donc cette personne, ne retouvant pas d’emploi, vivra avec l’aide de l’état, sera plongé dans une pauvreté encore pire qu’avant, et qui sait, si il ne trouve pas d’emploi, sera t’il tenté d’oeuvrer dans un marché au noir, question de boucler les fins de mois? Car il n’est pas seul dans cette situation; ils sont des dizaines dans son quartier, qui ainsi, se retrouvent appauvrit.

      Peut-on en vouloir à l’épicier? Bien sûr que non. Il n’est pas Wallmart, ni Costco, pour ainsi absorber des hausses de salaire aussi importantes. On peut dire que cet ex-employé a payé pour le bien des 4 autres, et c’est pas faux. Eux verront une différence positive. Mais lui, on a décidé de l’éliminer de la population active. Better luck next time!

    • C’est en effet la triste réalité. En voici un bon exemple. Un robot qui occupe 24 pi/carre et peut cracher 3600 burgers en une journée, sept jours d’affilée, pas de break, pas de congé, pas de journées de maladies, pas de pause cigarette, pas de bavardage, pas de bitchage, pas de gestion du personnel. http://momentummachines.com/#product. Alors oui, ils peuvent doubler le salaire minimum si ça leur fait plaisir.

    • Je crache sur tous ceux qui sont contre la hausse du salaire minimum aux États-Unis en leur montrant ceci : http://www.aflcio.org/Issues/Jobs-and-Economy/Wages-and-Income/Minimum-Wage
      Le tableau démontrant le nombre d’heures requis par semaine au salaire minimum pour le quatre et demi moyen est particulièrement démonstratif que l’esclavage est encore légalisé aux States.

    • Ça me fait un peu penser au fait que le fédéral veut rendre l’accès aux visas temporaire des mexicains plus difficile à avoir; ce faisant, il risque de tuer les agriculteurs qui ont tant besoins de leurs services. Un moment donné, on peut bien dire “ben engagez du monde d’ici”, mais vous en connaissez beaucoup vous du monde qui sont prêts à ramasser des fruits et légumes au soleil tapant pendant 8-10h au salaire minimum? Les jeunes vont se pitcher sur les jobs de magasins et de restos bien avant! Donc y’a que les mexicains qui eux sont bien heureux de venir passer 3 mois ici à gagner 3-4 fois plus et ainsi faire mieux vivre leur famille.

      Un moment donné, il faut laisser le marché se dicter lui-même. Sinon on risque de le tuer, que ce soit avec du red tape, des hausses d’impôts ou de salaire minimum.

    • @SP2412

      Plutôt vos arguments qui ne tiennent pas la route!

      De un, les employés syndiqués ne sont pas touchés par la hausse du salaire minimum, touchant en très grande majorité plus que 10$ de l’heure.

      De deux, je ne connais aucun dirigeant d’entreprise qui fait la charité en gardant certains postes… sauf peut-être pour des gens de sa famille!!!

      De trois, cela fait des siècles que la technologie remplace des jobs…. et il y a toujours autant de jobs a faible revenu!

      De quatre, il n’y a pas de jobs inutiles… sauf des jobs tablettes, qui sont rarement au salaire minimum!

    • Ça fait 50 ans qu’on raconte le mythe des machines qui remplaceront les travailleurs au salaire minimum….et pourtant, il reste encore beaucoup de travailleurs au salaire de crève-faim.

      Je continue à dire que ce n’est pas aus contribuables de subventionner les jobs d’un épicier ou tout autre BS corporatif. Un travailleur qui doit avoir recours aux ”food stamps” est un travailleur subventionné.

      C’est tellement facile de vouloir tenir les autres dans la pauvreté….

    • @elisef

      Il y a tellement de si et de conditionnel dans votre affaire que ça ne ferait même pas un bon scénario de films. Votre histoire apocalyptique inventée sur commande est arrangé avec le gars de vue, comme on dit. Misère!

    • ”Un moment donné, il faut laisser le marché se dicter lui-même. ”

      Votre jovialisme m’émeut. Comme si le libre marché existait encore. Pour l’instant, ce n’est pas le marché qui dicte mais plutôt le fascisme écono-financier de la spéculation au profit du 1%. De grâce, lâchez Walt-Disney et leurs belles histoires qui finissent toujours bien et revenez à la réalité.
      Le salaire minimum sera augmenté quoi que vous en disiez, la terre n’arrêtera pas de tourner et le BS corporatif continuera à siphonner le fric public pour créer la richesse du 1%. Vous tendrez l’autre joue pour une autre cause.

    • Le Capitalisme est une suite ininterrompus d’ accroc et de rapiéçage. C’ est la mafia et/ou sa négation selon ses protecteurs (J. Edgar Hoover) C’est Sam Giancana , c’est Batista , c’ est le trafic d’ opium , de cocaïne , la traite des blanches, les casinos. les assassinats politiques , ce sont les millions de morts pour le 1% et les milliards dépensés en armements, c’ est la terre fertile du mal , Le capitalisme est d’ une rare efficacité en effet. Allez à la bibliothèque du congrès et regardez les enfants américains exploités dans les usines , Ils n’ y sont plus avec la montée du syndicalisme et de la semaines de 40 heures ( 1 ier Mai ) Il y a eu des morts dans cette lutte Divine .

    • SP2412 9 mai 2014 09h37
      «les entreprises font pratiquement de la charité en gardant certains postes, soit pour éviter des guerres syndicales ou pour être perçu comme une bonne entreprise qui engage»

      N’importe quoi! Le tau de syndicalisation aux États-Unis est de 11%. Il faut presque remonter au XIXe siècle pour retrouver un tau aussi bas! Alors éviter une guerre syndicale, faites-moi rire!

      Pis il y a eu, en 2013, 48 MILLIONS d’américains sur les food stamps… Il y même Wall Mart qui a fait une collecte de dons de nourritures auprès de SES CLIENTS pour nourrir ses propres employés. Quelle aberration!

    • L’augmentation du salaire minimum entraîne en effet une plus grande quantité de dollars dans les mains des employés. Mais c’est un couteau à deux tranchants. Comme chaque employé a plus d’argent, chaque employé voudra dépenser plus d’argent. Les prix des produits et services s’adapteront à la demande en augmentant les prix (la loi de l’offre et de la demande), ce qui créera une inflation des prix.

      On entendra sûrement un politicien nous dire: Il faut augmenter le salaire de 10$ de l’heure à 15$ de l’heure !!

      Et le cycle recommencera. Ensuite 20$, puis 30$, puis 50$. Le salaire minimum n’a jamais enrichi et n’enrichira jamais quelqu’un.

    • @sylv20

      - Les machines, ce n’est pas un mythe; d’ailleurs, les gains en productivité des dernières décennies sont largement attribuable à celle-ci. On ne parle pas de vision de science-fiction qui semble vous amuser; regardez un peu les chaînes de montages partout dans le monde: de moins en moins d’employés font partie de la chaîne, mais plutôt s’occupent d’entretenir la chaîne de robots.

      http://news.xinhuanet.com/english2010/china/2011-07/30/c_131018764.htm

      Sur ce point, je tiens aussi à attirer l’attention de @sarcasme; un des graphiques de votre lien fait un parallèle pourtant non-existant dans la réalité: le lien entre le salaire minimum (et non pas le salaire moyen), et les gains en productivités. Non seulement ces deux lignes n’ont rien à voir avec l’un l’autre, mais leur utilisation ensemble me paraît fort malhonnête!

      Le gars à la caisse qui vous fait payer vos items, celui-là même qui est au salaire minimum, est-il magiquement 3 fois plus efficace et rapide que le même gars qui faisait le même job en 1968? Évidemment que non! Les gains en productivité sont fortement associés aux nouvelles technologies, ainsi qu’au R&D des entreprises. Les gens ne sont pas devenus des super-héros avec des pouvoirs décuplés de productivité; ils font leur travail plus rapidement grâce aux bons systèmes mis en place, grâce aux communications, aux machines, etc. Là, est-ce que vous pensez qu’on parle de jobs au salaire minimum. Et non!

      Vous voulez d’ailleurs connaitre le secret de la “stagnation” des salaires? Indice: regardez du coté de l’éducation. Regardez le premier graphique du lien suivant:

      http://www.theatlantic.com/business/archive/2011/10/why-workers-are-losing-the-war-against-machines/247278/

      Ce qu’on dénote très rapidement, c’est que ceux qui ont vu une stagnation de leurs salaires durant les 50 dernières années, c’est ceux qui ont un diplôme du secondaire ou moins. On parle ici d’un salaire ajusté pour tenir compte de l’inflation. Par contre, ceux qui font de meilleures études, eux, on vu leurs chances d’accéder à des conditions grandement meilleures que leur comparable il y a 50 ans! Donc on peut dire que ceux qui ne se forcent pas trop dans la vie, et bien tough luck, car votre qualité de vie va stagner, par contre ceux qui mettent du travail et de l’effort, bien eux sont justement récompensé (et mieux qu’avant d’ailleurs) pour le travail qu’ils font. Eux, leur qualité de vie s’améliore. Personellement je crois que ça me semble assez juste comme portrait…

    • @syl20_65

      C’est dommage que vous pensez que je me raconte des histoires, car ce que j’explique est 100% ancré dans la réalité. Walt Disney, c’est l’histoire que vous racontez avec les gentils communistes qui veulent le bien égal de tous (au diable l’excellence!) et du gros méchant loup (aka le 1%). Les “si”, c’est vous qui les rêvez à grands coups de haches dans le méchant 1%. Vous savez, ceux qui créent tout ce qu’on a autour de nous, qui vous donne votre job et vous paie? Quand on crache en l’air, faut pas se surprendre que ça nous retombe dessus.

      Ça me fait toujours rire quand j’entend les gens se plaindre que les gros en mènent large; c’est normal, c’est EUX le moteur du système!! Ragardez les français en ce moment; en voulant surtaxer les plus riches, ils les font quitter le pays. Qu’est-ce qui se passe par la suite? Moins d’entreprises, moins de jobs, plus de pauvres, un PIB en chute libre, récession. Voilà, la “justice égalitaire” est rétablie. C’est beau non ce qu’on peut faire au nom du “fairness”?

      Le problème, c’est le gouvernement qui ne se mèle pas de ses affaires! Si le système capitalisme n’est pas présentement optimal, c’est justement la faute de l’état qui n’arrête pas ses interventions. Pour terminer, deux chartes, qui en disent long une par rapport à l’autre. Que nous dit le niveau d’intervention du gouvernement sur l’état de l’économie?

      http://spontaneousorder.in/wp-content/uploads/2013/10/Untitled.jpg

      http://www.financialsense.com/sites/default/files/users/u673/images/2012/0713/u-s-employment-growth-vs-u-s-gdp-growth.jpg

    • Il est temps que les Américains se réveillent et sanctionnent les politiciens serviteurs des ploutocrates qui sont contre la hausse du salaire minimum.
      Les chiffres sont on ne peut plus clairs : “La croissance économique mondiale et le bien-être sont fragilisés par la hausse des inégalités et l’érosion des classes moyennes depuis trente ans dans certains pays.”
      Et quel pays remporte la palme sur la captation de la richesse par les 1% ? Bingo ,les États-Unis pays où de 1976 à 2007 ils ont capté 47% de la richesse produite.

      C’est donc dire que pendant que la classe moyenne disparait ,il y a encore des épais qui votent pour des candidats qui trouvent que ça ne disparait pas encore assez vite et qui endorment les ignorants avec le fameux “trickle down” théorie selon laquelle plus la classe supérieure produit de richesse , plus tout le monde est gagnant car elle ruisselle vers le bas.

      La vérité c’est qu’ils ont mis un barrage en direction de leurs paradis fiscaux!

      http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2014/05/05/005-inegalites-rapport-ocde-ecart-riches-pauvres.shtml

    • @elisef

      Selon les déclarations des agriculteurs concernés, le gouvernement du Canada n’a pas l’intention de restreindre l’entrée de travailleurs mexicains. Cette crainte était fondée au départ en raison de l’abus en Alta et Saskwan quant à l’emploi temporaire massif pendant deux ans de ressortissants étrangers dans les services du fast Food, privant d’emplois des Canadiens. McDo et ses semblables se sont excusés d’avoir “un peu” abusé des provisions de la loi. Cet abus étant consécutif au job-boom du à la surexploitation des ressources naturelles en Alta et Saskwan. C’est devenu rapidement hautement politique, on le comprend.

      Ce qui a déclenché le scandale, ce sont certaines conditions de logement et de contrainte inacceptables au Canada, telles que créer des conditions de surpopulation dans des logements et de distiller des menaces concernant le pouvoir que détient un répondant au sujet de la durée de son séjour en tant que travailleur temporaire (2 ans?) au Canada.

      Les cultivateurs et maraîchers du Québec et de l’Ontario se sont dits rassurés par la position de l’administration fédérale. L’Été qui vient infirmera ou confirmera mon propos.

      Pour ce qui concerne votre exemple du dépanneur ou du petit épicier en mode d’affaire “propriétaire unique”, même avec 1% de bénéfices bruts, vous allez me faire larmoyer. Le dépanneur au rez de chaussée chauffe 90% des deux étages au dessus et quel garde manger occasionnel pour le proprio! quelle occasion en or aussi pour acheter un deuxième véhicule, utiliser la vieille station wagon pour les approvisionnements du commerce, mais d’inscrire le second véhicule, le 4X4 flambant neuf, dans le registre du dépanneur pour fins de dépréciation; et de faire le plein parfois à même la caisse du dépanneur. Ce sont des choses qui arrivent. Bien sûr que certaines ou plusieurs de ces choses ne sont pas légales. Mais comment contrôler l’origine d’un pot de moutarde ou un deux litres de petsi?

      Un employeur garde les employés dont il besoin. Pour le reste, il fait avec.

    • @sp2412

      Les pompistes d’essence gagnaient le salaire minimum ou moins lorsque les pétrolières les ont remplacés par le mode libre-service. On a pas attendu des hausses.

      Ça prendra toujours des aides à domicile pour les gens en perte d’autonomie, genre vous ou moi dans quelques années peut-être; des aides domestiques pour ceux qui en ont les moyens financiers, mais pas nécessairement la générosité élémentaire pour leur offrir un cent de plus que le salaire minimum; des accompagnateurs à domicile pour donner du répit aux familles frappées par le handicap lourd d’un des leurs; les gardiennes d’enfants; les cuisiniers et serveurs de la restauration rapide et de la restauration en général, spécialement sans pourboires; les concierges et “femmes” d’entretien ménager, bien des cueilleurs et aides agricoles, etc

      Je ne vous donne pas tort au sujet de la mécanisation et de la robotisation de l’économie. Je crois cependant que tout être humain a droit de faire partie de l’économie, quitte à ce qu’on bouleverse ciel et terre pour que chaque citoyen soit et demeure fier de sa contribution à la société.

      De la même manière que l’invention de la peigneuse mécanique du coton a été la cause matérielle qui a entrainé l’importation de millions de noirs réduits à l’esclavage dans la cueillette manuelle des boules de coton pour satisfaire et fournir la machine, de la même manière, il ne faudrait pas, à la lumière de l’Histoire, faire des fruits de la robotisation le tombeau à ciel ouvert de centaines de millions d’humains laissés pour compte, sans autre recours que de supplier de travailler comme esclaves.

    • Depuis que le salaire minimum existe, à chaque augmentation, l’on dit que cela causera des mises à pieds et/ou des commerçants fermeront boutiques.

      La réalité c’est qu’une étude ne va dans ce sens. Le chômage et le nombre de commerces qui ferme n’augmentent pas!

      Quelques données:
      Le salaire minimum est à $7.25 depuis 7 ans.
      Il représente 38% du salaire médian, plus bas que l’Angleterre, la France… et le Canada.
      L’instauration du salaire minimum en 1938 aux USA (de même que la loi sur l’accès à la syndicalisation) a relancé l’économie du pays.

    • Ainsi donc , une hausse du salaire minimum fait baisser l’emploi ? Pourquoi s’arrêter en si bon chemin, baissons de moitié le salaire minimum et à nous la prospérité pour les siècles à venir. Et si l’économie va mal, on baissera encore plus le salaire minimum.

      L’erreur dans cette logique misérabiliste a été contredite par Henry Ford lui-même. Ford payait suffisamment ses employés pour qu’ils aient les moyens de s’acheter une auto. Et la maison en banlieue qui vient après.

      Quand le salaire suffit à peine pour se nourrir, phoque l’auto et la maison.

    • Ça fait 50 ans qu’on raconte le mythe des machines qui remplaceront les travailleurs au salaire minimum….et pourtant, il reste encore beaucoup de travailleurs au salaire de crève-faim. – syl20_65
      —–

      Tout est dans l’équation de coût / bénéfice que l’employeur peut tirer. Il y a des jobs qui doivent être faits “sur place”. Si on peut garder ces jobs au salaire minimum, ils resteront là. Si non, on doit les remplacer par un système automatisé ou bedon, il n’y a plus de jobs.

      Regarder les entreprises de confection de vêtements. Il y avait beaucoup à MTL, il ne reste pas grande chose ici même au salaire minimum + bonus sur rendement. J’ai des amis entrepreneurs dans le domaine qui avaient des affaires florissantes, ils n’en ont plus à l’heure actuelle où seuls les lots d’urgents sont encore locaux.

      Parcontre, je trouve anormal que certains personnes pensent qu’on leur doit un salaire astronomique mais que rien pour le reste.

    • @Alexandre

      Je suis d’accord avec une bonne partie de votre argumentaire.

      Là où je ne suis pas d’accord, c’est avec votre définition même du capitalisme et qu’il ne puisse pas être remplacé par inneficacité des autres systèmes proposés. C’est vrai que l’esclavagisme, la servitude et le communisme on en commun qu’une petite partie de la population, généralement bien nantie, s’approprie les surplus produits par le travail des esclaves, des cerfs ou des camarades, mais tout comme le capitaliste pour le travail fait par leurs employés ! On s’entend sur une chose : le capitalisme n’est pas la servitude ou l’esclavage, ces réalités ne se comparent pas, même lorsqu’on la prend du point de vue d’un employé et d’un esclave on voit des différences majeures. Mais dans chacun de ces systèmes, une masse de personnes travaillent pour un petit groupe, qui eux s’approprient les surplus. Vous ne pouvez pas dire le contraire ! Que ce soit pour le roi ou son cerf, pour l’esclavagiste, le parti communiste ou le cpitaliste, l’objectif est toujours de s’approprier le maximum par rapport à ceux qui produisent, en réalité, les biens et services qui, une fois vendus, leur permettant de s’enrichir.

      Le capitalisme, c’est donc le fait qu’une petite partie des gens impliqués dans une entreprise, qui fournissent le capital de départ généralement, et qui s’approprient les surplus produits par les employés pour se les redistribuer entre eux ou vers une petite caste de dirigeants, d’actionnaires, d’administrateurs. Ce faisant, ils éludent le fait que ce sont les employés qui produisent les surplus, pas les dirigeants !

      Bien que l’idée ne soit pas de moi, après avoir écouté sur internet une série de conférences à ce sujet, je vous recommande fortement de vous informer du mouvement américain “democracy at work” et un de ses plus farouches théoriciens et défenseurs : le professeur d’économie Richard Wolff, PhD en économie (bacc à Harvard, maîtrise à Princeton, doctorat à Yale… Comme on dit, les “top private universities” aux États-Unis”). Il sait de quoi il parle quand il parle d’économie… Pour la suite de mon commentaire, la source des informations donnés est le professeur Wolff. Je vous suggère fortement de l’écouter, sur youtube ou sur son site Internet, http://www.rdwolff.com

      Et pourtant, malgré son curriculum d’économiste chevronné, il suggère aux gens de passer du capitalisme à la démocratie au travail. Il leur dit de s’unir et de transformer les entrerpises capîtalistes en entrerpises démocratiques : du lundi au jeudi, tout le monde travaille et fait ce pour quoi il est engagé. Le vendredi, TOUS les employés se réunissent et votent sur quoi produire, où le produire, comment le produire et surtout comment redistribuer les profits. Traditionnellement, ces tâches sont réservées au conseil d’administration, ce serait donc que les employés s’approprient ces tâches et votent sur les orientations de l’entreprise. Ça le dit dans le titre du mouvement : democraty at work ! Avez-vous déjà travaillé pour une entreprise démocratique ? C’est ce que je pensais…

      Pensez-vous que les employés d’une usine vont voter pour que leur usine soit déménagée en Asie pour augmenter leurs profits ? Qu’ils utiliseraient des technologies qui polluraient leurs communautés ? Qu’ils laisseraient une minorité de gens, souvent des technocrates et des administreux, se verser une part énorme des profits générés pendant qu’eux vivent de food stamps ? Pourquoi la démocratie serait réservée à une fois tous les 4 ans et non pas pratiquée tous les jours dans les entreprises ? Si on aime tant nos libertés en Amérique du Nord, pourquoi ne pas convertir nos entreprises en coopératives dirigées par tous les employés, au lieu de laisser un système économique si instable (combien de récessions entre 1929 et 2007? 11… une récession tous les 7 ans, c’est ça stable?), si destructeur pour l’environnement et la santé des travailleurs, si injuste dans la redistribution des profits générés par la mise en commun des qualités de chacun dans l’entreprise ?

      Democracy at work ne serait pas parfait, mais au moins on s’assurerait d’une répartition de la richesse beaucoup plus équitable entre les employés d’une usine.

      Le professeur Wolff est également un fan de Franklin Delano Roosevelt et du New Deal. Il suggère aux américains de s’unir au lieu de se diviser devant l’infime partie de la population possédant le plus de richesses. Il suggère également de revenir dans le temps et de s’inspirer de l’histoire pour se sortir de la crise : quand les ligues communistes et socialistes se sont liés avec le CIO et les syndicats, durant les années 30-40, Roosevelt craigait avec raison une révolution aux États-Unis (les contrecoups de la crise de 1929 qui perdurait). Élu avec un programme de coupes et d’austérité (aussi appellé “fiscal responsability”!), Roosevelt a plutôt opté, une fois au pouvoir, pour la création d’un programme de sécurité sociale pour les personnes âgées, qui recevraient de l’argent du gouvernement pour la seule raison… d’être vieux. “Ça coûte de l’argent, ça en rapporte pas, dans une période de récession économique on peut pas faire ça, bla bla bla” vous me direz… Il l’a pourtant fait!

      Roosevelt a aussi dit “if the private sector can not or will not create job, the american government will do it” et il l’a fait : il a créé les parcs nationaux et financé des grands travaux d’infrastructure, qui ont fait travailler des millions d’américains en période de crise. Il a créé des troupes ambulantes de gens avec un talent artistique, qui allaient de villes en villes et propageaient la culture américaine, les artistes étaient payés par le gouvernement américain. J’invente rien, ce sont une partie des solutions mises de l’avant par Roosevelt dans son New Deal. Le “dripping down” des républicains est grotesquement inexact et les américains auraient intérêt à se rappeller de ce qui fonctionne vraiment et ce qui ne fonctionne pas.

      Comme quoi on peut manquer d’argent et toujours en trouver… Mais à long terme, ce n’est pas tout d’emprunter. Roosevelt a fait venir les dirigeants des grandes entreprises américaines et leur a soumis son plan : au-delà de 25 000$ de revenus (ce qui équivaudrait à 300 000 ou 400 000$ en dollars actualisés), le taux d’imposition serait de… 100%. Oui oui, il suggérait un taux maximal d’imposition de 100% aux États-Unis ! Le congrès s’est alors entendu avec Roosevelt pour faire baisser le taux à 91%. 9 sous à la personne, 91 au gouvernement pour chaque dollar gagné ! Le taux le plus élevé de nos jours ? 35%

      Après la mort de Roosevelt et la fin de la 2e guerre mondiale, les États-Unis ont lancé le plan Marshall pour aider à la reconstruction de l’Europe et du Japon. D’autres dépenses. Le taux de taxation a ensuite plongé dans les années 70 (alors que la dette publique, par rapport au PIB du pays, descendait). Le graphique suivant démontre cet état de fait. http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_des_%C3%89tats-Unis#mediaviewer/Fichier:Dette_US_longue_periode.png

      Après 30 ans, les capitalistes se sont retournés et ont, morceau par morceau, détruit le new deal de Roosevelt. L’une des dernièeres législations, le Glass-Steagall Act, qui prévoit la séparation des activités bancaires (banque d’investissement vs banque de dépôt, empêchant les banques de puiser dans l’argent des déponsants pour investir, souvent à risque), a été abrogé par Clinton en 1999. 8 ans plus tard, nouveau crash ! Comme quoi les démocrates aussi ont contribué à la crise qui perdure toujours.

      Depuis les années 70 le salaire moyen des américains est resté stable, alors que la productivité augmentait, et cela en raison de 2 facteurs : l’entrée des femmes sur le marché du travail et les nouvelles technologies. Les États-Unis ont été, pendant 150 ans, en période de manque de main d’oeuvre. C’est pourquoi il y avait tant d’immigration, parce qu’on n’arrivait pas à combler les besoins en main d’oeuvre avec les hommes américains qui travaillaient exclusivement à l’époque. L’arrivée massive des femmes, souhaitable dans l’absolu pour une foules de bonnes raisons, a toutefois eu une forte répercussion : les employeurs n’avaient plus à subir un manque de main d’oeuvre mais plutôt avec une hausse de la main d’oeuvre disponible. Résultat : en ayant l’embarras du choix, on peut contrôler les salaires.

      Les salaires restant stables par la suite, malgré la tendance des 150 années précédentes, et les américains se sont retroussés les manches et ont dit : on va travailler plus fort pour faire plus d’argent… Mais ça ne s’est malheureusement pas traduit en réelle hausse des salaires, en plus de les épuiser, pendant qu’une infime partie de la population s’est enrichie.

      Pour ce qui est de la technologie, elle est venue remplacer plusieurs emplois, souvent les parmi les moins bien payés. Par exemple, il y avait beaucoup plus d’employés dans les supermarchés dans le temps, parce qu’il n’y avait pas d’informatisation des stocks. Il fallait que quelqu’un voie qu’il ne restait plus de rice krispies sur les étagères pour aller à l’arrière et en ramener. Maintenant, le lecteur optique informe en temps réel une seule personne qui peut gérer le stock de plusieurs succursales. La même réalité est transposée dans n’importe quelle industrie, où de nombreux emplois ont été perdus au profit de la mécanisation de la production.

      De nos jours, les capitalistes considèrent que nos lois sont trop sévères, qu’elles les limitent dans leurs entreprises et qu’elles coûtent trop cher. La main d’oeuvre aussi, alors ils déménagent la production dans les pays pauvres. Pour eux, peu importe le coût sur les communautés où les usines se trouvaient depuis des dizaines, voire des centaines d’années. Peu importe le coût en pollution pour ramener ce qui aurait pu être fait ici. Peu importe que la classe moyenne soit étouffée. Peu importe si on exploite des gens pour fabriquer nos cossins. Peu importe que leurs concitoyens n’auront bientôt plus les moyens d’acheter leurs produits fabriqués ailleurs parce qu’il n’y a plus d’emplois.

      Ce qui compte c’est leur poche et son infinie profondeur.

      Le meilleur système ? Nah…

    • Il commence à être temps que la politique américaine se recentre plus au centre qu’au centre-droit. Ça fait depuis au moins 1980 que ce pays a perdu ses repères, et ce venant d’un conservateur sur le plan fiscal (moi).

    • @ -alexandre-

      - «Non, la croissance n’est nullement une condition essentielle au capitalisme.»

      Alors expliquez-moi d’où proviendront les «profits» sans croissance… de l’air ambiant..?

      La piasse de profit sur votre vente de 10$, elle est créée par la «croissance», elle ne pousse pas dans un arbre. Pas d’expansion, de croissance, pas de nouvel argent pour les profits, les dividendes et la plus-value.

      C’est bien beau de faire des affirmations du genre «Non, la croissance n’est nullement une condition essentielle au capitalisme.», encore faut il l’étayer.

      - «On peut aussi poser la question suivante: par quel système voudriez vous remplacer le capitalisme?»

      Par un système que nous devons de toute urgence développer, basé sur les meilleurs éléments du Capitalisme, du Communisme, et du Socialisme.

      Notre modèle de civilisation arrive à échéance vers les années 2030, tel que calculé et démontré par le MIT: http://www.smithsonianmag.com/science-nature/looking-back-on-the-limits-of-growth-125269840/?no-ist=

      Alors, ou on change nous-mêmes le système, ou on le laisse s’écrouler pour vivre des décennies de misère et de révolutions… au choix. Je mise sur les années de misère, y’a pas assez d’intelligence ambiante…

      - «Ce qui n’est pas sujet à discussion, c’est que le capitalisme est 100 fois plus efficace que tous les autres systèmes économiques qui ont été tentés dans l’histoire de l’humanité parce qu’il est impossible de contrôler tous les individus d’une société de manière optimale et positive, ce que tous les autres systèmes tentent de faire et échouent.»

      Amusant de voir comment les chantres du capitalisme ne cessent de nous rabattre les oreilles sur comment les NOUVELLES découvertes, les NOUVELLES technologies, vont nous sauver, mais sont incapables d’appréhender de NOUVELLES façons de gérer les échanges entre humains autres que par le capitalisme…

      Ils partent tous du postulat voulant que le capitalisme soit le summum, l’apex, le boutte du boutte des systèmes d’échanges entre humains, que l’humanité est totalement incapable d’évoluer et de développer un MEILLEUR système, que nous avons développé LE système et qu’il est inutile de vouloir en changer.

      Eh bien désolé, mais ce système est en train de nous mener à l’extinction, il a été développé pour des sociétés du 19e siècle pour qui les ressources planétaires étaient inépuisables, la pollution inexistante, et où il existait encore plein de territoires et de peuples à exploiter.

      Ces conditions n’existent plus, et le système qui en vivait ne peut non plus continuer d’exister. Il est désuet et ne peut fonctionner à l’ère des communications instantannées, des imprimantes 3D, des échanges de films, livres, musique et documents à la vitesse de la lumière et à l’échelle planétaire.

      De toute façon, sous nos yeux, il en est lentement à se désagréger, à s’effondrer. Tous les signes sont là pour qui veut bien en être conscient.

      La croissance économique mondiale stagne et commence lentement à régresser, le chômage est en constante augmentation; la pollution globale augmente et commence à tuer des gens; on installe lentement un État policier afin de maintenir un mode d’achat capitaliste des produits trop facilement échangeables (DRM, poursuites et condamnations pour échanges de fichiers de films, musique, livres, 3D, etc.); bref le capitalisme se meurt et les funérailles sont prévues pour les années 2030.

      Donc, à nous de montrer que nous sommes vraiment une espèce intelligente, et de développer le système qui remplacera le capitalisme désuet.

      Sinon, nous en aurons pour des décennies de misère et/ou nous ferons face à l’extinction.

      Accessoirement, je sais pas pourquoi vous amenez ici ce sujet, quand le billet parle du salaire minimum aux USA…

    • Je suis actuellement en Suisse et ici il y a une initiative dans laquelle on propose un salaire minimum de 4000 CHF par mois, soit un peu plus de 4900$ par mois. Cela représente tout près de 60000$ par année. Cette initiative fait l’objet d’un référendum pour le 18 mai prochain. Il sera intéressant de suivre le résultat. Malgré des salaires élevés, la Suisse est l’un des pays qui affiche la plus forte productivité au monde.

    • @Henem22

      Merci pour votre message; malgré le fait que je ne suis pas 100% d’accord avec vous, j’apprécie votre façon d’expliquer votre point et de partager vos opinions.

      Vos observations sur la productivité va dans le même sens que ce que j’observe; par contre, quand vous dites “Mais ça ne s’est malheureusement pas traduit en réelle hausse des salaires, en plus de les épuiser, pendant qu’une infime partie de la population s’est enrichie.” je ne suis pas en accord. Il est vrai que l’écard s’est creusé, mais ceux qui ont de bons emplois gagnent aussi mieux leur vie qu’avant. Si vous avec été voir le lien que j’ai inclus plus haut ( http://www.theatlantic.com/business/archive/2011/10/why-workers-are-losing-the-war-against-machines/247278/ ), le “problème” des salaires vient avant tout de la main d’oeuvre peu qualifiée; quelqu’un avec un diplôme et de l’expérience sera bien rémunéré pour son travail. Par contre la main d’oeuvre peu qualifiée (qui compose malheureusement la majorité de la population), elle, ne gagnera pas bien sa vie.

      Je pense qu’avant tout, il y a un certain réveil auquel la population doit faire face: nous vivons sur une planète fort compétitive, et si nous voulons nous frayer un chemin vers le haut, ce n’est pas en croyant à tort que les choses nous sont dues, ou que nous valons plus qu’un autre ailleurs sur la planète. Pourquoi un employé dans une manufacture aux États-Unis devrait recevoir un salaire de 15$/h avec 2 semaines de congé et un syndicat qui veille sur son bien-être quand un chinois peut faire le même travail pour 3$/h, 12h/jours, peu de vacances et pas de syndicat? Oui, c’est bien triste ce que je dis là, mais c’est la réalité.

      Regardez les salaires dans le domaine des techs (disons les ITs):
      http://www.glassdoor.ca/Salaries/information-technology-salary-SRCH_KO0,22.htm

      Grosso modo, c’est des bonnes jobs, bien payées… qui demandent au minimum un college degree! Il faut que les gens se réveillent; l’avenir est là, et on a tous la possibilité de bien gagner notre vie. Mais il faut travailler pour. Il faut mettre de l’effort. Et il faut étudier. Sinon, on se condamne nous-même à une sous-classe, toujours grandissante. On ne peut pas sponsoriser la paresse éternellement.

      Je vous invite à regarder un peu ce que l’économiste Milton Friedman à longement expliqué sur le système, et pourquoi certaines mesure keynésienne échouent maintenant. On a suivi la méthode socialiste et interventionniste depuis presque 100 ans maintenant. On peut blâmer la situation actuelle sur les banquiers, le 1%, l’abominable homme des neiges, reste que tous ceux-ci sont avant tout le fruit (ou le symptôme?) d’un système déficient. Un système qui empêche le vrai marché de s’auto réguler.

      C’est normal qu’on soit tous craintif d’un réel “free market”; on pense qu’on va littéralement se faire exploiter et manger la laine sur le dos! Mais on ne doit pas oublier un fait bien réel; l’un ne peut vivre sans l’autre. Le jour où l’entreprise exploite au point de détruire ses employés et ses clients, il se suicide automatiquement.

      J’invite tout le monde à regarder la série “Free to Choose” de Milton Friedman, une série fort intéressante où celui-ci explique différents aspects du système, suivi d’une discussion (souvent fort enflammée!) avec différents individus importants qui y vont de leurs points de vues et observations. Tous les points de vue y sont couverts, et il est surprenant de voir avec quelle facilité M. Friedman adresse chaque point soulevé par ses détracteurs.

      http://www.youtube.com/watch?v=D3N2sNnGwa4

    • Je pense qu’il est pratiquement impossible de s’opposer à ce que les moins bien nantis reçoivent un salaire plus élevé. Là n’est pas la question. Il s’agit de déterminer quel impact aura une augmentation du salaire minimum sur les emplois à très faible rémunération. La certitude est que plusieurs emplois disparaitront et d’autres souhaitons-le prendrons la relève comme ce fut le cas depuis 100 ans. Je ne sais pas mais il me semble que 60k par année à Genève tu vis dans 100 pi carré si tu trouves.

    • Il faut préciser Suissmade qu’il n’existe pas actuellement de salaire minimum en Suisse et les Suisses ne s’en portent pas plus mal (Il doit exister des minimums négociés au cas par cas avec les syndicats dans certaines branches). En conséquence cette proposition a toutes les chances d’être massivement rejetée par les électeurs.

      Il me semble que d’une manière générale, plus les salaires sont élevés, plus la productivité doit l’être également. Autrement dit seule une forte productivité permet de payer des salaires importants.

    • @elisef

      Je vous laisse à vos illusions larbinistes.

    • @ elisef

      - «C’est normal qu’on soit tous craintif d’un réel “free market”; on pense qu’on va littéralement se faire exploiter et manger la laine sur le dos! Mais on ne doit pas oublier un fait bien réel; l’un ne peut vivre sans l’autre. Le jour où l’entreprise exploite au point de détruire ses employés et ses clients, il se suicide automatiquement.»

      Ça, ce sont des prétentions issues des années ‘50 pondues par des économistes des années ‘50, Friedman entre autres, et qui sont aujourd’hui démontrées TOTALEMENT FAUSSES.

      La réalité d’aujourd’hui, c’est que le jour où l’entreprise exploite au point de détruire ses employés et ses clients, elle s’entend avec ses concurrents pour que tous proposent les mêmes conditions, les mêmes tarifs, les mêmes services de façon à ce que les employés et les clients ne puissent aller ailleurs. La manoeuvre continue ainsi jusqu’à l’effondrement du système… exactement ce à quoi nous assistons présentement.

      On appelle ça un oligopole, et le gouvernement où on laisse faire ça, une oligarchie.

      C’est ce que démontre cette étude universitaire où l’on conclue que les USA ne sont plus une démocratie, mais bien une oligarchie:
      http://politics.slashdot.org/story/14/04/16/0221210/study-finds-us-is-an-oligarchy-not-a-democracy

      L’idée même du «Free Market», le marché sans aucuns contrôles, livré à lui-même et s’autorégulant fait autant de sens que de laisser nos enfants sans contrôle, en se disant qu’ils vont s’autoréguler et s’autocontrôler.

      Le «Free Market» on vu exactement ce que ça donne en 2008 quand le Marché, privé de contrôles sérieux depuis les années Clinton et Bush, a laissé libre cours à sa cupidité et entraîné la planète au bord de l’effondrement financier.

      Et ne revenez pas avec la fabulation voulant que ce soit le méchant gouvernement qui ait poussé les banques à prêter de l’argent à des gens insolvables. Nous savons tous que ce n’est que de la propagande des chantres du «Free Market», et que c’est la seule cupidité des financiers encaissant d’énormes profits sur les ventes de portefeuilles de papiers toxiques composés d’hypothèques insolvables, qui a conduit à la débâcle de 2008.

      Point.

    • @elisef

      J’apprécie moi aussi les arguments bien ficelés et les débats d’idées et non pas les attaques personnelles. C’est beaucoup plus constructif et moins énervant que des gens qui s’insultent.

      Le problème avec l’argument “le libre marché n’a jamais été vraiment réalisé” c’est que c’est faux. Le libre marché, on le voit avec Wall Street, avec les jobs envoyés à l’extérieur des pays occidentaux, avec le Glass-Steagall Act, la liste est longue. Le libre marché n’en a cure des réglementations : quand ils ne les violent pas consciemment, ils engagent des millions de dollars pour faire changer les réglementations qui ne font pas leur affaire. Et maintenant ils déménagent ? Bah, pas grave, c’est le marché…

      Je connais peu de gens de la classe moyenne qui ont les moyens d’influencer le pouvoir politique. Pourtant, c’est ce qu’on voit là-bas. Pourquoi les entreprises et les particuliers peuvent contribuer autant qu’ils veulent aux partis politiques ? Pour s’assurer des retours d’ascenseurs, on le sait tous ! Et même si je prenais pour acquis que ce ne serait pas le cas, qu’il n’y aurait pas de retour d’ascenseur automatique, mettons qu’on peut dire que la saveur de”conflit d’intérêt” dans ma bouche est trop prononcée pour être seulement une apparence de conflit, c’en est un !

      Or, ces stratégies de dons politiques sont illégales au Canada et au Québec: depuis les années de René Lévesque, on a une loi limitant les dons aux partis politiques. Et vous pensez que le libre marché en a à cirer de cette interdiction ? Ils ont contourné la loi, et le résultat est la Commission Charbonneau (du moins en ce qui concerne le financement politique). Aux USA, c’est encore pire : les Super PÄC sont des fonds dans lesquels les 2 partis majeurs puisent pour financer leurs campagnes. Leur comportement est illégal ici mais encouragé là-bas… Mais un “libre-marchéiste” y verrait plutôt une situation de concurrence où nous sommes, au Québec, moins compétitifs qu’aux USA… Cherchez l’erreur ! Cest là l’un des problèmes criant de la mondialisation : comme tous les pays ont des réglementations différentes, il est plus rentable de segmenter le marché et de prendre le meilleur de chacun, sans tenir compte des effets négatifs notamment sur la collectivité, sur l’environnement, sur l’économie.

      Le problème avec le libre marché, c’est que seuls les intérêts de ceux qui contrôlent le marché comptent. Quand ils prennent la décision de déménager en Chine, ils ne tiennent pas compte du tort fait à la communauté qui produisait les produits. Les employés et leurs familles qui occupaient des emplois qui sont délocalisés doivent trouver un autre emploi, souvent moins bien payé et la perte de pouvoir d’achat de centaines de personnes dans une communauté a des effets terribles. Les premiers touchés ? Les restaurateurs, qui ont moins de clientèle. Déjà que leur marché est saturé avec les centaines de franchises qui poussent partout, comment se battre avec une machine comme McDonald si en plus les gens n’ont plus les moyens de manger autre chose qu’un bigmac?

      Pourtant, nombre des entreprises qui se sont délocalisés était rentable avant de déménager (ou du moins devait l’être, si elles ont prospéré pendant des années). C’est parce qu’ils veulent augmenter leurs profits encore plus qu’ils délocalisent. Si je vend un produit 100$ et qu’il m’en coûte 60 à produire ici alors qu’il m’en coûte 20 là-bas plus 5$ de transport, leur calcul est simple à faire.

      Comme on l’a dit plus haut, Henry Ford a compris que si ses employés étaient bien payés et étaient capable de s’acheter une automobile, ses affaires prospéreraient. Il avait raison et l’automobile est devenue le moteur de proue de l’économie américaine, jusqu’aux années 70. Les adeptes du libre marché, qui peuplaient les bureaux des décideurs des principaux manufacturiers, préféraient investir en publicité qu’en recherche et développement. Pendant que Toyota et les autres constructeurs asiatiques ont créé des voitures compactes, plus économiques, le libre-marché américain s’est entêté à vendre le rêve américain. Le marché s’est chargé de leur rappeller que si on offre un produit qui coûte moins cher à opérer, ils vont perdre leurs ventes à long terme… Si en plus, on ajoute la délocalisation qui est survenue après un grand démantèlement de la Rust Belt, après quoi les dirigeants des grands constructeurs et leurs actionnaires ont empoché des milliards… Et c’est ça le libre marché qui devrait réguler l’économie mondiale ? Au plus fort la poche ?

      Ce faisant, les États-Unis tendent à devenir un pays où les sièges sociaux sont concentrés dans leur pays, en raison de la relative paix sociale (découlant de la réglementation!), et où les gens auront des emplois principalement dans le secteur tertiaire. Plus de Wal-Mart, moins d’usines !! C’est pas ça qui crée de la richesse, c’est la transformation, le secteur secondaire ! Or, le secteur secondaire de l’économie est désormais déménagée. Une poignée d’entreprises demeurent ici, mais si elles avaient le choix elles déménageraient.

      Par exemple, mon père travaille pour une entrerpise de transformation d’acier en câbles. C’est un travail relativement spécialisé, mais l’expertise chinoise est trop déficiente dans ce domaine pointu. La qualité n’est pas là, du moins pas encore. De plus, transporter de l’acier par bateau coûte cher en carburant, si bien qu’il est plus rentable de garder la compagnie ici. Pour le moment… Bon, ya le Peak Oil qui viendrait aussi modifier la donne, mais ça c’est un autre débat ;)

      C’est pas vrai que de remplacer les employés “gras dur” d’ici (c’est vous qui parlez de 15$ de l’heure et des 2 semaines de vacances, alors que le chinois est prêt à faire le même travail à une fraction du prix) qui ont de meilleures conditions de travail par des employés de pays pauvres qui n’ont pas à respecter les strictes lois gouvernementales en matière d’environnement et à leur verser un salaire décent, leur permettant de bien vivre est la solution. C’est pourquoi la Chine, en pas même 15 ans, est passée d’un pays émergent à un pays qui étouffe sous le smog. Quand les chinois auront terminé de souiller leurs terres au profit de l’occident, que feront les adeptes du libre marché ? Déménager au Bangladesh, au Sri Lanka ou dans tout pays qui acceptera de faire souffrir sa population ? Et les populations concernées ?Continueront-elles à être exploités, rendus malades ? Continueront-ils ou voudront-ils des meilleures conditions ? Et qui serions nous pour leur refuser ? Les règles environnementales qu’on se fixe ici ne pourraient pas être aussi sévères ailleurs ? Pourquoi les salaires minimums d’ici ne seraient pas aussi versés là-bas ?

      Ce qu’on voit en Chine, c’est la révolution industrielle décalée dans le temps, en vitesse accélérée. Les révolutions sociales qui viendront (il y en aura, comme il y en a eu en occident!) viendront secouer les tenants du libre marché. Mais ils ne sauront pas comment réagir aux conséquences du problème qu’ils ont eux-même créé.

      Pour ma part, ce qui sonnera le glas de cette économie, c’est l’arrivée de l’imprimante 3D. Imaginez si vous pouvez imprimer tous les cossins que vous pouvez trouver sur Internet ? Une figurine d’Iron Man ? je l’imrime au lieu de l’acheter. ”

      Ben quoi ? C’est pas ça le libre marché ? J’ai trouvé une façon de l’avoir pour encore moins cher que ce que ça coûte de payer un chinois et de l’importer ici”. La logique de votre argument selon lequel le libre marché est la seule voie possible vient de prendre le bord avec une technologie qui viendra faire trembler les colonnes du temple capitaliste. D’autant plus qu’avec ça, il serait possible d’imprimer du métal, du plâtre… À quand la première maison entièrement imprimée ? À quand les systèmes de collecte de déchets automatisés entièrement imprimés, desquels on récupérera les matériaux qui serviront à alimenter les imprimantes 3D ? Utopiste ? Peut-être, mais au moins plus encourageant que l’avenir morose proposé par le libre marché…

      Vous avez raison de dire que les emplois liés à l’informatique sont bien payés et sont généralement en demande. Mais lorsque les pays émergents développeront encore plus ces secteurs, comment nos concitoyens demeureront compétitifs sur un marché mondial ?

      Je n’ai pas regard les liens que vous avez soumis, je n’ai pas le temps aujourd’hui, mais je me promet de le faire dès que j’en ai l’opportunité. C’est en écoutant les arguments contraires qu’on améliore notre argumentaire, pas en se complaisant dans les opinions préfrabriquées ;)

    • Ce Mormon n’est qu’un has-been.

    • @elisef

      9 mai 2014
      10h05

      Je suis d’accord avec toi, une image vaut mille mots.

      https://www.youtube.com/watch?v=Ct1Moeaa-W8

      C’est les travailleurs les moins compétents qui sont victimes du salaire minimum.

    • @Henem22

      9 mai 2014
      16h17

      Intéressant ton plaidoyer.

      ”Or, ces stratégies de dons politiques sont illégales au Canada et au Québec: depuis les années de René Lévesque, on a une loi limitant les dons aux partis politiques. Et vous pensez que le libre marché en a à cirer de cette interdiction ? Ils ont contourné la loi,”

      L’argent y est pour rien dans l’élection d’un gouvernement, le parti libéral a toujours eu plus de financement que le PQ, ça jamais empêcher le PQ de se faire élire.

      ”Le problème avec le libre marché, c’est que seuls les intérêts de ceux qui contrôlent le marché comptent. Quand ils prennent la décision de déménager en Chine, ils ne tiennent pas compte du tort fait à la communauté qui produisait les produits. Les employés et leurs familles qui occupaient des emplois qui sont délocalisés doivent trouver un autre emploi, souvent moins bien payé et la perte de pouvoir d’achat de centaines de personnes dans une communauté a des effets terribles.”

      L’économie c’est une science amoral, on se demande pas si c’est bien ou mal ce que l’on fait, on se demande si c’est efficace, parce que les besoins sont illimités, mais les ressources, elles, sont limitées. Ces compagnies-la qui déménagent sont peut être poussées par leurs actionnaires, dont la Caisse de dépôt et placement, la Banque Nationale, la Laurentienne ou tu as investit dans tes REER pour avoir plus de rendement afin de t’offrir a toi, une retraite confortable.

      ”Comme on l’a dit plus haut, Henry Ford a compris que si ses employés étaient bien payés et étaient capable de s’acheter une automobile, ses affaires prospéreraient.”

      Ben oui il était seul a l’époque, GM était pas la ni Chrysler, son slogan c’était : Je peut vous offrir n’importe qu’elle voiture, a condition que ce soit une Ford T et qu’elle soit noire, a l’époque des Trois grands on donnait TOUT aux employés, fond de pension, assurance-santé, gros salaires grosses vacances, mais quand les Japonais sont arrivés dans le portrait, les trois grands ont pris une débarque, ils dormaient sur leurs lauriers, c’est ça la loi du marché aussi, tu t’adapte ou tu disparais.

      ”Vous avez raison de dire que les emplois liés à l’informatique sont bien payés et sont généralement en demande. Mais lorsque les pays émergents développeront encore plus ces secteurs, comment nos concitoyens demeureront compétitifs sur un marché mondial ? ”

      Justement en travaillant, en innovant et pas s’asseoir sur nos lauriers.

    • Ceux ici qui sont contre l’augmentation du salaire minimum, et même dans certains cas contre le salaire minimum, ne savent pas ce que c’est que de vivre sous le seuil de pauvreté ou s’en fichent royalement, et sont probablement de ceux qui applaudissent aussi ce qui suit: http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201405/09/01-4765334-agonie-en-oklahoma-un-tribunal-refuse-le-report-dune-execution-au-texas.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_international_29810_accueil_POS3 Notre vernis de civilisation est souvent bien mince.

    • Pendant que vous débattez de machines, de pertes d`emplois hypothétiques,de patrons sanguinaires et d`inflation il n`y a que 1% de la population qui vous appuie avec plaisir . Plus de la moitié des sénateurs et congressistes américains sont plus que millionnaires et quand un de ceux là s`oppose à ce qu`un électeur quitte les bas fonds ca me leve le coeur.

    • D’après une étude publiée par des chercheurs de l’université Oxford, 45% des emplois seront automatisés dans les 20 prochaines années…

      http://www.technologyreview.com/view/519241/report-suggests-nearly-half-of-us-jobs-are-vulnerable-to-computerization/

      Et pas seulement des emplois au salaire minimum: les automobiles qui se conduisent d’elles-mêmes annoncent des camions qui se conduisent d’eux-mêmes, donc les emplois dans la livraison et les «truckers»; les «scanners» annoncent la disparition des caissières et caissiers dans les magasins; les imprimantes 3D gigantesques capables d’imprimer des maisons, comme une compagnie le fait déjà en Chine, annoncent la disparition d’emplois du secteur manufacturier et du secteur de la construction; les développements en intelligence artificielle comme le Watson d’IBM, déjà installé comme «assistant médical» au Memorial Sloan-Kettering Cancer Center à New York, laissent entrevoir l’automatisation de secteurs comme le tri médical aux urgences, le pré-diagnostic médical, l’automatisation de plusieurs tâches administratives et l’automatisation de certains secteurs en sciences et en ingénierie, entre autres…

      Ça va être assez amusant de voir tous ceux qui crachent sur les emplois au salaire minimum perdre leur job, remplacés par des systèmes automatisés ou d’intelligence artificielle, et devoir aller r’virer des croquettes chez Macdo… si toutefois on n’a pas aussi automatisé cette job…

      Vous savez qu’un robot industriel coûte maintenant moins de 22 000$, ne se syndique pas, travaille 24/7 sans chialer et être malade et ne demande pas d’augmentation.

      Alors, du haut de votre belle job bien payée, faites très attention à qui vous méprisez… Pour faire plus de profits, on vous éjectera sans un remord et une jolie machine pourrait bientôt prendre votre espace bureau.

    • Et… ce qu’il faudrait, c’est une loi sur le salaire MAXIMUM.

      Des gens qui ont une fortune personnelle de milliards de dollars, c’est indécent.

      Un million de plus pour ces gens, ça ne veut rien dire, ça ne leur apporte rien de plus, ça fait longtemps que ce n’est plus une incitation à travailler plus et en faire plus.

      Quand on sait que la fortune personnelle de Bill Gates et supérieure de plusieurs milliards de dollars au budget total du Québec… c’est indécent.

      Tout cet argent qui pourrait contribuer au bien commun et qui est gardé à servir les intérêts d’un seul homme… pendant que les écoles et les hôpitaux manquent de fonds pour éduquer et soigner…

      À vomir.

    • La résistance des conservateurs commence à s’effriter mais un compromis serait d’augmenter le salaire minimum sur 3 ans pour éviter pour que l’économie puisse absorber en douceur l’impact d’un tel changement. Ce ne sont pas seulement les emplois actuellement au salaire minimum qui seront affectés mais tout ceux qui sont présentement entre le salaire minimum actuel et futur, ainsi que tout ceux qui veulent maintenir leur écart par rapport au salaire minimum.

      La plupart des arguments pour ou contre une hausse du salaire minimum ont un certain mérite mais en bout de ligne, il faut s’attaquer à la pauvreté parce que celle-ci coûte très cher à la société. Les pays dévelopés ont un problème structurel de productivité. Cela prend de moins en moins de travailleurs pour produire les biens et services consommés et exportables, et le marché global rend la situation très difficile pour les travailleurs en bas de l’échelle et ceux qui ne peuvent améliorer leurs compétence assez vite. Pour ajouter au problème, consommez les produits et services des autres pays ne fait qu’enrichir les autres au lieu des entreprises locales.

    • Mitt aurait peut-être eu une chance s’il avait eu ce genre de positions il y a deux ans au lieu de jouer le jeu de la droite de son parti.

    • @ Elisef

      Votre prémisse de 10H05 souffre de plusieurs oublis majeurs.

      1- La hausse du salaire minimum de 7.25 à 10.10 $ ne se ferait pas d’un bon mais graduellement d’ici 2017
      2- : La plupart des états ont déjà des lois qui font en sorte que le salaire minimum dans ces états est supérieur à l’actuel 7.25$/h. Et dans ces États, le scénario d’apocalypse tant décrié n’est pas arrivé.

      3- Cette hausse toucherait 1% de la population des USA (1.5 Millions touchant 7.25$/h. et 1.8 Millions touchant moins que 7.25$/h.) soit 1.6% de la main d’œuvre.

      @ francois_d

      L’augmentation du salaire minimum n’incite pas les travailleurs à ces salaires à dépenser plus, il fait en sorte que ces travailleurs sauteront moins de repas, iront moins aux banques alimentaires, pourront peut-être se payer un logement ou tout simplement payer leur loyer.

      Les travailleurs au salaire minimum aux USA ne vivent pas ils survivent au jour le jour. Une
      hausse leur permet de survivre d’une semaine à l’autre.

      G.Duquette

    • Tiens pour nos anti syndicalistes primaires, un article intéressant où un graphique illustre bien la baisse de la syndicalisation aux États-Unis qui est passée de près de 30% en 1976 à 12% en 2011 , une période pendant laquelle les fameux 1% de la population américaine ont captés par ailleurs 47% de la hausse des revenus ce qui a entrainé une érosion de la classe moyenne .

      C’est drôlement fait pareil…

      http://www.inm.qc.ca/inegalites/documentation/choix-de-societe/syndicats

      http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2014/05/05/005-inegalites-rapport-ocde-ecart-riches-pauvres.shtml

    • En matière d’économie il faut se méfier des réactions idéologiques et des bons sentiments, l’enfer en est pavé, pour privilégier le pragmatisme.

      En France le salaire minimum (le smic) est sensiblement plus élevé qu’aux Etats-Unis mais il concerne près de 15% des salariés et le salaire médian atteint à peine 1,4 fois son montant.
      Aux Etats-Unis le salaire minimum ne concerne qu’1 ou 2% des salariés, des personnes qui n’auraient aucun espoir d’accéder au marché du travail en France, et le salaire médian américain représente 4 fois le salaire minimum.

      Dans les faits, le smic français n’est donc généreux qu’en apparence. Il se traduit par un nivellement des salaires vers le bas et par une préférence pour le chômage.

    • @olivierr 14h38 “Aux Etats-Unis le salaire minimum ne concerne qu’1 ou 2% des salariés…” Références svp.

    • @lukos, le sujet est moins évident qu’il n’y parait parce que les statistiques fédérales américaines ne tiennent compte que des salariés soumis à un salaire horaire (les 75 millions de salariés sur un total de plus de 130 millions qui se trouve être aussi les plus mal payés).

      Néanmoins, selon les statistiques officielles, 2,1% des salariés américains rémunérés à l’heure et travaillant à plein temps (au moins 35 heures par semaine) perçoivent un salaire horaire égal ou inférieur au salaire minimum.
      http://www.bls.gov/cps/minwage2012.htm

    • @ olivierr

      - «Néanmoins, selon les statistiques officielles, 2,1% des salariés américains rémunérés à l’heure et travaillant à plein temps (au moins 35 heures par semaine) perçoivent un salaire horaire égal ou inférieur au salaire minimum.»

      Raison de plus pour approuver la hausse du salaire minimum, si ça ne concerne que 2,1% des salariés…

      Yé où le problème ?

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